wilKiPiilf-^l'^ jf Digitized by the Internet Archive in 2011 with funding from University of Toronto http://www.arcliive.org/details/studiapatristicaOObati /^( STUDIA PATRISTICA ÉTDDES D'ANCIENNE LITTÉRATURE CHRÉTIENNE PUBLIEES PAR L'Abbé P. BATIFFOL ANCIEN ELEVE DE L ECOLE DES HAUTES-ETUDES LAURÉAT DE l'iNSTITUT 1^' FASCICULE PARIS ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 28, RUE BONAPARTE, 28 1889 n fEB 121936 LE LIVRE DE LA PRIÈRE D'ASENETU A M. MONTAGUE RHODES JAMES, M. A. LES TEXTES Le Spéculum historiale de Vincent de Beauvais a le pre- mier fait connaître en Occident un récit apocryphe sur le mariage de Joseph, fils de Jacob^ avec Aseneth, fille de Pu- tiphar, développement légendaire et mystique du verset de la Genèse (xli, 45) : « Pharaon lui donna pour femme Ase- neth, fille de Putiphar, prêtre de On » ^. Du texte latin donné par Vincent de Beauvais on ne savait rien, sinon qu'il était très évidemment la traduction (souvent maladroite) d'un ori- ginal grec, et que le récit lui-même avait une couleur an- tique incontestable. Tel quel, il fut traduit en français au commencement du xiv^ siècle, avec le reste du Miroir hysto- rial, par Jean de Vignay, imprimé de même en 1495, et plus tard, extrait, abrégé et publié séparément, il devint VYstoire Asseneth qui figure dans les Nouvelles françaises du xiv" siècle de la collection Jannet ~. Cependant on en connaissait une traduction allemande ^, et même une tra- 1. Vincent. Bellov., Spéculum historiale, I, cap. 118-124. 2. L. Moland et C. d'Héricault, Nouvelles fiançoises en j'vose du xtv^ siècle (1858). p. 3 et suiv. 3. Das Testament der zvelf Patriarchen dev silnen Jacobs. Uss dem ge- truckten Menradi Moltheri und Augustini Lantzkroni 113 lar ait vertol" metscht. Item von Jose^ths verkauffung und icider erlœsung uss dem Kerc^ ker eyn liebliche Christenlichc histori, Bâle, 1539. Iléimprimé à Bâle en 1 2 (liiction islandaise ^ toutes dépendant du latin de Vincent de Beauvais. C'est ce même latin que Fabricius réimprima dans son Codex pspuihpirjraphus Vctcris Tcst/nneiili ~. Il y joig-nit, dans le second volume du même recueil, un frag- ment de l'original grec, retrouvé dans un manuscrit mutilé de la bibliothèque Bodleienne ^. C'était la première fois que l'original grec, à l'état de fragment, voyait le jour. L'attention a été rappelée depuis à plusieurs reprises sur ce document apocryphe, et de nouvelles découvertes ont contribué à en mieux montrer l'antiquité et l'intérêt. Vincent de Beauvais avait donné un texte latin écourté à la fin, abrégé un peu partout. Le texte utilisé pour le Spc- culion In^torinlc a été retrouvé en manuscrit par M. Mon- tagne Rhodes James ^. ?sous en avons deux manuscrits im- portants, tous deux à Cambridge. Dans le premier. Corpus C/tristi 424, qui est un recueil de miscellanées de diverses mains (xv!*" et xiii'' siècle), l'histoire d'Aseneth appartient à un cahier du xm*^ siècle, d'origine anglaise, et, selon toute apparence, de l'école calligraphique de Saint-Alban. Dans le second^ Corpus CJiristi 288, lui aussi un recueil de diverses mains (xni'' et xiv" siècle), olim Nicolai de Sandwich, l'his- toire d'Aseneth est d'une main anglaise de la fin du xiii'' siè- cle ou du commencement du xiv<^ ^. Qui est l'auteur de cette 1509, à Cassel en 1850. Le ms. Harléian. 1252 (fol. 138-lGO), au British Muséum, en contient une copie manuscrite du xvi' siècle. 1. British Muséum, Add. IIOÛS (inédite). Ge ms. porte la date de 1745. 2. A. Fabricius, Codex ^^^eudepigraphiis V. T. (1723), I, 774 et suiv. 3. 1.i., ibid., II, 85 et suiv. 4. M. Montagne Rhodes James préparait une édition critique du livre d'Aseneth quand il apprit que la mienne était à l'impression : il m'écrivit immédiatement pour me dii'e qu'il mettait à ma disposition les matériaux qu'il avait réunis et dont on verra combien j'ai profité. En retour je l'ai prié d'agréer la dédicace de mon travail afin que son nom restât au moins ainsi attaché à un livre qui lui devait tant. Je saisis cette occasion de remercier aussi M. Neubauer, d'Oxford, et M. Guidi, de Rome, des précieuses indications qu'ils m'ont fournies pour tout ce qui touchait à la littérature orientale de mon sujet. ."). Cf. Nasmith, Catal. libr. mss. Colleg. Corporis Christi, p. 323 et 397, Je dois â M. Montagne Rhodes James une copie du n" 424 et la collation du n« :288. — 3 — version latine? Il est naturel de penser à Robert Grosseteste, qui, en 1242, traduisait du grec en latin le Testament des XII Patriarches, et d'autant mieux que plusieurs passages de son Chasteau d'Amour pourraient passer pour inspirés de l'histoire d'Aseneth. La latinité de la version des XII Pa- triarches et la latinité de la version d'Aseneth ont une remar- quable affinité, et les mêmes mots grecs sont traduits par les mêmes mots latins dans l'une et dans l'autre ^ On doit hésiter à attribuer à l'illustre évêque de Lincoln la traduc- tion d'Aseneth, surtout étant donné qu'elle n'a pas eu la fortune littéraire de la traduction des XII Patriarches, mais on peut la considérer comme sortie du même milieu, comme une œuvre de l'école de Robert Grosseteste et de Jean de Basingstokes, probablement l'œuvre propre de Xicolas de Datchet ~. Je signalerai en second lieu une version arménienne ancienne publiée en 1885 par les Bénédictins Mekhitaristes de Venise ^. Signalée en 1805 par Zohrab, en 1851 par Curzon, comme d'un apocryphe inconnu aux bibles occiden- tales, elle a été étudiée et en partie traduite en français par M. Carrière, en 1886. Celui-ci pense qu'à en juger par la langue, « elle est assez ancienne, sans appartenir cependant L Dans le ms. Claudius B. i F' du fonds Cotton (British Muséum), qui est une copie fort intéressante de la paraphrase anglo-saxonne d'Aelfric sur le Pen- tateuque, copie exécutée au xii' siècle et ornée de nombreuses peintures, une main du xiii- siècle a écrit sur les peintures les noms des personnages (en latin) et quelques exergues explicatifs. Fol. 61', la peinture représente Joseph et une jeune femme agenouillés devant Pharaon, derrière eux on voit une maison et un char, c'est Tillustration du texte de la Genèse. Mais la main du xiii<' siècle glose ainsi sur cette illustration : « De ioseph et annis vite eius. — Joseph dyx egipti per annos octoginta. aséneth decem et octo annorum magna et speciosa et pulchra valde super omnes virgines terre, sed erat per omnia similis filiabus hebreorum. erat magna ut sara speciosa ut reb(e)cca formosa ut rachel. » Cette citation n'est pas empruntée à Vincent de Beauvais, mais bien à notre version latine, qu'elle abrège cependant. Ajoutez que cette écriture du xni' siècle est, elle aussi, de l'école calligraphique de Saint- Alban. [Note de M. Montague Rhodes James.] 2. Cf. Math. Paris., Historia Anylorwn, ad. ann. 1242 et 1252. 8. Revue x>ol>jhistove, t. xun (1885), p. 200-20G, t. xnv (1886), p. 25-34. _ 4 — ;l la période classique de la littérature arménienne » ^ En toute hypothèse, elle est antérieure au xi'' siècle. Dans sa Chronique, en effet, composée vers 1297, M'Khithar d'Aïri- vank mentionne la réforme du calendrier faite en 1085 par Jean Diacre d'Haghbat, et transcrit un canon des livres com- pris dans la recension de la Bible faite par Jean Diacre : or dans ce canon figure, entre le Testament des XII Patriarches et le Livre de Tobie, notre histoire d'Aseneth^ intitulée ici La Prière d'Aseneth -. Quant au texte lui-même publié par M. Carrière, c'est, dit-il, « une version faite sur le grec, ... exacte, assez littérale et permettant de corriger en plusieurs endroits le fragment grec [publié par Fab ricins]... Le texte est complet, sauf un passage qui semble avoir été mutilé, soit intentionnellement, soit à la suite d'un accident arrivé à un manuscrit. On peut y signaler quelques omissions, mais de peu d'importance, et qui proviennent vraisemblablement de la négligence des copistes » 3. Il a dû exister une version éthiopienne — qui suppose une version arabe ^ — de la Prière d'Aseneth, mais je ne sache pas qu'elle se soit conservée. Elle est mentionnée dans un catalogue éthiopien des livres canoniques, à la fm d'un manuscrit éthiopien du xv'^ siècle. ^ Plus importante de beaucoup est la version syriaque. Ebedjesu, dans son célèbre catalogue, rédigé, assure-t-on, en 1298, énumère un Livre d'Asiath, femme de Joseph le juste, fils de Jacob, qui est le nôtre ''. Le texte lui-même, a 1. A. Carrière, Une version arménienne de l'histoire d'Asseneth, dans le3 Kouveaiix mélanges orientaux jnibliés par l'Ecole s2}éciale des langues orien^ taies vivantes {\2>^G,), p. 471 et suiv. 2. Id,, ibid., p. 479. 3. Id., ibid., p. 487. 4. Cf. Ilistoria Josephi translata de arabico in latinum per fratrem Alfonsum Bonihominis {Vindobonen. 4739, fol. 234-250). Ce ms. est daté de 1459-60. .Je ne connais cette pièce que de titre. 5. liritish Muséum, Add. 1G188 (n-» v du catalogue de M. A.Dillmann), fol. 142. G. Assemani, Bibliotli. orient., m, p. 7. Cf. Wrigt, Sijriac literature {Ency- clopaedia britannica, 1887, t. xxii), p. 855. I — 5 — été signalé par M. Wrigt dans un manuscrit syriaque du vi^-vu^ siècle {Add. 17202), publié par M. Land à Leyde en 1870, et traduit du syriaque en latin par M. Oppenheim à Berlin en 1886 ^ Il fait partie d'une grosse compilation intitulée Historia Miscellanea et mise sous le nom de Za- charie le Rhéteur ou le Scholastique, évèque de Mitylène, dans l'île de Lesbos, un auteur grec. Mais en réalité l'œuvre propre de Zacharie, son Historia Ecclesiastica, achevée vers 518, n'est qu'une partie de V Historia Miscellanea, compilée, elle, par un traducteur anonyme qui travaillait au moins cinquante ans plus tard, après 569 -. Le compilateur a fondu ensemble avec Y Histoire de Zacharie, d'autres pièces, comme les actes du pape Silvestre du pseudo-Eusèbe, la légende des sept dormants d'Ephèse, et V Histoire de Joseph le juste et d'Asiath. L'histoire d'Aseneth est une pièce que notre anonyme n'a pas eu à traduire : elle exis- tait en effet en syriaque, publiée à part avec une courte préface, préface que Y Historia Miscellanea d^m^évée, avec le reste. Dans cette préface, un anonyme écrit à un certain Moïse : il a, dit-il, trouvé à Berroea, en Syrie, dans la bibliothèque de la maison épiscopale, un petit livre grec fort ancien, intitulé de Asiatli, et qui contient un récit, (îa-copiav) et une allégorie (Oswpîav) ; il a compris le récit, mais il a de la peine à entendre l'allégorie, d'autant plus que le grec lui est peu familier et que cette littérature est très sublime; il adresse donc le petit livre à Moïse, afin que Moïse daigne le lui mettre en syriaque. Moïse répond par une lettre-préface, longue et sententieuse, où il lui présente la version syriaque demandée ^. Or, il se trouve que ce Moïse est connu d'ailleurs, c'est un de ces traducteurs du 1. Wright, Catalogue of syriac mss. in the B. M., p, 1047. Land, Anecdota syriaca, t. III (1870), p. 15-46. G. Oppenheim, Fabxda Josephi et Asenethae e îibro syriaco latine versa (1886). 2. Wright, Syriac lit., p. 835. 3. Land, op. cit., p. 15. — 0 — grec en syriaque, comme l'église syrienne en a tant eu, Moïse d'Aggel, le même qui traduisit en syriaque les Gla- j)hyra de saint Cyrille d'Alexandrie à la requête d'un moine nommé l'aplinuce. entre o.'iO et u70 ^ La version syriaque du livre d'Asenelh remonte ainsi au milieu du vi^ siècle. L'original, auquel ces diverses publications donnaient une valeur nouvelle, j'en ai retrouvé le texte intégral dans des recueils liagiologiques byzantins. Le fragment publié par Fabricius appartenait à un manuscrit récent (fin du xv'^ siè- cle) de miscellanées, le Ihwoccian. 148 : le texte mutilé de la Prière d'AsouHli y figurait, parmi des homélies et des martyria divers, à la suite du panégyrique du patriarche Joseph par S. Ephrem. immédiatement avant une homélie de S. Jean Chrysostome sur l'évangile du pharisien et du publicain -. Le texte complet m'est fourni par quatre manus- crits. Le premier, Vatican, fjr. 803, est un passionnaire, in- folio, du xi^ siècle : à la suite des actes des SS. Côme et Damien, Akindunos, Galaction, etc., toutes légendes du ménologe de novembre et de décembre, on rencontre, fixée au même jour que S. Eustratios (13 décembre), la \3(c; -/.at È:;;j.cA:-;r,7'.; d'Aseneth (fol. 134-147'), suivie du livre de Daniel, de ràf)Ar,7'.; des trois enfants dans la fournaise, etc. Le second manuscrit. Palatin, rjr. 17, est un passionnaire, petit in- folio, de la fin du x« siècle ou du commencement du xi^ ^ . il contient la vie de S. Grégoire d'Agrigente, la vie de S. Grégoire le Thaumaturge, celle de S. Aréthas, etc., toutes légendes de novemlîre et de décembre, et, sans qu'elle soit fixée à aucune date déterminée, la ^(o; /.at £^oiJ.2/.éY-/;st; d'Ase- neth (fol. 118'-i34}; à la suite, la vie de S. Philarète, etc. Le troisième manuscrit. Palatin, gr. 3G4, est un recueil de miscellanées, de différentes mains, in-octavo, du xv"" siècle ^; 1. Wright, Syriac. lit., p. 836. 2. H. Coxe, Catalogi codd. mss. biblioth, bodl., I, 25S. 3. H.Stevenson, Codd. mss. palatini gv., p. 9. 4. Id., ibid., p. 222 et suiv. — 7 — la pj(oç -/at i^o[j.oUrriOiqY forme un cahier distinct (fol. 20:î-310'). Le quatrième manuscrit, Jk/roccùm. U7, est un passionnaire, petit in-folio, du xv^ siècle : à la suite de diverses homélies et du panégyrique de Joseph par S. Ephrem, immédiatement avant le martyrium de S. Georges, ligure l'histoire d'Ase- neth, sous le titre de ITspl r^ç cixoooaiaç 'Iwcy]?'ou r.a.xm\o\j (fol. 138'-158') K C'est à ces quatre manuscrits, les trois premiers coUationnés par moi, le quatrième par M. Montagne Rhodes James, que nous demanderons le texte original de la Prière d'Aseneth ^. II LES SOURCES A la lecture de notre Prière, une distinction saute aux yeux, celle qu'indiquait l'ami de Moïse d'Aggel lorsqu'il parlait d'une îcTopia et d'une ôswpîa, la distinction du récit et de l'al- légorie. Et ces deux éléments y sont assez indépendants pour que l'on puisse concevoir que le second est une intrusion dans le premier. Supposons donc le problème résolu et qu'il en est ainsi, et étudions le récit romanesque séparément du développement mystique qui, par hypothèse, s'y serait après coup introduit. Aseneth est fille de Putiphar, prêtre d'Héliopolis. Elle est jeune, vierge et belle, belle, non de la beauté des filles d'Egypte, mais belle comme Sara, comme Rebecca, comme Rachel. Elle habite un château magnifique, où elle est ser- 1. H. Coxe, op. cit., p. 253. 2. M. Spiridion Lambros, Catalogue des mss. grecs des bibliothèques de la Sainte Montagne, p. 95, signale dans un nis. du xv" siècle un exemplaire de la Prière d Aseneth. Le ms. de la Bodleienne, Roe 5, du xvii'' siècle (fol 177-186), renferme un abrégé en grec moderne de la Prière d'Aseneth, illustré de dessins à la plume dans le goût néo-grec. Cet abrégé n'est pas mentionné au catalogue. [Note de M. Montagne PJiodes James.] -^ 8 — vie par dos vierg'cs. Au milieu do cette demeure virginale est un jardin et une sonrce d'eau vive d'où sort un ruis- seau qui l)aigne tous los arbres du jardin : autant de rémi- nisconcos bibliques ^ Aseneth a été élevée dans la religion des diciiv de l'Egypte, elle a leurs statuettes d'or ot d'argent dans la première salle de sa demeure et leurs noms g-ravés sur los pierres de son collier. Et lorsque son père lui offre d'épouser Josopb, le ministre tout puissant de Pharaon, Aseneth refuse : comment pourrait-elle épouser le fils d'un berger de Ghanaan -? Mais voici que Joseph arrive dans toute la gloire de son rang et de sa belle jeunesse, éblouis- sant comme le soleil à la face de qui on ne saurait se cacher ^. Elle se trouble et regrette dès lors d'avoir dédaigné ce fils de Ghanaan, tandis que Joseph, qui l'a vue, ordonne qu'elle se retire loin de lui, car Dieu veut que l'on écarte ainsi la femme étrangère '*. Putiphar intervient : Aseneth n'est point une femme étrangère, lui dit-il, elle est ta sœur. Paroles mystérieuses qui font dire à Joseph : S'il en est ainsi, je l'aimerai comme ma sœur. Aseneth s'approche donc de Joseph, qui la bénit de la bénédiction qu'adressaient les moissonneurs à lluth la Moabite ■'. Les noces se feront dans huit jours. Aseneth passe dans les larmes ces jours d'attente, mais il lui suffira de laver son visage dans l'eau vive du jardin, pour que ses yeux prennent l'éclat de l'étoile du matin, ses joues celui des fleurs des champs du Très-Haut, et sa tête l'aspect de la vigne qui croit dans le Paradis. Gependant Joseph revient après avoir fait agréer son mariage à Pharaon : il devient l'époux dAseneth, et bientôt le père d'Ephraïm et de Manassé. Le temps marche, les sept années d'abondance passent, 1 . Gen., II, 10, Jerera., ii, 13, xxii, 8. Ps., i, 3. 2. Gen.. xlvi, 34. 3. Ps., csxsvui, 7 et suiv. 4. Gen., XXIV, 3; xxvm, G, Prov,, II, 16 et suiv. 5. Uuth, II, 4, — 9 — et la disette vient, qui amène Jacob en Egypte avec ses fils. Asenetlî est présentée par Joseph à Jacob. Israël est un vieillard d'une beauté plus saisissante que ne serait celle d'un jeune homme : avec sa barbe blanche comme la neige et ses cheveux touffus comme l'avoine, c'est bien lui l'homme qui a lutté avec Dieu ^. Est-ce là ta femme, dit-il à Joseph? Que le Dieu Très-Haut la bénisse! Et il la bénit et il la baise. Ainsi est accueilli le guerrier échappé aux périls du combat lorsqu'il rentre dans sa maison! Joseph et Aseneth prennent congé de Jacob et les fils de Lia les reconduisent, mais non les fils de Balla et de Zel- pha (esclaves de Jacob), qui leur portent dès lors haine et envie. Puis voici que le fils de Pharaon s'éprend d'iVse- neth. Il veut la ravir à Joseph et essaye de gagner à son dessein Siméon et Lévi. Ceux-ci refusent avec indignation, mais il n'en va pas de même des fils de Balla et de Zelpha (les quatre frères Gad, Aser, Dan et Nephtali). Ils se lais- sent confier par le fils de Pharaon deux mille hommes d'armes, et ils vont attendre Aseneth au passage d'un ravin, en embuscade, pendant que le fils de Pharaon marche lui- même à la rencontre d'Aseneth. Mais celle-ci est escortée par les fils de Lia, et Benjamin est avec eux. Benjamin un enfant pieux et beau (comme David adolescent) -. C'est lui qui prend des pierres dans le torrent, et qui, au moment où les deux escortes se rencontrent et en viennent aux mains, vise droit au front le fils de Pharaon, le blesse mortellement, et en fait autant des cinquante hommes de sa troupe, pen- dant que les fils de Lia (Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issa- char, Zabulon) taillent en pièces les deux mille hommes que commandent les enfants de Balla et de Zelpha. Les enfants de Balla et de Zelpha ont reconnu leur crime, ils se pros- ternent aux pieds d'Aseneth et la supplient d'implorer leur 1. Gen. XXXII, 29. 2. I Sam., xviî, 40et4f>. — Kl — gi'Ace (les enranls de Lia vainqueuis. Aseneth s'y emploie. Qu'on ne leur rende point le mal pour le mal, dira-t-elle, et qu'on épargne le sang d'Israël. Ainsi est-il fait. Cependant le lils de Pharaon est mort. Pharaon meurt de chagrin et Jo- seph règne en sa place avec Aseneth. Telle est la trame du roman. Dans ce récit, je ne vois pas trace d'influences chré- tiennes caractérisées. La rivalité des enfants de Balla et de Zr-lpha et des enfants de Lia et de Racliel y constitue un hors-d'œuvre, mais c'est un liors-d'œuvrc d'une couleur indécise peut-être, mais juive. Sans doute, nous voyons à la fin Lévi relevant et pansant le fils de Pharaon blessé, le plaçant sur son cheval et le ramenant à son père, épisode où l'on pourrait voir une réminiscence de la parabole du bon Samaritain; du même Lévi cependant on nous dit qu'il est préféré d'Aseneth parce qu'il est religieux, qu'il prédit l'avenir, qu'il lit les caractères qui sont écrits dans les cieux : or c'est précisément le rôle et le caractère que lui prête le Testament des XII Patriar- ches. Et le thème même de tout le morceau, à savoir la rivalité des deux frères entre eux, est une donnée extra- biblique, car la Genèse ne suppose ni différence, ni ani- mosilé entre les enfants des deux femmes de Jacob et les enfants de ses deux esclaves; c'est une donnée extra-biblique et non chrétienne à rattacher à cette généalogie de Balla et et de Zelpha que nous rencontrons dans le Testament des XII Patriarches et dans le Targum du Pseudo Jonathan ^ Quant au roman lui-même, dont l'idée maîtresse est la défense faite par la Loi d'épouser une femme étrangère, il est de pure inspiration agadique. Nous sommes en présence d'une légende agadique. Seulement dans l'état où elle nous est parvenue, c'est-à- dire — c'est l'hypothèse où nous nous sommes placé — 1. Testam. XII Patr. (éd. Sinker), p. 138 et suiv,, 174 et 53. — il — clans le travail d'adaptation chrétienne qu'elle a subi, la légende agadique primitive a souffert des mutilations. Ainsi Josepli à qui l'on propose pour femme la fille du prê- tre de On, la refuse, et il devait la refuser. C'était le précepte de Jacob : éloignez-vous de toute femme étrangère, parce que tout commerce avec elle est ruine et perdition K Op probrium est nobis et opprobrium Israël qui dant sive ac~ cipkmt a fdiabus gentium, propter quod abominatio est et imnunditia in omni Israël. Et non mundabitur Israël ab abominatione ista, si fuerit il H millier a ffentibus. Ainsi s'exprime à son tour la Petite Genèse ~. Or, voici que Putiphar répond à Joseph : Aseneth n'est point une étran- gère, car elle est vierge. Et Joseph de répondre : si elle est vierge, elle est ma sœur. Cette raison donnée par Putiphar et acceptée ainsi par Joseph, et qui consiste à dire que la vertu établit entre les âmes un lien aussi réel que celui du sang*, cette raison est une raison mystique, chrétienne (et nous dirons de quelle époque), substituée dans le travail d'adaptation de la légende agadique primitive à une rai- son qui ne pouvait être telle. Comment donc Joseph a-t-il pu être convaincu par Putiphar qu'Aseneth n'était point une de ces femmes étrangères condamnées par la Loi, et qu'il pouvait l'épouser sans encourir « l'opprobre dont rien ne purifie? » La littérature agadique va nous le dire. Le mariage du juste Joseph avec une femme étrangère, la fille d'un prêtre de On, était pour l'exégèse juive un tait diffi- cile à mettre d'accord avec la Loi. On eut recours, pour l'expliquer, aune fiction ingénieuse et poétique, qui rappelle la légende d'Ion, et que nous pourrions appeler la Légende de Dina et d' Aseneth. Le Targum du pseudo-Jonathan — compilation qui dans son ensemble n'est pas antérieure au vu' siècle, mais qui puise souvent à des sources plus an- 1. Gen. XXIV, 3. xxviii, 6. 2. Livre des Jubilés, xxx, 13, (éd. Rœnscii. p. 54). — 12 — oiennes — glose ainsi le verset xLi, 4-') de la Genèse : « Pha- raon appela Joseph L'homme qui explique ce qui est caché, et il lui donna pour femme Aseneth, que Dina avait eue de Sichem, et que l'épouse de Putiphar prince de Tanis avait élevée » ^. On se rappelle, en effet, le récit biblique : Dina séduite par Sicliem, Siméon et Lévi ne pouvant supporter que Jacob eut consenti au mariage de Dina avec son ravis- seur, massacrant les Sichimites et ramenant leur sœur en Israël. C'est tout ce que rapporte la Genèse, qui ne nous dit pas que Dina ait jamais été mère : mais les rabbins lui ont donné une fille, et cette fille est Aseneth. Voici com- ment le Midrash de R. Eliezer le Grand — compilation peu antérieure à 781 et qui s'inspire de Midrashim plus anciens — développe ce que le ïargum du pseudo-Jonathan se bor- nait à rappeler : « Jacob, alors qu'il était fixé dans la terre qu'il possédait au pays de Chanaan, fut mordu par une cou- leuvre. Quelle est cette couleuvre? C'est Sichem fils de Hémor. En effet, comme la fille de Jacob demeurait dans sa tente et n'en sortait point, que fit Sicliem? Il mena vers elle des filles, des filles qui dansaient avec des tambourins. Dina sortit pour voir danser les filles. Et Sicbem l'enleva, et Dina conçut, et elle donna le jour à une enfant. Alors les fils d'Is- raël parlèrent de tuer l'enfant, car à cause d'elle on pour- rait dire désormais à toute la terre que les tentes de Jacob étaient des demeures de prostituées. Que fit Jacob? Il prit une lame, et dessus il écrivit le nom du Dieu saint. 11 l'attacha au cou de l'enfant, et il lui dit : Fuis. Elle partit. Mais tout était prévu de Dieu, et l'ang-e Michel descendit du ciel, et il la conduisit en Eg-ypte, dans la maison de Putiphar, parceque Aseneth devait être l'épouse de Joseph. La femme de Puti- phar, qui était stérile, la nourrit comme sa propre enfant. 1. Targnm, Gen, xli, 43 {Biblia jwhjgl, de Walton, t. IV) : « Et vocavit Pharao nomen Josephi, Virum secretorum raanifestatorem : et dédit illi Asnath, quam peperit Dina ipsi Sichem , et educaverat uxor Potiphera principis Taneos, in uxorem. » — 13 — et quand Joseph vint en Egypte, il prit Aseneth pour femme, ainsi qu'il est dit par l'Ecriture : « Pharaon lui donna pour femme Aseneth, fille de Putiphar, prêtre de On * », Voilà la raison qui a déterminé Joseph : Aseneth est bien réellement de sa tribu, elle est sa sœur (nièce), non point d'une façon mystique, mais par le fait qu'elle est fdle de Dina. Putiphar n'a pas pu donner et Joseph n'a pas pu accepter d'autre explication. Si donc nous voulons tenir à la logique de notre récit juif, il faut substituer la lég^ende de la nais- sance et de l'éducation d'Aseneth, telle que nous l'ont con- servée les traditions juives du haut moyen âge, aux idées chrétiennes que notre texte prête à ses personnages juifs; il faut supposer une reconnaissance d'Aseneth par Joseph (imitation de l'histoire biblique de Joseph retrouvant ses frères). J'ajoute : il y a une autre reconnaissance que nous impose le logique de notre récit, une reconnaissance qui a disparu avec la première, la reconnaissance d'Aseneth par Jacob (nouvelle imitation de l'histoire biblique de Joseph). Le récit primitif a dû être ici maladroitement mutilé : on y retrouve 1. Pirque Rabbi Eliesev, chap. xxxviii (ap. Oppenheim, p. 2) : « In Bibliis scriptuin est [Amos, V, 19] : Quomodo si fugiat vir a facie leonis, et occurrat ei ursus, et ingrediatur domum, et inuitatur manu sua super parietem, et mordeat eum coluber. Jacobum, cum domum suam m.agro possessionis suae, quae in terra Canaan erat venisset, coluber raomordit. Quis fuit hic serpens? Hic fuit Sichem filius Hemor. Cura enim filia Jacobi in tabernaculis manere neque foras exire soleret, quid fecit Sichem ? Puellas ludentes foras ad eam duxit quae tym- panizabant. Egressa est autem Dina ut filias ludentes videret. Eam rapuit et cura ea dormivit ita ut gravida facta Aseneth pareret. Et filii Israël se eam inter- fecturos esse locuti sunt, quod nunc tota terra domum stupri in tabernaculis Ja- cob esse diceret. Quid fecit Jacob? Laminam cepit et in ea inscripsit nomen Sancti et de ejus collo suspendit et eam dimisit. Quae profecta est, et omnia co- ram Domino destinata erant, et Michael angélus descendit et eam in Aegyptura domum Putipharis detulit, quod Aseneth Josepho uxor destinata erat. Putipharis autem uxor, cum sterihs esset, illam aluit tamquara filiam, et Joseph postea eam in matrimonium duxit, id quod dictum est [Gen. XLI, 45] : « Deditque illi uxo- rem Aseneth filiam Putipharis sacerdotis Heliopoleos. » M. Oppenheim ajoute que la même légende se retrouve dans le Midrash Jaîqut, Gen., g 134. Il cite aussi le Masechet Sophcrim (chap. XXI, hal. IX), mais ce chapitre en est une addition postérieure et ne figure pas dans les mss. — 14 — les points d'attache de tout un développement disparu. « Bénie soit-elle par le Très-Haut, s'écria Jacob, et il l'appela, et il la bénit et il la baisa. Ainsi est accimlii le guerrier échoppé aux périls du combat lorsqu'il rentre dans sa mai- son, » — phrase exquise, que nos copistes grecs ont assez peu comprise pour avoir trouvé bon de la supprimer. Mais s'ils ne l'ont pas comprise, c'est qu'elle renferme une allusion à un développement absent, la reconnaissance de la fille de Dina par son grand-père. Allons plus loin : d'où vient que la bénédiction de Jacob fait éclater la haine et la jalousie des fils de Balla et de Zelpha? D'où vient que Siméon et Lévi, enfants de Lia, s'attachent si tendrement à Aseneth? Pourquoi est-ce Aseneth qui provoque ce conflit? Le récit ne nous le dit pas, mais il devait le dire, et la raison était qu'Aseneth avait été reconnue et bénie par Jacob comme l'enfant retrouvé de la sœur de Siméon et de Lévi. Peut-être hésiterais-je à marquer si nettement les mutila- tions que la seule analyse décèle dans le récit agadique idéal que je prétends retrouver dans la Prière cl' Aseneth ac- tuelle, si je n'avais pas de ce récit idéal comme le som- maire authentique, dans un fragment syriaque très curieux publié par M. Oppenheim. Le manuscrit d'où il provient est moderne ^ et nous ne savons rien de l'Age de ce court morceau; mais, d'un côté il ne dépend aucunement de no- tre Prière cV Aseneth actuelle, et d'un autre côté il a avec certaines parties de cette môme Prière d' Aseneth de tels rap- ports, qu'il est impossible qu'il ne dépende pas d'un récit, — et ce récit doit être d'origine juive. — différent de la Prière cV Aseneth et dont la Prière cl'Ase)ieth dépend. En d'autres termes, il représente le résumé de ce récit agadique, que nous supposions, et dont la Prière d' Aseneth est le dévelop- pement. En voici la traduction : 1. Berlin, Sachavian. lxx : Jacobit-Sammelband, copié à Mossoul en 1S27; n" 4, Vber Osnath die Frau des Josex)h (Sachau, Kiirze Verzeichniss des Sachau''schen Sammlung, p. 7). — 15 — Quaeslio quac cxponit unde Ascnelh uxor Joseph pulchri fuerit. Quae a sapientia sapientum didicimus narraLuri sumus. — Gum Sichem filius Sichem Dinam sororem Simeonis etLcvi sLupravisset, et cum Jacob audivisset Dinam gravidam esse, Simeon et Levi ingressi sunt ut totam Sichem urbem a parvo usque ad majorem delerent. Et Dinae minali sunt [dicentes] : « Ne a semine Sichem in gremio tuo videatur, ne forte moria- ris ». Gum dies quo Dina paritura erat appropinquaret, verita in desertum exiit et se incurvavit et ibi puellam peperit et fas- ciis involutam deposuit, et stetit de ea plorans subter dumos solitudinis. Et cum suspiceret, tune ecce aquila cujus domici- lium in Aegypto erat, et quae victimis On dei Aegyptiorum alebatur; ea pennis suis volavit et se demittens puellam filiam Dinae rapuit cum Dina videret. Volatu autem suo in aera evo- lans eam portavit, et in ara On idoli quem Aegyptii adorabant posuit, cum ejus mater non sentiret neque sciret ubi portata esset. Et cum Putiphar sacerdos utdeo suo, ut eis consuetudo erat, aromata fumaret ascendisset, et illa conspecta perturba- tus magna cum festinatione rursus descendisset, uxor ejus eum rogavit: « Gur hodie festinanter venis ? » Gûi respondit : « Mi- raculum novum hodie apud deos vidi, nam ecce dii parera in- ceperunt. Portae enim clausae erant, ut nemo ad deos intrare posset, tamen infantem ibi super aram conspexi ». Tum sur- rexerunt territi et portis apertis intraverunt et ad aram ascen- derunt. Videruntque aquilam, dum alae ejus extensae sunt et supra puellam tegunt ut eam tueatur. Tum intellexerunt id per aquilam factum esse. Et uxor hujus sacerdotis eam [puellam] cepit et obstetricem ei attulit. Ac magna laetitia afTecti sunt, quoniam eis nec filius nec filia erat. Gum puella adolevisset, [Putiphar] domum magnificam aedificavit, in qua eam habitare fecit, et virgines quae ei servirent constituit; Et multi filiorum principum eam petebant, quia pulchrae i'aciei erat, neque ta- inen illa eis i'avit. Et cum Joseph ante Pharaonem venissct, eum curru suo vehi jussit et in ejus manu sigillum iraperii po- suit. Et Aegyptii eum super curru tota Aegypto celebraverunt, et rumores ejus in omnes regiones volaverunt. Deditque [Pha- raoj ei uxorem filiam Putipharis sacerdotis, neque filiam Dinae Sororis oderat. Gum Jacob pater cius in Aegyptum venireti — IG — ctiam Dina inlravit ut Joscphum l'ralrcm sulularcl. Etiam cjus uxorcm salulaviL et i'erbuit cor Dinae sororis Josephi et eam rogavit: « Cuiu filia es?» — « Filia, inquit, Pulipharis princi- pis saccrdoLum On dei ». Certiorque lacla est de ejus ad- vcntu, quomodo aquila eam tulissetetin altari posuissetet quo modo fasciis involuta fuisset. Atque ivit et fascias filiae suac adduxit, et Dina cognovit eam filiam suam esse. (Juicunque audivcrunt Dcum celebraverunt, qui adoratores suos efTerret, cui gloria in saeculum saeculorum. Amen. Explicit haec narratio de filia Dinae. i Cette légende de Dina, que nous venons tle retrouver chez les exégètes juifs du haut moyen âge, est une légende d'origine indubitablement juive : on n'en trouve pas trace dans la littérature patristique, qui puisse laisser croire qu'elle ait eu cours un seul instant dans l'exégèse chrétienne. Il est vrai qu'on n'en trouve pas trace davantage dans la littérature juive des premiers siècles : l'historien Josèphe, le Livre des Jubilés, le Testament des XII Patriarches ne savent d'Aseneth que ce que rapporte la Bible. Il en est de même de cet apocryphe juif, que VAsce?isio haiue mentionne sous le titre de Sermones Josephi Jiisti- , et que cite Origène sous celui de 'Iwsy;© T.poGt\)yr,. Une première fois dans le Commen- taire sur révmifjile de S. Jean (II, 25), développant le texte Fuit homo missus a Deo cui nom,en erat Joannes, Ori- gène est amené à s'exprimer ainsi : « Si l'on admettait l'au- torité de l'apocryphe juif intitulé 'Iwsr,:- r.zzzz-jyr,^ on y trouve- rait la confirmation catégorique de ce que j'ai avancé... Ja- cob s'exprime ainsi dans ce livre : « Moi qui vous parle, « je suis Jacob, Israël, ange de Dieu, esprit des premiers « commencements. Abraham, Isaac et Jacob ont été créés « ainsi avant toute créature. Moi Jacob, les hommes m'ap- « pcllent Jacob/Biais mon nom est Israël, le nom que j'ai 1. Oppenheim, op. cit., p. 6 et suiv. •2. Ascensio Isaiae (éd. Dillmann), p. 22. — 17 — « reçu de Dieu, le nom de riiomme qui voit Dieu, car je suis « premier né de toutes les créatures à qui Dieu a donné la « vie. )) Et Jacob continue : « Quand j'ai quitté la Mésopo- « tamie de Syrie, Uriel l'ange de Dieu est venu vers moi tt et m'a dit qu'il était venu sur la terre, qu'il avait dressé « sa tente au milieu des hommes, et qu'il s'appelait lui aussi u Jacob. Il fut jaloux de moi, il lutta avec moi, il se battit « avec moi, disant que son nom devait être au-dessus du « mien et de tout ange. Mais moi je lui dis son nom, à lui, « et qui il était parmi les fils de Dieu : n'es-tu pas Uriel, le « huitième après moi, et ne suis-je pas Israël, l'archange « de la puissance du Seigneur, le chef des Légions des fils « de Dieu, le premier de ceux qui servent Dieu en sa pré- ce sence, et celui qui l'appelle du nom impérissable ^?)) Ori- gène puise à nouveau dans ce même livre pour son Commen- taire sur la Genèse (III, 9). Parlant de la présence de Dieu, il écrit : <( ...C'est en ce sens que l'on peut entendre ce que dit Jacob dans la 'Io)Tr,9 r.ozzvs/y^ : « J'ai lu dans les tables du « ciel ce qui doit vous arriver, à vous et à vos enfants -. » Ces deux citations d'Origène nous transportent dans un monde d'idées bien éloigné de celui où nous avait laissé notre Lé- gende de Dinaet d'Aseneth. : la Légende de Dinaet d'Aseneth n'a rien de gnostique, tandis que le discours de Jacob sur les anges est de la pure gnose juive. La troisième citation d'Ori- gène à elle seule suffirait à établir que les deux récits ont été indépendants. Je l'emprunte au Commentaire sur la Ge- nèse (II). C'est la propre glose du verset xli, 45 : « Puliphar est le nom du beau-père de Joseph, est-il dit. On croirait que ce n'est pas le même qui a acheté Joseph? Telle n'est pas cependant l'opinion des Juifs. Un de leurs apocryphes en effet assure que c'est le même qui a été le maître, puis le beau-père de Joseph, et va jusqu'à rapporter que cette Ase- 1. P. G., XIV, 168 et 169 : Et oé n; Trsoîùrat /.xi twv t^xs 'ESpxiot: •j;î35//£vwv 2. P. G.,Xl\, 73.' — 18 — netb avait dénoncé à son père les intrigues de sa mère contre Josepli accusé par elle ; dans la suite Putiphar aurait donné la main d'Asenetli à Joseph pour mieux montrer aux Egyp- tiens qu'il n'avait rien à lui reprocher K » Voilà qui est en contradiction avec tout ce que nous savons de l'histoire de Dina et d'Aseneth, et nous pouvons conclure que la Prière de Joseph citée par Origène n'a rien de commun avec notre Legefide perdue de Dina et d'Aseneth. Il est arrivé seulement que la Prière d'AsenetJi a pris la place de la Prière de Joseph. C'est au moins le cas pour le canon arménien de Jean d'Hghbat, cité plus haut, où, avec le nom de Prière d'AsenetJi, elle est cataloguée immédiate- ment après le Testament des XII Patriarches, c'est-à-dire à la place où le catalogue stichomètrique de Nicéphore -, et, plus tard, le canon arménien publié par M. Carrière ^, met- tent précisément la Prière de Joseph — et, en thèse générale, pour la littérature arménienne, où la Prière d'Aseneth est le plus souvent inséparable des XII Patriarches "*. Ainsi la Légende de Dina et d'Aseneth ne laisse pas trace d'elle-même dans la littérature juive des trois premiers siècles. Est-ce seulement vers le quatrième qu'elle s'est for- mée? S'est-elle alors concrétisée en un texte, perdu aujour- d'hui, dont dépendront plus tard le ïargum du pseudo- Jonathan, le Midrash de R. Eliézer et le fragment syriaque de M. Oppenheim, et dont notre Prière d'Aseneth serait une adaptation? C'est ce qui me parait mie conjecture na- turelle. l.P. G., Xll, 136. ~. Nicephovi opuscula {éi\. de Buor), p. 134. 3. CmTière, op. cit., j». 470 et suiv. 4. 1(1., ibid., p. 4SI. _ 19 _ V^V ««"-«-eoe ■ }S) III LE SYMBOLISME Cette Légende, de Dina et d'Aseneth, dont nous venons de constater l'origine agadique, nous allons la voir devenir chrétienne, en s'incorporant des éléments qu'il me reste à analyser. Ces éléments constituent un long' développement introduit au milieu du récit, et en quelques retouches dans le récit lui-même, retouches aisément reconnaissables : car ce qui caractérise la main chrétienne dans ce remaniement, c'est qu'elle fait de Joseph et d'Aseneth des personnages symboliques. Putiphar vient d'offrir à sa fille la main de Joseph. Com- ment, s'écrie celle-ci indignée, comment épouserais-je le fils d'un berger, un captif, un esclave? Mais elle ne connaissait point Joseph lorsqu'elle parlait ainsi.,. Joseph est venu et elle a été saisie par sa resplendissante beauté : quelle femme a jamais mis au monde un fils qui lui puisse être comparé? Ah ! comme elle acceptera d'être donnée à ce triomphateur I elle consentira à être, non point son épouse, mais son hum- ble servante, son esclave, pour l'éternité... Joseph cepen- dant la repousse, car elle n'est point de sa race cette jeune fille qui mange le pain de la table des idoles, qui est ointe du chrême de la perdition. A ces paroles, Aseneth ne peut contenir ses larmes, et Joseph a pitié de sa douleur, il étend la main droite sur elle en disant : Seigneur qui vivifies tout^ qui conduis de la nuit à la lumière, de l'égarement à la vérité, de la mort à la vie, bénis et vivifie cette vierge, re- nouvelle-la dans l'esprit saint : qu'elle puisse manger le pain de vie, boire le calice de bénédiction, et être comptée au nombre de tes élus dans l'éternelle vie... Mais auparavant elle devra attendre huit jours que Joseph revienne pour — -H) — rinilialion, poiii- les noces. Ces huit jours, elle les passe ilaus les larmes : elle s'est eutVrmce dans son appartement, elle a revêtu une robe de deuil, jeté loin d'elle ses joyaux mondains, jeté ses dieux d'or et d'argent, jeté les mets de la table paternelle; elle s'est enveloppée du sac de la péni- tence, elle s'est couverte de cendre, et elle se prosterne la face contre terre, pleurant, jeûnant et priant pendant sept jours et sept nuits. Seig-neur, dit-elle, je suis rassasiée de la table des dieux derÉsypte, j'en ai assez d'honorer des idoles mortes, je les hais, et les ai jetées loin de moi. Et me voici, orpheline, seule, repoussée désormais par tous les miens, moi la fille du grand prêtre d'IIéliopolis, et qui naguère encore repoussais dans ma superbe et dans ma grandeur quiconque me recherchait. Seigneur, je viens vers toi comme un enfant effrayé se précipite dans les bras de son père ou de sa mère : sauve-moi des mains de ceux qui me poursuivent, du lion sauvage et de ses petits, le diable et les dieux ses créatures. Je viens vers toi dans les larmes du repentir et couverte du sac de la pénitence. Pardonne- moi d'avoir blasphémé Joseph, mon seigneur, de l'avoir traité de fils de berger de Chanaan : j'ignorais, malheureuse, qu'il est ton fils! Mais maintenant je l'aime plus que mon Ame. et je ne demande plus qu'à être son esclave, à pouvoir laver ses pieds, préparer sa couche et le servir humblement tous les jours de ma vie. — Cependant l'aube du huitième jour se levait, saluée par le chant des oiseaux et les aboiements lointains des chiens, et Aseneth voyant poindre l'aurore s'écria : le Seigneur mon Dieu a exaucé ma prière, car voici l'astre du jour qui apparaît, voici l'annonce de la lumière de la grande journée! Et comme elle disait ces mots, le ciel dans le rayonnement de l'aurore, s'ouvrit, et une grande lu- mière brilla, et au milieu de cette grande lumière un homme, messager de Dieu, apparut qui, jetant lui-même des rayons, vint vers Aseneth, et s'arrêta devant elle, en lui disant : « Lève-toi, Aseneth. » Et elle de se dire : Qui — 21 — donc m'appelle? Mais la voix reprit : « Asenelh, Ase- netli. » Et elle répondit : « Me voici, seigneur, mais dites- moi qui vous êtes. » Et l'autre : « Je suis l'archistratèg-e du Seigneur Dieu et le stratiarque de l'armée du Ïrès-Haut. Lève-toi, que je te parle, » Elle se redressa alors et elle vit de ses yeux un homme : il était en tout semblable à Joseph, comme lui, il avait l'étole et la couronne, le sceptre royal aussi, et son visage était brillant comme l'éclair, ses yeux comme les rayons du soleil, ses cheveux comme un jaillis- sement d'étincelles. Et Aseneth se mit à trembler d'émotion à sa vue. Mais l'homme : « Kassure-toi, Aseneth, lève-toi et va dans ta seconde chambre quitter ta tunique noire, quitter ton sac, secouer la cendre de ta tête, laver ton vi- sage et tes mains dans l'eau pure, revêtir ton étole blanche, ceindre ta ceinture double : tu reviendras alors et je t'annon- cerai les paroles que t'adresse le Seigneur. » Ainsi fit-elle, et quand elle revint elle portait la ceinture double de la virginité, qui serre la taille et qui serre les seins, elle por- tait aussi un voile qui enveloppait toute sa tête. Mais l'ange du Seigneur lui dit : « Enlève ce voile de ta tête, car tu es désormais une vierge sainte, r.oi.pU'/oc à^cir^, et ta tète est comme celle d'un homme adolescent. Courag-e, ô vierg-e sainte, le Seigneur Dieu a entendu la voix de ta prière et de ta confession, de tes larmes et de ta pénitence. Courage, ô vierge sainte, ton nom est écrit dans le livre de vie et n'en sera pas retranché de l'éternité. A dater de ce jour tu seras renouvelée, re-créée, re-vivifiée, tu mangeras le pain dévie, tu boiras le calice d'immortalité, tu seras ointe du chrême de l'incorruptibilité, et le Seigneur Dieu te donnera pour épouse à Joseph en des noces qui n'auront point de fin. Dé- sormais tu ne t'appelleras plus Aseneth, mais Uc'/j.ç v,x-xç\)Yr,ç, car en toi des multitudes se réfugieront, qui s'abriteront sous tes ailes, qui vivront sous tes murs et se donneront à Dieu dans la pénitence, {xi-œ^oix : car la {}.i-.r/y.x est fille du Très- Haut, et c'est elle qui a prié le Très-Haut eu ta faveur et en •)-) l'av(!iu' de tous ceux (jni si; coiiveiiissoiit à lui, c'est elle qu^ est la prieure (/.opwvt:) et la maîtresse (irÂTAor.oz) de tous les chastes, qui les aime et les soutient, qui prépare leur place dans le ciel, vierge elle-mèm-e, vierge pure et douce, que Dieu chérit, que les anges vénèrent, et que moi aussi j'aime, car elle est ma sœur. » — L'ange de Dieu parla ainsi et Ase- netli lui dit : <■< Je vous en prie. Seigneur, reposez-vous un moment sur celte chaste couche, j'apporterai une table et du pain, du vin antique et bon dont le parfum montera jusqu'au ciel, et quand vous aurez bu et mangé vous pourrez repren- dre votre route, » L'ange consentit, et comme Aseneth, après avoir apporté une table, s'apprêtait à apporter du pain, l'ange divin lui dit : « Apporte aussi un rayon de miel. » Grande fut l'angoisse d'Aseneth, car de rayon de miel, elle n'en avait point. Elle le savait et elle s'excusait : elle enverrait un servi- teur en chercher, le retard serait minime... u Non, répliqua l'ange, mais entre dans ton cabinet et tu trouveras le rayon de miel, » Il était là, en effet, à la surprise d'Aseneth, et c'était un rayon blanc comme la neige, et le miel en était fin comme la rosée du ciel, et le parfum en était comme le souffle de vie. Et l'ange sourit en voyant Aseneth le rappor- ter, tout émue du prodige, et, appelant Aseneth près de lui, il étendit la main sur sa tète tremblante, et il s'écria : « Heu- reuse es-tu, ô Aseneth, parce que les mystères de Dieu te sont révélés, et heureux tous ceux, qui, comme toi, viennent à Dieu dans la [j.îtâvo'.a ! Car c'est pour toi et pour eux que les abeilles du ciel ont fait, de la rosée des roses du paradis de Dieu, ce miel que mangent les anges et les élus du Sei- gneur, et quiconque en mange ne meurt plus. » L'ange alors prit du miel et il en mangea. Et de ce qui restait il prit une part et la mit sur les lèvres d'Aseneth, en disant : « Mange. » Et elle mangea. Il dit alors : « Voici, tu as mangé le pain de vie, tu as bu le calice d'immortalité, tu as été ointe du chrême de l'incorruptibilité : désormais ta chair fera germer des fleurs de vie de la source du Très-Haut, tes — 23 — os s'engraisseront comme les cèdres du paradis de Dieu, et des forces invincibles te posséderont. Ta jeunesse ne saura pas ce que c'est que vieillir, ta beauté ne connaîtra pas les atteintes du temps, ettu seras comme une ville forte. » Et l'ange posa les doigts sur le rayon, et aussitôt de chaque alvéole sortirent des abeilles. Innombrables étaient les abeil- les, des abeilles blanches comme la neige, des abeilles aux ailes pourpres et violettes, des abeilles au dard aigu, mais qui ne blessaient point. Et toutes, elles enveloppèrent Ase- neth, pendant que de plus grandes, qui paraissaient leurs reines, se posaient sur ses lèvres et faisaient leur miel sur sa bouche. Et toutes venaient manger du miel des lèvres d'Aseneth, jusqu'à ce que l'ange leur eut ordonné de re- prendre leurs places. Et toutes s'envolèrent ensemble dans le ciel. Au contraire, celles qui avaient essayé de blesser Aseneth étaient tombées mortes sur la terre, jusqu'à ce que l'ange les eut touchées de sa baguette : alors elles s'étaient relevées et s'en étaient allées hors de la demeure d'Aseneth, sur les arbres. — Aseneth a compris et l'initiation est com- plète. L'ange touche le reste du rayon, qu'une flamme sou- daine dévore, en exhalant un parfum d'agréable odeur, et l'ange disparait, après avoir cependant consenti à bénirles sept compagnes d'Aseneth. Il semble que nous soyons bien loin de Joseph, et c'est vrai. Nous allons cependant redescendre dans le sujet assez rapidement. Encore cjuelques instants, en effet, et Joseph est annoncé. Mais les préparatifs faits pour le recevoir n'ont plus rien de mystique. Il arrive. La iîUe de Putiphar va à la rencontre de son fiancé, et c'est bien Joseph, le fils de Jacob et bientôt le père d'Ephraïm et de Manassé que nous retrouvons, après nous être si longtemps attardé au milieu des abeilles mystiques et des anges. Ce qui caractérise la partie chrétienne de notre légende, je l'ai dit en commençant, c'est que Joseph et Aseneth n'y sont pas des personnages vivants, mais des abstractions per- sonnifiées. Que personnifient-ils? — 21 — Joseph est indiil)it!iblement la fif/ure du fihrist. Si, à vrai dire, ce n'est pas une des //(jures anciennes du (Mirist, comme sont, par exemple, IsaacouJonas, sil'onn'a jamais rencontré Joseph représenté dans les monuments de l'art chrétien ro- main, cependant dès Orig'ène on trouve cette fU/ure ad- mise. Les orateurs du iv'' siècle l'exploitent : saint Jean Chrysostomc a un beau développement sur ce sujet dans son Commentaire de la Genèse; saint Ephrem a tout un sermon sur la parallèle de Joseph et de Jésus; saint Jérôme écrit : JosepJi... in typo praeccssit Doniini salcatoris. C'est une idée très familière à saint Augustin ^ L'identification du per- sonnag-e de Joseph ne présente donc aucune difficulté. Il n'en va pas de môme de celui d'Aseneth. On pourrait y voir la figure de l'Église. IS'est-ce pas l'Eglise, en effet, cette « princesse aux vêtements et aux chaussures dorés », vers laquelle la Foi a conduit Abercius? « La Foi, dit-il, m'a pré- senté en nourriture le poisson de source très grand et très pur, œuvre d'une vierge sainte qui l'a donné et le donne sans cesse à manger à ses amis, avec le vin délicieux qu'elle leur mélange et leur sert avec le pain- ». Et celte prin- cesse n'est point seulement Yancilla, elle est l'épouse du Christ : Te àpcîv ècTiv h Xp'.GTCç, ib 0?;7/j r, è7.7.Ar,s(a, dit lourde- ment la seconde épitre de S. Clément 3, et mieux avec Sédulius '* : Ecclesiam GhrisLus pulcro sibi junxit amore, et avec l'inscription du baptistère du Latran ' : 1. Orig., 7/1 Matthaeiim, tract. XXIII, n. 78 (P. G., XIII, 1727). J. Chrys., In Genesim. homil. LXI, n. 3 (P. G. LIV, 528) : -Jv/ivsTO Zi y.vX rJ-o,- riiv ïzfJl'j.i ij.i'ù.fyjz'j>-j, y.jX h -z w'j, -^'^iv/oy.-.i-'i -zv. rr.i x)y}Odxi ■:tpv.y/j.uzu zr/. Lipomanus, Vit. SS., ],. 24 el suiv. Hier. Ep. (Ad Bipariimi jn-esbyt.). n. 2{P.L. XXII. 908). Aug., P. L. XXXllI. 919. XXXIV. 588, 594. XXXV, 1037, 1404. XXXVI. 1924. etc. 2. De Rossi, laser. Chr., U, p. XVII. 3. Clém. rora., II, 14 (Funk, Patr. AjwstoL, I, 161). 4. Sedul., Car))i. Pasc, V, 358 (P. L., XIX, 742). 5. Duchesne, Liber Pontifiecdis, I, 23(J. Virgineo l'etu genilrix ecclesia natos Quos spiranle Ueo concipit amne paril. On pourrait même aller plus loin et rappeler que S. Jérôme considère Epliraïm et Manassé comme des figures, l'un de V ecclesia ex Judaeis, l'autre de Y ecclesia ex ç/entilms ^ Mais à toute cette interprétation, il y a mie difficulté radicale : l'Eglise est la vierge sans tache, mater illibata et virgo sine ruga, qui ne saurait devenir l'épouse du Christ par la ^.t'hy.x où s'ahhîie Asenetli. Plus simplement, Aseneth serait l'âme qui passe du paga- nisme à la foi chrétienne, et son histoire le commentaire symholique d'une catéchèse et de l'initiation à la vie sacra- mentaire. Le Christ, qu'elle repoussait d'abord, elle le voit, elle l'aime, elle se décide à être à lui : elle devient caté- chumène par une première imposition des mains, et par la prière qui est prononcée sur elle : ce premier degré du catéchuménat est une sorte de fiançailles (vj-j.çiaYWYÎa) avec Jésus (c vj[j.9(c; Twv (l^'j/ôjv), elle est promise, elle a donné son nom [y. ir.z';py.:^i'r.t^), et elle aura sept jours — en réalité quarante — pour se préparer à la venue de l'époux Tes 7apa7.ov:ar,;x£pôJv [j.z-.tjo'.t) l'/v.i) par la prière incessante (y-ve '?i;^,épav àpY-' V-'T'- '''•>'^-~^)' Cette préparation consiste premiè- rement en l'aveu de ses fautes (y.aipb; èqojj.sAivrjseo); c zapwv). Puis, immédiatement après l'aveu, la profession de repentir, la \).i~i'iy.7. : car c'est elle qui, avec l'aide de Dieu, efTace toute trace du péché, si grand ait-il été. Le temps du repentir s'écoule ainsi dans la prière, dans le jeûne, dans la péni- tence. « Que les âmes (jui vont s'unir à l'époux mystique se préparent, s'écrie S. Cyrille,... qu'elles lavent leurs étoles dans leur [^.sTâvota, afin qu'au moment où elles seront appe- lées auprès de l'époux, elles soient trouvées immaculées. » Le jour de la cérémonie mystagogique arrive : elle est pré- sidée par l'évêque. Les catéchumènes se dépouillent de leur 1. Hier., 1,1 .Ter., vr, 31 (P. L., XXIV, 875). — -iO ~ imiiqnc. iiiuii^c^ du \i(il Ikhiimic, pour entrer dans la piscine ])uptiMii;ilc. Ils soûl oiiils (\o IJinilc sainte (ij.'j?<',) èy.pîaOYjTs) , et par d'Ile oiiclion, ils deviennent chrétiens (toûtsu toj à-^io\i ■/p(s;;.aT:ç y.aTaç'.toOévTsç y.a/.sîîOîXp'.sT'.avoi) 1. C'est aussi le mo- ment où, pour mieux marquer leur réi^énération, ils chan- ii-ent de nom -, et (lu'oii les revêt de la robe blanche du néoi)liyte. Ici se place un rite que TertuUien décrit ainsi : Ter mergimur..., Inde ^lo^cepti lactis et mellia concordiam praer/uslamus 3. Chaque néophyte reçoit un gâteau de lait et de miel, symbole de son entrée dans la terre promise. Puis la lituriiie commence, où les nouveaux baptisés sont admis à la communion eucharistique, au sacrement du pain et du vin « qui sont le corps et le sang' du Christ » ^, pendant que le chœur chante ; goûtez et voyez comme le Seigneur est bon. Cette interprétation ne me satisfait qu'a demi. Si Ase- netli est vraiment l'Ame qui passe du catéchuménat k la vie chrétienne, d'où vient que le baptême tient si peu de place dans le récit? ?s'ous voyons Aseneth devenir chrétienne, c'est vrai. Mais ce qui est vrai aussi, c'est que là ne s'arrête pas son initiation : elle devient une en même temps zapOsvs; à^v/). La profession de virginité est considérée comme un ma- riage mystique : la ^rapOévo; à^vr, est l'épouse du Christ, au- quel elle a été unie par un double lien, celui des fiançailles, qui était révocable, celui du mariage, qui est définitif. llacc non mortales scd virf,nniLaLis amorc Aeternos sortita toros, Chrislique pctivit Perpetuam lucem nullo quae fine tenetur ^. C'est ce titre d'épouse qui emporte toutes les obligations de 1. Cjrill., Catech. passim (P. G. XXXIII, p. 333, 421, 1000, 1092 etc.). 2. Bolland.,44. .SS. Jamiar., i, 129^. 3. Tertull-, de Corona, c. 3 (P. L. II, p. 79). Cf. Heiiser, ait. Ilonig, delà Bealencyclopœdie. der diristl. Altcrth. de Kraus (i, GG8). 4. Cyrill., Catech. mystagog., iv, 7 et v, 20 (p. 1101 et 1124). 5. De llossi, Inscr, Chr., t. ii, p. 173, cpitaphe d'une vierge de ^'el•ceil. — 27 son état \ C'est ce titre que l'on mentionnera sur la tombe de la vierge fidèle à son engagement -. Le premier degré de la consécration pour une vierge, prhnus ordo cas- titatis, est une promesse, pollicltatio, équivalent exact de la sponsio, et qui fait d'elle la fiancée du Christ : virgo devotans Deo. Tel est le cas d'Asella à dix ans : Vix annum decimum aetatis excedens, honore futurae beatitudinis conse- cratur, dit S. Jérôme, nous montrant que cet engagement de la jeune fille est un engagement, sinon solennel et pu- blic, au moins religieux, comecratur 3. Et ici toute la lettre à Marcella sur la vie d'Asella serait à citer, car elle est l'interprétation perpétuelle de la conduite d'Aseneth à partir du moment où elle a été fiancée à Joseph : la retraite absolue, la prière, les jeûnes, le sac, tout cela leur est commun. Sponso aut oram loquebatur mit psallens... Jeju- nium pro ludo hahuit... Cum primwn hoc propositum arripuit, aurum colli mi, quod quidem murenulam vidgiis vocat, absque parentibus vendidit ; et tunicam fusciorem qumn a matre impetrare non poterat induta, p>io negotia- tionis aimpicio, se repente domino consecravit, lit intelligeret îmiversa cognatio non posse aliud ei extorqueri, quac jam Sfieculwn damnasset in vestibus. Pour la virgo devotans ces exercices de pénitence et de prière, cette longue ixsTavoia, 1. « Qiiae Christo spiritualiter nnpserunt et velari a sacerJole meruei-uiit, si pos- tea vel publiée nupserint vel se clanculo corruperint, non eas admittendas esse ad agendam poeniteatiam, nisi is cui se juaxerat de saeculo recesserit : si eiiim de hominibus hrec ratio custoditur ut quaecumque vivente viro alteri iiup- serit habeatur adultéra, nec ei agendae poenitentiae licentia concedatur nisi un us ex his fuerit detunctus, quanto et illa tenenda est quae ante se inimortali sponso conjunxerat, et postea ad humanas nuptias transmigravit? — Hae vero quae necduni sacro velamine tectae, tamen in proposito virginali se permanere sirau- laverant, licet velatae non sint, si forte nupserint his agenda est pœnitentia aliquanto tempore, quia sponsio ejus a Domino tenebatur : nam si inter liomines solet bonae fidei contractus nulla ratione dissolvi, quanto magis ista pollicitatio qiiam cum Deo pepigit solvi sine vindicta non debebit? » Innocent, pap. Ejnstola ad Victrichcm, n. 14 et 15, (P. L., lvi, 525. Jaffe ^, n. 286). 2. De Rossi, Bulletino, 1863, p. 77 et 78. 3. Hier., Ejnst. xxiv, ad Marceilam (P. L., xxii, 427). — -28 — consliliionl la préparation à la profession solennelle et publi- que et à l'entrée dans le secwubts ordo ctistitatis '. La con- sécration des vierges {^/.z^îà^t xaOtépwsiç) est un sacrement [sa- cramentum, sacei'dotium virr/initatis^, dont l'évéque est le seul ministre, une cérémonie célébrée aux grandes fêles de l'année, an cours même de la liturgie : Marcellina, sœur de S. Ambroise, est ainsi consacrée dans la basilique de S. Pierre, au jour de ?soël, par le pape Libère, mlanlilnis eticim jmellis Dei compluribus quae certarent invicem de tua societate, lui rappelle S. Ambroise •. Et S. Anil)roise nous donne le résumé de l'homélie prononcée en cette occasion par Libère : Bonas, inquit, filia, niiptias desiderasti. Vides quantus ad natalcm sj)onsi tiii popidus convenerit, ut nemo împastiis recedit? Hic est qui rogatus ad nuptias aquam in vina convertit : in te quoque sincerum sacramentum conferet virginitatis... Denique ad tuas nuptias pdures vocavit, scd jamnon panis ex Jiordeo, sed corpus ministratur e caelo. En quel rite consistait exactement la consécration, c'est ce qui est obscur encore : il est probable que rélément principal était une prière, suivie de l'imposition du flammeum virginale, du voile. Une peinture du cimetière de Pris- cille, à Rome, peinture qui n'appartient pas à la partie la plus ancienne de ce cimetière, mais qui remonte cependant au commencement du m" siècle, nous donne une représen- tation de cette cérémonie : un vieillard assis sur une cathedra, adresse la parole à une vierge debout devant lui et la tête nue ; derrière elle un jeune homme tient à la main un voile de lin qu'il semble prêt à passer à la vierge : c'est le flammeum virginale qui va être imposé à la jeune fdle 3, Il n'est pas impossible que dans certaines circonstances le baptême pré- cédât immédiatement la consécration de la vierge, et que 1. De Rossi, Inscr. Chr., t. II, p. 7, épitaphe de la vierge Hilaritas. 2. Ambr , De virginit. .m. 1 (P. L. xvi, p. 219). Cf. Hier., Epist, CXLVII, n. 6 (P. L. xsii. 1200) : « Apostoli Pétri basilicara in qua Cliriàti flanmieo consecrata est », dit Jérôme, d'une vierge tombée. 3. J. Wilpert, Romische Quartahchrif, II (1888), p. 293. — 29 — les deux cérémonies se confondissent en une, comme on voit le titre de néophyte et celui de vierge réunis dans une inscription milanaise du v" siècle ^ Il est certain que la consécration était suivie de la liturgie, et que la vierge con- sacrée, virgo Dei, virgo C/wisto dicata, participait avec ses compagnes et avec tout le peuple au festin des noces : Nemo iinpastus recedit. . . , corpus ministraliir e caelo , nous a dit Libère. Et c'est ce festin auquel nous voyons Ase- neth admise : En lero delicias suaves sanctis animabus -. Le pain et le vin disparaissent pour ne plus laisser place qu'à un rayon de miel, qui est proprement le corps du Christ : Favus Christus, est une formule bien connue de l'ancien symbolisme ^, et l'on se rappelle la iJ-sX'.r,oéa 6pôJ7tv de l'inscription de Pectorius. '*Le prêtre distribue le miel eucharistique : Aseneth y communie la première, puis après elle ses compagnes, les autres virgiiies Dei : elles s'appro- chent peut-être avec ces voiles violets, que connaissait S. Jérôme, super hiimeros hyacinthina lana maforte voli- tans, et que notre texte compare à des ailes légères d'abeilles, car les abeilles sont aussi le symbole des vierges, ajns forma virginitatis ^. Aseneth est désormais l'une d'entre elles : mieux encore elle est la virginité elle môme, malheur à qui oserait la blesser. C'est là, je crois, l'interprétation la plus exacte du per- sonnage énigmatique d'Aseneth : elle est une vierge consa- crée, elle est la Virginité, représentée sous des traits qui la font ressembler par endroits à l'Eglise et plus encore au personnage indéterminé des orantes. 1. De Rossi, Ballet., loc. cit., p. 78. 2. Id., Inscr. Chr,, II. p. 214, inscription d'une patène antique. 3. Spicileg. solestn., m, 40. 4. De Kossi, laser. Chr. ii, p. XX. 5. Spicileg. solesm., ii, 512. 3(1 IV ORIGINE DU LlVRIi Au milieu do ces développements mystiques et liturgi- ques, il est un détail qui doit fixer notre attention. L'ange de Dieu dit à Aseneth : (( Ote le voile qui couvre ta tète, parce que tu es maintenant une TrxpOévc; àvvv;, et que ta tète doit être comme celle d'un adolescent ». Et Aseneth ôte le voile de sa tête. Yoilà qui est singulier, car dans l'antiquité chrétienne la règle était que les r.oipHvz'. à^vat fussent voilées : Proniiscue observatur jier ecclesias, dit TertuUien. On ne connaît à cette règle qu'une exception, celle que combat le même TertuUien dans son traité De virginibus velandis. Dans ce traité il s'agit d'églises, qui, au nom d'une coutume an- cienne, mais locale (privilegium ref/iomim), prétendent dis- tinguer leurs vierges, virgines eccledae, par le privilège de la dispense du voile : Virginari \virgi)ies\ vohint sola capitis niiditate. Dans le monde, la virgo sancta, comme toute jeune fdle, comme toute femme, portera le voile, mais dans l'église, elle aura seule le front découvert : Idcirco rcla7ninis vimia fit illi, lit in ecclemtm notabilis et hmgnis introeat, ut Jiono- rem sanctitatis in libertate capitis ostendat ^. Voilà bien le cas d'Aseneth. Un est d'accord pour considérer le traité De virginibus velandis comme ayant été composé par TertuUien à l'époque où il avait rompu avec les Catholiques ^. Mais ce n'est pas pour cela un traité de controverse avec 1. Tertull., Be oraU, XXI (P. i., i, 1184). De virgin. tel, XII (P. L., ii, 907), et IX (p. 902). 2. E. Noeldeclien, Die ab fassroigzeit dcv Schriflen Tertnllians (Texte and Untersuch., V, 2), p. 125 et suiv., ruais je fais des réserves sur la suite; — ai- des Catholiques, comme le De Jcjuniis advcrsus psycldcos : nulle part on n'y trouve l'ombre des injures dont il couvre ces malheureux Psychiques, ces Catholiques qui se putcnit ex forma Pétri arjere, quam ignorant, et qui Paracleto con- troversiam faciunt ^ Tertullien discute ici avec des fidèles contre qui il invoque l'autorité, non plus de la prescription, mais de l'évidence qu'il ideutifie avec le Paraclet : Hic [Paracletus] erit solus a Christo marjister et dicendus et veren- dus... Hune qui receperunt, veritutem consuetudini antepo- nunt. Hune qui audierunt usque nunc, non olim, proplietan- tem, virgines contègunt -. Contre eux, il invoque l'autorité d'une révélation faite par un ange à une vierge de leur communion : Cuidam sorori nostrae angélus in shmnis... inquit... honmn est usque ad lumbos a capite veleris^. En un mot, Tertullien discute avec des Montanistes, des Mon- tanistes d'Afrique ^. Mais en Afrique cette règle que l'on veut imposer de ne point voiler les vierges est une singularité étrangère, importée de communautés grecques. Tertullien nous dit en commençant que ce n'est pas la première fois qu'il la combat : Propriwn jam negotiuni passus meae opinionis, latine quoque ostendam, eirgines nostras velari oportere. 11 a dû la combattre en grec, et invoquer contre elle la pra- tique des églises apostoliques de l'orient grec : Sed eas ego ecclesias proposai quas et ipsi apostoli vel apostolici viri condiderwit '. Et l'on peut conclure de ces divers textes que la coutume de prescrire aux vierges consacrées de pa- raître sans leur voile à l'église, était originairement propre à quelques communautés grecques qui n'étaient pas sans attaches avec les Montanistes, les /.x-à p'>Yaç. Autre point important dnns la Prière d'Aseneth. Qui est ce personnage envoyé de Dieu pour initier Aseneth?ll vient 1. Id. De jejun., passim. 2. Id., De Virgin, vel., I (p. 800). 3. Id . ibid., XVII îp. 912). 4. Id., ibid. : « Judicabunt vos Arabiae feniinae ctlinicae », etc. ?. Id., ibid., I et II (p. 8S8 et 800). — 32 — du ciel dans une lumière éblouissante comme l'aurore; il est semblable en tout à .losepb, c'est-à-dire au Christ; comme lui il a la couronne et le sceptre royal (pisBoç); et quand Ase- nelh hii demande son nom, -il répond qu'il est « l'arcbistra- tège du Seigneur Dieu, le stratiarque de l'armée entière du Très-IIaut ». Ce personnage-là est-il un évoque? ?son, car l'évèque pourrait bien être qualifié à'aufjfdus ecclenifir, par allusion à un passage bien connu de l'Apocalypse, ja- mais il ne serait quabfîé d' « arcbistratège ». La Passion de sainte Cécile appelle le pape Urbain anrjelus Dai, rien de plus. Le nom d' « arcbistratège », en effet, est réservé au seul saint Michel, c'est môme le synonyme de Michel : c'est saint Michel et nul autre que la Prière d'A^enctk a voulu décrire, lorsqu'elle décrit cet « ange divin, semblable en tout à Joseph ». — Remarquez cette doctrine singulière qui met l'archistratège de Dieu au même rang, ou peu s'en faut, que le Christ de Dieu. Théodoret connaissait cette angélo- logie : il la rattachait à cette angélologie d'origine juive, sinon plus lointaine, dont saint Paul témoigne qu'elle était très en faveur à Colosses et aux environs, à Iliérapolis et à Laodicée ^ « Elle s'est conservée longtemps, ajoute Théodo- ret, en Phrygie et en Pisidie : c'est elle que vise le concile de Laodicée de Phrygie dans le canon qui interdit de prier les anges : mais jusqu'à ce jour on peut voir des er/.rôp'.a ou oratoires de saint Michel dans ces contrées et dans le voi- sinage » *. — Il nous est resté un souvenir et de cette doc- trine et de ces ejy.TYip-.adans un récit grec connu sous le titre de MiracidumS. Michaëlis in Chonis ^ : le texte que nous en 1. Col. II, 18 : « Xemo vos seducat... religione angelorum. » 2. Théodoret, In Col. II, 18 (P. G., LXXXII, 613) : "Ey-iai ôi -zo'j-zo zb ■rziOoi ij rf, ^puyi'jL /.xi Ut'yioix ,'J-iy_pt -o)).où, o^j or, yx^i-'j zai îjvï/9oDîx isJ^joSoi i'j Xaoou.Ux rr,i ip'j-/ixi vdyw /.î/.'JtJ.u/.i ro zoU x'/'ji'Oii Tzpo^ïùyî^Oxt, y.xï [jiypi ôî roD vDv ij/.zr,pix zo'j '1-/WJ Miyxr,). -xi i/.zhoi? xxi zoïç oy.opotç Èzît'vwv sttiv lo-ïv. Théodoret. fait al- lusion au canon 55 dudit concile (Labbe, I, 1503). 3. BoUand., AA, SS., Sejyt., VIII, p. 41 et suiv. M. Max Bonnet en donnera bientôt une édition qui sera sensiblement différente du texte reçu par les BoUan- distes. ^ 33 - possédons est de basse époque (pas antérieur au vu* siècle vraisemblablement), mais il parait être un débris d'un récit beaucoup plus ancien, apparenté à la légende hiérapolitaine des apôtres Philippe et Barthélémy. Dans ce récit, « Archip- pos d'Hiérapolis », peut-être dans la légende primitive l'Ar- chippos mentionné par saint Paul dans son épître aux Colos- siens (IV, 17), Archippos d'Hiérapolis est un ermite qui s'est consacré à la garde d'un eù-AT-Ziptov de saint Michel. Or, un jour, voici qu'une épouvantable inondation menace de sub- merger rsùy,rripiov. Voyant le danger, « Archippos se jeta sur le pavé comme un mort, et se mit à supplier Dieu et l'archi- stratège Michel de protéger le lieu saint. Dix jours durant, il ne mangea, ni ne but, ni ne se leva du pavé. Mais il disait : Béni soit Dieu, je ne sortirai point de rsùy.rripiov, car j'ai foi que Dieu, par l'intermédiaire de l'archistratège Michel, pro- tégera ce coin de terre ! Le dixième jour venu, comme Ar- chippos achevait sa prière, l'archistratège apparut et dit au serviteur de Dieu : Ne crains pas... Je suis Michel, l'ar- chistratège de la puissance du Seigneur, celui qui se tient devant sa face. Et ce disant, comme avait fait Moïse, il com- manda aux flots, et les flots rentrèrent dans leur lit. Voilà, ajouta l'ange, la puissance de Dieu! En mémoire de ce fait, toute maladie sera guérie dans cet eùy.r/ipicv, et quiconque s'y réfugiera et y invoquera Dieu et son archislratège Michel, le nom de Dieu et le mien, sera content de ma puissance et de la grâce de Dieu, qui ombrageront ce lieu de prière '». Je l'ai dit, ce récit a été originairement apparenté au cycle des légendes hiérapolitaines; dans la suite, il est devenu la lé- gende propre d'une basihque, celle de Chonè, l'ancienne Co- losses.— Saint Conon est, peu s'en faut, proche parent d'Ar- chippos, et sa légende, légende d'une couleur gnostique 1. Je cite le texte du Vatican. Gr. 807 (fol. 73-77) : ... /.vX n-li ôzzii /xrscïùyit £v Tw tôttw "zo-Jz'j) i'j Ttt'îTît zKt osêw iizi/.v.lo'Jy.i'JOi « ~u'iix /ai utèy xat ctytov ■K)izZi//.x » xxi Mf/ar,). rov « aJrov » ô.yj'JTpoiTcyoy., o fj.vri/j.o'JiÙMV Tsii Oioï> zb ovoij-X y-xl t6 IjJ.o-j, o'j y-n i\i\df) j.u-oùy.vjoi, 'o oi où'jxy.ii y.o-j v.'/X r, tsj Oio'j yxpii Ï'jtv.l stiiï- 3 — 31 — plus accusée, est la légende des origines chrétiennes d'Isauia en Lycaonie. S'il faut l'en croire, saint Paul, alors qu'il prêchait l'Evangile en Phrygie et en Pisidie, avait dû renoncer à convertir l'Isaurie, tant les païens y étaient en- durcis et les démons puissants. Conon est né un certain temps après le départ de saint Paul; il est né et il a grandi dans « le bourg de Dibana, à dix-huit stades d'Isaura », aux pieds du Taurus. Il est païen comme ses parents. Le mo- ment est venu pour lui de prendre femme et ses parents lui destinent une jeune fille nommée Anne. Mais le jour des noces arrivé, l'archange Michel, « revêtu d'une robe blanche, » a apparu à Conon et lui a révélé « le mystère de la vérité » et l'excellence de l'àvvîia. » Conon touché, ouvrit son cœur à la vérité, et, prenant l'archange pour un homme, lui demanda le baptême. L'archange le mena alors vers une source, et l'ayant fait entrer dans l'eau il le baptisa au nom de la sainte et triple invocation ; puis il lui donna une pierre précieuse et il l'oignit et le sanctifia; après quoi il disparut ^ ». >'e dirait-on pas l'archistratège qui initie Aseneth? Conon vivra avec Anne, son épouse, dans l'à^vEia et dans la prière, auprès d'un sjy.r/ipiov voisin d'Isaura, et par sa prédication^ ses prodiges et son martyre il sera l'apôtre de l'Isaurie. — C'est dire que cette dévotion singulière et fabu- leuse à r « archistratège » nous ramène vers le pays d'Iliéra- polis, de Colosses, d'Isaura et de Laodicée^ vers la haute Asie Mineure en un mot. Pour cette raison, je ne crois pas témé- raire de fixer là aussi le pays d'origine de la Prière d'Asencthi Chose curieuse cependant, la Prière d' Aseneth, née d'une inspiration juive dans un milieu où le gnosticisme, le mani- chisme et le montanisme ont marqué si profondément, la Prière d' Aseneth n'a subi aucune de ces influences. Ce qu'elle nous dit du Christ et de l'Esprit Saint, et aussi du rôle de la 1. Vita S. Cononis : ... ÈSâTtrtJiv airàv irA r^ ù/ia. /.ui At«/.Kst« rptij/j ov«//«jt«, y.'xi Qo'ji aùrw i/.'Xsyu.pitn'J ^ svsa'/iira; «ûràv z«t àytxîa; x-jz-/d>sr,7Vj Toii éçi'jOx'., Je cite d'après le teste du Vatican, r/r. 1609, fol. 123 etsuiv. — 35 — zapOévo; â.'(rr, dans l'Eglise, tout cela est correct, et saint Michel lui-même n'est jamais nommé. La Prière d'Aseneth est une œuvre catholique. Elle est aussi une œuvre tar- dive. Si, en effet, nous voulions retrouver le symbohsme de la Prière d'Aseneth, ce n'est point dans des légendes du m^ siède, comme celle de sainte Perpétue, qu'il faudrait le chercher, mais bien dans les légendes post-constantiniennes, chez les hagiographes comme celui de sainte Agnès ou ce- lui de sainte Cécile. La Prière d'Aseneth appartient à cette littérature roma- nesque et mystique du v<^ siècle, et, quoique tard venue, trop tard pour avoir eu beaucoup de crédit, elle n'a pas laissé d'a- voir quelque influence sur cette littérature même. Lorsque les Bollandistes auront tiré au clair la légende de sainte Barbe de INicomédie, on verra quelle part a eue la Prière d'Aseneth sur la formation de cette légende célèbre : « Il y avait à Heliopolis un homme riche et puissant qui s'appelait Dioscore, et cet homme avait une fille unique qui s'appelait Barbe, belle, jeune, et il avait construit pour la garder une grande tour qui était bâtie sur le fondement de la foi et qui devait être le salut de plusieurs, » etc. ^ La Prière d'Aseneth a eu une fortune plus inattendue encore, celle d'inspirer le chef-d'œuvre de la littérature persane au xv° siècle. Je n'ai sous la main qu'une brève analyse du poëme de Nizami, Joussouf et Suieïka, mais elle suffit pour permettre d'y reconnaitrCj adaptée à l'histoire de la femme de Putiphar, la propre histoire d'Aseneth '-. -^ Suieïka est fille d'un roi du lointain Occi- dent; elle a vu en songe un jeune homme d'une incom- parable beauté, qui dit être le vizir d'Egypte. Suieïka se sent dès lors pour lui un amour invincible, elle refuse la main des plus puissants rois et elle obtient de son père qu'il enverra une ambassade offrir sa main au vizir d'Egypte. Le 1. Lipomanus, II, 106 et suiv. 2. M. Schultze, Handbv.vh des persisc lien Spraclie., p, G5 et suiv. — 30 — vizii' accepte la proposition, si surprenante lui paraisse-t- elle, mais hélas! lorsque Suleïka arrive et voit le fiancé de son choix, elle découvre que ce n'est pas lui l'adolescent qui lui avait apparu. Sans murmure pourtant, elle accepte le sort qu'elle s'est fait, jusqu'au jour où elle rencontre un jeune esclave du pays de Chanaan en qui elle reconnaît le merveilleux: héros de son rêve. Le vizir achète l'es- clave, qui est consacré au service de Suleïka. On connaît la suite et comment Joseph, jeté en prison, en sort avec la faveur du roi et devient vizir à son tour. Cependant le mari de Suleïka est mort dans la disgrâce du prince, Suleïka a été réduite à la pauvreté, elle a vieilli avant le temps, et elle a tant pleuré qu'elle est devenue aveugle; elle ne peut même plus voir son bien-aimé lorsqu'il passe devant sa pauvre demeure dans la pompe royale de son cortège. Mais son image, elle ne peut la bannir de son cœur, elle s'exalte de se sentir au moins dans son voisinage, et voilà qu'un jour elle s'enhardit, elle pénètre dans le palais du vizir, et Joseph de demander qui est cette vieille femme aveugle et ce qu'elle cherche. Mais en l'écoutant, vaincu par tant d'amour et de détresse, le cœur de Joseph se fond et il prie le Dieu de ses pères de rendre à l'infortunée et la vue et la jeunesse. Dieu accorde, Suleïka redevient jeune et belle, et Joseph la prend pour épouse. Peu après il monte sur le trône, et quand il mourra, ce ne sera que chargé d'ans et entre les bras de sa fidèle Suleïka. — Mais je ne puis qu'indiquer ce curieux rapprochement entre notre légende chrétienne et l'épopée persane ^. Récapitulons. Une légende agadique , fixée vraisemblablement au iv^ siècle, et que l'on retrouve dans le Targum du Pseudo- Jonathan, dans le Midrash de R. Eliezer, dans d'autres 1. C(. H. Elhé, Fn'daiiiis Yitsicf u>id Zalikha, Anhaag. A. g m, dans les Verhandlv.ngen des vu Lurrn. Orientalisten-Congresies geh. in Wien, 1886 (Semit. Sect.), p. 33. — 37 — compilations rabbiniques, — cette légende devenant le thème d'un développement chrétien, dans le goût des lé- gendes hagiographiques post-constantiniennes, vraisembla- blement au v° siècle, — telle est la Prière cVAseneth. Pro- duction littéraire grecque de quelque centre catholique de la haute Asie Mineure, elle passe en syriaque au vi" siècle par les mains de Moïse d'Aggel, et plus tard du syriaque en arabe et en éthiopien; — dès avant le xi" siècle, elle est entrée dans la littérature arménienne, et même dans le canon arménien, où elle a pris la place de la Prière de Joseph; — elle est inconnue en Occident, où elle n'arrivera qu'au xiii" siècle; en Perse, au xv^ siècle, elle inspire la légende de Joussouf et Sideika : — telle est l'histoire littéraire de la Prière d'Aseneth. M. Dillmann, qui en a parlé d'après le texte de Vincent de Beaiivais, n'y voit qu'un roman chré- tien et l'œuvre indigente d'une « mûssig Kopf ^ ». C'est trop peu dire. Le mystique tendre et rêveur auquel nous devons la Prière d'Aseneth, nous a laissé, peut-être laissé sans le vouloir, mieux qu'un roman : nous lui devons un document précieux pour l'histoire de la théologie rituelle et de la vie chrétienne. Rome, octobre 1888. 1. A. Dillmann, art. Pseudepigraphen, de VEncyclopœclie de Hertzo^. Cf. J.-A. Hort, art. AsenethAu. Bictionary of Christian biography, et Saint-Marc- Girardin, Essais de littérature et de morale, II, 110 et suiv. Sur l'iconographie d'Aseneth, voy. L. Delisle, Exemplaires p)rinciers du Miroir Historial (Ga- zette archéologique, 1886), planche 14. nPOIEYXH AIENEO CODD. MSS. A. = Vatican. Gr. 803. B. =r Palatin. Gr. 17. C. rz Bodleian. Burocc. 148. D. = Bodleian. Barocc. 147. [1.] 'Ev tw 7:po)T(ù [toivuv] £-îi Tr,; sùOr^viaç, iv tw ixr,vl tw oeuTépo), ■::£- [j.zTYj Tcu [J/r^vô;, èçazésTî'.Aî «Papaw ':îv 'Ia)(7r,9 toj ::£p'.£AOîTv ::a7r/ -:y;v Toy H-'')''^?» ^XOîv 'I(05r,9 eî; Ta cpta 'H)xtou'::6X£wc, y.xt r,v auvâ^wv -cbv cÎTOv r?;ç 7,wpx; £y.£iv/]; w; rr,v à'ij.ixov tti; OxAocîr^;. 'Hv oé tiç àvY;p èv tt^ 5 TTÔXî'. h.zhr^ hi\j.y-'. Ilr/TîçpY^ç, îepeùç wv 'EXto-j-fAîw; y.a\ (jaTpjczr,; toj ^«paw, xai àpxwv rrâvTWv tûv cxTpâTtwv y.xt twv [x£Y'.7Tâvcov Tci roi rrxyzyJ.O'j zzi Trîpt 'Ai-îviô zat TtôJç ô Oîo; a'jroj; cuvî'^î'jIî'-» D Historia Josephi justi et Aseuethae uxorisejus Syriacus (apud Oppenheim). 1 'Ev TÔi TiScirwJ 'EyÉvîTO ÈV TÔi TTSCÔTW B D || TOL'JM'J Om. B C D 'Sî/»'. Il ÎTîl] TÔiv s~rà £Twv B Syr. — 2 ■::zpt-).dûv] /.■jxXîO^xi D roy îtîptîV.^îî'y Ttaçav r-^v yôv r^; Aiyû-rou 0»î. B — 3 6/~'jy/.x.ioîy.y.rri^ ôzrojzaioîzârw A C ô'/oor, y.y.i ov/y-r, B D — 4 v.^îv 'luT/ja om. B D|| à'ptst] ùiî/; C, in fines urbis On quae graece Heliopolis appellatur Syr. || rrj c'j'jiyorj] ut colligeret atque congregaret Syr. — 5 tij om. B D — 6 Ô'jo'j.x-zi IlîvTî'jjp-^; 0»i. B D Syr. \\ iîpiJ; ojv •/,/. y.yl om. B ^Syr. XKt csirp. toî/ *.] aîro; ov 'Ipywj TrzvTov r^'iv nxi-zpv.iz'ïrj /.vl ii.v/ii-z'J.'j'jrj zo'j <^. D, unus ex praefectis et niagna- tibus Pharaonis «Syr, — 40 — pxâ) ' rjV lï z àvY;p cjtî; ■::7.C'j7'.c; îçdscx /,7.\ ç;pîv'.;;.s; rrâvj v.y.'. èz'.î'.- 7.r,;, 'j~%y/t z'i v.x'. sj;xco'jXc; tsu xca(!), ct'. y;v 'jr.ip T.Tr.y.; toj; [;.r,".3- TÎîva; •l'r.cxio sjv'.oVa "IIv o; xjtw Oj7xrr,2 -xpOév:; ov;;;.xt'. 'AsîviO, Itwv cr/, [^.îYaXr, y.x' o')px(a /.xl y.xX'}; -eu c'toî', coiopx ûzkp zxsxv TxpOivcv è-l y ty;? 7-?,; • ajxr, tsîvjv r, 'AjîveO cjob eI/ev cy.c.ov twv r.x'J)vm't twv Oj^x- TÉpwv Twv 'A'.Y'J7:-:(o)v, à/.Aà r,v -/.XTa r.im b-yj.y. txT; OuYa'r?â::iv twv 'E6p3((o)v, [j.îYxAT, ousx ô)ç -xppx, v.y.'. (opxîx w; 'VzSi/.v.y., ■/.%<. -/.riSr^ to; 'Pa/;r,X • y.xt o'.é5px;j.Ev •?; çv.x-^ toj •aixKKzuc aiiT^ç cîç xàsav tyjv 7r,v èy,î(vr,v v.%\ çio; zspxTwv ty;; o'!y.su;jivr(Ç, 0'); èy. tcjtou [j.vr^sTsuOïivx'. è-îOû;j.ouv ayTî^ 10 zâvTî; util Twv [j.EY'.STâvo)'; 7.xl twv caTpâ-o)v, oj ir};v àXAa y.al 'Jici xwv [ia'',Aii')v, v£xv(îy.:'. ttxvte; y.a; c-jvxtoi, y.xi r,v £p'.; 7:i/.Ar, èv ajTcT; o'.' xy- •rriV, y.x'. izv.^Cmo tSlvj.iX-) zp;; cùjâ^/.yjz. "lly.s'j^î ok zspi xjtï;; /al ô uib; TOJ xpxôjô ■TTpwTiTsy.s;, y.xi ï\th\r.izv. tcv r.cf.-ipx akso 'Ou os^va'. aj-:r,v ajTio eî; 'j'uvaly.a, y.a\ rAîYîv xjto) • « A5; [;.s'., zxTÉp, tt.v 'AseveO Tf.v 15 O'jvaTspx nev-Espr, tou zpÔJTOu 'Ha'.ou-sXswçô?;; vjvxty.x. » Ka\ eTzîv akio c TTxrr.p xjTOu xpaw • « "Ivx t( sj I^r^TsT; v'jvxTv.x €/A/j.z-.i'/ zyj, [ixs'.Ae-j; wv -jrârrj; r?,; 77;; TxJrrjç; cj/;!, àAA* looh r, Ox^irop tsj [ixsiAéw; Mwxi 'lojxy.i;;. y.xTîYYjr^-cxî ;;5'j, y.ai aor/i èsTt êacO/.^sx y.at y.aAYj tw îI'îs'. c^ô- cpx • Axoî cîv cîX'jTw TX'jrrjV eî; ^uvxTy.a ». 20 [II.] "Hv c'î 'Aîr/îO è;s'jOîvoj^x y.x'i y.xTaTTTÙO'Jsx -^tâvTX àvopa, ousx àAâîIwv y.xl uzeprj^xv;;, y.xi ojoéTTOTS àvr,p éwpay.îv ajTriv, y.aOsT'. t,v 7:ûp- ^ccTO) nîVTî'fpf, 7:xpay,EÎ[v.îv;; îv vr, o?y,(a aOtsij, [;iYa;y.alO'>r,A5(; 755opa, 1 ov ôï i] /.'A 7,-j B D Syr. \\ oZzo; om. B || r.v.yJ] om. B D Syr. — 2 *y.- cy^] ^ zai TG c.'v(!//.a x'jzo'j Wvjzv^^f,; B D 5î/r. + sacerdos urbis Heliopolis Syr. Il ôri -^v-iuviojv] om. B D Syr. — 3 v> 0; «Otw] zai v^ Toi \\î'j-zvfç>l B D || ÔJ01J.V.T1 'AîEVEÔ] OHi. B D Syr. j) s't&jv] w; éVcjv D — 4 //.r/â//ij om. Syr. || xx/r,] vj-pîTcrii B D 11 ri) cîôsj] to zk/).o; B rôi y.y.'/).ti D — 5 t/ï; y^s] t/jv y/iy B D [I avT/; T'vtvvv r, 'A7îv£<)] zai aizn B D || rwv ■^a.pOi-jwj om. B D || twv Ojyv.zi- (,oi-j om. D — G à/./z-OuyxTpiîtv om. B D — 7 ai-jûj-fi o3tk] /.«t -^^ ij.v/i'j.r, BD |1 'PiSîzx B 'Pc'Sîi'.K C.'l'îSîtza D — 8 'l'yL/ji'/.] + zy.t v> to i'vo//z rv5 -v.pOi-j'j) i/.îi-jvi 'Aîî- vî«)BD iSyr. Il èuèfauâv] ci-f/j.Ûvj B D — 9 zr,i 0(/.&v//5v/;,- aùrv;,- B D Syr. \\ w;- i-iOùy.r>'j'j] zKt éy.v/îiTîiiO'jro B D — 10 ot jioi B D l| 6J //.v;v àz/i om. B D — 11 /.«i Jjvy-Gi] 5uvK7rwv B om. D — 12 -g/£7.'>v,- C -o'y.î/j.r.'^xi B + ot' XzvAO B D ojniltens Ttpbi u/Myoji B li /.'A ï.y.oj'-.vj B D || v.vX 2' om . B — 14 st; yjvxiz;^] inter uxores Syr. Il zaî ïlv/vj-tU ■/j-.u.ï/.v. om. C (1 ~v.zip om. B D Syr. — 16 s/â/tTTov-T;;; yô, CJ?l. C — 17 :râ7/;,- rôâ ol/.OJ'j.iyr,:, BD || à//à tooj OHl. D || Mojâë om. B D || Iwa- zt/i om. Syr. — IS /ar£yyjv;rat] y.'xz'J.'jiizv.i C jj aûr/i om. B D || zxt 2"om. B || rôi etoit om. B — 19 /zS- ovv] zat /âSs B D || r^Jr/iv om. B D || /'/.ês-ywatzK otn. Syr. — 20 v.- ôi] /s:t ;,v B D II o^js: yJy.rojv /zl vtt. om. B D. — 22 oUdv. B. — 41 — xai i-jtrm toj 7:63700 -^v Oîrepwov e/sv 67,Xâ;/ou; t '. ''Hv ce 6 zpwTo; 6âAa- [;,oç lAé^a; y.ai cù-pî-r,; r.xrj v.%\ AÎOsi; zopsupot; y.aTîîTpwjjivs; • v.xl oî îr/oi aÙTsO b^-qpyyt otà AÎOwv t'.[j,(o)v /.ai zs'.y.iAwv '::îzAay.())[jivo'., y;v ol y.at '?) cpof}) T5J OxAâ[j,0'J èy.îtvs'j "/puso * /.xl èvTi; toj OxAip.ou èxîîvou Tj^av TTî-YjYj^ivo'. Osci Tîov 'A'.Yu::x(cov, wv oùy, -^v àpiO[xcç, '/.p'J^ot tî y.a\ àpY'jpoT • 5 xat zâv-x; Èy.îi'vsu; hiSixo 'AaevéO, y.al ^o6tX~o aj-oj;, yat Ousîa; aO'oï; ârETÉAî', y.af) 'sy.xa-rjV. 'Hv Zï v.x'. s osÛTêpo; OâAaiJ.0? r/wv tcv y.Ô7[j.ov a-av-a y.al Ta; O/jy-x; 'AaeviO, y.x"; r,7 /pusb; sv aÙTo) y.al àp^upo; toX'j;, y.a\ î[xa- 7'.î[;.5;Xpu(îC'j^r,ç à-s'.ps;, y.xl Atôoi iy.Aey.xsl y.xl 7:0 autî Asie, y.at c06vai èm- ff-^[j.s'. • xal Tta; 6 y.Ô7[j.o; rT;; TrapOîvîa; aùxr,ç iy.îi r,v. Kal 6 xpito; 6âXa[j,oç lo f,v ^%\).iiïo-i Tfj; 'AîEvéO, £Xo)v 7:âv':a -rà àYa6à Tr^ç ^r,;. Toj; cà Xoitzoù; gTîTà ôaXa;j.oi»; el/ov aï sûTa zapOévot aï otaxovoîÎGat tyj 'AaevéG, [j-(a 6/,â7TV] êv« OaXa[;.ov y.îy.-Yjyiv^, c'.ôt'. r^sav c[rf,A'./.a'. èv [j.ta vjy.Ti Te/Oîtsa'. aùv xïj 'AcîvsO, y.al r^-fi-y. aùxàç Tîâvj • r^Gav es y,al xaXat açôopa w; ^à àcxpa toj cjpavoj, y.at àvr,p cjoé-sts 6[j.(aî'. aÙTatçi^ zatoiov oippvf. 'Hiav oJv 6up(oî; 13 îpst; TO) [;-£Y'^A(i) 6aAâ[j.o) vr,ç 'AsîveO cttou èxpisîTO *?) zapOôvia ajxïiç • xal '?] [j.Ev [;,ia 6uplç -^v (•?; TzpwTr,) [j.syxat, ccpscpx à-scAÉTrousa è::! -r,v ayAr,v Trps; àvaToXâç, 'ô oè osuiépa r,v à:îo6Xé7:ou7a è::! [;-£(7'^[j.êp(av, y.al •?; TptT'r; r,v dcTro- gAérou^a £7:1 ts à';j.'i;soov. Kat y,A(v^ /.fJ^'^ l'îTa-o èv tw OaAà;j.o) à-oîliÂ- T:0'J7a T:pb; àva-o).â; • y.ac r^v y.Ai'v^ èîxpwijiv/) 7:op9'jpav xpuso'jsavTCv 20 £ç OaxîvOou [yjù 7:op9'jpa;] xai P'Juwj xaOu2iaa[jivr^ • èv TaÛTY) ouv xf, y.Ai'vY] 1 î'x'-'JV A B D II vjv èi] zxt -^v B D — 3 ûiir,p-/_o-j om, B D II /tSot; :roizi/Otî xat ziy.ioii B Domîtfe>i àTîoS/-:- TTouîa om. B D II rât] Trpô; B D y «//.toôov] ut praetereimtes videri posseut Syr. — 20 z/tv/j] vî z/tvv; B II ;ro^-j-Jj?av] izop-^-Jpv.; A -Kop'^yjpoli'j C, veianiiaibus aegyptiis -Si/r. Il xp'-''^<'''^?2'"'''^'''] Zp'-^'<''^r''^' ^ y.?J':Of-in D.— 21 zxi ûopsùîs:-- om. B D || ovv o>/?. B D. — i2 — l/.i^z'jovf 'A^îvlO [j.cv^, v.y.\ cOoézctî àrr,p r, yuvTj i-ripa ây.âOiîîv s::' airr;/ TT/.r.v TYJ; 'A^EvîO [/iv/;;. ''llv oï y.ai aùXr, [Xî^âX-r^ zapay.eijxivr, -rr, oîv.ia v.û- y.>,(.)0£v, y.a\ Tsr/o; y.jy.Xd) r?;; au).-?;; 'j'I>r,Acv cocopa AiOc; [Xî^iAc; TSTpa- Vwvîc; cacs;;xr,;jivcv • r,7xv ck yal z'jAwvî; èv rr, ajAr, cîG'.cr^pwpivsi 5 TÉ^^api;, y.at tsûtou; èîÙAassjv àvà f^' àvope^ ouvatot veaviay.ot v/orù'.oi' r,sav et ::îçuT£'j[;iva y.at bncç, ^v;; ajAv;; zapà to tîT/o; oivopa wpaTa zavTSoazà y.xl v.xpzo^ipy. r,T)-%, r.tr.t[ç,yj cvto; tcj vApzzu aj-côiv, y.aipbç Vàp r^v Ojp'.7;xiJ • y;v os. y.ai T:r,Yr, 'Jzy-z^ •::Asus(a èy. oîç'.wv rr,ç aùiYJç aù- A?;;*y.y.' Gzo/.xt(i)Oîv rr,; tt'^vyjç r,v Ar,vb; [XE';iAr, or/,o[j.év/) to uo.6p(a; ès-l y.a: àpîs-oj, y.a\ y.ajowv [xÉ-^a; èstI tou •r,A(o'j,y.al [Tva] àva- 66^(1) j::: -:r,v ri-v^r;) -oj oiy.o-j 70'J. » 'Ay.oûca; es Taj-ra Ilîvxeçpr,; è/.âp"') '/apxv [XîYâAr,v ^çôopa, y.al sIttev • « E'jAOYrjTbçyjs'.o; b OEbç-rsu 'Io)rr,9,bTi 20 xr'.ôv jxî r;;'rfZy.-o b y.jp'.b; [xo'j 'loisris. . . » . Kal Èy.xAî^î ÏIîVTîO'pr,; Tbv èzâvo) r^; oiy.îa; ajTOj, y.xi îTttev aj-o) • « Z-ejssv y.al zù-piz'.zo'i rr,v oîy.îav [xou, y.al oeTtt^ov [xÉ'^a ÈTo([xa70v, c'-Ôt'. 'IworjO c b'jva-rb; tou BeoO ep/^cxai "Kpb; f,jJLaç cr,'XEpov ». 'Q; o'e Yjy.O'jrsv 'A^eveO b':'.r,y.ao'.v è; à^pou rr,ç y.X-r;povoi^.(a; auTÛv 1 Î-' scJT/iv] £-' x'jzr,: D £-' aJT^ B £-' aûrf) C — 3 aJx^î] -}- -y.pv.yii/J.vj'iJ B D ■^ 4 Tî-îayc'jvot; A |1 oly.ooou.r,y.vjOi B C D ti/oo. A — 5 roJzoxti] TUÙTa; B raDra D — 6 svrè;] svôov B îto D, OHi. C || -aiy. ro ~i'r//Jî oni. Syr. — 7 /.up-no-^op'x] + zai :r5; é y.xp-îtbi wj-wj ■;zi-:zr,ço; B D — Ooaroâ Tr/ojit'a] aquae vivae Syr. — 10 i'bz[J.y.: TÔv T.y-ipx [xsj -/.a; tyjv [j/rjTépa, CTt -J^y.aîiv i^ à^psO -.r,; 7.Ar,pGV5[;.'.a; •^[xwv [otsT-. a)par,vO£p'.7[xoj] o. Kal eazEU^sv 'Â^evkOe?; -rbv ôâXa|J,ov tjtyî; crsu sy.E'.VTO a? c:-cAai aùr?;;, y.zl èvîoJTXTO 7-:oAr,v 6u77(vr,v è; ûr/.'vOou XpusouçîcvTOv, y.al è'Co'jsaTS 'Ca)vr,v xpuciYiv,-Âat f, y.al xot; çoiviçt, y.al èzl xai? TEp'.îXEpat;, y.al £-1 xaT; poat; y.al xoi; sûy.O'.;, c'.cx'. fj^av -rrâvxa wpata y.al y.aAa xf, ^ej^e'.. Kal eTze IlEVXEspr,; xf ôu-faxpl aùxoj 'AcTsvéO • 20 « Téy.vov » • 'H Zï eI-ev • « 'Iooj v(ùi, ■/:jp'.i » • Kal eT-ev aùxf * « KâO-.siv c-rj àva;j.£7sv f,[.»,wv, y.al XaA-rj^w zpb; se xà p-ri;j.axa [xou » • 'H oï y.aOïsasa àva- 1 ///;t/;,î] + c/.j7r,i D 11 Trâvj om. B D \\ -opzJ7'j)y.xi A H i-/y.'yr,-h!j.'M Oui. Syr. — 2 y.xi T-hv lAYizipx om. B — 3 oiozi ôipx r,-j Oîoi'jij.oï) om. B D Syr. || 'Aîsvs^ om. B D II aùr^; om. B || sh rbv 6x).xy.ov-':7o).xi xùrr,i om. Syr. — 5 ypvsoù- yKVTOv] yp-j'ioùfij B yCpu'jTrJ C D II /xi è^û^xzo ^û-jr,v -/puTÔ:/] om. C Syr. || rx; ^£îa«ç] + /.xi zo-Ji -ooxi B Syr. || aJr^; om. D — 6 roïi ttoîi om. B D Syr. \\ ■Kîpiidrr/.vj] TZîpaëx/lî-o B D — 7 TzipuëxÀizo] -rzipiiOiTO D || Tto/.Jziy.o-j om. D |1 J.i- ôoi D II oïzivîi om. D 11 /.i/.xI'mtzi'jij.vjoi. om. D — 9 i-//.i/.o).x/j./j.i-jy^ iy/.zyohxn/xi'jx B ivzy/.î/.o).xy.y.vJX C |1 >.tôotj] + zat rà 7rpij&);ra tcôv £tow/wv -^lav EZT£-'J7ro//.5va èy TOt; ;.t<>ot5 B D Syr. || ï/o'jzzi-Tix'Jzxyo'j om. B || £0/;xî oè zat] /.xi ïOr,-/.-. B D — 10 Tt'apxv /.xi om. Syr. || îiatyçE om. B D Syr. i'o/;?sv C — 11 Qipis-po'j D — 12 ilQ oxj-zoï om. B D II x'^-r.vJzx'jx A ïni^iJit D || -z /li.'ix/.i om. B — 13 -ars^a] + aûr^î D II oîÛT-^î ^" om. D — 14 /xX èyxpr, n:, B D || 'AnvAd om. B — 15 '^-..oopx om. B D II ajT/jv] + oi yo'Jùi x'jTf.i B II /.xi /.x'ù'ji-i^y.i-jrrj C — 16 è-jr,joyxv B D || t.^; x).-^po-JO/j.ixç om. Syr. — 17 SsowzaTtv] + aura C 'éoo>/.xv D || èsoco/XTtv-aÙT&iy om. B 11 /.xi iyjxpn BD II Trait om. B D — 18 k-jxQoii] + aÙTOÎi C + l-rzi toï, oïvot; C D I] ETTÎ Tî-sJzot; om. C — 20 /.xi /.x'ix. t/j -/jùiït om. B || iizi -zi ônûpx-yiûuzi om. Syr. — 21 o/j] + cl) C om, D 1| '/.■jxy.izo-j] qixij.Î'7o-j D — 22 77 Si y.y.0i'7X'jxl\ /.xi i/x- Hrr.vj B D. u — y* i^-éîîv -SJ TTXTf b; aj-r,; v.x' rr,; [j.r,-:pc;, iv.ç,i-.r,zt IIîVTîç.pr,; : TXTr,p 3'J"'';'; TYj Cî^ta aiioy y.îtpl Tr,v "/^Tpa aj-:r;ç r};v oEÇ'.âv, y.a- y.y.-.t'^i'/:r,ziv aj-:Y;v,y.xl eT-c • «Téy.vsv oxpaà) '/.a-£sr/;sîv aÙTCv àp'/zr.x r.izTtZ ir,z, 7?-; rjixôjv [y.a\ ^x'Tt/ia], y.at ajTb; ciTOOOTîT TTî^xv TT-jV /wpav Txjr/;-/, y.x\ goj'Cî'. ajTr,v èy. toj èzepxci^.évou A'.jj.ou • £JT'. 0£ oûToç é 'I(j)gy;9 àvr,p OioaECYjç xal côj^pwv y.al îrapOévsç w; cù cr,iJ.îpiv, y.xi àvr,p ouvaTCÇ iv cs^i'a y.x\ £7:'.STr,iJ.Y;, y.a\ zv£j[j.a 6î5Û èîTiv 10 ïz ajTîo, y.xi '/âp'.ç y.upîo'J h aù-rw • cîjpo cr,, TÉy.vov çiATa-ov, y.a\ zapx- 5â)7(i) zi xjto) s?; Y'jvxTy.a, y.ai Ig-/; ajTw î?; vûix^r^v, y.xl aJj-zc, ïz-.v. zyj v'j[j.ç.{s; ci; Tcv aiwvx yj^i-ivi. » Kat oj; r,y.cu7îv 'A^evsO ^à pr,[j.a-a TajTa zapà TOJ TXTpb; au-?;;, èzîX'jOr, ajrr, îopco; zoa'jç y.xTà tcO Trpcswzou aj-YJ;, y.a' èOu;;.wOrj h h^^r^ [j-e^âX-f;, y.at èvécXe-I/î tsT; cîOaA;j.sTi; aJTf,; 15 TXaY'iw; TO) zaTpl aj-rf,?, y.ai eÎTrev • 'i "Iva -:( /.xaeïç, y.Op'.é [acj TaTÉp, Ta pr,|j.xTx TXJTx; ■::apascjva( [j.e 6îjAî'. o); y.lyjj.i'/M'ZJ àvopl oC/J.t'(vn^ y.xl çuv^^' y-^' ^î^p3t;.'.év(i) ; cOx oOtsç è^-r'.v 6 u'.b; tcj -l'.y.évo; èy. yy); Xavaâv, y.a\ aj'c; y.7.':oùAKt'.--y.'. Gz' xjtcj ; cj/ z'j'Ôç, sst'.v 0 y.C'.;;.r,Oî\ç [xeTà rr,; y.'jp(xç ajToO, y.ai 0 y.jp'.o; ajTOu èvssxAev aÙT^v et; rr,v ç'j).ay.Y;v tcj ay.s- 20 Tcu;, y.xl .ay.f,v "/.xOî-'. Guviy.pive -:b £V'J~- 1 /;.v;t,coç] + zal B D II Ô T.'xzr.p 'xjzr,- Om. C — 2 X'^'?:'"'' D || T»iV 2° Om. D || T/iV X-'/'^ «>"Ô5 "■';'■' &î?ty-v OHi. B II y.y.i •/.'x-:v^ijr,':vj «izr.'j om. B D. — 3 zl-s] + «ùr-^ B D + kûtô Hivrisc-^îC j] çit/rxrov om. D «Syr. (1 -ô ôï ï-jn x'j-:ôi-~uziç] xat îrrrîV 'Aîîvj^ • /s://;7ârw ôy; ô xjpei; /ao'j zat TzxzYiS /j.O'j B — 4 ~l'j)ir,'-f\ ô'I'ji'sri'f C — 5 y.:-/'jj-j post 'Aiy-J-zr,./ C || yôïl tv;î y^i B || ô jicc'jù.i'j: om. B D — 6 âc- ;/!>vraj f zxi i7tztiàôzr,-j D zat ,5i<ît/i'x C || ô/zâiv] 'Aiyj-îizoj C Oui. Syr. || ZKt (5«ît/sx 0>u. B D II /.2t ajroî-T5t"JT/;'J 0?h. D — 7 tv-" y/Sipc/y TXJzr,v'\ zti^j '/vi r,i).Civ C tk'J-v;v owi. B — 8 sTTi Ô£ (yj-zoi 0 'Iw5/;f] zai sîrtv 'Iw7v;s B D |) ^0] ïot D — 9 ■:i'jvjij.u. Oiou\ spiritus dei sancti Syr. || eîtïv] v.; B D — 10 zai ;^âj5£5-KJT&i] oni.C || ov eV kjtw B rrj ,«="' «Otoû d II o/j OMî. C II Ti'zvovJ + //ou B D II çi'/rxrov om. B D «Syr. — 11 aJr&i 1°] aÙTÔv D II S.U om. B || sV/j] sç-rsct D || aÙT&i ït'î v jv.'j;-/;v] aOroD "jj'i'^Ti D sîTKt îou OHi. C — ISvju'jjio;] + zarà toO ttcoîw-oj ajrô; G || tscî/tk om. B D — 13 7r«5z 0>». B D -Syr. H aùrv;? om. C Syr. || r^tony-jHr, D || topô,- ££jyT. || àvîS/ïiî D — 15 îvart zjsis //ou Tr«rÈ3 0?/i. C 6 zùpto; //ou ZKt -arvis //ou D /a/îi <> zù^ti; //ou ô -«T/;p B 5yr. |] TJt p-^//.ara -raÛTa OHi. B D — 16 -xiaèoî/vat «.î Goû/et] zzi Soû/ïrat Tof; 'pr,ij.y.'jvj u.j-:oû Tzxpuooïijxi //î B D 11 &»;] £t; B || aiyj//K/'jTOv] captivo «Syr. — 17 :r£-pa,zoi-/.x7x)i).it-rxi Û-' «ÛToû owi. C Û-' aÙTOu] v.j-oii toû Ajj zzt kutoj-utt' aûroû om, -Syr. — 19 ojy oZroç-y.jziv.i 'x'jzo'j om, B. — 45 — viov auTOu, y.aO' â cu^y-pivouat y.at aï Y'jvat/,îç aï r.ot^o'j'tpy.: twv A'.vur- Ti'wv ; cù/;, aAAà Ya;rr,OY;co[;.ai tw uîù) tou paatXéwç xw zpwxoxcyj.), cx'. aùxo? £7X'. pac'.Aî'j; Tcâsy;; xy;; y^?- " Tajxa ày.oûsa; nîvxiopviç -fjoiaO-^ ).a>.Y;c7at exi xf, OjvxTpl ajxi'J 'AjîveO -sel 'Io)3y;9, o-.îx'. [j.izx àhy'l/y/tixi y.ai ôpYr,? à-ey.ptO-/) ajxo). ^ [V.] Kai tooù vEavîcy.o; à-b x-/;; Osparîi'a; xoy ITîVXîîprj £i5î"Y;or,7î y.at XsY^' a^"w ' " 'iss'j 'Io)(;r,îi 7:pb xwv ôupôiv xv;; ajXr,; rd/wv ïcxaxai. » Kai (j); Y;y.o'j'£ xà pvy.xxaxajxx 'AsEvkO ïç-j'{vf àzb •r:pGîw~0'J xsj rraxpb; ajxr,? y.al iTiÇ [iXfXpô^, y.a\ àvéê-r; elç, xb O-spwov, y.ai îict/aBev s?; xbv ôâXaij.cv aux-?;;, y.at ïaz-i] iz\ xr,v 0'jp(5a xr,v [j.rj'â).r,v xr,v [j/iTTSucav y.axà àvaxoXaç, lo xsj toîiv xbv 'Ia)ar,9 ep/cp.îvov £'!; xbv cr/.ov xoj zaxpb; a'jxviç. E^y^XOî cï £i; cuvâvxr,7'.v xdj 'Iojrr,9 Ilcvxsspf,; y,at •?; ^uvr, ajxoj, y.al zSsa -q cu^" YÉvs'.a aùxôiv y.al f, Oepazsta • y.al w; r,vo("/0-/;3av a'. TrûXat xr,? ajAr,; aï pXézîusa'. y.axà àvaxsAâ;, sisyjaOîv 'Ia)c;r,9 xaG-rijj.îvo; èv xw àp;j.axi xo) Sî'jxépw XGJ (I>apaw • r^sav cï eÇz'rdJ.t/O'. Ir.r.y. o'Xsuy.ol wcsl x^wv 15 7P'j^cxâX'.vci, y.al xb ap[7,a */axe(;y.£6a5xo cXcv âx xpuciou xaOapcy • r,v l\ y.xl 'I(j)s-};9 èvîîC'ji^iv^; '/ixwva Aîjy.bv y.al £;a/>/.ov, y.al f, cxoAr, xr,; rspi- 6c AY); aùxoij r,v zopsûpa èy. [jÙsssu /puso'Joavxs'j, -/al cxésavo; /puîb; è::! xr,v y.îsaArjV aôxoj, y.al y.'jy.)vO) xoîj cxîsavou aixoj r,aav i6' Xiôoi èy.Aey.xsï, y.al èTtâvto xwv AÏOwv t6' ày.x[vsç "/pucraT, y.al pi6coç PactXiy.vj èv xv^ '/,cipl 20 aùxoj XY) Cîç'.î, r,x'.ç sl^Ev èy.xîxa;jivov y./.âSov èXaiaç, y.xl r,v tay;Os; -/Aç.- T,yj £v ajxo). E'!zoyy.J.Wji-:ol D || zarïîXîJaïTs] ■/.x-z'j.r/.vj.-j-vj B || S/ov om. B D — y.7.0xpo'j om. B D || V7v ôj xxi] xai ov D — 17 xai 1» om. B D — 18 y/yjiOY-i D X.5'-"'! B — 19 ro; xs-j,a/;î; D || aûroi ,2" 0)H. D H duodecim sigilla lapidum pretiosorum Syr. — 20 et super duodecim lapides fulgores aurei quasi radii solis nitentes Syr. || py.Qooi Sajt/tx/j] ix^ttt^sov Saît/ixiv B D — 21 t^ om. D || oi^iû] sinistra Syr. \\ nTi^] xai B D H et la dextra flores germinabant ut raraus olivae«Syr. || x/âôou; D — 22 xûs-o-j i-j a-jT&i] xâpTrwv aùr&îv C — 22£Îîï>.9ôvT0î-aù)./;ij xai -l^fildiv 'Iwjo'J i'j T^ aùA-^ xai itrî àv/jp îi'rï •/jv/j 7.'j.lo-:pi«. ïij.r,'j%-i c|w D om. Syr, 11 x/ctï5st7âiv Twv 5uswv] sxAïjîflvijav ai Ttj^zt B. — 4G — Ouîfov aj-r,;, [-/.x'-.] -a; àv/;p ti v.al Y'jvr, xXXîTp'.s; qj.î'.viv sçd) -•?;; aj/.fj;, c'.:7'. SI 9jAr/.£; twv z'jXôjv È7:£::-xsavT: y.a\ r/.A:'.sxv -à; Oûpa; , r/z-Oî lIîvTEÇ'pY;; y.at •/; -fJvrj aÙTci; y.al ::5sa r, cjYvévsia ajTwv 7:Ar,v tï;; Ouv^Tpc? ajTùiv 'Aj3véO, y.a\ ::pccîy.'jvrjsav tw 'Ito3r,ç ^7:1 •::p5ca)7:cv irt tt^v 7y;v • y.ai 5 y.xxaSà; 'Icosy;9 àT:s -roj ap[xa-o; ajTsij èsî^twsaTO ajTw; èvTY; '/îipi aÙTOJ. [VI.] 'û; SHoîv r, 'AcîvèO xbv 'ho: f,^ [èr:! tiu ap;;.aTOc] -/.x-irr^r, It/jj- pw; TTj (l/U/f), y.a\ c'jvsy.XâsOr, Ta c~'/.i';yyx aiTfjÇ, y.xt tx ^ôvaxa ai-ïr,? 7:apîAÛ0r,sav, y,ai c'jvETpc[j.aL£v casv tc ca)[j.a ajTv;;, y.al l:^z6rfir, oiîz^i \i.i^'^T), y.ai àvîSTiVaçs tctî y.at sîzsv iv rr, y.apoîa xjTr,; • « "O:;;.:'. rr, àOXi'a, 10 z:j vÙv â^o) à.~^L^'JZZ\).J.'. r, TaXatrop:;, r, ttcj àz;y.p'j6r,(;oiAa'. àrb Tpoju)- ■TTC'J ajTCu; y; ttw; o6e-:a( [j.s 'I(osr,ç. o 'Jib; tcu Oîju, c'-ct'. ').t\i\r^'/.'x i';i) rrspi ajTOj y.ay.â; cr[j.S'. rr, àOXia, ::oj àreÂsjcsfj.ai y.a\ y.p'j2r,ss[j.a'., ct: ttî- cav àzoy.pu6r,v aÙTOç cpa, y.ai Trâvra Y'vwt/.î'., y.al CjoIv y.p'JTTTCv XéAr,Oîv ajTîv c'.à TO 00}; to iJi^a to cv àv ajTw ; Kal vuv iXîo'j; [j.oi 6 Oîcç toî 1^ 'Jo)rr;9, o'.iT'. \i/S/:r,y.x V{m ç,r,[j.y.-x r.zrr,ç,y. h à^vcia y.a-:' aÙTSJ ' t( TSt'vjv â^w 2'io^.ai 'fj ■ïa)^a('::wpo; ; o\)'/\ À£)vàAr,y.a ctt 'Icocr,5 à'p'/sTat o utcç toû 7::'.;;ivo; iv. ^{f^q Xavaâv ; vuv c Ov w; rjA'.sç èy. tcu oijpavoû r^y.s'. -rps; "r/.J.â; iv T(T) xp;j,xT'. aCiTOu, y.al sbr^AOev sîç Tr^v ctzîav rjj.wv c-r;iJ.£pcv, y.x\ 'hôt.\i.r.z'. zl^ ajTr,v wç çto; iz\ ty;ç ^r,; • £70) cï aspwv ci;/! y.al Opxîîta, ov. èço'josvwsa ^ ajTbvy.xi £Aa//j.x70i om. B D -Syr. — 8 c/ov o??i. C — 9-15 oïy.oi -rr, à.O).iu.-x-/-joix /kt' «ùtoD om. Syr. — 9 swiiTévals D 1] rirî om. D || èv t^' /.y.ooi'x xjrr,ç om. B D || oi.t om. B D Syr. || Opxiiïx] + .^Tt; B || en] y-xl B D -Sj/j'. (i iiajoi-juzx'] ilojOvjr,y.ijyj ojïioizx D — 20 Ttî/si] zxr' C D || /xi ojy. Yi'àîtv om, D o'jy. ïôy,-j B ojz sroov C. — 47 - Osou èaTi • -{; y^P àvOpiî)-wv i-i 7-^; ^(vn'r^nv. r.'jnt to'.sutov y,xA/.:r, -i^ 'jroïa xoiXi'a Y'jva'.7,b; -liçîTa'. to'.ojtov çw;; -.xLxirMp- v(i) y.al àspwv, Ht*. Xî/a- }vY)xa Tw ::a':pi' [xo-j pr,[j.aTa ::2vr,pâ * vjv oùv côto) [;,î. o) za-ép [j.îu, to) 'Iw(7r,2) stç Tra'.oî^y.r^v y.ai sîç osiXr^v [^.ïaXov, y.al 5o'j)>:j7o) aj-io st; tcv aîwva xpcvov. » 5 [VIL] Kal [w;] £?sr,AO£v 'Itos-};9 eiç Tr,v oi/,'!av Uvntopf^^ y.al iy.xO'.^îv è-'t Gpdvou • xai evi'I/av aj-oj to'j; -r^ôca;, '/.al 7:apiO-/;y.av aÙTÛ) TpaTicl^av y.a-' tci'av, Giéx', 'I(Oîr,si où cuvfjcOiïv \j.izx twv 'A'-yu-Titov, oxt SoéXuvi^.a r^v aùxo) ToijTO. Kal àvasXé'i^a; 'Iwcyjç l'os -Trapay.'j-Touîav Tr,v 'AîîvéO, y,al Xsyî- "^«Ï) Il£VT£9p-^ • « Ti'; â^-'.v •?) Y'JV-Î^ £y.e(v/] ■?; è::Tcosa èv tw j-cp(ô(.) 7:00^ Tr.v Oy 10 p(Sa; àTîsXOitoj oy) àiib ty]? cîxîaç xaùxr;;. » 'Eçoêsi-ro yàp h 'Iwsr,9 Xé^wv * « MYjTrOTS y.ai xj-:-}; âvo/XrjOY) ;j.:i » . 'Evo/.Xouv "fàp ajTw zxzxi al YuvaîV.sç y,ai ai OuYa-épsç lôiv [v.îYtJ-avtov y.al twv zx-pirM'i zâsr,; ^"'1? 'AtYU7:"sy Toy %ot.\):ffift'n'. \J.t-' ajTOJ • aAXà y.al rSkKX'. Y'jvaTv.s; y.al GuyaTéps? twv *Aiyut;t£o)v ocai èOswpcjv xbv 'Ia)ar,5 y.ay.w; izar/ov i-l tco -/.aX^st aù-oj • y.al 15 Toù; irpscêcTç ot»; ezsjx^rov ■rpbç aùtov al yj-nX-z-tq [[j,s-à /puct'ou y.al àpvupbu y.al owptov '::oXuTiij,a)v] dc-é Jtpscpîv 6 'Iw!7r,ç/ [;,£'ià à7;ciX% /.al u5pîco; Xé"(o)v • « Où li/q àij-apTTj^w èvw-tov xuptcj 100 Oeoj %al tou -poswTTîu tou 7:a':po^ [>.ou 'Icpa-^X. » Er/^sv ^àp 5 'Iwîy;? 'râvTO-î ::p5 csOaXixwv tov Ôîjv, y.al 1 £-t y;;^ o/n. D II Ttîrj o?n. B || yjvxtzà,- om, B D 5yr, — 2 zzi i'-jj^v o»z. D 1| £/âAv;7x B. — 3 ■:zo'jr,p'}.] at nunc quo eam et me abscondam a facie ejus ne Jo* seph filius Dei me videat? quo fugiam, cum omnis locus sit apertus et coram eo lucide detectus, Cum lux quae in eo est illustret omnia. Nunc autem miserere mei domine Deus Joseph quia stulte locuta sum Syr. || vî/v oSv] xxl vîv D — 4 f/.il).ov om, BC\| Tov om. G — 6 dTô'/.Qvj B D || x.xt 2° om. C || l/Mr, A 7 l'vtixv] è-)r,'{'xro D 1| TOÙ; Troôy; kJtou D || kÛtwJ «ûrôiv G — 8 'Iwt/j-j o?>î. B D || AtyuTTTÎwv] + Ôti Sùî).u-/y.x v^v aùrii B C D Sî/r.J + toûto G Syr. Il zKt àvzSy.iiaj- 'Ais-jiO om. B D — 9 'Iwt-^-jj] + ad turrim «Syr.] |1 ïSs 7r«p. r-iv 'A. o?n. -S'î/j;. j] Aï'ystj s?;rsv B D |1 Ui'jzs'jp-ô] + zzi ttSti t?iv uuyyî'vsiav «Otoî» ^î'yojy D — 10 Tl'î i'jzi'j-Oupiàx om. Syr. \\ r, 2° om. G || O-^soV^] ao^lxoM B D. — 11 ffoScîTO yzo é 'Imj/î-j-J o!5Tt £-^oS/,7w 'Iw7/;v B D cavebat atque impediebat Sijr. \\ j.iywj-ij.oi Om. D II /.xï x'jTv:] ne ulla fœmina Syr. \\ ivoyj.viT/i] ad se adpropinquaret neve post se sequeretur Syr. — 12 èjiyy.oj'j] oii-zt i-jôx'j.o-j'j B ozi î\>i/)oj\i D || -z^zt «i yuvai/.j;] multae .5C o>;ï. b 11 z«î ~o).).xi om. G || OjyaTs'sîj] + twv //.îyts-rxvwy D II ocra j] w^ C 16 7r,s3ïêît;] TrsàjSîtîj; G -sfiëui «jtwv b (I oZi om. D — IG é'-s/z-ov] eîzttîtts tAov D à7i37T5)./,oy B 11 xi yu'jxïy.zi om. B || xpj^iou /.xl xpyjpiou om. B || //.îTà xp-J^iou TO/JTi>wv o»i. 5yr. — 17 -o;.yTt a«v] + zai B D || x-inzpvjiv] xvri:tîij.rzvj D -J. jjÛtk B D II 0 om. C 11 GSpswç] -t/stx,- G i| ov y./;J oû^ B D — 18 Ô£()i] + 'l7,îa/;;, B D |1 zat Toû itpoiÛTto'j om. Syr. \\ zoù -poT&jrrou 'IxzwS toî/ -y-pbi x'jzo'j B D -i- 19 Trpo S'j»95(A,«wy 4t;jîy ô "lw5/j'j> zat iu.iij:rr,zo B D. — -18 — i\j.i[j.rr-.z iv. Tiov ivTS/.tov -yj r.x-^c: œj-zj ' ïhi';v/ 77.^ rs/.Axy.'.; v.v. èvcj- bi-.i: May.ô); Tbv 'jîbv xjtoj 'Itorr.ç; y.ai T.inx: tsjç'jÎcj; ajT;j ■ «jAxca-rî, T£7.va, £a'jT;ùç àjçaAw; à-b Y'jva-.y.b; à>,/.iTp(ar -r^j ;rr, y.z'.-iuYir^zv. xj-r„ ■?, Yas y.O".v(Ov(a aùrr,; aTw/.î'.i iz-: v.-ai ciaçOciâ ». A'.à tîjts eIzev 'Io)rf,s • ^ a 'A-îAOiTio cr, 'fjvr, b.i'.rr, iv, r?,; c?7.(x; -raûrr,;. » Ka\ eT-ev aÙTw n£VTcopY;c • « K'Jz'.i y.sj, iy.EÎvr^ r,v swpay.aç i^Tw^av iv to) jTrîpo».) ciy. Isxtv à/.AiT:Î7., aAAà OjYâTr^p r//(ov èsTt, ;j.'.70j'x Triv-ra àvica, y.a- cr/ siôcxy.ev a:j-Y;v zwzCTE àXÀs; àvr,s ît irr, cj [j.cvc; c;r,[;.£pov • y.a\ s- coÛAr,, y.jp'.E, èXîûcîTa'. 7.x\ r.pozoL^(optùzz<. cci, c'.ct'. r, Ouvâr^p r,[j.Giv w: àoeAçr, cou Ist'., » ^^ Kal è/âp'O 'Iwsr,9 /apàv \).v;i\r,'f z^iopx^ z'.iv. v.r.i IIevtîçpy;; ct'. zapôévcç £St1 [X'.^iJ^x TrâvTa avec a, 7.a\ eTttev 'Io)iy;9 tw IIevteç:?, y.ai tt, Y'jva-.y.t ajTSJ • « Et %^(â-.r,p u[;.o>v egxI y.al zapOévoç Orâp/î'., r,y.£T(.), c'.:t: [VIII.] ToTE àvécr, -r; [j:r-.r,p ajTr,; £?; t: GzEpwcv, y.a"; r;(X'(z. Tr,v 'Ase- l-j vkO r.zzq Tcv 'lo)rf,9,y.x\ £'Z£v ajTr, Il£vT£ç;pr,ç • « 'Aszîsa'. -bv (ZoeXocv ccj, C'.CT'. y.a\ ajTb; -apOivc; èaViv co; y.ai cj zi,\j.tzz'/^ v.x: [j.'.zi^. r.y.zT) 7'jvaTy.a à/vACTpîav w? y.al cj '::âvTa avopa àX/iTp'.cv. » Kai eIttev 'AcEvkO Toi'ItosTiÇ • « Xaîpi'.ç, ySi^'.t i\t\z^(r{\}.b)t to) Oew to) u'I/ts-w, » Ka\ EÎTTîzpb; xj'rjV 'Io)Tf,ç • « EjAC7r,7£'. C£, v.cpY;, Oec; 6 ^loozs'.wv Ta r.Tr.x. » Aé^e*. cuv ITEvrEcpr,? rr, -*^ Éa'jTO^ Oj^aTcl 'ArivéO • « \lpizi'/J)i ■/.'/}. z'ù.r^zz'i Tbv àcEAç-bv zz'j ». 'Qç oJv à-Y)AO£v 'AseveO 9'./v-?;'a'. Tbv 'hor/js, èrÉTE'.vEv 'Iojr};ç. Tr,v "/cTpa xj'Z\j Tr,v 1 ait 0»!. B II aJToi] + oiirt D II /is -o//5!ztî zat hojOi-:ii om . D 5?/r, — 2 roJç uioJç] TOJ; ào5/ïoJ; D — 3 rî'zvsc] -rs'zvia D 0»î. «Syr. || àîVK/dii] W/yçCti B D II 9cJT-^1 a.\>-f,i C o.'jz'ji-j D II ô yàs xoivwvta «Jr/; j om. B D — 4 à-îi/sia] + yàs D — 5 ôo] O'in. D 0 vj o»i. A II i/ii-jr, om. C |l rxJTv;?] aCri;; D (| tlr^VJ aJr&i 0>/!. C || b Il£VTîvp-^; C — 6 y.Jcd ij.oj] om. Syr. || ,v.5j o/». B D || i-:-zC>nv.-j om. B D — 7 ïîTtv] + T.xpOvjoi B D I) â'vo^sa] + peregrinum Syr. || zstt àvy;p â/io, oj/^ t'J>py./.vj «Ùt/;v -ôtî d — 8 Tzû-ozî om. B \\ /J.ivo'J D II îv;y.ipov] f oiiri Oj-/iTr,s r,iJÛv ettï izypôi'joi C II zj_5t5 07JÎ. B D Syr. xùpioi A — 9 «t] « D nobilitatem tuam Syr. \\ ôtsTt] S-ri D II v^/zâv] + Eîri -xpdi'joi C jj w; o>». B D «Syr. || sîrt] îîTat A C >~ 10 c-jiopx om. B D U ètinl ^'' om. D — 11 {i.'.'jryjix TrâvTX âvopsc o»î. 5l/>'. Il TôJ IIîj- Têpp;; zzt T^ y, o>». 5î/r. — 12 «vroD] + /r/wv D II zai :rap9ô'vo; \j-'}.pyii otn. B D + et omnera vivum peregrinum spernit me non vexabit Syr. || v^zï'tw] E/Sâroj B D + ^/; B — 13 Mi)-^-^] propinqua Syr. \] rV^] Toi C 14 tôt;] xai B D || avr/;;] Tô; \\7î-jéO B — 15 KJTÔ o»î. D zai £?-£•.- IIîvtîv,;-;;; rv; '. — 16 y'A cv] ^^ot D H zsti //.i7ît-ù).).oTpiov om. C — 18 i\,'j.ù-/r.ij.i-iOi D — 19 y.oar, om. B D II ?o)o-otwv] Çwo-oiviia,- B || /îyît Ky'j-i^ v.yX sF-îv B D — 20 iajroD Br/y.-rfi om. B D jj r.'Jj'iù.'J'j'j B || wj oCv] zai wç BD II à-^;{/iv] 7r,:oîv-;(/5v B D — 21 ^Aj£V£(/ 0>n. D (I 'lw7v;s 0»! . D. — 49 — ^eç'.âv, y.ai ï(ir,v.v/ ï~\ tcu zrrficj^ s.ù-f^^ àvayi^cv twv oùo [j.a^OôJv xj-f,;; (•fjîav vàp 01 ij.acrOcl aùrr,; r,c-rj sstwtsc ws'îp [j.Y;Aa wpaTa), y.al îî-îv 'Iw- GYji • « O'j/. hv. r.pozTf-AZ't hop\ OîOSECîT, s; syAO^'cT-ro) c-rcy-a-'. auTOÛ -rbv O^bv Tov î^wvxa, y,a\ èsôÎE-. à:T;v £'jXoy-/;jj.£vov wwy;;, v.xl 7:(v3'. zori',p'.cv îjXoy'ï" ;j.évov xOavxsîar, y.a'. yz'.t-x: '/y.z\}.'3.-\ zj\z';r,'j.vH<) àiOac'(aç, 9'.Af,s7.'. y'j 5 vxty.a àXXoTplav, r,-:i; sjasv-^ "^4* CTCiJ-aT'. aÙT?;; sïcwAa vsy.pà y,al y.oisâ, y.ai âsOis'. iy. ~f,^ Tpa-é!^'/;; xjtcov àp-ov àvycv/;;, y.a\ ttivs». iy. ri;? !77:svcy;ç aÙTWv zorr;ptov ivsopx;, y.x'i yzU-xi /pîîtxa-'. àzwAîîx; • àX/.' 5 ot.rr,p b 0£S7£or,; 9'.Xr,s£'. -rr.v [xr'.izx ajTSÛ, y.a'i rr,-,» àosX'friV rr,'f iv. '.f,q ;r/;-:pb^ aùxcu, yat Tr,v às£Xcpr,v tï;v èy. ~r,z ç-'jXy;; ajTOJ, y.al rr,v vuvaTy.a rr;v cjy- lo "AS'.TSv XJTSJ, aiT'.vc; î'jXcvsjs', -Ç) cTcy.a':', ajTÔJv xbv Osbv tcv î^wv-a- b;j,c{ojç 0£ y.ai Y'jva'.y.l 0$c7£C£t sjy. Ij-:'. T:psr7;y.sv ï-tXr,::?.'. àvcpx àXXcTp'.cv, c'.ct'. 6BiXuY[j.â èîT'. TOJTG £vw~'.;v y.'jpîij t^j Oesj. -^ l\xl to; r-/.z-jzv) 'A^r/îO tx pY;[j.XTX TXÎJTX TTxpx 'I(joar,9, èX'j-YjOï; cséopa y.xl àvESTÉvxSs • y.ai lo; r,v 7:pcaxTîv(^0'Jsa tû 'I(oc;r,9 âvEorfiJ-évov tôjv oc.6aX[j.(.ov aù"f,ç, è7:X-r;sO-r;cxv 15 Sa/.pûa)v. Kai icwv ajrr;v 'Iojrr,9 cay.pjousav r,Xé-/;7£v aùr};v -jocîpa, c'.ct'. TjV Trpxoç y.x\ iXrrjacov y.x\ ç;s6o'jaEvo? xbv y.'jp'.cv. Tît£ £~fjp£ -:y;v */,£rpx x'jTcij xr,v o£^'.àv âzâvoj t-^ç y.îixX-?;; ajxr,;, y.x'i ilr.t ' « K6pi£ c 6£c; xcj -x- xpôç [xc'j 'lapar^X, 6 j'^'.sto;; y.al ouvxxs? Ôîi?, o v^wczc.rjcx? xà zâvxa y.al y.xXéax^ à-b xoj cy.oxou; ci; xb swç, y.al à7:b xr,; TrXâvY;; c?; xr,v àXr,0£iav, 20 y.al à-b xsij Oavaxsu £i; xr,v ç(j)r,v, cù y.al xr,v TapOévov xa'jx'r;v î'jXc"fr,!jov, y,al ua)G-0'/r;7c;v, y.xl àvx/.xîvtssv xjxr,v xw -v£'j[j.ax( scj xw i^io), y.al ^xvÉxw àpxsv ^wî;; si'j y.xl --.éxoj 7:cxr,p'.cv £jXr,'(x; si'j, y.xl rj7y.xxap(0;rr;ccv xjxr,v 1 zaï 'é9r,/.î-zzr,So'Ji ujzr,^ om. C |1 ■j.j-j.u.i-jO-j-'jio'j.X'j. Oui. B CD iiiter duas mammulas incipientes Si/r. — 2 'Iojtv;-^ om. B — 3 -po7/;x£iv D -ço^sy/i^-i\i B (| o;] i)^ D |1 ro azôua. D || riv é/îov tov] £y D — 3-4 ^w/ii-î'JJ.OY'iyi'-'v om. D — 5 ypisy.u C || î-J- /0-//;,a£VCkj] i'j/.oyr,y.î'jO'j A C — 6 T'Jj 7Ti//«Ti] rà tto/zz D || ujzr,: om. C — 7 ày;^iv7;ç] ulsyùjfii D de pane tbetido suffocati •Sî/r*. || et a libamine insidiarum bibit Syr. — 8 xpicaa. B D II 5 iv/;p i] àvos B D — 9 T/iV ij.r,rip:t. xÙtoj cm. Syr. tt,m sz t'^ç /j.r,Tpbç ajToD xat ry;v àoî/.-^/jv om. B D — 10 vj//;; aJTOù] + zat t'^î ïvy/îvîta; v-j-rnii Y) \\ T/;v ^Jy/.'jiTryj' r/jv îi^ O('zov C — 11 riv i" et ^^ 0/n. D — 12 Si 07)1. BD — 13 y.-jpio-j om. B D — 14 rcf-ùrci -xp-j. om.. D || -zpà 'loji/;» om. B — 15 -iOTarivi'Xcivîa] Tipoarïvt'ïojîa C àrîvt^ovîa B D || zat £7r/.7Î75/;Tscv B D — 16 Suxp'joiv] + ot i-jdx'/./jLoi auT/;; B D II tocôv] t'oîv D J] oazsjo'jîav o»l. B (( zs:i y,/î/;5ïv B D — 17 oiirt r,-j ~p'2oi^ y.Jpio-j -ori om. D 11 totj] xai B D — 18 u-v/\ + «ûr/; D — 19 xai io] i B D 1) Sîo; owi. B D potens Jacobi Syr. — 20 /.-A à-à tô, -/âv/i? st; t/;v à/,/,^£!av om. B C — 21 îv zat T/iv -updi-jo'j tx'Jt/)v î'j/oyv;îov] xùpis aùtô^ »o&)7iot/;50v zat îû/sy/îTO"'' "ov ~. T. D. — 22 ccJTfj'j om. B D II Tw «yi'jj om. B «Syr. Il xxi sayÉTw acrov Çoj-^^ îOJ 0//i. B D. — 23 riji /.oytxç D II 70J /.ai Tvyz. x. t. y.. îoj sv o»l. B D. — ;u) — -M Xaw ss'j sv èHéXsra; zplv vîvÉaOa'. Ta ::iv-a, y.ai stseXOéTw îî; TrjV y.a-âzaucîv acu r,v Y)TCÎi/a7a; t;'.ç £7.A£/.t:T; tcj, y.al ITriSâTO} h -r, aitovt'a cs'j uor, £i; t'cv aùVjva yzi>z-/. » [IX.] Kxi i'/i?''; 'A'svsO èzi T?, z\j'/.c-;'.-x t;j 'kocr,'^ '/.zcàv \).v;y't:r-t z-jz- 5 c;a • £i-a is-ijss v.al àvriXOsv s?; -:b O~îp(oov aùr?;; TTsb; iauTr//, y,x\ -étttoj- y.£v è-t r?;;y.A(vr,; ajT?;; x-Osvcj'tx, z'.i-\ r,'f h xjty; /apà /.%'. AJ—r; /.x'; iccoç zsAj; • y.x; 'ioptor z'j-iv/r,z Ôk r,v.z'jzi -.y. zr,[j.7.-x taj-a •na;à Mi.j'r.i, y.xl ('>; ïiSi:r,zvi xjty; iv tw :v:;;.7.t'. tcj O^cj tcj j'Vi^JTS'j. TcTî ly.Aa'Jîî y.Aa'jOjMo ;j.:-;aA(;) y.ai rr'./.cô), y.a'. ;j.£T£v;£'. i-z "lov Oïôjv xj":?,; 10 ibv £7£C£-:v, y.al £?owAa)v ciç T.zzzùy/br,zz, y.al -£p'.£;x£V£ tsj Y£V£îOx'. £sr£- cav. '0 Ci 'Iiorî^s £ç.7.-;£ yal ï-'.£, y.x\ £Ît£ toT; r.x'.zh yZ-ZJ -zj -i^zx'. ~zu^ '(r.T.Z'Jz v.z -y. y.z\}.y.-.y. xjtwv, /.'v. y.jy./.zjra- r.j.zy:: Tr,v yV'. Ka'. £'"z£ li£v- ~.izzr,z T.z'zz M(orr;ç • « .\-j'/,'.zhr-(<) zr, ivTXjOz ; y.'jz'.i: [j.Z'j zi/j.izz-t, v.y. tw -3w. à::£'A£Jcr, rr,v zzz-/ zz'j ». Kx' £Î-£v 'kosr.ç. • « ()j"/(, aAAx àz£/.£Jîs;jLa'. 1.-) S7;;j.£ccv, c'.ST'. xjT'r; ïzz'.'i •r^ r/J.écx iv r, r,zzxzz z ^)iz: Trcr^sx'. râvTX tx /.-.'<.z\3.y.-.y. xjt:j, y.x'. ty; V.jica Tr, z'fiir^ ir.T/y.z-.zizM -/À-'l) r.zzz 'j\J.y.~, y.x; ay/.'.'OY;rc;;.x'. £vOxo£. » [X.] Kx\ wr £cy;/.0£v 'lo)7r,ç t?,; ciy.îxr, à-r/AO£ y.ai n£v:£2;pï;; y.al r.%z3. r, c'jvY£7£'.x XJTSJ £•; -rbv 7JSr^zzi ajTwv, yx\ y.a":£A£(96r, 'A^r/kO ;xcv/; 20 ;x£Tà Twv ,l' TTxpOévoJv, cxO'j;j.;jTX /.z; /.Ky.'.Zjz y. , k'w; oO ac'j î T,A'.i; ' v.x; CJTî oLzzz'i ïox'(i'/, z'Jzt 'jzmz ït.'.v), aAAx r.T/'M'/ 'vTTvî'jvTGJV xjTr, ;j.;vr, •^v '(z-ç;zzzjz2 /.y.'. y./,x(o'jsx y.x'. -xzxzzzjzy. ty; "/£'-;; tc st?;Oc; xùt?;; 1 i'v] v. B 11 £?e;.£?aç) 5?=;.^'^ A B C D elegisti i'yr. || yrA^eui] yîw/.O/.vzt B D || ■/.xi eÎ55/9£T&j-£//£/T0U cov owi. D || zKt ?/; Tirtd-xsîvov om. B — 4 -/xpicj //5/^//;v om. D II s-fioçx om. B D — 5 zïtx] /.-A D é't-îjt- /ai om. B || àvv^y.^tv] ù-f.j.di-j D || -,cô; ixvTviv oni. H D sola Syr. — i> «^.r^; on*. C D|l iv om. B C D || àii'îvovsaom. -Syr. — 7 cjj-zyr,: om. D II -ipii/j'Jr, uj7r,-j Oui. ABC eam repérât Syr. \\ y.xi i-*" om. B — 7 Torî] zai D — lO îiS'Ji'j.oi: A || zKt ùoùjot; 0(,- -co':'Ji-/(lr,-7î om. B i'^/r. 07; -zunw/fJr,-zi-ïz-iyjLi Oui. C et omnes sprevit et contempsit. detestata est et objurgavit &yr. — 11 roj owî. D |1 ?5i?at] rîviarî B D — IJ? £!; tz '/ly.Krz] t^j a-puccTi B D II cicJrû'j xxi zjz/ïi/sxi] 'i'y.v/xs sic à-£/.£V!ro«ai zxi /.■j/./.iJ'7'ji B D -S'y/'. -5îav tï;v] + -s>(v zai r/;v B D — 13 £VTai/«a Otn. B D — 14 ô 'lwçy;-v D || 6 o£ 'Iw5/;v £ï/; B — 15 aJT/; om. B C || -oir.'jxi] r.oiicj B II -xvrx om. B C — 16 /.zizu.x-zu] ïp-/u. B D il saavaTTSî'iw C + -z^tv D jl ûuâ;] viy.x; B — 18 zai i,:-oh.ia: om . B D II v.-r,yei om. D 11 zai] TiT£ D II -Olh'x om. D |; dixitque Piuiithar eiusque pro- pinqui : Etiam nos ibimus ad jus possessionis nostrae Syr. — 19 ajT&îiJ + 'x-IjIjqj D II -:ù] -00-: D 11 {KÔjr.'j D — 20 ?' 0>n. B D \\ -aîÔ£vcov] + a:7Ô; D II zai E>x6:,«»; zai £/;.x(5 D — 21 v-vovvrwv] v-vwïâvrojv D — 22 v-* y.îîyoïo-^-a] ij^'r/opû D e/îv/ssîv B — 22-2 zy.i //Zi5j7a-75V j-.io'jtoj oin D. — o1 — ruy-vw;. M:Tà lï -yZ-.y. Tri::-r, \\zi-iVi àzb tt,: •/.'/J.rr,: x^Tr,;, -/.y.: /.y-iîr, r,zj'/i)i: ~r,'/ -/."/.iij.a/.a i-/. ~o~j itztpup'j ., v.ai èXOojaa '7:ooç ~cv r.'S/M'iy. zjpt rr,v O'jpiopbv y.aOzJîv'j'av y.s-rà tôjv -riy.vwv x'jr?,r, y,7.\ î-îJaxsa v.x^kV/.v/ iv. rr,; OJpx; ty;v ciic.v tcj /.xiy-.z-.izj.y-.z:, v.y.: ïr'nr^zvi xj-r,'/ -i^zy.:, v.y.'. àvY;v";y,;v ;•!; t'i 'jr.izCiK'/ /.y.'. xzéOr,y.£v a'jrr,v ei; -.'z izxzzz. Ka; sifj' j cjTioç iy.Xs'.îs "riV OJsxv àsçaXô);, y.ai "rbv [j.cyXbv Tbv 7'.cY;pojv izÉOr//.Ev ajTYj èy. T:7>a7'!c'j, y.al iz'hxçz z-f/3.';[j.C) \j.f;y.'/M [j.i-x y./.a'j6;j.cy -oa- Acj y.x'. iJ.^YirTi'j. \\.v.z'jzy.zy. zï r, rxiOiv;; r,v r,';j.-y 'A'£vlO -api râ'x; Ta; -apOévcu; -bv ::T£va";;j.bv xjt-?;; Errsus;, y.a"; r^)fil t.zz: -r,w OJcav c'.'JTTvIsaca v.y.'. -y: %/.'/. y.: rrxpOiv^jr, y,x'. zitzi-i aj-:Y;v y.î/.Aî'.î'j.ivr,v. lo Ka\ Ôjç •f-/.pzizy.-z tcj 'TE-^a^y-iJ y.z\ Toij y./.7.'jf);j.;j Tr,; 'A'EveO sittev rirr, ïziù '.z-y.'J.irr^ • « T( -.z-'.., zizr.z'.'ii \j.Z'j, y.ai ïvx ->. rj r/.'jOco>zâ'^£'.r, y.x"; tî ïzz: -.z ï'iz'/'j.z'ji zz'. \ 'hz'.zz'i r,;j/v y.a; Z'jhrj.-J)y. zt. » \\y.'. ilr.vt \\zvi-J] ïzoi^iv/ z'jzy. v;-/.VA/,z:zj.irr, • « Ir^ y.sç-x/.Yj ;j.C'j £-£•.::■?; /,0e zcv;: tto/Jj; y.a; zxz-jz, v.x: r,z'jyy.ZM h zf, y.'/.îvr, [j.z-j v.x: z:x'ixzzr;>y.'. y.xl xtz'.zx'. 'j'v.-i 1j l'jy. Iz'/jju), c'.z-.'. r,cOévr,y.x àr: TrâvTwv \j.zj tcov ;x£).ôjv • zcpsûssO; oJv Éy.àcTï; jy.iov s?; Tbv Ox).7.y.;v xjty;; y.a'-. ivarajETO:, y.x-. s;j.£ £x?aT£ r,zz- ;j.£lv. » Kx\ m: y.r.r^iMz'i xl zapOivc. z/.izzr, xjtwv £?; tcv i^.iv Oâ/.a;/ov, xvÉ'Tr, 'Ajr/îO y,x'. r,v:'.;î tTiV Ojpxv zzj y.Z'.zhy/zz ajT?;; •f,sJ/o)ç,y.x'i à7:f,/v- 0£v £•; zz'i Ox/.xy.ov xjt?;; t;v Bejteccv czsu y;cxv xî 6f,y.x'. tcj y.îias'j xj- 2^ -f,;, y.xl r,/Z'.zz -.r;t y.'.cw-rbv XJTr,r y.x\ zlxzz '/'.zCô/x y.£;j.£/,xvorj.£v;v /,x\ woçwcr, :v £v£;jrx7: [y.a* £-£vf)r,r£v] ît£ àzéOxvîv c xceaç:; xirr,; c t.zmzz- î ZKÎ £/.ÔiD7:z -soi] y.'A r,JOilt yy.i zzr^/.S; -a;à D || -j'j.Civa.] 4* aJ">;; D pistrinum Syr. Il zxt iZçi. B D — 3 «uiwiov] molitrices 5yr. jj z-tjioi.r:^] ïz-vj-:vj ■/.%>. B D — 4 ^Jis:;] -y,r,z C H o£2:(v] oiîav C — 5 î(^" ci^roj; o»2. D || zsct ilV ojrw;-T:/.ayto'j om. -Sî/J'. — 7 -/sc/ît'ov B -'/.u.yii'j> D II i-zvjctyix'oj ij-i/vj C || //5rà z/avôyoî/] zai 7.j.cf.j9;j.'7t D — 8 -O/./Oj zai iJ.i-^i-:-oj om. B D II àzoJTXTX oè] zai r,yojii-j B D |l r.yi-r^zi'j C — 8 -aiic -'iia; rà^ T:xp6vjojç om. D || aJTOJl t-^^ "Aî5vî9 B rv;; zjpt'aî D 1] sV:r5Jï£ o«2. D ?,;,$£ B — 9 -:bi r/iv 9jîav o»l. B D || oij-:z-ji'7X-::c--ap6ijoj; om. B D jj aJrïjv] r/;v e/;;:av B D — 11 w; oj?z. B C II rr,: 'At£vîÔ] ajr^,- C et in his déficit codex baroc- cianus 147 — 12 £?w izry-iJ.ijr, ora. B D H rt; ^^rtv A om. B D jj^v] sot D II roga- verunt : qua re es vexata domina? aperi nobis ut intremus et videamus Syr. — 13 îoi om. D [I i-'l-joilvj D || tl-i-j] + a-^-rrj D \\ 'Aî£V5^] + aurai,- B -. 14 £7w- Ô£v OJTX om, B II oiïx i//.~/.'j.tiz!JiVjr.] /.=/liizti.i-jr, D || î"-£tï;;/.95] îtti D — 15 ZKt Saîj; or/î. B D II oiavxîT^i'jat zxi o>n. B D — 16 -WJ //i/./.iv «Oj d II -opvjizOi ol-^\ y.;;,i :t9:-v^v;.-î B D — 17-18 y.vA ■J.j'x-v.'ji-s'iz-ilio-j Bi'/rxwj om. B D Syr. — 19 roi zo(Ti;vo-r xvr/i; o;». B D Syr. — 21 -h y.iS'J.riOJ B D || s'iag;] s;vyï/z£ D II y.i/zvov D ;o-v'i5/; j + yxi oZrOi r,J o yi-wj ro'j ttîvÔovî avrôî zxt omittens *■■' t)- — 2:^ ZZ'. :T-:v$ï;Tiv] remittend. est pas t -s'jjziroy.o;, ut videtur. — ."2 — t:/.:ç. T;jt:v cJv XaciJ'x tbv /'.Tiova, r,'n';vl'/ xj-.Ï'/ il: -z-i 07."/,a;j.;v ajrr,ç, •/.ai i/.A£'.':£ r.i'L'.t âî^aXco; ty;/ OJsxv y.xi t:v i.v/\zt ïîxi.vi i/. ~'i,x'^[vj. ïi-.i ojv èr^oJraTC 'A'zvkO -.r-i rTC/.r,v ajt?;; tTiV cx-'."/.'./.y;v, ■/.%•. ivîcûsaTS Tbv y_'.Tu)va Tbv r.vib<:/,i't ^ y.a'. eautî tï;v «ojvr,v ajrr,ç tï;v yz'j':r,w, -/.ai Tîpiî^w- s caTS r/i'.v(cv • -/.xi àzÉOETO rr.v TÎapav y;y-'-*'' "'"r' "/•'•^ap'.v ây. ty;ç y.îsaA?,; aÙTr,; b'f>.zUi)~ '/.%'. ~z S'.xrr;;j.7., /.a', ta 'i/ÉAA'.a àr: -.mi yv.zCyi y.al tôJv -coôiv tjtt;; à-stiOr, /.7.'. r.ir.x ïr\ tcj ècâç-ij;. Tcts LTiziii'. -r;t -z-.ziSr,') ali-rf,; Tr.v ïyXf/.~f;i y.X'. tï;v '^wvr,v Tr,v yzjzr,/ v.x: ty;v /,{cx;'.v y.x; t; z,'.y.zr,\j.x xj-t,:, V.3.'. ïzz'/jV/ x\j-.y. z'.y. -.r^z Ojcicsç t/,; ct.ir.z'jZTfZ zp';; csppxv -lï: r.irr,':'.. ^0 Kal eIO ojTtor Taxce rr/Tx; tijç OeoI»; aùrT;; tsùc "îv-:x; èv tio OxAây.o) xj - r?;r, TiJç te yz^-zu: y.y.'. xpY'jpij; lov cjy, r,-; àp'.0;j.;r, /.y. z-jyi-.z:'lv/ xj- -oj; £?; AE-TX. y.x'i spp'.'^Ev xItc'j; S'.à -f,: O'jpîc;; -tw/cT; y.xl cîc.j.év;'.;. Kxi zxX'.v iXacEV 'A^eveO tb seTzvsv xjf?;; tc cx''.>.'.y.b7 y.xi tx t'.t'.stx y.at TCij; r/O'jx; y,x\ tx y.pÉx r?)ç oxu.xaeojç, y.x't zx-x; -rxç Ojstxc tôJv Oewv xj- 10 Tr,ç, y.xi TX zy.î'yr^ -.z\i ziiz-j tt,; s-rrcvs-f,;, y.xl izz'.'lt -i-r.x z'.ï tt,; 6'jp(coç T-?;; c/.ET:;J7r,; -pb; zzzzti S'.z /:jz'. cpcoy.x. Kxl ;j.etx txjtx eXxse tTjV cÉso'.v Tf,; -izzy.z_ y.xi /.yrÀyivi xjtï;v È7:\ tsj Ècx^cj; • y.x; ïtO' sjto); E/.xiE zx/.y.Z'i y.x'. -Ep'.EwOj'^aTO ty;v c::ç.'jv xjt?;; • èçéajte ce y.xl Tb È[j-ac- y.'.iv -z\j Tp'./oj'xxTo; Tf,; y.Eç.x"AYi; xjty;;, /.x; y.yr.i-xzz -izzx/ i-xvo) rr,; 20 y.EçxAf,; xjTf,:. 'V-É'Tpo)'E SE y.7'. eÏ; Tb Ecxç:;; TÉçpxv, y.x'i e-e-tev èttxvco T?;; TÉ-^pxr, y.x: Èf:xTxs::E t; ctt/);; xjt?;: zjy.vwç txT; ytzzh aùrr^ç, y.al i/.'/.x'.i T.'.y.zCiiz TXTxv Tr,v vjy.Tx ;;.etx z-vtx"\}.z\j ïmz ttcw.. Qc ce àvÉsr^ 1-2 r&irov -îz -/«/tij o>?î. B D quem vestem tunebrem cura accepisset portas caute clausit Syr. — 28 ziri o3v] zxi B D — 4 «OtÔs o>h. D 11 rov -/^i-zwjr/. ■zoj ■âVjOi/.b'j^ zr,j fj.i'j.y.vja.j B D. — 5 /iyojv r/;v /.iôupvj om. B D iSyr. || ô/yoïw; OW. B D — 6 à-o] £z D 11 zzt Toiv -cocôv o?>t. B — 7 aOr^^-joàious o»i. B D || rir-: /.KuSxvsi] zai l'/aêî B D + -S^kv — 8 zai t/;v ;ûv/;v-ôw5/;«5« «Ot^; om. B D — 9 Tli ;5/£Tr. TT. ^opsù-j om. B D || loïi ntjr.tsi. om. Syr. — 10 tlV oirwj om. B D II T5J; ôjzui-Ou.lv.iJ.û ySjzli om . B D — 12 'ipsilvA ïow/.ij D |j otà r^; 6'jpiôoi om. B D II y.ui o-ojj.ijoii om. D || -zuyoU /.. o. om. Syr. — 13 -^-y- /tv om. B D — 14 ZY,i oxu.v.)i'jii om. B D — 15 îtiôvovj;] + aJrôiv D — 15-16 rr^vra T6(,- y.uzi- fiP'MiiciVi II T^,- ,5/--oJî/;î -_so-- ^opsk'j om. B -Sî/)'. il zjît] canibus alienis dicens : non expedit hune cibum impurum ac foetidum canibus domesticis dari sed alienis addit Syr. — 17 zr.-^ zi-.pv.'j zf.i oiçpi; B H /.uzixnj'] /.-j-zi/piii D II '/.■jzr,-j\ zr,-j x£-j,a/./)> xjzr,i D II î-t zau iox-^oji otn. D irri ro ïàx'fOi B |j îî^i' 6>tw; om. B D — 8 îêâ/îTo D II îiîÀjTî oî zai] zat à-£ê«;.=To D — 19 roi zpix'-^>y.xzoi om. D 5yr. 11 /.'j^zî-Ù7xzo B — 20 îTiâvw T-^î x£»a/.ô; u^zr.i on. B II v-c'sTpwcs-Tô'^pstv om. B — 19-21 zai zar£-s:T5-rô,- zi-fpx; oiii. D —21 rair ojîi xî.=^''' D omittens xùzf.i — 22 ii; oi Uyi':zr, Arivàii orn. D — :33 — 7:*/;Xcç £7, TÔJv oay.pûwv a'jTr,ç, £7:£7£ -âX'.v iz'i -îîswttsv £-'. Tr,v TÉ-f pav £0); ' £$'J 2 r,/-'.:;. Oj-rtoç sjv izy.r,7v/ Wsîv'îO t7.c £-t7. r/zicar, ;;.r,c£ [XL] Ka* TT, i^oir, rji^ipa to; i-^t/t-Oi opOps; y.x\ iXâXo'jv ^à "dpvîa riir, v.x'.ô cl y.'jv'îç 'jAaTTSV £z\ xcù; B'.sc£'JGv-:aç, àvvjt'jzvj Wzvàf) ;;.'.y.p;v £/. toj èczig'j; [y.a\ TïjÇ TÉspaç] 0 0 r^v £Z'.y.£'.;jivr,, B'.ît'. r,v y.£/.)-r,y.j{a 7s;spa y.at zxpa/.z/.'j- [xévr; tc?c [j.£A£a'.v iy. ty;; -o/./.r,; -:az£'.vw7£(.)ç • £y.a;j.£ 77.0 'AîevIO y.a'i i/.'.-;; (!/jy/((j£ /.ai è^£A£'.-£ -f^ ^s/i[j.z: aÙTr^r, y.a'i Act-bv à-ETpio'/; zp;? -bv toÎ/ov y.abîsaca jTTcy.âTOi r?;ç 6up(co; -y;ç cA£-o6sr,; Ttpb; àvaTOAi; • -:y;v Se y.esa ■ 10 ay;v ajT"?;; ivicaXev £•; -rbv •/.oÀkOv auTr^ç, ■::A£ça7a tcùç oay.TÛXcj;; ajTY;ç twv /_£'.pu)v i-l Tb YCV'j Tb G£Ç'.iv • y.a^ -rb z-.i\J.j. xjrr,r y;v y.£y.A£'.s;;.£vov, y.ai cl/y. r,vc'.Ç£v ajTb iv Txtç ï-'.'y. Ti'j.ipx'.: v.x: iv t7.Tç ïz-.x vjçI ty;; Ta7:£'.viô^£(oç 7.j- tï;?. Ei-£ 5k iv TY) v.xp^ix ajT?;ç, tb CTCij.a ;j.r, à'/zizxzx • « Ti z;'.y;s(o 1^(m t, Tazî'.vr,, r, roi àiréXOto ; -pb; t(v7. ck Ac.-bv v.x'. v.x-x-yj'^io, r, -(v. AaAr,cto 15 £7(0 r, TTxpOÉv;; y.a"' cpsavr, y.x": £pr,[-;.:ç y.a'i £Yy.7.Ta"/.£"A£'.;j.;;.£vr, 'j-z 7:âvT0)v y.x; y.£[r.rr,y,£vr, ; IIâvT£ç cOv ;x£;j,'.'Y;7.a'{ ;j.£, v.X'. 'jv tij'O'.; y.x- b ~x-.r,p [j.Z'j v.X'. r, [J-TiVr^p [xcj, o'.b-'. èî$£A'jrâ;j.r(V toj;; 0£il»ç ajTcov y.ai à7:wA£sx y.ai BkSioy.x ajTO'j; 7:£vr,7'. Tsîi £ÇGAsOp£'jOv;vx'. àzb tô^v àv6pâ)za)v. E[z£ ^àp s T.x-r,p [J.Z'j y.x'. r, irr,Tr,p ;;.i'j • cjy. £st'.v f,;x(jjv 0'jy^""1? 'A'iviO • àX/.à y.a'; '-O T-.xzx r, Tr;';vjz:x [j.o-j [j.z[j.'.zr,y.i [j.i, y.x: -x-mz àvBptoz;*., siiT'. tij; Ozjj; ajiôJv £'!; bAîOpiv o£0(oz.a. Kàvw ok [J.£[J.(sr,y,a TtivTa àvcpa y.al -âvTacTCÙ; li.vr(î;T£'jî[X£V3u; ix£, y.a\ vDv èv ty; Ta7:£'.v(î)G£[ [^.ou xajTYj jTrb ziv-ojv ètj.'.sr,- Or,v y.ai £-'./a(psj7'. xy; ÔAt-i/î' [j.su. '0 ck y.jp'.o^TOJ Suva-rcj 'lw3Y;9y.a'' 9£b; [v.ztl T.xT.x^ Tv'j; G£6six£vî'j; '.x ilzLùKx, c\.iv. ôcb; Lr,A(o-:r,; èsTi y,a't çoc£- 25 pôç, wç r,xo'J7X, £-1 zâvxa; ts'jç sîcsyivju; OîS'jç àXAiTpivU^ • cOîv y.x\i\ 1 /y-i /,v] zai t^ov v-,v D ecce -Syr. || /.ui ccji'iTi) B — 2 xat ïttîîï B D || 'yj D — 3 oi-w; ojv] zz'. rj{jz'jii B D — 5-6 zKt lyî'jîzo TV7 oyàô/j 'fiy-épx xxi âvîv£v5£v B D et prima luce diei octavi vox avium coeli audita est et canes eos qui praeteribant via latraverunt Syr. — 6 //tzpiv om. D Syr. — 7 èoz-^ou;] + oj y,'j ini./.îi.y.vjr, D ornittens /.set tôs Tivpxi || ûi /iv] o'jz v> A |) y.î/.)r,/.\/ix 'y-j.iôpc/: /set o»»,. D — 8. 7r5tpa/â>.u/y.5v/)] Tzxp/iy.éyoi A ■;zxpx).z).oifiiyy] B || s/.x/j.s /.-'*.. om. B D — 12 x5/./î(T//.5vov] + et parcus fuerat cibus -Sî/r. — 14 h T«:rîtv^ OHz. Syr. — 16 .-to r^i-jT^ij zai //.. (9»i. ^S'yr. — 20 ■:iu.ir,o u.om y.y.i r, }t.r,-i;p //.ov] pa- rentes ac propinqui Syr. — 20 v./'/y. /.'A-v'jfi puiv.r.<. om. Syr. — 24 At dominus deus pTceUus et validas Josephi sapientis Syr. — 26 K//OTfiîvî] opéra manus hominum Syr. — oî — \j.z\).'.rr,/.vi ï-.: ïziîizhr;i î'iiw/.a -ii/.zï y.r. •/.m:,-/, /.r: r^V/.i-'r'.r -ij-.i • i'i't! ivT'^yi 'i~y' iv. ~'r,: Ojîîx; ajTtov, v.y.: t: 'j-iij.x \j.yj rjX/.s'pîojTa'. à~o -f,^ 'pxr.ilr,: xj-.wi, •/.%'. "Sri. izv. ;;.;•. SK\i:r^ y.jp'.iv Tbv Osbv t^j ojpavsj, Tbv •j'!/'.7TCv y.z'. ■/.z'j.-.x'.zi TOJ yyixzz'j 'l(i)rr,s, ir'./.a/.i^aTnx', s'.;-:-. è;j.'.âvOr, Tb T) j-iy.a ;j.cj iz'; -.un hjz'.hYi -.wt v.zùù.wi. ^ \/:'r{/.z-). z't -'Si'lwi '/.i'^i'/zi.f/)'.v:; iz::. /.r: hùz Zùr/, v.x: Oîb; £AiT,;x(i)v, y.ai 5{/,T(p;;.wv, y.a\ ij.ay.p£Oj;j.s;, y.a'i -i/.jé/.î^;, y.z'i i~'.vy:r,ç^7.x\ '/r, /.; • ',".^c;xEv;; â;xapT(av àvft^^wzsj 'XT.f.-ryj, y.x: \).xi:.z-.x iv à-f/S'a x\i.x.z-.Tiz^>- ■:;r, y.a- ;j.r, è"/.r;//ov àv;;j.{7.r iv y.x'.pô) 0"/.'!'l/£(o; àvOico-Cj TîO).'.;;.;/ivjj • H» AC'.-bv Ti/.'^rrjTto y.àYÔ) r, zxr.v.-rr,, y.a'-. ïz:zzzi'l(i) r.zï: xjzi'/, /.y.: J.rzx- z,tj:z\j.x: iz' x\jzi'/^ v.x'. i:z[jS/.Z';r,zz\).x'. x-j-.mt.xzx: zxz x\j.xz-.'.x: ;;.0'j, y.xi iy./£(.) rf,v lir,zi'/ \j.zj It.' x-j-z-i, y.x\ ï'Lir,zi'. [j.i'j rr,v àO"/,'.i-:r,-a. Tî; 'p-z Z'.zi-t il ylfi-.v. '.r^t -x-v:n>)z'':i [J.zj -.x'j-.t;/, /.y.'. rr;i ipr,;;.o)''.v -y;: i/r,; •Vj/r,:, /.a'. c^/.-:;'.:y;s£'. ;j.£ ; "0'i/£':x'. oi. y.7.'. -.r;> zzzy:ii<.y:i -.r,z i\yr,z -.x'/.x:- v^ T.Mzixz ■/,%: r.y.zfivi'.x:^ v.x'. 'jr.ipxzrJ.zt: ;;.;'j, c'.:t'., (o; ày.iJo), aÙTi; £'"'. TrxTr,;: cpsavôr/, y.a- -:£OA'.;j.;;iviov -xzx\j:J)'.x^ v.x: tcov c£$'.or';/Év(i)v 6or,0:;. 'A/./,' sjv TOA-^rfi-ro) y.àYto r, -.x-v:rr, y.xi 6zr,ZM r.zzz xjzz'i. » !;-:£ àvictr, 'As£v£f) x-'; t:j -;{/.;'j c'j iy.xOr,-::, y.x'. àvcpOcôOr, iz'i tx '[zix-.x xjtï;: -s';; xvxTi/.xç, y.x'. Tcliç :ç.Ox"/.;j.;'j: xj-rr,; à-£c/.£'!/£v s^r 'iv sjcxviv, y.x-. 20 àvcîçx'x t": z-.z\i.y. y^jz^z £iT:£ 7:|;bç Tbv Oî;v. — [XII. ^ Wzzzvs/:r, y.x'. tzz'j.zi.z'ir^'.z \zv,ih. — « Kjc- z ^)ùz zûyi z:- y.X'!(.)v, ; /.-Azxz TiJr xifovxr, y.xi 'lj.-)Z';z-)Cn. Syv . — 4 /.'A yi.y.-:v.'.'jj - . ô. X'jtzr/^ om. Syr. — 10 r, z'j.-^ttvjr.oni. Syr. — 14 o Ii-z'j.i.-'mo J'^i otn. Syr. — 17 r, -y.-irjr, om. Syr. — 18 ztto to!/ zoiy/yj-u'jry.zom. Syr. — 20 âvoiîajy.] Et Aseneth ad fenestramorientalem surrexit et manus ad caelum sustulit, metui t autem, ne ore aperto ad Deum excelsum loquatur et nomen sanctum memoret atque vocet. Et iterum conversa ad latus j)anetis fenes- trae orientalis consedit; et faciem suam verberabat et pectus manibus percutiebat dixitque in corde suo os non aperiens : Ego sum imbecilla et orba ac solitaria, cujus os sacrificio et vanitate deorum Aegyptiorum, meorum popularium.inquinatum est; nunc autem his lacrimis et cinere et pulvere htimilitatis animi mei poenitentiam peccatorura meorum agens, audeo os meum aperire et nomen sanctum dei mise- ricordis implorare. Et si dorainus de me iratus me castigabit, ille me possidebit, et si me prorsus verberabit. mihi medebitur. Alque ad caelum conspiciens lum primum ossuum aperuit et ail: Syr. — 21 llpoz-zj/o As. Bat. h Syr. om. — 22 ôi- y.'j.io>j~_ 'Awj'.yj B D Syr. \\ o xTi7a.:--y.vTz om. B D|| oo-j; -y.'.rj B D -v5/;v /zt ?'-■/;> IJ 23 -âîv-.-îSj om. B D II ii,y.yv.y'j>j\ iliji//.y.~ B D |1 'y.iç.y.-:y. D. — oo — -oj 'jBaTor, îi-tive; oj î'j^'.z^r^zz'r.v. xùJ tlzh ho: té/.I'j; zi'.suvrsç ts 6ÉXr([xâ3cu, B'-iTt su, y.jp'.s, si-xç /.a\ -Tj-y. •(i^(i'i3.zi, •/.ai 5 Xi^oc s jiç, y.'jpu, ÏIo)r, est'. -ivzbY) zz'j twv y.T'.îtj.xTwv • ~pi^ zt ouv /.a-asôÛYo), y.jp'.î c Oecç [j.o'j, a-'c tij vuv, -pi; zz ■/.tv.zi:z[j.x'., vjjp'.i, y.xt 7c": i:z\J.z}.z^;r^zz- 5 ;xa; Ta; à;xx2T(a; [/ij, -pd; S£ tTiV oér,::'!v \j.zj iv.yio), lizzz-x, v.x: ^cc; Zz xr.Z'Axi.'ybiù îà; àvc;j,(a; [j.îu. ^v.zx': ;;.i'j , y.6p'.£, çsïsa'., r.;":'. ':'. •fil^-aptov zoWx, ifViiiTfZX, r,zicrfZX, AîAàXr/z.x àppr,-a -/.ai zsvr,pà £y,û)7:tcv cz'J ■ [J-î|;.(av:a;, y.'Jp'.£, tb stiy.a •;,î'j à-b twv B'jsuov tûv î?owAwv tûv Ar,"J7:Ti(>)v, y.ai à-; tr,; Tpx-éïr,; -rwv f)£wv xjtwv • r^'j-apTiv, y.jp'.î, èvw- 10 -'.:•/ zz'j if,'j.xp,-.z-/ , h ~i -;vw7î'. v.x'. x'^'tzlx r,ziôr,zx ztîrz^zlzx v.zisi\x v£y.pà y.at y.wçâ, y.at ojy. £'![/i à;(a àv;î;ai iz z-i\i.x ;j.S'j "pd; ctî, y.jpic, h[M r, àO/.îa rVssvkO Ox;âTr,p OîvTîçipY) tou iîpio);, ■?; -apOévo; y.ai Jjaai- L'.zzj, f, -;-:£ siîxpà y.a'. OzEpr/^avc; y.a'i ^■JHr^vz\JZX vi -m ti'lz-j-.m jx^j -m 70- v'.y.ô) j-'îp TrâvTx; àvOpojzu;, vuvi c'î ipcavr, y.xi ïzr,ij.z: v.v. b(Y.x~x'Kt'/.v.[j.- 15 [jiv/; àzb zivTcov -ôiv àvOpcÔ7:o)v. -si -pojoEJYw, y.jp'.E, y.x'i cro: zpiî- çiépw -r,v oérjT'v ;j.ij, y.xl zp;; zz y.£y.pâro[xa'.. 'POsaî [j.£ àrb twv v.aTao'.u- y.cvTwv [j.î, 2£jz;-a, Tipiv ae'.sOô) jt:' aÙTcov • C)z-zp '(xp 7:7.'.B(sv y'c-j.z-) zzîz-j\).vii-i -'MX zzj';z'. r.p'z: tbv t.xzzzx xj-zj [y.x'i rf,v [r/;':£pa', b 0£ Tarr,p £y.T£'va; Ta; ■/£Ïpa; xjtoj àp-i^Ei ajTb zpb; Tb z-ffio: ajTOj, cjtio y.a; 20 sj, xjpii ;j.G'j, ïy-iv/é'f zzu -xq àypâvTOu; y.a't zzôtpxz '/îTpaç £-' èjj.k w; TcaTTjp &'.X5tc/.vo;, y.a'i xzr.azôv \j.z iv. yv.pzq toj v5r,-oij sy.Opoj. 'looù yi? 1 i 6i'ji om. D II £-! Tù-j iiày-ofj'] + super dorsum venti Syr, — 2saxa non mer- guntur sed super aquas ut folia feruntur add. Syr. — 3 owi-ù.ti'o tov vî/v om. B D — 5 y.y.i '70'.] OTi D — 6 Trpi? ts t/jv èîv;5!y-oî'77:0Ta ohî. B Syi\ — 7 -^îliat //oj-to'. o»î. B — 8 ■/jij.xsro'Pj + z'jatî >î//.«pTov B D 1| -o'/)x om. B D 11 'J.ii,r,-y. /'A om. B D 9 a-JT&iv] Ti)V At/v:îTtc»v B II zat y.Tis-a'jroJv o»i. D — 11 5v tî yv. z. y.yjiiy. om. BD — 12 vîzcz xKi /oj^âowi. -S^r. || Trsij jî] + 'i ^^/^z yjj.v.oto-j B D || /.Jpii om. D — 13 /; ke'/.i.v. 'kivjid om. B D Syr. \\ h/'A + svcOTTfiv îoj B D — 14 loêap-^ A || r, ■rriv.zHijrtzr'^o-z om. B D — H /.xi s.ôO/i-joii'jy.-x-jSpû-'jiJ om. B D — 16 î5t i" 3J A || îoi rrsoT^i'Jyw z. zai ojn. D — 17 7.t/.p'Xi,o;i.y.<--'jii 'jSj-:'jyj om. D — 18 oiTrrora-JTr' xjrojv om. B II 'jyj-io yxp] oiizi iyrit -poi lî xarâ-jijyov wj -îixioîo-j B II zarxsiiyw mj -cztotoj D — 19 vv;;r£Ov--j;£'jyîi om, B D || Kvroîi om. D (| i os Txar/iP-oiTCJ OHl. B D || y.y.i zr.j ij.r,zipx om. Syr. — 11 ro ït^9o; xJro'j] + et puer manu collum patris complecti- tur atque vires capit et respirât a timoré suo, et apud eum acquiescit, pater autem de concitatione pueruli filii hilaris fit Syr. — 21 y.oj om. D [| xypx-JTc-Ji xxi -JoSi- pxi om.. B II £7r" ïy.è (ûi-'^î/i-Tî/vo; om. D — ^2 -.iùirî/.-JO:] + zai ■.iùo's-opyoi B || â.pTtx70-j\ Uxp-x^Cf-j D II Toi/ voviTOJ o???. B D — 22 ioo'j yxp ',i: /î'ojv xyoï.rj- l) Il -; Tta/ato; om. Syr. \\ 'j:jr,ij.:poi om. B D || otdrt-AiyjTLrtoJv o»k B D. — o6 — ; -7."/,x'.;; y.x'. t;^'.z: v.x: xrr/j.izZfZ >.éo)v y.xTxB'.oV/.î'. [J.t, z'.iv. xj-é: in-'. ~x-r,p <^-:wv Oîa)v]> -Cr/ A^'j^TÏtov y.x' t7. ~i'/:ix xjtcj î'isiv ot Oîc. Twv îî- i(.)>,c;;.xvo)7, y.àY('> \i.i\v.rc;/.x xjt;-j; y.x- xzw'/.^cx xjtcj;, ';":•. -i/.vx ).ésvt;; î'!î(, y.xt spp'.'ix rxvTxr TSjr Oscli; -riiv; A'!7J~t(o)v x-' i;;.cj y.x'. mlizx xjtsj; • 5 2 oe Xéojv, -i-Ycjv ; -xty;: xjtcov s c'.xîoac;, Oj;;.toO£l; y.XT' i;Aoi, y.xTxz'.eîv p-E TTî'.pjiTX'.. 'A/.Ax 3J, y,jp'.£, pj7x( ;;.£ iy. Ttov "/î'-.swv aÙTOu y.x\ è/. toj 7t;- :axt:ç x-j-.zj i;î/.sj;xx'., [xr;TOTî B'.xîzxpàczi [j.3 y.x* Sx/.sî £•!; Tr,v zLi'[r -z\j zj;;;, y.xi rb -jp ïv.zxKi'. \).i ilzv.x-.x'.'^izx, v.x'. r, y.xTX'.",".; T.tz:v.zx-.r,zi'. [j.z iv s/.iTE'. y.x- £;j.cx/,£Ï ;;.£ £•: -rbv cjObv tt,; Ox'/.XT-r,;, y.xi y.xTxzîîTxl [/£ ts 10 y.r,T;: t"; [J-iva -b à-' xiwvo;, y.x"; àzoXoui^.x'. £'!; -Z'/ xùovx y^pyfZ'i. 'KzyJ. :;.£, y.Jp'.E, Tplv £/.0r, iz' £y,£ ~xr.x txj'x- prx( ;j.£, oé^zoTa, tTjV £pr,;j.;v y.x-. xr.iz'.z-.x-z-i, B'.c-:'. c zx-.r,z [j.zjv.x: r, [J.r-.r,z 'j.cj xzTiZrr^zrr.z \j.i'/.x'. v.-z'> ' sjy. £7T'.v r,;j.(T)v Oj-;xTr,p IXsevéO, g'.x t"; èy.k. s'jvTp(']/X'. y.xi x-^aé^x'. tojc OiO'j; xjtwv, â)ç TÉ/.EOv ;j.'.sr,sx7X xjtoJ;. Kx'. vjv £Î;j.' zzzx-r'r, y.x; £pr/^j.;ç. 15 y.x\ C'jy. £7T'. ;/s'. x/./«r, £az\: 7:Ar,v a^u, "/.jp'.E, cjO£ étécx y.xTxç'JYr, T/,r,v t;j £/.£C'j: 'S'j, zÙ.t/^zlot.i, Ht'. s"j £t -J.iv;: zxrf,p t(ov ;;çxvÛ)v, yx"; tojv ztz:bri[j.i-niy/j~tzxz7::z-.r,:, y.xi tojv -.£0/,'.;j.;j.£vii)v c:r,0;:. 'E),£r,r£v !j.£, y.j- p'.£, y.x; ij/.x'îîv [j.£ [â-;vr,v y.x; zxpOévov] -■},■/ v[7.x-xiSi.v.[}.\}.irf,'i yx; ;p- sxvrjV, c;ôt; cil y.ôvo; £;, v.jz'.t, r.xrr^z ^i'/.-jv.'j: y.x"; «yxO";; y.x; â7:;£;y.Y;:. T;: 20 vip £T£pc: zx-:r,p 'v.u/.jr y.x; x'/xO":: (o; -^j, y.jp;: : 'lisj -;xp -ir.x -x Eo'v/XTX TCJ TTXTpir ;j.:'j ll£vTîç 'ip'^vlx B D 7râvT5:;-T(ûv Ai/j-jziv^ oiii. B D w/îîîc] k-j'Ji'/i^x B D — 5 6 oà-v/ouv om. B D ô Ty.Tirjc] zai ô Trar/is B D 5v,.u/.oî zai ï-apâ|ï£ //î B D || ^a/ît] £,'jitrjij.ij'jtj B D — 18 zy>/;v zk! Tiaf.6i-jo'j om. Syr. — 20 "E/îr,5o> /m-'m; s-j y.-jpit om. B D — 21 K,'ji;j.v.zx^ ■/:.f,;iovo,(/.t9:v o»î. B D — 22 rv}? /.'rr, pojoiiixi îo. B D. — 57 — [XIII.] " 'Ezizv.vly.:^ v.jp'.i, rr.v -x-tvtM:ih \).yj-/.%'. ïi-ir^zyi rr,v IzzTr.vt p.O'j, y.x'. oiv.Tîipiv ;;.£ -r^'i TïOX'.txijivfjV. 'Jooj vàp èYw, oe'kOtx, à-é'fJYiv £•/, -ivTOJV /.al 7:p;; j£ y.xTÉ'f'jvov t:v [xsviv c;'./,r/Opo)T:;v. looli r.i'r.xiï r^; Yf,ç àvaGà y.axéX'.TOv y.ai Tipi; 7£ y.îTéi'j'p'^ y.jp'.î, îv zxv.v.m y.xt s-csto, Y'j[j.v/; -£ y.x'i [j.£[j.ov(oijiv'/]. 'looù vjv à-eca/.cy.r/; Tr,v j3a5'./.'./,r,v [xou cto- 5 Ar,v TrjV ii'j7s{v/;v y.xt i; Oxy.'IvOo'j /p'jsijçxvTîv, y.xi iv£5'j'xij.r,v yy.wix l^.îAxvcv 7:£v0-/ipr(. MSo'j /.é/.uy.x Tr,v (^o)vr,v [/su Tr,v /p'jgï;v y.xi ipp'.'i^x à-' £[j.cj, xal -£p'.£'Ca)5â[x-^v r/oiv(ov y.x'i aiy.y.ov. 'Bob xb ciâ2r,iJ,â [/.su y.al ty-jV y.toaptv £pp'.6x à-b r?;ç y.îsaX'?;;, y.a'' y.xTaK£T:a'j[j.x'. -iéspav. 'looù 'b lox- 90? ~z\i OaAâ[j,:u ;xs'j -b y.xT£STpto[j,iJivov /.(floi; -o'.y.OvSi; y.a\ -op^upoî?, b 10 r,v tb 7:pi-:£psv y.xtappx'.vb;j.£vov [j.'jpc; y.xt £;£[xx7-£':g cOîvîo'.; /,a;j-psi;, vjv' y.x-appxîvîTX'. -et; oxy.pii-i ;j.su y.x'i r,T'.[j,xs6r, y.xT£ST:sca)[J.£vov cv. looû, y.jp'.é [j.oi», £x -:•?;; Té'ipxç y.x\ -wv cxzpjwv [j.su —fjAb; y^vovî t:oaù; èv xw Ox/,x[j.w [J.ou w; èv bow 7:/,xt£Îx. 'Ics'j, y.jp'.i [xcj, tb û£t7:vbv [/ou xb ^ixs'.- A'.y.bv v.xl XX s'.xt'x BéStoy.x xoîç y.'jsîv. 'iooù /.à^oj, oiaKSxx, É.-xà •ri[jipx; i^ y.xt £7:xx vjy.xa; vYjGX-r;:; j-xpxco y.al ojx£ àpxov i'^a^iv, o"Jx£ uowp ë-iov, /.xl Iffxi xb axc[j.a [J.OU ^/ipbv w;; xû[j,7:avov, y.at •?; y^-wscx [j.O'j w? y.épx;, y.xt XX "/sÎA*/; [Jiou (î)ç baxpay.ov, x6 x£ zpbawzbv [j.gu cu[j-£~xwy.£, %%\ oî 09 • 6x,A[;.3i [;,ou s^éXi-ov xoj I-a'/Uv/ Bay.pua. !\aax sj, y.'jpt£ b 6£c; [j.ou, pjjxt [j.£ azs xwv ~c,/JAn D — 4 /ai] ort D li £v isy.y./.'j>-[j.ttj.o'jrjiu.ijri om. D — 5 'loov yàp-'IôoJ vi;v om. B II àTr£oa/5//v;v] X7ZîOi(j.r,-j B D || //.ou om. B D — 6 ,3v77tvv;-j-j«ztv6'ou owi. B D Syr. Il xp'J70Ùri-/i B D II £vî5u7â///jv] i-jôiou/j-cet B D — 7 ,u.î'/av B D il Î'/utk B D || /«i ïppfpx à::' i//oû 0»l. BD — 8 :re2tî'Ï07//.ai B || tÔ ôtxSr/j.v. rr,.; xi-^c/'Ar,: p-Oj v.Tiip'pij)V //■^j B D||'A/^Z7V ."j:!»- jit/av^j'jj- Ttsv om. B. — 2b -J-poiOi /j.oi.] A/zà /.jpn ivyvw^i /^o! B D — '26 -o'/'/v. oui. B D, — o8 - 'pr,j.x-x il; t;v y.Jc'.iv \j.z-j 'I(.)^r,;, y.x: zjy. r,;£'.v, b;i) r, WlJ.x, 'i-<. -y.iz zzù iz-.:, •/.jp'.î, ir.v.lr, et-iv \j.y. oî z^vr^oil àvOptozs: oOsvo) ç£pi;x£vo'. cf. I(.)Cy;9 yîb; zsi;xévcc isT'v â/. vf,; Xavaiv, 7.i^;ii f, àOAÎa 7:£-{cTî'j/.a aù- -zl; v.x\ -tzh7.rr,[j.x\, y.xi i^^uoivtosa «jt'ov /a'' 'htiShr;/.7. -spt ajTCJ 5 T.zrr^zx, ;j.r, îiBjîa ;•:• 'j!;; j;6 isT'.. Tî; y''-,' àvOpw-(ov ^-ev.îv r, -éiîTa'. TS'.OJTiv v.x/J.z; T.z-.i. r, t{; a>,\o; 'j-xy/v. -z'.yjzzz^ zzzzzy.x'. l'xix-'zz w; i T.7.';v.x'/S/.zz 'ho-r.ç; A /./.à s;'-., •/.jp-.i ;;,;j, rapx-:(fJr,;j.'. ajTÔv, s--. £7(0 a^aza) aj-riv jzkp Tf^v 'Vj/r,v '^.cj • s'.x-r;pr,':sv xj-rbv èv tr, ^^9'5^ '^i- /.*'" p'.*::; sij, y.a- zasiOo'j ;j,£ aÙTO) $•!; T.x'.z'.zy:r,-/ y.r. zz'ji:r;>^ In. vî'^io tcj; 1'^ -zzxz xj-:;0, y.x; tr,-/ y'iX'rr^) Xjtcj 'Tpw^to, y.x*. o'.xy.svr,::(i) xj-(o, y,x\ scj - AeJsw xjTO),y-x'' ïzz'^.x'. xj-w o:>jAr( tsù; /pivsj; ty;; ^«f,; ;j.:j. » [XIV.J Kai (î); £-xj7xt2 ÀsîveÔ içi'/o),07rj;xÉvr, tio y.'jp(a), 'Iscj àvÉTî'.Xc y.x'. ; Éu)35Cpoç ^'"'0? ^y- "2^ ojsxvsj /.xtz xnr.zi xz • y.xt l'oîv aj-bv 'Ajî- vkO/.xi i/xcY;, y.x; £;z£v • » "A;xy£ [;rr,j îzxy.Y)y.;£ y.jr.ir c Oïb; ty;; rp^iJ- 1 i/,y.ara o;u. B D — 2 -o-rr,za\om. B D II i^ivo) ^îsiuîvot 0W7. B D — 3 y^ç C»î. D II /ai -ï:h5Tc'.*/5; D — 4 y:j-'vj\ -oj i/'/.i/.-zvj fsoj Moxîv; j; B D — 5 r, riii-zy.i -ors vin. B D |l zoioiiTOi oni. B D — 7 o -ray/Kz/O; owi. B D — 7-8 Totv.s locvs ia Syri'iro j)res&ior est : Domine, mihi condona, quia ab omnibus discessi et ad te confugi omniaque humana deserui et ad te recessi. Et in sacco cinereque, spo- liata ac jirivata regno et décore ornamentorum meorum variorum ac diversorum, nigra veste liigubri induta sum et sine pulchritudine splendida mundi mei. Appa- ratusque cubilium meorum et corona capitis mei et vinculum lumborum aureum in terra iacent; et in cinere animura meum humiliavi, et in sacco guttur meum ingemiscens pulnientum cibosque ex|)etit, nam ieiuna septem dies permansi et aiflicta sum inopia cibi, etiam hic cinis lacrimis meis factus est lutum et id quasi in via transitus. Ac cenam meam omnium ciborum canibus alienis dedi ; ecce ego septem dies septemque noctes neque panem edi neque aquam bibi, ut lin- gua mea faucibus meis adhaereat et os foeteat tamquam sepulcrum, labraque mea arida sint tamquam testa. Atque visus faciei meae mutatus est, etoculi mei aegro- tant flendo, et robur meum a me discessit. Deosque, quos antea per impruden- tiam colui, contemno et abieci atque sivi eos ab hominibus conculcari et auferri. Quos aureos argenteosve deserui et ex ocuiis meis removi et ad te, domine mi deus, fugi. At tu redime me, quia per errorem in te peccavi virgo errans et pue- rilis, quae mala vana in Josephum, dominura meum, locuta sum nesciens eum tuum filium esse, cum homines mihi dixissent eum filium pastoris chananaei esse. Quibus credidi et errore diicta illum despexi. Quis enim hominum talem pulchritudinem atque sapieniiam, virtutem atque vim genuit? Domine, tibi eum commendo, quod lu eum magis diligis quam me. Tuere eum in sapientia et inve- ntes > Deinde in codice Syr. lacune, est uniiis folii. — 9 /*: ^'-''^'i /''■'• y-j'n'j D II yy.'. èoJ//;v om. B D — 10 /v.i 1° stswïw om. B D || aÛT^^] xjtôv D || yy.'. ôov/îJîu-ôoJ/.y; ont. D — 11 zac-ôoj/v; om. B || £t; rov; B D — 12 zat iôo'j D — 13 y.y.i i" om. B — 14 âsz yi i-r,/.ojii jj-ùj /.i c 0: B || àsx -jnfy.oj-ii ij.oj /j s 5; D. — .39 — yr^z [j.oj, B'.:t'. ; à'"'!",? yj'zz y.-;-;i/.z:y.y.\y:r,yjç ij-\ -zj oiù-'z: -.%: [j.v^x/.r^ç r,[j.iox:^ ly.xh:-: v.y.: i/i-iù.z'/ x'j]', » Kxi Izob 7:/,-/;s{;v toj ïwzzôpz-j èy.EÎvj'j i'yizhr, b jjpxvbç v.x'. izirr, z(b: \).i"^x /.ai x'nv./.x/-r-.CK Kx: Izzùzx x'jib 'AjîvàO s-£Sîv i-'. zpis(i)-ov izl -rjV -ri^j^av, y.x'i S'jôéw; Y;Af)î ■npbc xjTr,v avOpiozo; è/. toD ojpaviu, swtcç àx.-{va; è/.-iy-oiv, /.ai Is'r, j-kp y.î9a).-?;; 0 ajTY;;. Tf,c Bk y.£'.;/£v^ç i-l 7:pcs(o-ov, eî-sv r'jTf, ô 6510; y.'(^iù.zc • " !\a£v£f), àvxîT-r/)'.. » 'H zï hr, • « ï{: hr.-/ z v.x'/.izx; ;x£, o'.ct: r, Ojîx tij OxAi- iJ.;j [j.z'j v.iv./.t'.':- X'. , v.x: z ~jz';z: J'Vr/Ac; £'■:'., y.xt "w; â;x c''£/.r,/.'jO£v £t; Tbv £;xbv OàXa;;.ov; » \\x'. è/.iXîîîv a:!!-:/;.» zàA'.v i/. oe'jtîoo'j aîyojv • « XseviO, !\7£V£0. » Kai îîzev • « 'Bcli r/w, y.Jp'.£, àvâvv£'./.cv [xs*. Tic £i 10 c'j. » '0 c£ ïç-"^ • « 'EyÔ) £1'/; 8 xzy'.z-pxrç;z: /.'jîîs'j Tiîi 0£sj, /.y.', stpz- T'.âp/r,; -xzr,: z-.zx-.v.x: tou O'IiÎ^tj'j • àvàsTrjO'. y.a'. STr/i'. £7:1 t^î; t.zzI zz'j^ c-w; AaXïisw -pô; ai -'x 'ç,r^[}.x-x \).Z'j. » 11 l\ ï-y.zxzx 'z zpisu-ov ajr^? £To£,y.ai '!oc"j àvr,p 's;xo',;ç y.a-ry. -xr.x. ~m 'Iw-r,.: "t< "- '"^'■ti y-^^' 'f';' îTîçâvd) y.x'. Tr, zxzzm -r, jia^'./.'.y.r, , z/,r,v Tb z^zzi<)r.Z'/ ajTCJ r,v to; 15 àîTpx-r,, y.a'. ;'. iç.Oa).;/v'. xjtoj wç oé^YSç TiAÎ^'j, aï ok ~ziyt: -.r,ç v.t-zx- '//r^q ajTOJ wç '-pAbr TT'jpb; •jZ27.a;;.T:âs':ç y.a'.o;x£vY;;. y.a't ai "/.£Îp£; ajTij v.a\ ol -coîç â)S7:£p 5(oY;po,' ky. "jp";; à-CAay.-or/, mz~i^ ';xp C7:'.v0-r,p£r àz£a-£v;iv à-ô t£ tôjv /£ipiov y.a'i Ttov ziswv x'jtoj. TaijTa -iivjv losuia !\j£vkO i'S'Zzrfir, /.ai è'zîsev £Z'. zpiswTTiv ;j,r,$' c/,(oç z-jrr,bv.zx zrç/x'. i~: 20 t;jç r.zzxz ajTï;r, zâvj Yap iozzrfir^ v,x>. £Tpé;j.arav t.xt.x -x [J.i'/.r, ySj-.r,:. \\x'. tizvf ajrfj 5 àvOpwzo; • « Bâp7£'., 'A'£V£fJ, y.ai ;;/r; soàsu, à"/.X' àvâs~r/J'. y.ai z-rfi'. Ir.'. -zb: -zzx: zz-j zr.io: Xa),r,7co Trpcç s£ xx pr,iix~x [J.Z'j. » Tôtî 1 r^yj om. B D — 2 ■/;//îia;] + /.y.b'j-Ti /.y.'t. àvirî'./îv kv A || i/îvjOJ ora. B D — 3 ,'/î/z /vX om. B ':| zzi 2" om. D || iàoù^x xjzb om. B D — 4 -.j^ioii om. B D II a-^T/;vj 'Aîîvî^ D II àv^îoj-o,-] x//î'y.Oi D — 5 àzTt'va, i/.-i;j.7torj om. B II -^OiTOi; àz. £/; o>n. D — 6 tOt oî-n-iiT^Tiov OWI, D II n-:îVj-ù.-jic!Tri6i\ y.xi z/^ôi-:vj v.'jrr.-j B D — 7 •/, 5a î-v/;] z; Kjtv; B D |I ô avo; B |) ;•/';> tly.i-'jlizro'j] i/'l> ît,w.t ■j-çix-i'JLf-/r,z -zoj ou.oj /.j B ï/j) £!a; n-:p'y.-:i'j.py/ii r/;; ôi;/;^ /.jpioj /.y.i y.oyi.zzpy.-:r,-/Oi ZT/. D — 12 /.y.i z-'r/Ji om. B D — 1.3 rz pi;u.y.-y. u/ij om. B D jj ô oî...] zzi -^isv rovç i-jHy.'i'j.'j'ji y.^Tr,:B D +,-iiç r-sv ay/i/ov D — 16 /;/t5jJ w; v;/!Oi B — 17 r^; /.i-^y.'/?,: y.jroj om. B il j-rj'/.xu.Tty.o'ji /.'/.'.o-j--oQ'Jt'j x-j-:o-j om. B — 19 Kxi ëoîv 'Asîvi^ B D || y/;o"-7T/;vac£ 0"i. BD — -21 a^yr/;; i»] a^roO B D || -/v j-kÛt/;,-] vj -^iSo» p.v/xJM X'A rpàu.'jt B D — 22 zzt 2" om. B — <;.3 i-xi roJ,- ttsos:; ssj o*n. D || iTrwjJ zat D || rà ccy.xzy. /j.oi> om. B D. 10 - GO — x/iz-.r, AîîvéO, /.t.: î-z-.r, l-''. ~z'j: r.izx: xj:/,:, v.j.'. îiz£v aCiTr, ; T;';i/.zç • « Hào'.iÇî à/,(i)/.JT{o; èv tm osutéci.) go'j Ox/.â;;.(.), /a"' â-sOsu Tbv y'.-wix cv- -îp ivoÉousa'. Tcv [ji/.xv, •/.%<. -rbv ziv:/.z-t p('i/ov à-b tyj; r?;; ccoôioç, /.at Tr,'; téspav à-STivaçov àzb ty;ç /.Esa/.f,; ici», y,a\ v{'}ov goj 'b rpcG(i)7:;v -/.a* Ta; ■ '/tlzxz "ji%-'. /xOapô), y.x: È'/ij^a'. zS/:c;i \i'jy:r,'j àO'./.Tiv, y.x'. ,I(07X'. Tr/; Cîs'jv ccj TTjV »(ovr,v ;s'j -■r^)'i,x[).-z'r) -f^:-j.^^i'/'.x:, rçi c'.z/.r,v, y.a-. -i/.'.v âX^k zpb; [j.î,y.x\ Xa"/.Y;7to c;'. Ta pr,;;.aTa Ta "pc; cî o.-zz-y'l.vi-x t.xzj. y.u- pîo'j. » T;te ls-îU7iv 'AsivéO, /.v. iWr^iS)vi -J.z tcv Oi/.aixsv xjt-/;; Tbv Bîj- Tîpsv iv (0 r^z^-^ x'. Ovi/.a'. Tii v.iz[).z'j ajTr,;, y.xi àvfo);; t; y.'.cwT'.iv aCiTr,;, y.xi r/.a:£ z-.z'/.r^/ /,sjy.Y;v, iz'!3Y;;j.iv, xOi/.tiv, y.a'. ivîBJiaTS ajTTjV, ây.O'jsx- ;;.£v/; -psTîpsv Tr,v [j.iXa'.vxv aTo/.'/;v, àzîî^ojsaTS Bs y.ai t; syo'.viov y.at xbv cxy.y.ov èy. ty;; izo-jo^ xù-.r^:. 7.x\ èlwîxts o'.'::av;v J^wvr/^ Xa[j.7:pxv tt^; rap- OcVi'a; ajTY;c, ;j.(xv !^wvr,v tziç'. Tr,v c^ç-jv ajTrjC y.x\ éTépxv Çâ)vr,v iz'. TÔi ctï;0'. ajTT,;. 'A-£T'!vaç£ ob y.ai Tr,v TÉçpxv ây. tt,; v.toxhr,: xjty;;, y.xl 15 Èvt'!/XTO Tx; "/,£Îpx; xjT-r;ç y.x- t: -pi'coriv 'Joxt'. y.xOxpio • iKxSt zï y.x\ ôép'.7Tpsv y.x/.A'.'Tiv y,xt âz(rr,;j,iv, y.x; y.xTS/.xXj'i/cv xjTf,; Tr,v y.EçxXYjv. [X\'.] Kxi sTO' CJTO); T,XOs zpb; Tbv Oîlcv àzyj.z-px-r,';z'/ v.x: izrr, ivw- Tivv xjt::j, y.x' Xéyî'. xjTr, o x-('^'i/,z: y.'jpisu • « 'Apov or, Tb Oip'.sTpcv xzb T-?;ç y.c'vX/,-?;; s;'j, ciît'. tj TrxpOévcc £t zr,[).ipz-/ ÔL';wrt, y.x'. r, v.-zxLr, zz'j 20 i^Tiv w; àvcpb? ^ttx-nzy.yj. » Ka\ r,p£v aÙTb 'Assviô èy. rr,; y.Esx/xY;; ajTY;;, y.ai TTXA'.v aIyô'. ajTf, s Oîtoç à^veAs; • « Qi^zv.^ 'AgevsO -î; zapOévs; [y.xi] à'/v/j, tcsù Yap £t3Y;y.S'j7£ y.ûp'.s? S Oeb; zivTtov twv pYj-jj-aTtov tt^; à^sjxo- A0Yr,7îû)ç 3S'j y.x'i tt,; zpsjEuyr,; 'iJ • èwpxy.e Bk y.x- ty;v txzeîvws'.v y.xt 1 /ai £îr/;-aJT;;î om. B D || y.yyi/.Oi] av^ioi-o.- B — 2 fiy.^iU-fl'xVv.ix'A nm . B D II o-j-K'p] ÔTtip B — 3 'c/nb Tfji t7f,i OTV'Jw;] àrri uou B D — 4 àrrorivs:?; B — 5 zaôapwj ÇojvTi B D — 6 Tiap^îJta--] + îov B D — 7 Trasà zjpioj om. D — 8 TÔTÎ...J Kxt jjîii/ôîv 'Aîsvèô £Î; B D — 9 t'o-j ôtJnpo'j-xJTOi om. B D || r,v£<>j?aî B II y.'xi f.-ji'A^ « ztS. aJr. om. D || /îjxtjv] /.'Jivr>,i B D || i-^zirr.tj.o-j- a\j-r,'j om. D — 10 'J.Oi/.-VJ-'J.'jzr,.' oni. B il £zôjï3!,a£v/;. .] /:«t ï;£0.iïs:r5 r/,'-. a-rj/r,j zr,-J /j.é).=-jxj zat EviSJTaro T/;-' y.x'.jr.j y.xi J.x/Jinpx-J D '. — H à:rîïWT5j/;v ^o om. B\\ J.Xfj.-px-j] j/pjT^v D — 13 ro ir^î^oâ B D II ïrécxy] ;j.ix-j D [| i::T£rtvs:?£...] /ai àîisTtVaTO t-^iv rsï^sav B D — 14 ra,- x^'r^' aûri;; /ai om. B D — 15 £/aê£-£TrtV/)/*6v o/>i. B D — 16 szâ/jis B D || /£-^a/;;v] + S-.phzp'jt y.x'j'i) yxi iT«; 1) || y.xi 20 om. D 11 r, nxp^VJOi /«i âyyr, om . D — 22 « 5£()5 rrâvT'jiv om. B D || rwv i/;- ij.xtj)j om. D — 23zat t^î -po^tj/j.i joj om. B D || i'Jipx/.z-'/oiii'o-j om. B D. ÔXî'l'.v -rîov STT-à Y;y.£cu)v r?;; ivosîa; îI'j, O'.ôv. va tcov say.îuwv aiu roAj; ■::Y)Abç vé^ovî -pb 7:p:-w-;'j crsu è^l Tr,; ~i^px: -xùrr^z ■ \z'.~c-/ ^ixçzi'., 'AjsveO y; zasSévc; [y.xl] x-f/r,, t'ool» ^àp i^câ^-/; Tb svsij.â zz'j h |î{êAo) ^ior,r, /.xl ;j7. è;a)-£'.'^Or,SETa'. si; -bv aitova. 'A'b 2k rr,; riyipa; Taûrr,; àvay.x'.v.aOr.^Y;, y.xl àva-/.a-Or,rf), 7.a'i àvx;^oJC7:o'.r,Br,rr,. y.al savs? -àpTSv 3 çwt;ç cJAOv-r^tjiviv, y.x't ttisï TTOTYjpiov èjj-E-A-/;?;;.^'^^-/ àOavasi'aç, y.a- "/,p(<î- ;j.xT'. xp'.c;0-f,7Y; e'jAOvr,;jiva) Tf,; àsOapsta;. Gocp^si, 'Asîvkf) f, TTxpOévo; [y.alj â'^vr,, ;ooj séoojy.i rs -T/^j.Epov y.'jpioç b Osbç tw 'korf,^ si; vj;j.ç.r,v, y.a; aÙTCÇ l^xai co'j vu[jl5(oç etç Tbv atwva /pcvsv. Kai oùy-é"'. à-b tou vuv v.a'^- 6f,cr, 'Ac£vé9, àX/v' Ic-a'. tb cvcj^.â cou ttcaiç y-aTaçu^r,;, otoTi èv col xaTx- lo çEjçsvTa'. sQvr, tSkkô. y.al uzb xà; •::Tépxi'a; ccu /.aTa37.r;vwccus'.. y,a\ r/.STtaîOrirsvTX'. O'.à 70j eOvr; zcAAa, y.a'i èzl -à "£''/,■/; c;:'j c'.avj/.x/Oïj-ov-a'. cî zpoay.Eiasvc. tw OîÇ; tw ô^istco o'.à [j.ETavciaç, C'.ô-'. ^'^^ \j.t~6:ty.i. i-zv. Ouvârr^p TOu u'I/ictou, y.at a'jr/; èy.Ai-apsï -bv Gebv xbv u'J/'.g-:cv 'jTrep [aoî> TTàsxv wpav y.ai O-Ep] rivTWV twv [j.sTavoo'Jvïwv, âTreicr, -arrjp iz~i t?,; 15 y.îTavciar, y,a\ a'jTr, èstI y.cpcovi; /.al i-tsy.i-oc r.i-r.wt -:G>v zxpQéviov, ç'.AcGsa Jtj.aç :;sbopa y.al -spl JiJ.tov ipiOTwca zâsav wpav -:bv 'j'V.stov, y.al [-rrivTa; toj; [j.STavocjvTaç] -b^iv xva-a6s£w; -apé^si èv izXç, cjpaviT; ■ y.al àvay.a'.vî^îi ~Tr,(x \).z-Tf':,r,zx'nc(. • y.al Ist'.v •?; ;xsTâvc'.a y.aAr, c^bopa, '::ap- Oévîç, y.xOapà y.al èz'.s'.y.r,; y.al zpac; • y.al bià tojt2 b ôsbç b ■j'I'.'-zç, 20 à-j'a-a ajTv;v, y.xl -i-mç, cl à-p/sz-O'. atscjvTa'. aùrr,v, y.àvôj àvaTrÙ) ajTf,v (jsbbpa B'.bTt àSsAvr, [;.0'j £3T'. y.al airr;, y.al y.aOb''. 'j\).xq Ta; TrapOéviu; à^a-a y-à^à) à^(x~G) Ojj.a;. Kal Bsj £70) à7:£pxo[/,ai '::pb; 'Iojcy;^, %al Aa- Xifjaw aÙTto ■;:£pl aou 7:âvTa Ta pYj^j-axa Tajxa, y.al ekt'jQtxcti zpo; as ar,iJ,£- 2 '/.oi-rtb'j-i-p'nh oni. D — 3 zxî zyvy; om. B |j yis 0/r<. B 0 — 4 ■j-b oï...] ioo'j à-à Tô^ •jYiy.zSov avaz. B D — 5 xai àva-;r/. owi. B D — 6 ïj/oy. OHi B || -ùt]^ ■atîjat B II TTCiT/; ptov...' -orr.pioy 'Ç'jif,i x-^Oioroj B -OTf.pioy t/;; àv&aîita,- D — 7 /.ai yaiitj.oi.-zi-'J.'^doipni'/.i, oni. B D — 7 /; -updi-jo:; /.c/i xyvv^ o>n. D || zai âyu/j 0>?l. B || (jr.ixipo-y oni. B D 11 i 6=o; o»l. B || -h-j 'Ioit/-,-^ îI^ vyy.st'ov D — 9 yxi uJràç--(io\iov oni. B II ili-ypi-joj om. D H u-'o -oï, v'j-j om. B D — 10 rri/t;] -oj.y.i A B — 11 ■j-o] £-t B \\ 7ro//à] + /'/t /czot TTî/./oi D — 12 ôtx toj oi». B || otstaji. D — 13 rii OitTT'^j 0'/9l. B D II zjiioi ro} d-.':> D — 14 îV/f-Kiîî] -«laxa/ît B D || tov ^eov owi. D — 15 '70~j-'j-ïp om. B || ijjzv] +• oiirt u'jzt, siri !J.r,7r,p Tïasôsvîjv D (| //.îtk- vooJvTa)v-//îravoy; j^vra] îswra àv5;îô-« — p:7, 7.7.1 C'y£Ta( "::, v.xl ■/j.y.rii-y.'. \t\ zi. /.y.'. y:;j.T:'r^zv. zi, /.%<. Iz-.v. zz'j vjy.çîc; y.x: rj ïzr^ xjtiu "■''■^y-r'^i v,'x~T,;j.£vr, îIç ~z't aùovx yzi'izi. As'.rbv xAO'jzz'/ 'j.c'j, 'AcivÉO, /.a'i evoy^ai stoaTjV Yàjxs'j, Tr^v GTsXr,v tï;v àr/xTav ■/.xl T:cojTr,v, rr,v xzc/.s'.yiv^v iv Tto OxAxy.ti) 70'j et', à-' àr/r,;, ttes'.cxaoj '"' ck y.x: t:v r.i-r.'j. zz-j y.iz'i.z-) zz-) hXiy-z), y.y\ y.y.zy:/.izy\zz'i zztjzt;) to; vjy.ç.r,v à'/xOr//, y.x'; -/îvcO iTo(;r^ î?ç z-j'iy:r.r,z':i xjtcj • ;os'j ';xp xj-;; zx- pavtvîTx'. ■;:p;; zi zr,'~).izz't ^ y,y\ z. [iz ïy. tcj r/.;-C'j; y,xi à.yj.';%';iXy ;j.î à-b tio' OEv.E/.ior/ xùrr,; zf,q àcùzzz'j £>!; ^b çtor, y.x\ îjAS7r,;j.Év;v t; :vs;j.â 7;j zlz zzjz xiôivac. Eî oùv £Jpsv y^ip'y, yJjZ'.i '/ou, iviIiTT'.iv zyj y.xl •;v(.')':c;j.x'. :t'. -;'.-r;7£'. r.y.r.y. -.y. pr/j.xTx 7C'j 'i-x r, E'izx; Tto:; ;j.£ tij zz'i.vJH^'n.'. xjtx, '/.x'/.r^zizM îr, r, rx'.s-r/.r, -rcu -p:: î£ » Kx"[ \v;z'. xjty; s itY^cXo; • « E'zé. » 'H zï ïzr, • » Aio/x: 'Su, y.Jp'.E, y.xO'.sov cr, ;x'.y.pcv ï-\ -.r,z yXirr,z -,%jzr,zz-.>. ïz-.'.Tr,y'/J.rr, x'JTr^y.xOxpxy.al à;j.fxvT;;, c'.CTt x/r,: iTzp;; r, -;jvr, x"/,/,r, Cjy. iy.xO'.rev iz' xj-rr,-/ ttcottstî, y.xl r.xzx- Or,rc.) r:'. zzi-z-Ti y.x'; xpTCv. y.x: ^x^ése'. • sl'-w croi oe y.ai Z'.-tZ'i rrx/.x'.bv :o y.X'. y.xLZ')^ SJ •?; TTvsr, xjtîj èaejsetx'. ecoç -oj cjpxvoj, y.a; r.izzx'. iq aÙTCJ, y.x'i ;j.ETX TXJTX ÈçEAEJr^ Tr,v cc:v 700. » '0 ce kv(Z'. rrp;; xjtt.v • « -zej:;sv y.al çipE cy.'jTC'/wç. » [XVI.] Kxl ÏZT.VJZV/ 'Asev'eO y.x; ~xzihr,y.zw xjzCo -.zxt.zZx'/ y.zr'r^y • o); oÈ Ït.zzz'jzzz zz'j y.z\).<.zy:. xpTCv, EÎTrEv aCir?; c OeIo; xv-'e/,c; • « ÉpE cy; ;j.c'. l /.'A U-/u.-f,-:n zî Oui. B D — 2 /'A -j-ypi'joj om. B D — 3 -y^j z-zo'jrrj om. D 1| ■j.o/Aorj /M om. D — 4 zai] r/;v B II j'rt à-' îtîx^; O/» . B D || /'A -iciQx'/.oj B D — 5 05 /.Al om. B D II tov post i/'uv-vj B D — 6 'j.-/uOr,-j om. B D || y.'jrhi om. B D — 7 /Al 'j>i--ozi'j xùzoù om. B |l ii~ i-:i'/.':îj] tvvîtî/îtîv D — S ;v -ïoîi AjO s'Si-:ioj om. D II /.joioj om. D II rà iv;y.cczy. zxùrx om. D — 9 ;j-f/Aj:rri\ + iviosa D || î-i -âst-aJroj om. D — 10 i-'i tôv ■/7,i--xoo':i/:j-jr,-:t om . B D jl rot^ -OîivJ ît; tov; ttook; B D — 11 ] br,-z'M B D li lO! i» c»n. B D || otîw lOi cèzaij /.Al oïzot ■zoi B D 11 -A/.%ioj om. B D — 20 Aj'zo'j £/. om. B D — 21 s? «Oroi/ z. ,«. raira 0/>i. B D 11 î?î/îvt/;] xai -/-î/îJTSt B D || zat î'-îv ajr^ i ûvOpu-Oi B z«i sr-£v xlrç 6 A/yi/'i; D — 2"^ /.Ai ïz-îjz-.j-A/yi/o; om. B D || ît'-sv...] zai ù--:'j «..rô 0 A/yùo: D. — 0;} — •/.al -ATiploi ijiX'.Ts;. » 'H cï z-%^v.zy. Z'.r-.iov. y.al èauzeTts c'.ct'. ci/, v./i y.r- pîov [j.£A{77r,; iv -m -y.[).'.i[i^ ajTf,;. Kal )>iYï'. a'JTf, 6 Oslo; à^Yî/^c? • « Tt'vo; /âp'.v iGTaîa'. ; » 'H cï tlr.i ' « Ivjp'.é ;j.C'j, àzi-rzAto or, za'.oip'.ov st; -rb TpoâîTî'.iv, CT'. iYY'Jç ÈsT'.v 0 àvpbç Tf,r v.A'/^pov;;x(7.; [j.O'j, /.al çépo)'/ sAcû- GîTai iy.sîOsv -a/_£io;/.al -rrapaOYjaa) cî'.. " Aé7î'. 'y^JT^^ z OîÏo; àv^EAc;; • « El'- -^ csXOs £•; îb Tajj.'.Elév cou, -/.al î'jpTjîS'.; 7.-<^p(cv [jiAtTSc i::! ty;? TpaTrsv/;; x£{- (j.svov • àpov aù-b y.al 7,î;j.'.::ov ivOâoî. » 'H es sr^ • " IvJp'.s, v.'/jpîov ;j.î/a'sG'^; èv-a)Ta;j.'.£'.o [j.iu cùy. ect'.v.» '0 ok eî::; • « Bâo'.^jv /.ai sjpr,S£'.;.» lîi-jsAOiJsa oï 'Acrr/îQ £'!; -b -aiJ.teïov aÙTr,; sOpe /.•r;p{cv [asAito; è-1 r?j; Tpa-é^r,; •/,£(- ;j.£v;v • r,v ck Tb -ATip'.Z'f \j.i^(7. y.cti Aeu/.bv wgeI yuov /.al TK-r^pr^^ |j.éX'.TOç, /.al lO Tb [^.£A'. £/£;vo r,v io7-£p •?) opoîo? TCJ oùpavcj, •?; s£ ~vsr, ajTOJ wszep 7:vo"r; w(i)f,;. T;7£ f) xj[j.i.z xz X y; 'A'£v£0 £i-£v iv aùrr,. « "Apâ ■;£ [j.r, -h y,r,s(iv TOJTC £/. TOJ JTcy.aTo; "OU àvOpwrrs'j ts'Jtcj ajTOJ £ot( ; » Kal iAa;£v 'Ase- v£Ô xb /.'//piov £/.£lvo, /.al ïjV;-;/.î /.al 7:ap£0r,/,£v aj-b à-1 t?;ç -rpaTTÉ^-/]^, -/.al £T'::£v a'jTTj 6 à^Y^^^^?- " T( cx'. £ÎTa; • cj/. ïa-A •/:r,piov [j-éaito; iv xw clV.w [j.cj, iJ /al iccl» £vr,vo/i; [j.oi ajxb ; » 'Il oï l'yCi • « Oj xiO-rj/.a, /.ùp'.£ •/.■/;p{;7 [j.éAtxo; iv xii) ol'/.w [J.ou 7:o)~ox£, aAA' to; £Î7:a; o'jxco y^Y^ve • [r/;x'. Y- tojxo £/, xoj CTÔ;j.axb; cou £;f,"/.0£, o'.bx'. •?; zvor, ajxoij d'zzp zvor, ;rjpo'j £C7xi ; » Kal £;j.£'.- cia-JEv s àvOpoJTOç èzl xr, cuv£0£'. x'?;; '{uvx'.v.ôz. Tbx£ y.aAîT ajx'i^v ■Trpb; Ea'j- x:v,/.al 0); t/aOev £;£X£'.v£ x-r;v 7,£'.'pa ajxcj xr,v o£;'.âv,/al £/pâx-^7£v aùx-^; -^o xï;v /.£$aAr,v, [y.al] èz'.^eîwv xr, y.îlp'. aùxou xf, ceH'.ï xy;v /£oa"Ar,v «jxr,; < xal > £îc6r,6-/î 'AseveO -rrâvu xr,v 7,£?pa xcj à^[^fÏKZ'j, c-.bxi ott'.vOyîpe; à-£- om. B D|l àrroîTît/.&i A D || o/j -atoxptov o»i. B D — 4 rô TTsoâs-Tîtov] tov à'/pàv B D || Ôti Uyob; om. B D j] Sîp'jjv-jot] y.cù oïioj lOt y.ripiov /Jiî/tro; D — 5 z«£ 'J£'p<«)v--aïa6"/;7w 50£J zat îiTïAî'JTîrat toi /rizio^j u.u.i-oi B /r/ît-à'yyî/o;] zsct et— îv «jt»; ô kvÔo'jj-oj (a-/y5/o; Dj B D — 6 to rz//iî(Ov D — 7 ini-y.ziy.-voj Otn. D — 8 îîîî/.^oiïx ôé] zat st5ïj/,Ô5v B D II vjç.r,nî.ti in his desinit lacuna codieis syriaci — 9 ri r^ytiiov] Tov ôâ/«(/Gv B /Sj/r. Il î^iî] /2cj ;j.zTà 9;c;j -Srj.:/j /.%'. -zz\).yj tlz Tr,v '/v.zj. "oj y-'l'li- >,:j. 'Oce ;j.£'.S'.i7a; îi::! ■ « May.apîx v. cJ, 'AcsviO, :t'. àzEy.aAjsOr, zz\ -y. izi^zT-.T. -zj Oîoj ;j.'j':ty;c'.x, y.a'i y.ay.ac'.0'. -âvTî; oî T.zzzy.il\j.vn'. y.'jc(w ô TÙJ BeÇ) iv ;j.£Tavo(a, ':t'. iy. tcj-S'j -ov y."/;p(su çi^S'/Ta'., O'.ît'. tsjto -o y.r,:('v ÈttI -vEj;j.a '^orf,;, y.xi tsOts -:7:c'.r;/.a''.v xi ;j.éX'.îrx'. Tij zapasîl- s;j Tf,; Tp'jvf,; Iv. ~f,z zzzzz'j tojv sîswv -f,;, l^wr,; twv "cvtojv èv toj t.xzx- zi'.ZM -zj Oe:j, y.xl TavT:; avOcjç, y.a'i iç xjtcj èsOtcus'.v c-. à^Ys/w'. y.ai r.ini: z\ fù.v/r.z<. -z~j Oî:j, y,3c\ TrâvTî; si uîci tsj j'VIstoj, y.al -îç ôç av 10 zT'j-.T. zz aÙTCj ijy. y.~z^)Tiv.-%'. t\z ~z-i aiwva /s;vcv. » Tcte èréTE'.vsv ô 6îts; à-;-,'£"/.c; -r;) '/v.zj. xjtij rr,v zCz'.ii^ y.a; '/.%ziyi àzb toj y.r,s(;'j tjLÉso? [j.'.y.sbv ssaYî y.al [èy.J ts 7.a~a"A£'.90k.v ivÉca/.s r?, ?o(a /.s'.pl rpbç to CTOiJ-a ty;; 'AsîvéB, y.al sîrsv aÙTr, • « t^â-zs ». Kal ifa'/j. Kal Aévs-, airr, 6 a"f;£ACç • 'i 'locj oï; isaYE? àpTOv lwT;;, y.al ::;tï;p'.sv stt'.î; à8avac(aç 15 y.xl ■/z'.z'j.x-.: -/X/y.zT. àvOacsîx:, isili cr, zr,[j.zzz-/ a? ^âr/.:; sou ^p'jcjî'.v àv6r, wojf,; àzb -:r,ç "r,-;?,; toj 'j'I'.zzz-j, y.xl -rx îstî soj z'.avOr.scvTX'. w; a? y.iosc. TiJ r.xzxzv.zz'j -f,; 'p'Jîr^; 'oj Oîoj, y.xl C'jvâ;j.£'.; iv.ij.xzz'. v.x-.xzyj;zz'jzi zt ''/.z'.zz'/ r, 'nzzr,z zo'j ^(r,zxz ci/ c'J/ETat, cùsk tc v.x/.'/.zz zz-j £'!; t:v xiiova iy./.EÎ'^s'., à/./.' ssr, t.xtm-/ mz~iz [j:r,zzzr.z'/.'.z -i-.t'.y.z- 20 ;j.£vy;. » "E^r,rE ce c x^yeac; t; y.r,p(c7, y.xl x/izzr,zxw rSù.x'. [j.i'/.'.zzx'. iv. 1 'Jj; Ziy:c:j-'x-i-/i/oj otn . Syr. — 2-3 /ai £77!T£icjv-î ôî //îtôixiz; o»î. B D — 4 u.\)z-r,^i.% orn. B D -S;/»-. ',1 -«vtsj om. B D » . B D || t^ iv] cz-iç, B ô; D — 10 yiyyjd-j otn. B D || sxy/) A B — lO Tôr; Ei»Tsivî-â'y/£/.o; rô x/jsi'ov] Rai ï?£tîiv5 t/;> ;/ït5a airoD « âvôs&j-o; (ây/îo/.; D) r/iv oî|i«v xxi a-sz/aïiv (à-ï'z/s(5î D) £z (o>n. D) roi y.r,sioj zai s:iaysy, /.xi ïô'ji/i (+ zai Di T/; X-'r' y-J'Oli i/. {om . D) TOi /.Tipio-J u.j-o'j ùi TO STTÔua 'Açjvîô • xat éiézii-JS Tr,v X-'?* aûroD i «vSsw-oç («y/î/.o; D) zai T&v oâzru/ov ajroii tôv Èvèi/.ry-v (t. ixo. orn. D), zai ÎTzédrj/.î'j £tj to a/.soy rou /r,pioj roi (S/.î':tovroç zarà àvars/â^, zat to £«'oo; ('^ iooî D) toû oazr'.//ov «ktoD v/î-jî-to îii 'jutjL'x, /.'A iXizuji r/;v x-',*=< avroD to oïJtîïOv zat à'ô/jzî to os.vsTrv;7av] xnri'/.Oo-j D — 16 ■:tx':xi-!J.iMizxi om. B\\ xi ij.il. om. D !| '/.-.r,'/fioj + "x-xixi B D l| îtçi -pht B D Ij otz/a t^j o?». B D turri Si/?-. — 17 y.xi-oijrjpoiç om. B D — 18 iy/î/oc] x-j()p'ji-xoi B vir -S?/»-. || zo pr^u.x. 75"./To] illas •Si/r'. — m — *H ck v.~t ■ « Nai, y.Jp'.É aou, Tajtx -âvTa kwpay.x. »> Ai^s'. aùrT; è Bîïoç âYYî''-2ç ■ « Ojtwç £'Ta'. -â/TX -.x pr,'^.x-.3. ;j.cj c^a AîAâ/.r,/,x rp:ç 3î sy;- y.spcv. I) TsTc â;iT£tv£ tc-tov 2 T2J y,'jp'!sj x-;y£Ao; Tr,v csr.àv aCcrcj "/îtpa, y.a-. r/!;x-c rr,; r).r,vf,ç -::>j y.r,pî;j. y.xi sjOéo); àvés/; ~.jp iv, ~r,: Tpa-éî^'^c, s y.x\ •/,7.-is7.'{i [J.kv -rb -Arizlo-/, tyjv ge Tsârrillav r,c(y.Y;7£v cjoév. 'Q^ oï £;f,AQ£v ây. rr,ç y.a'JTSd); tcj y.r,p(s'j £jtoc(a rcAAr, y.a: £-/.r,7£ -rbv Oâ"/.a;j.sv, site tw Oslo) aYYÉAw •?; 'A^evéO • « KJp'.E, s-si ;xo'. ïr.-y. -apOivc. a-, aùv i-xo: Tpa- çsîîa'. Èy. v£iTr,T;; ;xs'j y.a: iv ;j.ia vjy.T'i rjv v^.y. '(V(fnr,'j.viy.'., aï-'.vîç jtte- yr-.yjzi ;j.;'., y.aYi'o aYa-o) r.izx- (o; àc£Xçâ; [j.cj • v.x'/Â-t>) or, ajTàç y.a»^ 10 £jAr;r;7£'.; y.h.ibixz mz y.ày.k r,'yhi'(r,zx:. » Kal eîzev aùrr, 6 à-f/£)w; ' Il KâA£îov aj-râç. » Tcte v/Slizi -xz ïr.-x -apOÉvoj; f, 'AsevéO, y.a'i icrrjCîv ajTàç èvw-'.ov t;u à-j'véXcj, y.a": £:z£v aj-ra:; 6 a-p^EAG; • « lvjACvr,j£'. Op-a; 7.ûs:c; s Oe:; s 'A'.z-z:, y.a: k'r£-0£ //////////// xaçuY^; èz'à tiôaeojv. y.a: -a- ca: a: c6vc:y.o: -rcov èy.AEy.-ôJv tt,; zsAîw? èy.Eiv^;; lllllilllliil covTa: s:; "cv 15 a:à)va "/ssvov. « Ka: ;xî-à TajTa Ai-fs: 6 OeTo; à-ffEAs; tyj 'A'ev£0 • « lf\pov rr,v -zxr.iix) -xitzç/- » Ka: w; ii:î':-.pxor, 'AcevèO tsj ixEtaQriva: Tr,v -pi- t:£.^7.v, ejOew; x'f,/J)vi i: cç.OaA;j.(ov airr,;. y.a': ïoev 'A^eveO to; ap;xa teî- câpo>v ':z-(ov zsp£'ji;j.£vo)v y.aTa àva-oAaç e:; cjpavcv • r^v ce ts p.£V âpjj-a biz-tp o'kz'z "jpi;, i'. ûE ÏTTZo: to; àsTpa— rj, y.a": s oi^('(t'ho^ v-cvCi-az'. ÈTravw 20 t:j apy.a-o; Èy.EÎvoy. Tôte eTzev 'âjevéO • « "Aspwv xai àvou; èy'^ ^ "'''' 1 v; ôi] zat B D 11 rxvra -âvra on. Syr. || zai-xy/ï/or] tooJ s'/'j iôipxxoc, ■/.joii tj.'jj, -yXfZ'J. -'l-j-'j. • zat îrTZîv B D ô avÔ^;co-o; B -Sy»'. 6 à'yyî/o; D — 2 /s/.] £/â/.v;7a B D I) '^y.y.ioo-j otn. B D || ,Syr. — 4 r^; -'/.r,-/Y,i om. B D 11 vJOi'ji; om. B D 6'yr. Il i/] â-à B D Ij z/;stoj] + ô à'yys/.o; D — 5 ,uiv om. B D |1 r;^v ôk-oùoiv om. B D II d), oè] zat B D — G -o///; om. B D — 7 îr-i-'Aîivs'ô] z«i tï-xvj Tzaà^ ■70V a-jOp'ji-OJ (à'yyï/ov D) "AîîvîS B D Syr. |1 /.jpiî-/xoi] ctViv zjpti sjv iy.oi B Syr. •:t7iv zai iJv èyoi D — 8 ui G-jj-xhcjîi om. B D || septem virgines, aequales meae, mecum nutritae, et eas diligo ut sorores meas Syr. || ii-tpriZoïi'7xi D — y uot] + 5jvrî55a(/.//î'v5ct y.oi ïz •JîOTr^rii y.0J Tîyôiï'iy.i a-j\> -aol vj ixiû. vvzri B D — 10 zàzsi'vaî] 'Xj-zv-i B D |1 zâv.i] s/zî D 1| u\jTr, oni . B il ayyî/o;j v.vdpuno: B Syr. || zai ît-îv-stJrài o»l. D — 11 'x'j-kç, rirt om. B D II zxi èzâ/£îîv kÙtz; 'Aïïvî'Ô. B D — 12 zat £T7/;îiv-àyy£/9J o>n. B D || in faciem viri Syr. || /.xi tl-vj-yipi-jo'j] zat >î!/- ■ jv/r,zvj xj7X~ é 'j.-jOs'jt7ZOi iyyî/.oç D) zzt sT-sv ■ ij'/.oyr,-:î.i 'j«5; ô jinroj îtj rov xitâ'jx ■/pi-j'jj B D — 13 ///',/, 7.3 si tis septem columnae ia urbe refugii Syr. — 14 \'ll!l\\i!\ ad vos et per vos in aeternum conquiescant Sy%'. — 15 zzi //srà raGra...] zai st'-îv 0 ûjOpoi-o: -r, 'Xzi'jifl B D il u)v aùtij y.a't c;'::£'J7a!;a staviAÔîv s?; tcv OâXa[j,cv aliTY); TCV cs'j-rspcv ivOa r,sav al Or;/.al tc5 y.c3[j.C'j aj-rjr, y.al àvcîrara Tr,v x'.cco-bv aùr^ç Tr,v jj.sYâXrjV £Ç£vr,Y/.c Tr,v CTOAr,v aÙTr^ç Tr,v TrpwTT^v wj7:£p 20 àsrpa-Yjv Tw £ic£'., y.ai èveoûca-o ajTr,v • •7:£p[£^wcaT0 os y.at î^wvr^v Aaij.- Tpàv y.at êasiAiy.TjV, f,Ttç /jV èy, 7puctouy,ai Xf^wv Tt[j.tiov, xaliv -rat^'/spctv ajrr,; 7:£ptéO'/;y.£ 'isXia "/pu^a, y.al £t; toùç zcoa; àva^upioaç yp'jcraç, yat y.6î;j-ov Tt[J.tcv rrspt 'bv -pâ/r^Acv aÙTr^ç, y.at /puccjv cTiçiavov Zcpt£9r(y.£v âât TTjV y.£ç;a'Ar,v aiTr^; • èv 51 tw cTcsivo) w; r.pz: tw jj.£toj-o) air?;.: r,v 25 3 «^îwv-îv 5xvr^ n>» . B D |1 t'î^t co)i;Vcî] sio B i^o/j.y.i D condona -Si/r. || t/;v oot>//;v D — 4 zy.j -jPîîTat-To;; 07?î. B D || srt] oiizi B || éli'/r.GU. B D + ro p-^//a rojro B -Syr. Il zQ).f/.r, pu. om. B -Syr. -ovr,pù. D — 6 zai-£aur/;v] zat toÛtsiv yjvoy.ï'vjjv B zairoOTO ïtTro'jv -.^ "Aî-evîÔ D II tooi»] îj^s'oiç y,/6î D — 7 ôrt] îôoù B D — 8 sOôî'w; o»n. BDIlràv £71.] nutricius Syr. — 9 î^îi76v-//ov /.xi om. B D |1 sTOt7/KToy] + //ot B i-ovj.x^xré /j.oi D — 10 ôiort] ôzi B D H cfifj.-po'j om. B D — 11 ô Èiri] nutficius Syr. — Hzjit'a] filia mea Syr — IG ô è-t...] nutricius -Sj/r. — 11-17 iom-ivro- /eiv aùroj om. B D — 18 <:-îù<:x'7y. ont. B D — 19 ràv Zîù-iço-j-xù-r,i y.xi om. B || T/;v >«tê. m:-/, om. *S(/j'. Il Yivotq.vj B D || to zjS'^tiov B (| zr,v fj.v/x).rrj om. B D — 20 &jj-£i] v./ -/à:: ôiç D — 21 KJrv^v 0771. B D — 22 r,zii-/_p-J';(o.i y.x'i] /xï xl/zn VJ ■/, ^'..jv/- ôty. B. o»î. D II h ora. B — 24 i-j l'i\ /xi 'u B D || z^r^; 4- omnia ornamenta pura Syr. — 25 w; -:i;-î?] vîiav B D. — 08 — Ai'Oîç jxy.lvO'.vo; '(J-iva;, "/-X'. '/.J/.A(.) tij /.(Ocj tsj iJ.î7âXcj ïz /.(Oc. ttc/.'jtî- Acîç" y.al OepîjTpio zâvu Oa'j;;.is-:(.) y.aTEy.âAU'!/£ rf,v 7.î5aAr,v airr,;. 'Q: ok Èy-'/rTOv; 'AsîvkO twv pr,;j,âTwv tsû i-l tt,; cîy.îa: ajTf,; B'.ÎT'. cTrsv ajTf, c'j'j-cTTTwy.éva'. Tb zpcswTrov, isTéva^£ 'K'jr.rfiiizx îscopa y.al sTttev • « Oî[xiJi.s'. 5 ty; -a-î'.vr, -oj -pc^wrcj [j,o'j a'j;j-ôZ':to/.;-:s; • s-I/s-at [;.= 'Ia)sr,5 y.ai è^cu- ScvcoOT;70'jj.a'. -ap' aj-cj. » Kai Aévs- xr, Taioîsy.ï) ajtr,; • « "A^aY^ H-si liicop àz; -f,: ~r,-;r,i y.aOapiv. » Tf,; lï èvîYy.irrjÇ è^é/sîv aj-:b èv rr, '/.^■/.Tn^, /.y.: v.j'lxzx v('!/X'. Tb zcbrojzov xj"r,ç boa "rb l's'.iv Trpbswzîv ^i'('(0'/ dzr.tp b f,X'.;;. y.ai tcj; bçOx/.ai'j; xj"?;; wr £(07ç.b;ov àvatéXACv-a, y.ai Ta; za- "J ps'.xç loç àîTccv sjcxvoj,':?. ok /.^(/.v; xjty;; to; zilx ~jpT/.'Zynx, x'. ~ç'-'/ï^ -f,: -/.-.z.x'.u%z xjtt,: to; r, ày.TrEAo; r, iv -(o rrapabsi'io tij Oecj îjOr,vojsx âv t;î; y.7."cî; xjt?;;, b Tvàyr,/.c: ajTr,; ô»; v.j-xy.zzzz t.x[j-.Z'.v:j.z:. Kx: liz\;zx -x'j-x 'AsEvkO s?; £X'jty;v è0x;j.6Y;0r, èr:' Tr, bpxss'., y.x- È/,âpr, /.xpxv ;j.îYiAr,v sçbopa, 7.7.\ cjy. iw^s -rb TrpbswTrcv a!»-:-?;;, îTzs 7x1 • « Mr,T:s-:£ ^•^ àzczAjvw -0 Y.x/J,z: -z '}.i';x -z\i-.z ■/.'/.'. C<-)zy?.Z')- » 'KiS)vi sjv zi/.'.v b èzl Tf,; cîy.îx; toj e'IzeTv xjTf, bT'. « r.xr.x ■;£■;';■/ xcv bca zpsTSTarx; » • y.ai o); èOîx-aTC ajrfjV içosr/Jr, rxvj y.x'i ^éyovev ivTSO'f/.oç èTTiTTiAÛ, y.xl zizin i-'. Tsl»; zbox; ajTr,c easv; • « T( tojto, oészo'.vx ;j.J'j ; t(ç izv:/ f, v.x'ù.zrr, xj-r, f, TTséç SE 7:Ep'.7.E'.;j.Év/; piEYXA"/; ojsa y.x\ Oxjy.xsrf, ; [j.r,':'. -.'e y.JC'.o; b -0 OEbç TCJ cjpxvsj ÈÇEAÉrxTi 7E e;: vj;xç.r,v to) uîot ajTOJ ['Io)sr,ç.] » ; [XIX.] Kal ST'. AxAi'JvTwv xjtwv txjtx /(AOe zx'.sxp'.cv AÉ^'cv zpb; 'Atî- VÉ8 • < 'Ibc'j 'Iwrr,:- zib twv Ojcwv t?.; xÙArc r/j.ôjv izzxzx'.. » Tste 7ze'j- 1 ;(«(it + ïiJ-:o'7Bvj B D 11 rrâvj exjfjA^zoi om. B D «yr, || Ôsîtîr^îv B D Il theristrum sponsae Syr. — 3 zxTîzâ/uijj sV/s^raîEv B Dji xJzf.i + et sceptrum in manu cepit Syr. — 4 rw -iOTw-^;) A II toj i-i rô; otzt'aî a Jrô;] nutricii Syr. — 5 cty.y.oi-7j/j-î-TO)y.iro: Oiii. Syr. — 6 -xioi^/.r,] Oipci-iivjr, D uni ex virginibus suis sociis Syr. \\ jÔwj] Doan D — 7 'îi; 0= suv/iî^yi-TiKs' aùraO o»2. B D — 8 vr/y^jv A II Tô; Ô£--^/.toç] zzi szj'Aîv 'Aïîvi^ ît; ro Doart èv tï; /azâvv; Êtti t/;; y.^y/yr,i zat ôv TO — S57ÛJ— ov aûr-^ j Wj i r/yioç B D || TOJi ô-^^a/yoj^] oi 6-j0x/.ij.oi B D — 9 ô iojçïo- coj ô âv5tri/>.wv B D jl :rasî(à;-ovj;avoDj et maxillas suas ut campos excelsi in qui- bus rubebat ut sanguis hominis Syr., at certe Oppenheini — 11-12 zat -ràî :ra- pi.iU:--û -jiû u.'j-:o'j "Iwî/;-j om. B D — lO isoa -jpx/.iZo-jrx] rosa vitae e stirpe capta, dentesque ut arma ad bellum parata Syr. — Il T5âj{v;/.o;--a,u:Tctzt/oî] et cervicem ut insulas requietis angelorum in coelos pectoraque sua tanquem montes amoris excelsi Syr, — 15 & i-i t-^j oiy.icf.z] nutricius Syr. — 20 Mwj/;-,] primoge- nito Syr. — 21 ïrt ia/oJvrwv «Croâv rxira om . D || -atôâitov + fi.ixsôj B D || ;.£VOv) /ai ÙTz-j B I) — 22 !>:(!■: ^Iwi/js bis B II -îi riiv 5j;ii-.] -:oç rai," Ôjsai; B D || ?î7i:rat o»i B D !! rirî z-uz-j.z'x om. B D. — 69 — 7a7a 'AsevsO xa-écr^ Tr,v /./.{[xav.a èy. t^D Ozecw^'j aÙT'^ç tjv Tatç àztà ■r:ap8évo'.^ sic G'jvâvxr^î'.v to) 'Io)jr,ç;, y.al cSTr^ h toi ■:rpcopc[Xt.) ty)ç oiy.iaç ajirj;. E'I^^aOwv os 'IcoTr,:- èv tt, ajXfj èy.XsiaôrjSav al TruXat y.al à7:£[j.stvav £;o) -Tr.iz ài'Lzzz'.Z'.. \\t. mz £r-?;X6îv 'A'svkO èy. tcj zpcop5;j,0'j eî; cjviv- r^c'.v TO) 'I(i)ar,9, towv a'j~r,v £0a;;.6r,f)'/; è-l tio 7.iAA£iaùr^ç, xat £tz£v aÙTr^ • 5 M ']'{; sT au, y.ôpr^, 'à'/tiac, àvâY'fî'Xôv [j.ot. » 'H ck Xâve». aÙTO) • « 'E-j'o) £i[;.i, y.ûpis, fj zaïot'cy.-^ cou 'AusvéO • -rà £Ïâw).a zâv-ra àzéppi-ia à-' èp.ou y.al à'::o)XGv-o • r^XG; c£ avOpwzoç zpcç ;v.£ ar,;x£p;v iy. tiu sùpavou y.at s-'. - céowy.é [;,oi apxov ï^toïjç y.ai sia^cv, y.at -or/ip'.ov siXo^r^ijivcv imov, y.al £iz£ ij.ot • « Aéowy.i es £'!ç vûjj.ç-rjV -m 'I(i)rf,s, y.al aÙTc; trou Iz-v. vu;j,ç;{c; sir lo (( Tbv aiwva ypz'/zv ••/.%•. ou y.Xr(0'r;7£Ta'. to Gvojxâ cou 'Ac£v£6, àXXà v.'/.rfir,- I' C£Ta'. ziX'.çy.aT7.9UYr,ç, y.aly.ûp'.o; 6 0£bç Ija-'.XsJcs'. iOvwv roXXôJv, y.al o'.à « cou y.aTaosurovTa'. £-1 0£bv -bv u'I^'.ctov » • £Îz£ ck o àvOpto-o; " « ITopî'jco- « [J.7.'. y.al Tzpb; 'Iwcr^s o-w; XaXr,oti) £?ç Ta o)~a auTOù z£pl cou ta ^r^[j.x~y. « [xou » • y.al vuv eu Y'.vwcy.£'.ç, y.ûpu, d sX'rjXuôî zpiç ae o àvOpw-oç £y,£rvoç v> y.al £1 XiXâXrjXé cot -spl £;xou. » Tôt£ X£Y£'. c 'Iwcrjç; T:pc; 'Ac£V£G • « Kù- Xo7r,[j.£v^ c'j, Yuvai, tw Osw tw u'i^t'cTio, y.al £ÙXoy"/;;x£vov tb bvo[xi cou zl^ Toù; a'!ô)va;, oict*. y.ûp'.oç b Osbç £Q£[j,£X'!coc£ xx 't'.'/r, cou, y.al oi ulol tou ilôivTOr 6£0u £vo'.y.T,couc'.v iv tv; ttôXs'. r?;ç y.aTa'fUYY;; cou, y.al y.ûp'.o; b Osb; cac'.X£ÛC£'. aùtwv sic toÙ; aùovaç. '0 vàp àv6po3-oç £y.£Tvoç r,XO£v è^ oùpa- '-^ vou "pôr ;j.£ cr,;j.£pov y.al sîzé ;j.o'. zspl cou -j. zf,[j.7.-x -.xj-.x * y.al vuv bsùpo Ttpôç [X£ r, zapOivor y.al â^vr,, y.al l'vaT'. eu ïz-r;/,xz, àrb ;j.ay.pbO£v ; » TbT£ £H£T£'.v£ tàç /.slpar aÙTOu b 'l(oc-r,ç, y.al hrr{^[-KXL\zx-z T-r;v 'Ac£V£Ô, y.zl -^ AcEvkf) tbv 'IwcriS. y.al TjCzâcavTO àXX-r;Xouç è-izoXû, -/.al àvkî^'rjcav à;xsb- Tspoi TO) 7:v£Û;j.aT'. aÙTojv. Kal àc-acâ;j.£voç b 'kocr,ç tTiV 'AcîvkG céb(ji)y.£v 25 l /M /.'j.-:iZr, ^kivjïO B D — 1-2 t/;v /.'/iij.7./.y.-ol/.iy.i aùz/ji on. B D — 3-5 /.y.'. 5JT/:-7vvy.vT/;7(v rw 'Iwi/js om. B D (| iow aJ/r/jv] ^^yt Wî dovj xùzrrj "Io)j/ij> B D II id'j.iJ.^r,Qr,-x\j-ôi Otn. B II aÙT/:] -so; K'JTOV B — 6 *g'2'. rû sf c-j e^e. o»i. B D 11 6 y-ip/i oin. Syr. — 9 î'-tov] et bibi Syr. \\ ôiow/.y.] dabo Syr. — \2 y.ùpioi-xj-bi'jro^j] quia in te ad deum excelsum populi et familiae, gentes ac na- tiones confugient ac se abdent Syr. — 16 yJvae otn. Syr."- 18 zsi/-/i + mûri enim tni sunt ex adamante vitae Syr. — 20 Tzpii //c] ad te Syr. — 21 ...cou zx pr.y.xrx TKL/ra] om. B D [j xat 2°] V7 B D Syr. \\ ày^j/i + Stozi i'/ù îùvi-/ysM7dYi Trîst co'j ic, Qjpx-JO'j O'jTii sTizi'j fj.oi nxyrx rx nspi aoù B D — 22 tôts] y.xi B D — 23 i-j-nyx).'.- <7XT0-Tùi 'I&jj/)^ om. B — 13-16 xai x'jé'Zr,Gxv--::viîjfj.x kJ-^Otix: om. D — 24 x-ji':r,':xj] hjiZrMix.'iipr,rsy.j B (| %iJ.-^ozipoi om. B II spiritu revixerunt et inter se adhaeserimt Syr. —21-29 /v.'. v.';-x'7v.'j.ijo:-/npCi\, x'j-C>j ont. B. — 7(1 — ajTf, r.-ii\j\).x u(oï;;, v.~x t; zvj'.iyyi césojasv xjTr, r.'ti'j\).j. zz^ixz^ -\ W~y.- |.\X.J Ka\ (î); 7:£p'.i-Xâ-/,r,7xv a/'Lr,'KO'.^ ir.'.~o''/-b y.a'i Izi^v^zT! -.x oe^iJ-à -(07 /î'.vô)v ajT(ov, îizîv !\-£V£0 Tô) '-Icor/;9 • « Asjpo, •/.•jp-.î, /.al cI'^î/.Oî »•? 5 Tcv oi/.cv oy.ôjv, C'.;t'. £■;('.) r,T;î;;.ar7. ty;v zI/.'.ti r/j.otv y.xi C£i~vov 'J.ivx- >» Kai £y.pârr,7£ ty;-/ X£Îpx xjtcj ty;v osr-.xv, y.a* tWç'^T-ivi xj^bv £?ç rr^v oiy.îav xjty;;, y.a'' i/.xO-jEv ïtj. toj OpivCj Iliv-iicf, toj -aTsb; ajr?;; • rf'tt';-/,-. lï jotop TOJ v'!'i;x'. TS'j? -éoa; xjtoj. Ky.; e'zev 'lo)rr;s • « 'EXOaTw or, èy. twv ■KxpHvjL. aTravTîi om,. B || WvjTi^pf,: T'i 'Ic^îo^] "lo^îos Tôj lJîvT£5,5ô B — 21 -xvTs:; om. B D 11 -zî/;; 7^; om. B D — 22 /tiît A II 6'jyarcca /iaou om. D — 23 roîiûî9y.Ki-/5aîj>£a hjuyyi'ôi ôiï npÔTtpOM rù, 'ixp-j.-j, Tzîpi rf.i "AtîvsO B D— 24-25 /.'A zaT^7rv;7î-"A7-:v£^ om. B D. — 71 — xôpt 'AîcvéO, v.at cwssi y.o'. ai-cr^v s?; YjvaTy.a. » Kai îîttîv aÙTo) IlevtsspYJç • « Ilopeùcu [^.ST'EtsriVY;;. » [XXI. ] "EjjLî'.vî ck 'IwcYjs -rYjv -rjyipav èy.£(v/;v Trapà tw Il£VT£5pY), v.at oùy. cicrj/vôs irpcç 'AsevéO, Bic-'. e\t^(Vi • « O'j ■::po3Y;y.î'. àvopi ÔîOîîSôt -pb 5 Ttov YâiJ.o)v aÙTOu 7.S'.;rr,0f,va'. [j.£Tà ty;ç ^'jvatxbç aÙTCÛ. » Kal àviataç xw -pwT 'Io)sr,ç à7:r/A6î Trpcc; apaw,7.a\ ^Xr.v/ aÙTw • « Acç ;j.o'. rr,v 'A^iveB 6uYaT£pa nevrsçpYî ÎEpéo); 'Haio'j-5aswç s^-^uvaîy.a » ï) oà^apaw t/dpr, /apàv [j.£vaXr,v y.ai /.évsi tw 'IwsviJ ' « Oùy. lobu a'JTr, y.aTEYY'jaxaî est ît; Y'jvaïy.a à-b tsj aùovoç ; Aoirbv I^-oj a;u ^uv); à-b toj vjv y.ai s?ç xbv a'iwva lo Xpcvcv. » TcTS à-£a-:£'./.£ fl'apaô) y.al èy.xXcSî tcv rizvtîçpr,, y.x"t IlavTSspYiç •fiY^^Ï^ ~V' 'Asr/kO y.a- IsT-fj^sv xjrr,v èvw-'.cv ïl>a3ao), v.xi icwv xOtt;; <ï>apaw ibxiJ.SrfiTt kzi TO) y.âAAst xj-cï;? y.a\ îîzev • « Eù'hz^;r,'je'. ce y.ùp'.oq h bzhq toj 'IwsYjç, Tsy.vcv, y.a( c'.a[X£{vr, xb y.âXXo? aou tout: £tc ■zohç aiwvaç, Bic"'. y.'jptoç ô ôîbç TOÙ 'Itoar,9 èSîAéHaTÔ es vj^J-or^v x'jtw • coç ^àp uloq udn'axcu 15 èîttv 'kosr,9, y.xi y.Ar,8r,-r, x'jtoj v'jîxç-rj à-b xou vjv y.xl £0)ç xoÛ xîwvoç. » M£TX 0£ TXJTa ïXaîz xpaà) xbv 'Iwcr^s y.al ty;v 'Acevéô, y.al èzéO-^y.î sts- çpavouç 7_p'j70ijç ezl xàç y.£ça7.à; ajxwv, oit'.veç f,crav èv tw d'y.w aÙTOJ èçâp- Xr;? y.al àvwôsv, lsx'/;7£ es .r,7xv à'/J.Ti'/.zj:. Kxl èzorr;7£ xpxio Yctl-'-î'-»-; "';> 'Io)rr,cp y.xl Bsl'^vov i^i^x y.xl -cxov ttia'jv èv -Jj'xépxt; u', y.xl cuv£y.aA£'î zxvxx.- xiu; 25 àp/_ovxa; Aiy6t:xou y.al ::ivxa? xsùç Sxu'.Ast? xûv èOvwv, xr^pOçaç èv yti Atv'j'JTXw AÉvwv • a Oâç àvôptoxo; oq 'irof/jcs'. Ip^ov sv xatç szxx r,\)Àpx'.ç xcj 7a;;.ou 'lo)7r,9 y.al Aa£V£0 Oavâxw XcA£ux'/;a£'.. » Kxl y'.vc;j.£V(i)v xoJv 7â[j.(ov ■y.xl xsî) Cîizvs'j x£A£70£vxoç sirfjAOsv 'l(osr,9 zpoç 'AssvsO. v-xl j'jv£Ax:£v 1 aÙTà)] aJTÔv A || îù yjvat/.z] inferuxores Si/r. — 2 zat îrrrî-j-îtcv-v/;^ ohî. BD — 3 zat ïfj.-vjvj B D — 5 aJroi/ 1° om. B || U-jî^tt, B D — 6 'luanf + zy.t B — 6-25 xat EtTîîv K'jTÎi eiC. 0W2 . B D — 7 iyûpr,-ij.iyû.j.viv xy't 0)71. Syr. — 9 '/.onzh-J-yoô'JO'J om. Syr. — Il zxt sitziev-svco-. *. om. Syr. — 13 '\'jiaYi<^ + quia ille filius pri- mogenitus Dei est Syr. omittens 'Ti/.-jo-j--j'JiJ.r,-j 7.'jzâ) — 25 ... i-j yf, Aiyj-z'ji om. B D — 27 fiy.j'j.-',) Tiii-j-r.ziC, v.-'jfjy.-./il-yA -i/.:0, ô kv^c^jtto; i/.îv^o: B D. 'AîîvàO ày. Tsù 'I(i)sr,ç, /.ai i~v/.i iz-i Ma/x''-?; y.a-. Tbv 'EspaV/ t'cv àBeXçbv ajToD iv TO) oiV.d) 'I(i)rr;5. fXXll.J Ka\ ù)z -xç,f,}J)yi -.x ï--y. ïrr, t?;; îjOr;;(xç r,z:Tr.z si/îsÔa'. Ta £ZTà irr, ty;; ),'.;;.;j. Ka* to; -r^/.zjzvi 'lavios zep' 'l(i)rf,9 tij 'j!oj ajTOîi, ^ c'!3y;aOîv v.z k'i-p-~Z'i zri T.irÇf -f, rxi'^vn'vj. aÙTOJ èv -Ci) sEjTÉpo) 'i-.v. 'f,; A'.'j.îj, iv T(T) ;xr,v'. tw CEUTÉpc.) [/(a y.a"' th.iz'. ~yj [xr/>ir, y.ai y.aT(;)y.r,7îv èv YT, rsTÉ'/. Ka\ eTzev 'AîîvlO ttooc 'l(orr,9 • a \[zovjzo\).v. /,a\ c6s[j.a'. "rbv za- ~izx si'j, B'.cT'. ; T.y.-r,z scj 'IcparjX o); T.x-.i,z \j.zj iz-'. y.al Osé;. » Kal z'.T.v/ x\i-.r^ '|{.)sï;ç. • « FhpEJrr, ^jv è;;.o"'. y.a- d'yv; -rbv r.xzizx \j.z-j. » ^HaOî '0 ok 'Io>rf,5 y.al 'A^EvkO zpbç 'layio; èv vr, rîî£[j., y.z' i~r,T.r,ZTi ajTOiç oî àceXssi TCJ 'Iiost^ç y,a\ -po^sy.jvrjcav aùtoTç èr:! Tpisojzov èz\ ty;vy^i''' Tstî oûv îi7?i/.6:v àiJ.scTEpc. rrcbç 'lay.o'js • r;/ oe 'Iay.à)6 y.aOfjjxEvo; èirt xr^ç y.Xt- vr,; ajTcO y.ai ajTbç r,v r.zizz'j-r^z èv ".'vipE'. X'.~ac(o. 'losj^a ce aj'bv Aîe- vkO èOa;Acrjf}r, è-\ to) -/.xij.v. aj-roj, O'.bT'. r^v 'lay.tos yaVs; to); eioe'. cscopa i"' y.a: -b '{ifZxz ajTsij (o-zec veôtt,; ôjsa-ij àvop:ç, r, oï ■a-.zx'kt, ajTOu za^a TjV AEuy,-}} wseI /.'.(Jjv, y.a't 'p'.yï^ zr,z y-EsaX-r,? aÙTOj Y;sav b/.a'. oasEia'. y.at 2 "Iwîv;--] ^zîa'jj B II deinde addil Syr. : Hymaus ac celebratio Asenethae iii Deum excelsiim : « Feccavi multum coram te, Domine, ego Aseneth fiiia Puti- pharis sacerdoiis Heliopolis urbis solis qui in omnia insjncit. Peccavi et niala co- ram te feci. Ac tranquilla in domo patris mei fui, seJ superba elataque. Peccavi coram te, et deos innuraerabiles timui, et ab eorum sacriticiis edi, et ab eorum libaminibus potavi,neque Dominum Deum caeli, cogaoveram, neque exceiso vivo confisus eram, sed in gloria divitiarum mearura et pulchritudine mea fiduciam meam posueram, et superba atque elata fui, et omnem virum ia conspectu meo eosque qui me petebant spi-evi. Peccavi multum coram te. Domine, et garrule ad te in vanitate locuta snm, in superbia mea dicens nuUum principem in terra esse qui me pudefaceret, sed me sponsam filii natu maximi régis Aegj-pti fore, dum Joseph fortis Dei veniret, qui a fastu atque superbia mea me detraxit, et me a viribus meis debilitavit, et pulchritudinibus suis me venatus est, et sapientia sua me captavit ut piscem hamo, et s])iritu suo me vitae subjecit, atque robore suo me roboravit, et me admovit ad Deum caput et dominum mundorum, ac mani- bus ducis exercituum excelsi, raihi panis vitae datus est et poculum sapientiae, et. ei sponsa in aeternum facta sum. » — 3 /v-l iyvji-zo jj.t-'y. ■zv.ïi-a. mX nuff,y6ù'j D Syr. Il ôjç om. B I) /y.', ■flç.lv.-j-'j B D || éi-/ii9y.i om — 4 t« /(,aoJ om. B — 5 nj'j.-û.';/! A II ïrii rr.i '/uj.où om. D Syr. — 7 Fi-jiy.'] AtyJ-r'jJ D || 7rop3J50//at] -opi-j- ':i>j.îOx B II 'jlrjuxt + Israël Syr. — 8 ô>i om. B D n xxi $soi on. B D || patrem tuum qui mihi est tanquam deus Syr. — 9 -opsJrc r:'j-j £/jiot] îTopïJS6//î9st i//.x B D II y.-jj. oi-ft z. -. jj-o-j om. B D — 10 -lo; 'Ix/.'jir, om. B D || vj y/j Tfsifj. om. D li oi ~rrj-rr,-:u.-j A, om.. D — 11 'Iojîï-.s + sv yr, Ti-:iij. B || i-i TtoojwTrov om. B D — 12 Ton- 'la/'J>S"| Kai y.yftvj -pi; X-x/.'Jiô B D — 12-23 vj oi laz'.'jo-lKz-JjS Triii i'/.jzoj om. B D — 16 zp'./iz-z-^irjçy.'^ et capillus densus ut avena Syr. — 73 — TT'jy.vai srssopa, b cï -«y^jv aj'vJ /.vj-az: [J.v/z'. tsj zrrfio'jç xjtoj, c is- ajTOJ y.at oî ppr/i'ovs; w^àY^âXcu, oî [rr;po"' aliToO y.xl aï y.vY;;;.a'. y.a; oî r^ootç, a'jTOJ wsîl Yi'YavTOç. T6t£ locuGa ajTsv ojto)? 'As£veO à0a[j.6r,0r( y.al tte- soj^a 7:poj£y.'jvY;Gîv ajTw l~\ Tr,'/ Y'O'' ^'^' 'i^pi^w'rrov • ti-ûi oï 'lay.tos Tzpoç 5 'Ico7r,9 • « Aj-r^ ia-h r, rr^j/yr, ;/oj fj Y'jvr, co'j ; £j)vGY"1I-''ivr( ës'a'. tw ôîG) xw ud/isTO). » Tctc èy.iXîSîv ayrriv 'Ir/ioc zpb; Exjtcv y.al r/JXsYr^sev ajXTjV y.al y.ax£ç(Xr;Ssv aÙTr^v • è^éteivs oà 'Aasvèô xàç '/.îïpa; aÙTY^ç y,a\ èy.pâ':r,c£ xoj aù/évoç 'Ia7.a)6,y.ai è/.ps[j,âa6-^ èzi xcv xpâ/'/^ASv aù'SJ y.at y.aTîîtXrj'îv aÙTCv. Kat [XîTà xauxa à'oaYOv y.al stt'.ov, y.al etô' ôutw; £7:ope60r,sav o -:£ lo 'Ia)7Y]!p y.al 'A!j£V£9 zl: tcv cîy.ov aù-wv. npoé-£[J.'^av ok aùiGÙ? -u[j.£(j)v y.al A£ul oî ubl A(a; i;,év2'., si oï uîcl BaXXàç x,al Z£A©a^ xGiv 7;atBtay.(ï)v Aia? y.al Pa/;riX oj GD;j-ps£-£[X'i;av aù-cûç, ciOTi isOsvouv y.al ïjyOpaivcv aùxoiç. Kal "^v Aîul èy. cîHtwv rr,; 'A':£V£B y.al -'j[X£(!)v ïq £'j(i)vj;j.a)v. 'Ey.pârr,!j£ oï Aa£V£0 if^v y^iXpx A£'Ji, o'.i-: r^'fir.x ajTSv jscspa'j-kp r.Tnx- Toùr ào£X90'j;; 15 'I(i)3rj9 y.al wç avopa KpoçrjTr^v y.al G£0S£6f( y.xl socO'j[j.£vov tcv y.ipiov • r,v ^àp àvr,p c'jvuov y.al T.poy'r^zr^;^ û'k'axo'j, y.al aJTC; ktopa Ypâ[j.ixaTa YîYpaij.- y.éva £v ^à^ ojpavo) y.al àv£YÎvw7y.£v aÙTa, y.al àz£y.âA"J7:T£v ajTa ~r^ 'As£V£f) y.p'jcp-?; • O'.i-'. y.al aùtb;; A£'jI r,'(xr.7. TrjV 'As£V£Ô ^âvu y,al £(î)pa tcv -rizov r?î; y.aTaKa'jsîœç y.ù~-q^ iv xciç 'j'i^tîTSt?. 20 [XXllI.] Kal £Y£V£TO èv xio Traptévat tcv 'hosr,^ y.al rr,v 'A7£V£0, à~£p"/0[X£VG)v aj-ûv -pbç 'lay,w6, l'oîv ci.ù~ohq à-o xoj xt'v/o\i^ b •jtc? y.ùzoi>i om. B D — 13 zai vjyQpxvJO'j aOroI,] oi èydpy.vjd'jriç B owrt i-^di'jo'J'J oi iydpxvjO'JTîi D quod doli pHoris recordantes timebant Syr. — 14 îz àic,iô)-j] hiiwj B 1| Su/y-îoiv] 'Iwtv^ç; D -Syr. Il /.xi i/px-qi: D — 15 (ri>ôop2<-'I&)î>,^ om. B D — 10 /.x\ 1° om. D — 17 r^j yxp-u'li7zo-j om. B D — 18 ojpx'jû ^ digito Dei Syr. — 19 oiizi-Tzx-rj om. B D II s'Mpx Aîui B /.xi 6px \iji — 20 ûitï-ot, + et moenibus iliius iu saecula ada- mantinis fundamentisque, quae quondam in lapide petrae firmae in septem coe- lis positis sunt Syr. — 21 -iourjxi D — 22 v.-ipyoaij'jrj-'lx/':^^ om. B Syr. || z-'v zoii zsiyo'j;] ex adverso Syr. — 23 rr,j 'A7îyî^ om. 0—24 i:ii^x>>oj D || Kxi à-57- Tî[/,;v D II 'j-f/ù'ni om. D - 74 — /.£7i -çz: ïxj-fi Z-j;;.£(.)v v.x: \vA • S: z\ ïiSSi'mz /.v. z-.xhh-.iz ivcô-'.ov tjtcj, '/.v;t: aÙTCtç ô uib; asxto z -pioTiTS/,:; • « F'.vwr/.io v(m z-.: zr,\).izz'i •jp.îî; ij-'î X'ipîz Ir/x-.Z'. 'j~ïz r.Tmz àvOpwzsu; ïr\ -r^z ';r,z, y.x\ h -aï; OîC'.atc ù;x(ov -xÛTX'.r y.xTÉ'Tcx-Ta'. v; •zd"/,'.; twv -'.y.r,;;.'.Tô)v, y.x"'. èv TaT; B'j'\ 5 pz[LO%ix:: j;j.(7)v y.x-i/.zT.r,zT/ /. ' y.'/.'.xîî; àvicwv 7;o"/.£;j,'.s-:(ov. KaYÔ) 7r/;.î- pov XY;'!/s;j.a*. yf».âç I'^.xj-m zl- sTaîpsjç, y.at cwaio jimv y.pysbv y.ai acv-jpov zoA'jv, 7:aTci; tî y.a- 7:a'.c(cy.x;, y.ai oiy.suç, y.a\ y./>r,psvs;;.(ac ij.rfâAaç, y.a\ rjvaYwvîsasOi y.z: y.x'. zo'.r,7aT£ iA£o; ;j.£t' £;j.ou • o'-i''. jcs'sOtjV ttxvj zapà TCJ às£>>scu jy.iov 'Iw'TjS, izv.zr, ïi.xzvi x-j-zz Tr,v 'As£v"£f) £?; '[jixly.x^ 10 xat ajrr^ ï\).z\ /.a-rYivvuà-o àzap7;r,ç. Ka\ vOv csutî gÙv £;xîî, y.ai 7:o/.£;j,T,sa) r.pzz 'Iti)ST,9 TSJ àzoy.':£Tvx'. xj-bv èv Tf, zz\}.zx>.x ;;.s'j, y.x- /.r/i/oi^x'. Tr^v 'A7£v£0 £?ç vyvxTy.a y.x* Ji/ît; iTîsOé ;j,o', £?; ào£A02'jç y.xi sîaoj; z'.î-r^iûç. E; zt \).r^ xy.z'jzr-.i \).zj twv £r/xxTwv X7:c7.T£vtô 'j;j.xç èv ty; po'^.zx'.x ;xcj. » Kxi Tx^TX £'!zô)v £-;'^ !-'•'■"•>'- "■'",■' pc;;j.^x'!xv xjtsj y.x\ £S£'.r£v xjTolr. '0 ck 15 lu;j.£wv r/^ xvr,2 Osxtjç y.x"- To"A;j.r,pcç, y.a'' £V£0'j[;.r;0-/; ,jXA£Îv -r,-/ 'fv.px xjtou TTjV c£r'.xv \t\ ty;v y.;rr;v ■:•?,; c;;/ç;x(x; xjtoj tsj ï'i:/.~jzy.'. xjty;v è/. tcO y.z/.iz~j xjTr,; y.xi rxTxzx'. t":/ j'.bv «l'xpxio, C'.;t'. zyj.r,zx'/.i/,x/,r,y.i'/ jSj-.zIz. "Mvj z'j'i AîJt TrjV £vf)j;xr,r'.v Tr,7 y.xzz'.xz xjtij. :t'. r,v xvr,; r.pzzr-.r,z, y.xt £-arr,-£ tw zsc"' xjtsj xbv 0£r'.bv ttsox -'j;j.£0)v y.x\ ^OXvi/î, Gr^xxîvwv xjtw 20 TOJ 7:x'j7X70x'. x'jTCv «-5 T?;; -p^v;; aÙTOu. '0 ce Aîut tw Z'j;j.£iov TiSj/w; £À£Y£V • « "l/XT'. SJ Qu;j.SJ7X'. TpCÇ "OV XVOpX TSJTSV; ■?)'ti.£Tç avOpSÇ èG'jJ.£V 1 A5J/;V A II 0( 0£ 5/^5VT:ç] Zai -^/.^OJ TTîbç V.JZVJ B D il ZZt SrZ^ï'vTïç] Zat £'5TV;75tV B !| zai STaô.-a'Jri'J 0>n. — 2 zai /£y£t B D (| ajTOf;] avTs!/; A || ô -peurirozo; om. B D II Tr,,«î50v] TÔri D om. Syr. — 3 h-k om. D (| sttï om. D — 4 ravTKt, om. B D jj y.xTî^Tpi^yi D II -jy-ifirizù-j B — 5 >"] -zpii/.oi-u. B D tria millia ^yr. || Tro/îutiTwv om. D — 6 zzycii-iTaipoj;] Kat wov È70) 'iiiuij.'/.i iiu.Xi îij êoïiôîtav ï/ji»!V •:r,iJ.ipo-j B riapaza/w oÈ ùaâç ît; Sovjôtav £,z\).'^aicLq aùxwv yiU[/swv y,al Aeu\ èy. xwv y.oXswv a'jxûv y,al z'.r.ov ' «"Opa; TOi'vjv -y.: po;;.ç;a(aç -raûxaç; èv xaÛTaiç xat; C'jai po:rfa(a'.; i;cc(y.r,5e y.'jp'.oç xr,v uspiv -'.y.r^jj/.Twv, r,v jop'.sxv ts'jç ubj; 'Ispar,/. O'.x tt,v àoc7.©r(V 13 r,[X(ov ATva, r,v [v^x\] £;x{av£v -u/iy, b uib; 'E;j,[j,wp. » 'Iswv ci b 'j'.oq apaà) xà? po[;.c B D || tam- quam dei filius primogenitus Si/t-. — 5 pijij.x roû xiixp-r,-!u.i om. B D || -c5? om. D II c'v'.iTTtO-jJ i-jx-jzWJ B D — fi ïiy.'jjv zat-'Iwî/iS Om. B D — ~ t'jjv pr, ;j.y-r,yj U0'j\ r.ii.wj B D — 7-10 oj 7tpOTf,/îi-yiip'7Ï-j x'jTo'J om. B D — 10 i-J /;.èv o>n. B D || roi/ ly.'t.fiixi B ro!> y./; 'j.x'j.f,'jxi D — Il i-iu-i-jr,.; B D î'rt Tzpx'inç A || ît'î T»iv Sqj/vjv raùr/îv T/jv nowipxv B — 12 TîTî] zai. B D II soj] i" ra^irvî D — 13 ^uy.îù-j /.xi \îA om. B II Ssx{\ i'Jipxxxi B D — 14 roi-jjj om. B D [| év ■zx-Jzxii rxï^ ouît] h xiirxïi B D — 15 TÀv iySptv-'ljca/)>] r/iv uêptv tôjv Jt'ojv 'l^pxr,/. r,'j inoio^v.)) B D —iAi[j.r,Ti B £tz/;- TKt D||liis duobus glaJiis pro ignomiiiia Dinae sororis nostrae a Sichimis ullionem repetivimus Syr. — 1(5 r,ij.'jrj om. D || /.xl om. B D|| r^j zzt-'Ev.//oJ5 on. Syr. \\ 'lowv ôÈ] y-xl toîv B D — Il /xi i-j,fj%rfir, B D || n-jiopx om. B D — 17-18 5/'jj-iy<>a/«oi x\izo-j om. B D Syy\ — 18 «Oro-JJ a-Jrwv A — 20 -viv oi'itx'j om. B D || i/.pxrri'^vj] àvî'îrvjTïv B D — 21 à>z7r/i9£ /.«i om. B D 11 -yoêîC/] ^oS/;!?î^ B D || ïzi om. B D — 22 -âv :;. ir,/J.y.^ -'jjr,zy. B il ti'f^j.'J'ij y.-' avrov à'.;îvTî; zvTov rsî'/ovry. /.s;'. '.-oSc/J'/îv^v D. — 76 — [XXIV. 1 "E;/£'.v£v cjv c j'.':; •I>a;aô) z'/:r,yr,z 'jr.iy/M-i ziiz-j •/.?.•. AJzr,; "as; 'A'îvéO, y.xi è/.'jzsTTS ;/£'.usv(i)r. Tctî aéysus'.v ajT(^) o'. txToîç rjTij v.z tz oZz • TÔ)v Y'-*'^'"''-'"*"'' ^^yy-^o â/0s7.'v:vTX'. zâvj to) 'I(i)::y;ç, y.x'. tt, A'iîvk.O 7.a\ Ij.'.'zzjzv/ ajTCÎ; • oOtc. £70v-:a( 'C. sic t.tkx /.%-'% -o Oé/,r,;;.2 ccj. » 'A-Sî- TEtXaç ojv £'jOéto; 5 jib; <[>apaà) à^(^(i'Kyjz vm'htzvi aÙTOÛc, y.ai y;X6ov r^ç>z^ a'JTÔv u)px ■jt^o)-'/) tï;; vjy.iôç, y.at CTaftivTî: èvo)-'.ov ajTOu aéye'. aù- tc?; • a "E[j.aOsv T:xpx ttsAawv ct'. àvcaî; ès-e ouvxtoî. » Ka; s'.zov zpb: aj- 10 '.bv Aiv y.a'i Vo.z z''. r.ztzz'j-tzz'. ùZtXz^zi ' « AxArjîxTW or, ô y.Of.oc r/j.wv Toiç -a'.alv ajTOJ c 6o6A£-a'., ozw; à/.oj!;o)v:a'. et zalBé; s;u, y.ai zo'.r,7a)[j.£v y.aTà xh OéA'^txâ sou. » Té-e v/ipr, c uibç apaô) "/.apàv }XîYâXr,v coôcpa y.a» îT-E toi; r.7.'.zh xjtij • « 'ATrcs-rr^TS or, ji.'.y.pbv àz' è;j.oij, B'.ct'. Acvo; |j.ci y.o'jTTTÔ; âoT'. zpbç "cobr xvopxr tojto'jç » Kx\ àzisTrjOav xttxvtï;. Tôt: b 15 ulb; apaô} £'!/îjoaTO y.x'. Aé-;î'. ajTOtç • a 'looli Sr, ô'yAovîa y.a\ ôâvaTo; Trpb zposiî)7:o)v G;j.u)v • AaoîTsouv [j.xaaov 'j;j.£r; Tr,v îù/.OYÎav 7^ tov ÔivaTOv, CTt 0;j.îtç â^Tk àvope; ouvaTOt y.xl O'iy. àzoOavîtsOî o); v'jvxTy.E;, «aa' àv- op'XesOE y.ai ày.'jvsoO; t;'j; è//Jpo'j; 'j[j.Cap7.to tov r.yr.izx ;j.O'j oti •< A à v y. 7.1 Fào y.ai 20 " NeoOx).'.;;. y.ai 'A"r,p ojy. i'.zvi àoiAooî y.O'j, à/./.à TÉy.va t(ov T:7.'.b'.oy.(ov 1-3 /ai OJTWj-'/ïtÇivw;] /.zt îç/j/^sv â;r" aurou àç^J./Tcs ajrov zç,iij.0'jzy. /.vX •^oZojji.z.- •jo-j xsci iêscpsiTG i ut'à; "tasao) z«t i/'j-ilTO îviopy. ètz 'Aïîviô zai 'i-nyiiy-. ■/.u./.'7ti B D jl exierunt, ille autem iuseaus factus et vehemeiiter de Aseneth pulchritudine cru- ciatus est Syr. — 3 tstî /. aJrii] xai ù-o-j -pbi a^rov B D — A.zw -v.iotT/.ô)'j om. B II oî>i + aJToi/ '/iyo'j-rîç D |1 ît^ ro ov; om. Sy»'. || tôoJ îw ^3a/âj zai Zi/'^x: -ztotV- zïjS /[5t; zai à;/!: t/;/ yjvsctx&iv ïy6py.vJ0J7i D — 5 tîz'J'j o?w. B D Tàv 'Iot/;^ zsti r/jv 'A. D — 6 //.(îoi7tv xjzoU] -fOo-JOU^VJ v.j-'j'ji B D (o)n. aùr.) || ïîovTai--âvTa] TOt/;- 50UÎC B II si; -zvTK om. D — 7 z-oît | zzt y.;:£775î/£v B D || ?0(>î'-'^ï om. B D || à/'/î- /OLi^l zKi D — 8 'J)5« TTiOiT/; T^-" um. B D 6'//)-. (1 z-.vAij-ii-'j.it-rjj om. B D — '.» -:.'/z- 6ov-ôvv5!Tot] orèsc £■/« ît'- JîTJci J'.'-^M à'vôsîj Q'jyy.TO'. B D II ïiJ.'j.brj-j-rj~t. om. Syr. — 10 aJro'j] 70V ùibv zoï^ v.-jopxzi zoJzoïç £v '/p'-'Y') "^^ pluA uoj B D — 14-l.S zat èî-^/5ov ot -'juiii Tzx-jT-ç /.xi ii/ij'S'xro xuzoii b jibç ^v.py.'ii yt/'j>-j B D — 15 iôo'j oh om. BD(| èiîJsaTo om. Syr. — 16 Oi-jxroi + Tzpi/.i'.ry.i B D |l ~,s^« -po'i. ■jij-wj] coram me Syr. \\ tj.'X/Joj om. B D || r,\ zat //./; B D — 17 iiij.ûi-o-j-jv.roi] iôcb iyî> /ij'Jtzx'j) \jfJ.'y.; ôrjjy.TO-j: B D -|- îhv.i D — 18 y.JOpCÇszdy.i... yy.jJt^Oy.i A BD || y./.y.yfjx] ■ii/.o-J'7X D II -/iep om. D 11 S'/w sc-jv-^; zoii y.ôi/(,oii j/j.ifj 'Xoi-ir,^ D — 19 rfiv ~y.zipy. fj/jj om. Syr. — 20 za't NesÔ. /y.ï 'Aar,p om. B D 11 oi/ cJîtv-s;/;2! owi. I) || oiv om.DII loqiientem : servi mei sunt filii Balae et Zelphae qui me per doliim vendideruiit Syr. — 77 — « -yj T.OL-.pôz • àva;j.Év(o oOv "rbv OivaTOv t2j zaTOsç ;j.3'j y.al èy.-sî'ixj ajTS'j; « £/, ^viç '/.a; 7:âsav ty;v -^vnx'j ajTÔJv, ;rr,zoT£ 7.)^r(povoiJ.r,SvU3'. ;j.£0' r,;j.ù)v, « 5t: téy.va -a'.C'.7/.u)v sî^-v • cj-::'. vio \j.t v.x'i zt-piv.X':'. toi; 'IîiJ.ar,X£Ta'.,;, « /.XYw a'jTot; àvTaziB(.ôs(o y.aià tc,'/ 'J6pv/ ajTÔjv, r,v è-cvr^prjsavTO tt xax' à[;-ou • [;,5vov à-oOavîTxa'. 6 '::a'ir,p j;.0'j. » Kal è-rjvzcîv aÙTCv 6 5 zaTYjp [JLO'J <î>apaà) è-t xcûto'.ç, 7.al cTtcsv aÙTU) • « Ka).w; £t'p*^/,a;, TÉy.vov • « XoiTucv Xa6è zap' âjj.cii àvSpaç Buvaxcù; y,al u'irÉ^eXôs aùxoT; y.aô' a 7Ct « S'.ezpâSavTO, y.àvw ioz'^.7.1 ac. êcrjOcç. » '0; cï r,y,0'jaav -ajTa Aàv y.aî rà3 Tïapà Tcu ubj <î>apaw, £Tapâ7_6r,;av Trâvu y.at èXu-r,Or,îav cçcopa, y.al sT-ov aù-Ç) • « Asôy.îOâ sou, y.jp'.î, 6oï;0-r;5sv *f;;;.Tv • aTcb tou vjv vàp o'!y.é-:a'. lO y.aî cojAci so'j È7'/ev y.ai gjv 7St â'::oOvr,r/,0[XcV. » Kat £Î-£v ô uîs; toj <î>a- cao) • « 'E^to îzzy.y.'. 'j;j.Tv cor/)b; iàv y.a'i Oy.eTç ày,0J7r,Té fj.iu tcov p"/;i;.â ■ TO)v. » Oî os sTzov ajTOJ • « ripsaxa^ov r,iJ.iv c csûXs'., y.al 7:otr,so!j.sv y.axà Tc %i\r,-^.à ao'j. » Kat 'kv(i: aÙTcT; 6 ulb^ tou apaw • « 'Evco à-oy.Tcvw liv 7:aT5pa [;.0'j ^apato tr, vuxtI TaÙTY), oiôt'. apaà) d: r.x'/r^p iîT'.v 15 'ItoîTiÇ xal îi-sv aÙTU) toj cor^Of^'a'. y.aTsvavTt 0[j.u)v • u;x£Tç Bk àroy.- TcivaTc Tov 'Io)3y;9 • y.àvà) Ar/liOiJ.x'. xfjV AasvèQ £[j,a'J-o) ziq ^uvaTy.a, y.al £(î£cr6£ [;.0'j àoî'Asoi y,ai (7'jy.Ar,pov5[j.oi twv £[;.ûv •^râvTwv * [j.ôvov to pr,j;.a TOUTO 7:o'.r(Ca-£. » Kai ëlr.Z') aÙTw Aàv /.al FaB • « 'H[J.£Î; ïg]j.v/ vxXlé^ gou c'/;;j.£pov, xal zo'.yjgo'jJ.cV ':;âv':a a rposTiTay-a? yjixTv • ày.T,y.ôa;aîv C£ tou 20 'I(i)(jr,9 Xé-j'ovTo; Tcpbç AssviB • 'i ITopsjOrjT'. aup'.ov £i; tov à^piv tyj; y.A-/;po- « voi;.(aç •rj[ji.u)v o'.ÔTt xa'.pé; ècTi tou TpuYr,TOu k, y.ai à7:£;7T£'.}v£v avopaç ou- vaToùç £iç ':rôX£i;,ov [i.z.-' aÙT?;; £^ay.oc(cuç, xal Tpoopôixou; v' • vuv cûv 1 i/.zovh'j) K\\-c-pbi + /ai oùz st^iv ào. //oj D — 2 sx v^î 0?n. B || ':\)/-/i-juy.^i D II xat -5îav-ajr!ûv o>n. apa(o ixâp-/; zozozt., y.al £çar£7T£'.A£v aj-riLi; y.al 15 ojo y'.A'.âcaç àvop(ov t;X£'j.'.':tô)v cjv aÙTst;. Kal ô); y;aOov £tç Tbv ytv^.iz- pov à';:sy.p'j5£VT£; èv rr, 'jAr, toO y,aAâ;xo'j, Ysvévas'.v £-!- -réssapaç àp/âç, 7.al ây.âB'.sav £y.£ÎO£v toj /£'.;j.ippi'j w: 7:pb; -rb ;j.£ps; to qj-pscOr; IvOîv y.a7.£Ï0£v rr,ç oBoj àvà TTEvtay.b'r'.C'. àvcp£;, b;j.sî(i); C£ £vt£jO£v toj /£'.iJ.âppsu £va7:é'iJ.£'.vav z\ /.o'.zsl y.al iy.âO'.^av y.al aj-:;! sv ~,r^ 'J'Lr^ toj y,aAa.;j.o'j £vO£v 20 7,a-A£iO£v rr,; bcoy àvà r.vr.T/.zz'.Z'. àvsp:; • r,v c£ Tn.\).izz^) xj-wt cob; -Xa- T£Îa y.al cjp'j/wpoç. [XXV.] T6t£ àvésT-^ £v -Y) a'jTYj v'jy.-rl 6 uib; -lO (r»apaw y.al rjXO£v £?; 23-2zai7;poop.-/6you;o?n. B D — 1 /a/.viiwyîv Bl| /;//c;jv + et nobis milites det5yr. — 1-2 y.xi /e/a/.-/oyou;] OJW. Syr. — 2 rirîj zoti 6j; /;'zout£v ô ut'o; ^apxw Taira -rà lr,ixu-::3t. ïooiy.vj B — 3 àèî/sot,-] âyosu'HJ D II z«i £r7î£y A || a.Jrù] Z'ji uiôi ^xpv.ii D — 4-5 Èî//èv--^y."tv oHr. B D 5yr. j) ôyîy.ova; + quingentorum -Syr. — 4 Er^ov] îl~îj A — ô-optj'7'j>ij.iBx A 11 05 om. D — 6 zat ■/.pjZr,':Qy.iO'x om. Syr. — 7 rxrx/.ôp'j>fj.-v A D II TOJ; â'vra; //ïr' aùr-^; 0»l. B || ovra; 0»n. D — 10 èfj.~iszirxt A D || aùz-r, ok] y.'xX D II sEvçsrat + 'AjevèQ D [| ïu.-poiOvj om. D — Il a'jzr,] x'jrrrj D — 12 âTrozrj- vuu.vj D 11 zat i" om. D || "ssi] ètà D || ô//otw; owi. D — 13-14 Tx'Jru-aij^éàpxj Kat iyicv] 0 Jt'o; «tap aw «ûç vi'zoJîEv rûv pr,y.'Ji.T'jty TOJrwv B D «Sî/»'. — 14 ai/rsj;] auroj, A — 15 ùvoiôij om.. B D [I îJv xjTo'i: om. B D || ûç oi7i. B D — 15-21 zat ôjç-eùp-J- X'-ijo;] Qui in vallem profecti in arundineto saltus insidiati et divisi sunt, quingenti viri liinc et quingenti inde, et viam in medio reliquerunt Syr. — 16 û-oxcuSh-zî:] xxi Êz5J8/;îKv D|| -/î/àju^ij-yp/y.. om. B D — 17 i/.ùOvj-/j.épo: rb om. B D — 17-18 Ïjevj-ïooi> om. B D — 25 àviom. BD — 20-21 âvCîîç-îicùx'-^f^? o'»- B — 20 /.yÀ yAco^j x'jzCij — 21 yvi i\>pjy_'j>poç om . B — 22 riri-vjzrt om . B D II î \ti'jz-Y,//jij] /ai r.yf/vj i vi's; O-. B D. — 79 — Tcv •/.oitûva ToO Tta-ûbç aÙTOy loû aTroxTsîvai aixbv èv psîxsafa • oi oOv oJXaxs; Tou -axpbç a'jTOu o'.îy.wXusv aÙTOv tçû ets^AOeiv zpbç tbv r.x'.izx aÙTOj, xa\ îTzov aÙTw • « Ti -po3-:âîîî'.;,-/.jp'.î » ; « '0 Se uîc: -cou Oapaw îT-ev ajTSi; • « "O'i/E^Ox'. cs'jXs;j.x'. tjv r.x-ipx \).yj, i:é-'. r.opt'JO\j.oi.'. Tpu- YïjGat Tr^v ày-£lcv ;j,S'j Tr,v vsàs'JTOV. » Kai sT^ov aùxo) cl cpùXaxîç • a Hcvov 5 zcveî 6 r.x^Tfp ccj, y.al r,Ypjzvr;7£v oX'/;v Tr,v vjy.-à y.al vjv YiCj/â'Cs'., xat £ÎZ£V -riy-Tv :< [J-Tj zhthBv.-i T'.và £?Ç aUTOV JJ/^Sk î? lîT'.V 3 UtCÇ [J.O'J C TTpWTéTC- y.oç. » '0 0£ ày.O'Jsa; TajTa à-f(AO:v èv Ojy.w, y.al eXacsv cjOéo); àvcpaç t-TTsT^ TO^îTa; v' 7SV àp'.6jj,6v, y.a\ àr-^AÔEV l;j-po-0£v ajtwv y.aOw; ti-ov ajTw Aàv y.ai Tio. 'EAâA-/;3av oà ci àB£A9cl cl v£a)-:£pc'. N£çQaAl|j, y.ai lo 'Aar.p TCi; àosAscT; ajTwv -oXc, -pizc'Jiipo'.c -w Aàv y.at Tio, "/AyoT.t: • « "Iva-ï'. •j;j.£T; T:cv/;p£6£a0£ zâX'.v y.aTà tcj -aTpb; Oi^wv 'l7pa-r;A y.al -/.atà TCJ à5£A90J jiJ.wv 'Iwrr;^ ; y.ai «jtcv s'.aç'jAâ-:':£'. 5 Oîb; loç y.cpr,v csQaX- ticj • eux [lâcj] aza^ zzzpiv.x-.t 'Itosr,^, y.at isT'.v cas'.Xsùc cr,[;.£pcv ■;:âs-/;; vf;? 'At-p"TCu y.at cwT-r^p y.al citoSctt,; *, vuv o-jv âàv TraX'.v 6o\jXr,^f^-z r.orr,' 15 psûsasôai xat' aù-rou, 6cr,î£'. zpb; Tbv u-iic-cv, y.al r.i'^.àz'. -jp è; oùpavcj y.al xa-açiv-"^' '^l-'-^^i '''-^•' ^'- «YY^ACi tcj 9£cij zcA£ij,ï;cg'J7'. y.aO' •jij.wv. " TcT£ cp-ctc9r,3av /.a-' aÙTwv cl àBîAocl ajTÎov cl zp£cc'j':£cc'. y.al tt'r:o'i • a Kal a)ç vyvaTy.îç à7:c0avcj;j.£0a ; [j.r, Y£vc'.-c. » Kal è^-^XOcv £tç àzàvTrjC'.v Ta) 'IwjTjÇ y.al ty] 'A7£V£ft- 20 [XXVI.] 'Avéar/; ck 'As£vkO tw zpwl y.al £i7:£ tw 'ïwsy;9 ' " flopîûacj^.a'. £i; -rbv àvpbv y.aOw; £Ïpr,y,a; t?,; y.Xr,pcvo;xlaç -^y.wv • àXXà 0£CC'.y.£v r, ^u/f, 1 xotTÛva] 9â/«y.ov B D, 0»l. xùroii ou. «I». o'loy.xi t'o'j TiXTî'sjt //.oj B — 5 Tov vïoyjToy o»i. «Sz/r". — 6 tïsvov -ovîî] dolore capitis gravatur Syr. || vjy.zùj A — 7 //ïi £ÏJî/9î Ttsoç U-: D II rtvàj O'jovjx B || si,-] -so; B || -t sirtv om. B D — 8 i oè a. TKVTa om. B D -Syr. [j àTrij/ôcv] xîci àx^/ôiv B D || Èv Sj//.w o»t . -Si/r. || £JÔ£uç orn. BD — 9v'] quingentos Syr. || tô'j à.pi9y.b-j oyn.B D -Syr. \\ ù-o-j'] i).x).r,çx-j B D — 10-11 sAâ//;5av-/£/5V7îî] zai îrrîv Nî-j/Sa/i//. (+ zai Wt/;: D) -pà; rov Aàv zai rào B D — Il rot; jco5/y.-TS£76jT ] o?w. D fratres minores Syr. || /î'/ovts; om. D — 12 Trov/jjSâJsTÔat A B -ovr,p'x D — 13 J'/wv A B d>7i . Syr. — 14 lojT/iï] xj-b-j B || sffTfv] £'(7r/;v A II oJx '-^^^'■> A || ioo'j om. D -. — 15 AiyJ-zaj /.xi om. D II /.xi na-fip om. B II ^oj'/:r,9r,-i om. B — 16 jSov/.. -ov.] ■nn-jf,pz.j-:xiBt D || zar" avrov + -o'jr,px B D i| ^o/-îî(--îai'£t] i-i/.x'/.iGZzxi rbj 9-b'j '\(spxr,'A 'j.iytaj /.xi i/.-iy.^îi B D — 17 h'j.xi D II -jy-wj D — 18 ■:o-î.-/.x-f' xii-w"] y.xl ôp-fiiSr.zx'j xjzoU B D \\ -pf7Z-jrip:i + ^v.j /xi Txo B D 11 oi àr:.--35îg. om. Syr. — 19 /xi i>ç] x).y û; B D à-âvr/;jtv] 7vvy.vT7;T(v B D — 19-20 y.r, yi-JOiro-'A'jVjiO om . Syr. 2l rw] -pbç D II -opiJ70/J.X'. + où B or, D — 22 v^ycôv om. D jj /.x9ù: ;tpr,/.x; OUI. B D || y./;cv 4* iii viiieaiu Sy)\ — 80 — \j.cj si:ccx, v.;t'. z'-j yMzi'lr, ir.' hi-yj. » \\y.\ i'.r.vt ySj-f, z 'l(.)rr,ç • « Çixpzv. y.x\ [j:'r,zzzzj, à/.),à ;j.X)."/,;v 'ir.ùJii yaîîcov y.xOf/.oj ;j.r,sÉva r.~zz'j\).i-rr,, ct;T'. y.j;'.:; ;j.îTà ssîi èsTi '/.a*. aCiT:;: ss oiai'jAâçs'. dq /,cpr,v o*6aAixoîi à-b zav- t:; y.r/.oj • /.àvù) TSiîJSO;xa'. i-\ TrjV ciTOCOî-av [j.cj xat owso) gTtov zâst 5 -:oT; âv TYj zcAE'. àvOcw-i'.ç, y.a"' où {j.r, z:3.z()izr, àvOpwTroç àzb A'.ij.ou èv Yf, 'AtvjZT(i) •>■ lô-.t àr.ff'/.^vj 'AceveOè-I rr,v cobv aÙTr,: y.al 'Iwrr,9 iz\ -:y;v î'.TOCOîiav aù-roij • w; Es IçOasev 'AcevlO èzl xbv tc-ov tcj X£i[;.âppou •jj-E-a -u)v éçay.ociwv àvopwv, èraîsvr.ç âçfj/xOov ci 7:spl tôv uîcv <ï>apaô) iy, -î^ç svéocaça'JTtov, y.al zr/i\}.'.ZTi r.zLfj.Z') \).-.~.y. t(ov àvopojv twv cvtojv ;/£Tà 10 'AgîvéO, y.7.'. ■/.i.-i/.zzTi ySj-z'Jz r.j:nxz h -y.X: 'zz\}.zy[y.'.z ajTOJv, y.a- -oj; ~zzzzz\).z-jz y:j-f,z -y:r.y.z àzéy.TS'.vav • r, cl 'AceveO Ë'^uvr |;,£-i ~yj ly-'f^. \i.y.-zz a'jTY;;. Têts hçm Asul ô uîbç Aîa; zrj-.x r.xi-a. tw zvîûj/a-'. w; Trpo- ifjTr,;, y.xt sTze toTc àSiAsoT; ajTOJ tcv y.(vouvsv 'AasvéG, y,a\ sùOéw; IXa- êîv ey.asTOÇ aÙTwv Tïiv pofj.saïav i^t tcv [J.T,pbv auTCÎj y.at Ta; à^ztoa; ajTuiv 15 èzl TO'j; 6pa/(svaç aÙTwv, y.at Ta zzpyr.y. h TaTç csçiaïç '/sp'îv, y.al y.aTe- ct'wçav 37:((7(i) TY^ç 'AffcvàO op6[;.(i) zoX/.w. Kat (iç Issu^ev 'AasvèO Ij^-xpoGÔev, iSo'j 5 'j;bç *î>apaà) Ci--r;vTr,7Ev ai t y; y.al àvcps; îtzeT; jj.et' ajTCj. 'IBojsa oè 1 Tjoopv. 01 ont. B D — 2 zKi //r, i-oêo^] ///; yoo/j^ii; B ZKi ///; '-oS/,^/;^ D || ■/u.io'ji-j (sic) om. Syr. — 3 «//à-oton] iiopsJoj on ô B D — 4 zy.zoi/] zivojvov B izo'j-riço'j D II TA crtTOOOJi'a D || Trâït 0»n. D — 5 ^v.ï o'j\ ///j D || oia.f6a.pyj A B D II èj rr, noAU om. Syr. — 6 sv y/j Ai/j-rtzu] ev AI/ùiztoi iv Tti^/j tô ■//? ÛTî' K'JTvj; B II AtyJTTTw oni. Syr. |J 'Ui'^/i-^ + àx^/ôiv B || 'A7Vjid-aÙTr,i xai om. D — 7 w; 0)n. B et postponit ôk || w; os 'd'YOaijij] xui ri'/.Ovj D |{ ^iroooaiccv] ôûbv Syr. — 8 /!at Èisiiv/;; B D II £?/;/ôoy om. D i| *apaw + Èz-/i2/;TXVTî; D II oî TTîpi t. u. *apaà) om. ^î/»". — 9 i'vopojv] ô'jvarâv B D 1| zai om. D il twv â'vrwy y.îzx om. D — lO Tiâvra;] quiiiquaginta -Syr. || izpoàpofJMUi + f'^î 'Asîvèô BD + //ïrà toû o^/;- y.n. D |1 Tiàvra om. D jj toj t.jij;j.'j.-i om. B D — 11-12 ToT=-'Aîîvè6] Alque Levi fratres suos filios Liae de insiJiis certiores fecit Syr. — 13 àoî/yois] (rjw.êov/o(? et orn. uj^oii D I) lùOioi: om. B D — 14 'ù.a.Zvj\ /aêivTs; D || aùrojv 1" om. D II pofJ-'^'M'jL'j + ajTOV D — 15 zat rà 06p»'.Ta-;/c57iv zaè om. D — 16 opi[j.'j> -0/;.'^ om. B D 11 i--: om. B D || 5>x/£v B I) — 17 /:/< ('>.J B D jl kJtov D 11 i--iu] izvjTr,/.ùj-v. D Syr. — 81 — aÙTOV iVasveO è(po6r,0-^ A(av,/.at i-p6\xci.te^7.où Ir^v/.aXiGiy.ic ic ovoy-a y,upiou [XXVII.] '0 0£ Bsviafxtv r^v y.a0s!^6[j.îvo(; i^st' aÙT% Izi lOi) oy;ri{j.aTOç £/. Bs^tûv • ■^v 0£ B£Via[xtv Traioipiov laxupcv (oç èxtov tO', y,at r,v è?:' aùxô) xdcXXoç àppr,TOv */.a\ civajJMç (î)ç c/.6[J.vou Aéovxo?, y)v o£ y.ai 9o6o6[j,evo; xov 5 Ô£bv (jcpcopa. T6x£ y.aTev/]0'r,!;£ Ikvtajxlv iy. toj o7;r)[J.a-Oi;, y.ai sXaSs Xi'Ocv èx Toû X£iiJ.âppou (TxpoYYÛXov, %cà "Kkriaaq tyiv X£Ïpa aùtcîi TjXOVtics xaxà Tou ucou tî>apa(i), yal èTiaxa^e xbv y.p6xaçov aùxoD xov sùwvuixov, y.al ètpau- ji.âTiG£V aÙTOV Tpa6[japaù) Iv xv) X£ipl Bîvtaixtv xoû Tiat- 1 ).(çc)/ 0)n. B 11 /ai s^oê/59/) 'Aiïvï'S D + '°'^i' ~o" '^'o>' ^xpot.(!> || 'zat eTisxaA.-aÙTÂs om. B D 11 nomen domiiii dei escelsi Syr. — 3 xcù vv Bîvta/ztv B D. — 4 èx oeitûv om. B D II "^v OîJ y.xi r,\) B D () iz'xiôipio-j + ii.i/pbv Ttuppb-j ri dooç xa/Oî 50003a D II i'îx^pb^j + 'x-xÔTOij-o^j D II tô'] oî'xa o/.r&j B D || iixupov-ffyoopa] pulcher et deum coleas atque valde animosus Syr. \\ aùrû] aÙToy B. — 5 âpprirov + "Trâp ^ùc7(v kvdpÛTzou D II a/Mij.-JO'j B D (7XÙ//V0; A II ^v os xat] xat v./ B D. — 6 at^àopx om. B D || TOTs] xatB (1 lapides levés e valle collegit Syr. — 7 irAvîïasJ siti/jasv B ÈTzl-ripc^^î D 1| igxovTiïî] xKt r,xiv-i<;î B D. — 8 sùûvu/j.ov-êxp-ï oni. B D || 'tor.pc/.û + neque aber- ravit Syr. — 9 inl tàv y^v om. B D |] ex toD tTtTrou o?n. -Syr. — 10 xat stô' outco^ o:vaôpa,«(ùv] xai kvéSpiXfitv B D || iQ petram altam ascendit Syr. \\ )éyîi] xaî snrsv B D. — 11 Sàî ô/j /Aot BD. — 11 ).i6oui + TrîVTtxovra B D H porrige mihi lapides Syr. — 12 v' ;.ieous] lapides numéro duodequinquaginta Syr. — 12 àxovrisa;] v^xov- ridîv B D II xaî àTts'xTstvîv B || lapides, quorum quoque singulos viros interfecit duodequinquaginta homines qui filium Pharaonis secuti erant Syr. — 13 oÙQWJZîi- «Ùtûv] xat iojîav oi liOot £7it toùj xporâjjou; ivo; ixâîTOU B D + «ÙT&iy D. — 15 xat ZaêouAtôv om. B D || tûv cuopûT/ om. D. — 16 t-^ 'Ajevs^ om. B D + in arun- dine saltus vallis Syr, |1 sTisTrîaav B D [j aùrotç] aÙTOÙg D || aùroùî om. 2) || aùroù; TTâyra?] tous otff;^t^.toj; avopaç B. — 17 àTrixTîtvav + «Jtoù; B D + ot l?azoîiot âvèps; xal ï'fjyo-j ol à.ùîl'^oï cdirwi BâAas xat VAl'^Ui D || ot^xtAt'ojs-Zîi^aç OMi.B || ot il] hi sex juvenes fiiii Liae «Syi'. — 18 £'j>u-/ov] xat s'jiuyov + ot àos).'j/ot aùr&Jv ot ut'ot Bâ//aî xai Zih^aç, B || «Tro -np. oLÙtôiv om. B|| 6 conspectu Dan et Gad Syr. \\ ziQvT,/.i 0 5 xat] on riQ^r^z-i D. — 19 To"J ■juiou.pio'j-ïliyov ont. B D. — 82 — oapi'cu, 7.21 Txv::; oî \j.t-' ajTOu àzwAcv-o iv /£'.p\ toj Tra'.obç B£V'.a[i.cv. Aofûcv oOv [è'ptaTaXstçOévrîç eXs^ov *] oîuxî à-s7.':E(v(.);j.îv 'Aaîvè6 xat tov Rîv'.a[j.{v, y.al o'j'(i<)\).vf i~\ ~r,'i 'Jhr,-> tsj '/.%'Ki[j.yj tsjtsu. » Kat r,).Oov i~\ 'A'jr/eO èsza'^iJ.iva; r/ov-s; Ta; pc'iJ.çaîa; aÙToW aï[j.aTSÇ zAYjpî'.;. 'looîiaa 5 2s aÙTSÙ; 'AasvèO £9o6r,0r, r.irj, y.ai ctzs • « Kûp'.o; 6 Osôç, 6 Lojozo'.rjcaç [iz 7,0.1 pu(îi[/îv6ç p.; i/. twv îicoiAtov /.xl -?;; çOopà; toO OaviTcy, y.aôwç p.01 eîza; OTi tlq tsv aùova ^•fj'TETa' r, 'Vj/Tj ij.O'J, paxt (j.î /.al vuv à~h xwv àvcpôiv Toy-ûwv twv rovr^pwv. » Kai r,xsuss y.up'.oç 6 Oebç ty;? çcovy); 'Ag£- véO • y.al ijOéw; al po[xsata'. TÔiv èvavxiwv è^éTCîssv à/, twv '/s'-pwv aùxôiv 10 izl XTjV YTjv xat ÈTîopwôr^cav. [XXVIII.] 'IcovT£ço£ Cl uîci BaXXaç y.at ZéXoaç xb ys^ovoç Trapâco^ov Oau[j.a èçoê'/jOr^Gav -/.al sTttov • • Kôptoç tuoaîixîT -/aO' r,[xâ)v bràp 'AssvéO. » Téxî t£î6vxî; èzl Trpocto-sv è-t xviv y^/''i r.pozv/.ùrr,!:^/ xf, 'AcrîvéO, y.al £Î7:;v • « 'E).ér,Tiv r^J-a; xsù; oo'jacj; ssj, o'.sx'. cécrs'.vx rdJ-wv y.aî past- is Xissa c'j £Î. 'H;;.£r; ;j.kv oOv è7:ov^p£usaiJ.£0a £?; îk -/.axa, xal xaxà xou ào£X5SJ r,;j.o)v 'I(osy;5 • o C£ /.6p'.o; àvxa7:éco)y.£v r^jj-Tv y.axà xà Ip^a Yi[;.â)v. Atà -oixo oîS{;.£Oi cou r,[;.£tç ci ccuacê scj, èXéïjicv •fjiJ.a; xcùç xa7:£ivo'JÇ xal à6Xtou;, xal pcrai r,\i.S.q iv. -Sr/ '/î'.pôjv xwv àc£).9(ov r,\jM'f.i Z'.iv. aùxcl Ysvifjsovxai Ixc'.xci xy]? C7»iç u6p£o);, xal aï piAsaîa'. ajxwv xaxévavxi Yi[xwv 20 da'. [,xxl cîca!J.£v ;x'. ci àc£).çcl y;;j.u)v avcpîç £icl 0£CC£6£Ïç xal [j/q àzcci'- 2 oîDtî] y.où yûv oîûtî B D || é-//.xrx).-i'^dvjm D.v/o'j om. Syr. \\ à7roxTîtvw,(/'cvJ Tto).Bf/.r,coi!J.vj B D. — 3 zoûroj ont. B D. — 4 ÎTri 'Aïîvî^ om. B D. — 5 tooDia Si] zac toiv B D [( i-foZr,Ofi -rzi-ju otn. Syr. Il zJitoj...] Dominus ille qui me e morte animavit atque dixit Anima tua in aeternum vivet, me eripiat ac liberet e gladio virorum illorum fraudulentorura Syr, — 5-9 A-a-jiO i-foZr,9r,-i'juLJ7ioi'j k\i-Kîzov om. BD, — 8 zai r,/.'jj':i-î-:i:fpôiOr,zy:j] Qui cum preces Asenethae audivissent, gladii ex eorum manibus super terram in pulverem lapsi sunt Syr. — 0 iiî'rrjîov] zaî ippùrjax-j 'J.l 'f,OIJ.-iMXl XTZO B D II UJTÔl'J + yCÙ Î'-ÎÎOV B D. 10 izifp'JtBri^X-j] OlÛ.ÙdmXV -}■ CJÇ zi'Ypx B D II toivTîj ôà] zal eToov D. — Il Zj/^a; 4" "' 6aD//a B D || to yv/.-dxûf/x om. Syr, || TtapiSo^ov Oxdy.x om. B D. — 12 zjptos + rêvera Syr. — 13 tot£ TTcffovTS;] y.xi stz-zx'j B D || y/5v + '^='' B D || t/iv "Atîvjô D || zat £?7toy] /r/ovTSj D. — 14 5iôzi-/ikv oZv] ôzi B èiÔTi D. — 15 -îzopînsô/JnOx ùi ci z^j /UjSt'xv v7/y.&Jv zazâ D || zat zari-'Iwîvîii oni. Syr. — 16 é èè] y.xl vïJv B II àSsA^JoD v7/i/'jiv + £z ôîutî'oou 'l6i!7-;^s ToD ■Kx-f/.xlfyj zoîi i/.Xz/.zoïi ToD 6îoû, zaî vûy D || ô oè zvptos om. B xarà ri ïpya v^yuûy 0//î. B || -^//tv 4" ^ 6«o; B. — 17 yi/JHÏi Om. B D || r,y-ùi oi ôoï>).oi co'j om. Syr. || /^//âj + y.xl /jlvi x^zx-KoSûarn r,fiXi vj &) i7:px%xij.vj D || zoùç zx-;z. xxi xO'mou^ om.. B D Syr. — 18 rwv ytipwj om,. B D II otért] on B D || /sv/iîoyTae] tlzX-j B D. — 19 Tô,- c^; ;:êp5Wî] zr^i tSpzdii sou B D|l aûrâv + î'ni B D. — 20 dai 1" om. B D. — 20-83, 2 y.xi oïoxu.-'j-6xpcsïzi y.xl om. D Syr. - 83 — BovTî^ Ka/.bv àvTi /.ay.oD Ttvi àvOpwTTioj . Aoiûbv ^îvcii tXîcoç toIç ooûao'.ç cou, SécTOiva, èviî)7cwv aùxwv. » Kal cÎttîv aùxoTç 'AcîvéO • « BacpcsÏTe y.at [rî; çoêetaôe ujjlcÏç aTub twv àocXçôiv u[j-wv • oi6t'. aÙTol ôôocsêôîç âvopôç uxâp- Xouci xal ço6o6[j.£vot xbv /.ûpiov • TropsûOr/xe os eiç xyjv uXyjv tou xaXâ[j.ou TOUTOU è'wç ou è^tXcWSO[^.ai aÙTOÙç UTrèp u[j,ôv, y,al xaTaTcaûco) tTjV opyr^v 5 aÙTWV àvô' wv uixstç \).f^â\ix xexo\\iiiV.ixxî. y.ixt' aÙTwv • TÙSqw l'ooi /.ûpioç, xai xpîvot àva[jiaov ài^-ou tô xal uj;.wv. » T6t£ sçu^ov eiç ttjV uXr^v tou xaXâ- [;-ou Aàv T^ai Fââ • ol §£ àoeXçoi auTôiv, oi uîot Aiaç, T/XBov TpÉxovTeç waTcep eXaçot èv CTïOUOïi tcoaXyi y,aT' aÙTWv. Kai y.aTéS-/] 'AasvàO à-izo tou o*/;r(i;,aTOç TY)ç (7/,£7:y]ç aÙT-^ç, /.ai èos^iwcaTO aÙTOÙç iJ.£Tà oa/.p6wv, xal aÙTOi xscôvtsç 10 zpoasxûvYjaav aÙTr,v sic Tr,v xA"'f ^*^ sy-Xaucav jjLîTà çwvyjç (j-s^âX'/jç, xal IÇiQTOuv Toùç àosXçoui; aÙTÔiv Touç uîoùç TÔv ■jcaioic/.ôv TOU àvsXcïv aÙTOÙç. Kal eiTTc Tzpcq aÙTOÙç 'AcsvéO • « Asoixat uiJ,wv, çsîaaaOs twv àcôXçwv 6[X(ov, xat (j/}) aTCoBwcYjTô aÙTOÎç y,ay.bv àvTi x,a/,ou • 6 "^àp xûptoç c'.éacoaé [Xc aie' aÙTwv, xal sôpauas Tàç (jiaxaîpaç a^TÔv y,al Tàç po[xcpa(aç £>t twv '/cipoiv i^ aÙTWv, xai l'Boh TeTYjxaat xal £T£(pp(î)0Y]aav èxi ty]v y^v waTuep x,Y]p(ov à^b irpocéxou TTUpoç, y,ai ecTi touto yjimv aavbv OTt /.ùpioç ■jroXsiJ.st aÙTotç uxèp Y];j,wv. Aombv ç£icia!j6s b[j.eXç tôv àoî'Xçwv ufi-wv, oioti ào£Xçot u[xûv £tGt vtai ai[ji.a tou TiaTpbç u^ji-wv 'lapar^X. » Kai £Ttu£V aÙT^ Su[ji.£wv • « "Iva x( yj 1 àvTt xtx.xoï) oni, B. — 2 oé(s-Koivx om. B. — 2-4 SapcitTî-Tov xùpiov om. B. — 3 «ito T. à. ii/jLÔ)v om. D || aùrot] oi «Ssiipoi û/A&iv"D || ÛTrâpj/ouit] dai D. — 4 xaî yoê. T. xûptov] xat /A») ccnoSiSovTSi xxxbv ùvtî xxxo'û D et verecundia utuntur in omnem hominem Syr. — 4 Sk om. B. — 9 toutou om. D Syi\ || ilddoo/j-ai B D (| Jèii/. à, û. ûyot&lv om,. Syr. \\ ÛTisp] Trept B D || Ttaûo-w B D. — 6 àvô' wu û//.;(';] ^toTt B D £ToA//ïjïaTS xaTï'vavTt «Otûv B D. — 6-7 TtA/jv- x«t 'u/aûv] Bocpauzî toivov xat //./j ooêsîffôî SiÔTt xpivsï xùpioç, ÙMUjj.irjOM û/iôiv B D II tootj om. Syr. — 7 tôts] xat B D II sfuyov + ^Kv xat Tào B D Gad ejusque fratres Syr. W\'ù).viv] uoav A. — 8 Aàv xat rà5 om,, B 1| o'i ëk-t\.ixi] xat tooù B D Syr. \\ -n^-Oo'j + ai viol Ata? B D Syr. — 9 sv snouS-fi noD.-n om. B D Syr. || s^.a-^ot] s-j/u)a + xar' aûr&iv D. — 10 Tijs (jxsTtïîs o>n. B D II Quorum in occursum Aseneth descendit et plorans illis nianum praebuit Syr. || ttîsovtsç om. B D. — 11 Trpfjs-sxùv/jaav ivûnioj aÛTvjs etii t^v y»)v D. — 12 Tùv TtatOtTz&jvJ Ballae et Zelphae Syr. \\ zoïi ht. aÛT, om.. Syr. — 13 Ziop.01.1. Û//.&JV om. B D. — 14 ù.txoS'Jjijyits] TrotvjçyjTî B D II avTt xvxoîj om. B D || ô yxp^ oiôri B D. — 14-15 otio&)i7î-po,(/.'j>ata;] ûmp-fin-n-nai jj.oii xat à/TSTJ'j/pwTî Ta? po//.fxixi aÛTwv B D dominus mihi pro eis benefecit qui me ab illis liberavit ethumi gladios eorum fecit Syr. — 16 xat îooù-t'xavov] xat iyrjo'jTo ôtiù z/jpi; (+ ^tto Ttupoj D), xat toDto ixoLvbv iiuXv iariv B D sicut autem cera a i'acie ignis fluit dis- sipati sunt, et hoc illis satis sit Syr. — 17 aÙTOîs om. B D contra eos Syr. — 18 û//.st5 otn. B D. — 22-23 ètcTt-'Ispa/j^ om. B D. — 19 uî/jlx] filii Syr. — 19 ajr/j om. B D II SuMSoJv + Trpo; AoîvsO B D. — 81 — oéoTuoiva •fjii.wv XaAet aYaOà prj|xaTa UTîkp tôiv i/Opôiv aùxYJç; Où/t, àXXà |j,îX)vCv y.axaxô'iioiJ-îv aÙTOÙç [j.£A-^obv èv xaTç poiJ.i^y.iy.'.q -rji^.wv, c'.ôxi èêouAeû- cavTO 7.T/.J. Tîîpl -oj àoîXfOJ -fjiJ.wv 'ho3r,9 /.xl toj -aTpb; aÙTwv 'Ispar,/. •/.a- y.xTà Gou, oéijTCOivx r,y.u)v, Gr,[j.ipo'K » 'ïc-i sçéte'.vsv 'Aî^vsO ty;v os^iiv, 5 y.xt r/]/aTO ~f,q '(v/t'.iooç to5 !iu[/£wv, y.at y.a-cacpiX'/jcaç aùicv îtTZî • « M'/joa- [Awç, àcsXîé, àxioiÔGY]? y.a/.cv àvxt y.ay.ou toi T:A*r;a{ov cou, oiÔTty.'jpioç èy.ot- XYj'st xr,v u6piv xaûrr^v • aùxoi xoivjv àosAooi ù[j,o)v îic. y.ai ^évoç xou xaxpbç u[xâ)V 'IspaYjX, y.x\ sçuvov irf,y.60îv àrcb TîpocioTTO'j G[j.a)7. Aoittov cuYVvwii/fjv aj-DÎç à-0'ni[j.x-i. » Tcxs TpossXOîov aùrï) Aî'jI y.aTEç-O.TjCî rr,v Bîçiàv 10 aÙTYjç yjXçto., o'.ÔTi ^Y''^ '^'^^ Gwsa'. r/JsAs xoùç àvopa? èy. xr^ç op^'»)? tôjv àoEAçôjv xùxwv xoj [r)) àTroy.xîiva'. aôxo'j;. Kal aùxol r^Gav i-(^{ù%tw èv Xïj xou /,aXa[;.ù)vo; uA-f). F'.vwsy.wv ok Aeut h àozX^hç a\)-oapxo) àvéax-/) èy. xïi; yt/Ç y.xi èy.âO'.Gî, xai Ixxuaev a.l[j,xà~o xoO cxci^axo; ajxoj • à~h -(xp xoj y.poxisou y.axéppeev xb aîjxa è-i xio 5XC1AXX'. xjxsij. Kal opa[xù)v èz' aùxbv BeviapAv IXaSe xy)v po[;Lçatav ajxoîi, y.al èAxûaaç ayxrjv èy. xou y.oXsou xou uîou <ï>apa{I) (ô ^àp BeviafAiv potj.^a(av oùy. t,v çopwv è'::! xwv [r^pwv aùxcu) r,îo\)Xrfi-i] ^axâçai èzi xoî5 20 axTjOouç xbv uîbv J.ov om. B D 5yr. || /xi/Tiob-j om. B «Sy»'. — 3 TTôpi Toii àoî/'jJoD] zxrà toj ttztpo; D (| zai zarà tow tt. "Ispa/;/ om. D II "IwT/jy + tooù toDtO ôiç D. — 4 ôî'TTTOtvx vî//d)V o>u. B D. — 4- 5 TOTc-zaTa^ Jïiîas «Ùtôv om. B D. — 5 /ai smây + aurw 'AsîvèO B D. — 6 Tov :ri»;5tov A D || àvri zazoîi om. D. — 8 /ot7rov-à;rov£i/*aTî om. Syr. — 7-10 aûrot TOi'vuv- aurô; X-'^*] ^*' //îTà raDra (//. t. 0»l. D) vÎT-â^aTO JLu/j.îirj zr,'j ^A'js.vkd CAsvjkO TÔv 2j//.îwva D) zstt -^iOîv :rpà,- aÙT/jv Aïuij zat zaTSSt'ivjsï Tijw X'*/"' aûriïs T/jv ôîçtâv B D + zat s'îwîïy 'Aaîvèfl B + vîù/ôyyjsîy aùr/jy, zat ênccuccv ^AsevkO TOUS ayôpaj sctto t,îî op-jrn etc. D. — 11 zai c.Jzei- àosiyoû, aù-wv om. B D. 15 ô ds] zat ô D II îTtTJîy D. — 16 à^ô '/ip- àpa//wy] otîTt zo xT/j.x ctuzoû ippir/i ez zo\j zporâyou sv r&i szôf/.!iczt xùzoïi zai £0pa//.5y B D. — 17 zat è'/aSî B D. — 18 aùroD + Tou Trarâlat aùrov D || É>zûîa;] -^^.zuîïy B D || 6 '/àp] otirt B D || zoi> uioi) '^ot.pxôi om. D. — 19 /iSoj/viO/j] zai wg rifi.zl'i.zv B D II £7rt T&iy ixiipCtv xî/zoi) om. Syr. — 20 eTti roi) nzr,6oji otn. B D II zozs. om. B D II in xùzov om. B D II i/.piznzi D. — 21 xùzoli + zai D. — 227rpoîôz5y iîTt] 7rp07/îZ£t D. — 85 — aùxou £(j)ç OavâTOu. Rai vùv à7:6cTpî']/ov Tr^v poixçaiav ôÎç xov tôxov auxrjÇ, xal osupo po-fjO-rj^iv (Aotj/.al Ospazsuctoixsv aù-cv àzb xoîi Tpaûi^axoç xouxou, x,ai èàv i^Yjav] ssxat r,[;.a)v çîXoç, y.al 6 kXXïjp aùxoj tl^apaw laxai [6] iraxT/p Y][i.(ï»v. » Téx£ àvécxYjGc Asul xbv uibv xoJi apaà) à^b xou 6p6vou aùxoîi TCpOff£y,6v/]a£ xbv A£ul èrl xr,v -f?)v, y.at •riÙAoYTj'jôv aùxov. Tpi'xYjç xoi'vuv 7uap£X0o'JT-r;ç r^f^ipaç à-éOavsv 6 uîbç <î>apaà) £■/, xou XiOou 0'ji:£p èxpau- i^ IJ.ax((î9Y3 £x B£V'.a[J.(v. Kal £-év0Y)!;£ ^ï^apato xbv ulbv ajxou xbv zpwxo- xoy.ov (jçôopa, bO£V £/. xr^ç Au::-/;? £[j,aXa/,iffO"0 apaw y.ai àTr£6av£ p9' £xûv, x,at y,ax£XiTC£ xb oiâ5Y][xa aùxou xo) iraY'/.âXo) 'Iwaïjç. 0 Ss 'I(oaY]ç £6aa(X£ua£v âv Ai'yûtuxo) p.6voç Ixyj |j.y) ', /.al i;.£xà xauxa àîréowy.îv 'Iwarjç xb Biâ§*f(|j,a xw è/.'Yovio apaù) xô v£(i)X£pw, oç r,v âv (j-aaOw ox£ 15 àuéOave Oapaw o T.pi»&iv aÙToD Aàv xxl TxS D. — 8 àvauTÔts û^] ''-'^' àvî'uTï) B xat 6JÎ /;'xouï£ ^xpxi> x'jé^To D i| kÙtoù + xai B D. — 9 xai /jùAsy/iscv «ùtôv o>n. D ASyt". Il Tpi7Yii--ri/j.épxi] xxi t>î TptT») riiJ-ipx B D. — 10 ut'o;] primo- genitus Syr. \\ U + tou rpxùjj.xzoç B D || Toîi Udou] xùzo'ù D || ouTrsp £Tp. £x owi. B II ou s'owxsv Bsv{K//.iv D vulnere Beniamia pueruli Syr. — 11 ^xpxù + xai Ttxax vj ffûyx/ïjTO; tou 7ra).ZTiou D || a-foopx om,. B || oÔsv] xai B. — 12 *apa&) om. B || od'] 177 5yr. || x-rziOxvt + ^apaù B || /.xriliTZi + TO ëxtsD.îtov xai D. — 11-12 TOV ^jio'j-è/j.xXx/.izd/i] xai i).uTiri6-/] D. — 13 nxy/.xlu oni. B D iSt/r. — 14 //ovo? om. D II //./j'] //v' A cxpxxovTx ô/.rôi B //./j' DU 'Iw^yj^ om. B || sowxsv D. — 15 'Pxpxii _|_ xai -^y 'Iw^vi'jJ ô TCXT/ip xùro'ù èv Ar/ÙTtTW OTt aÙT&J izpinzi ôoça xpaTO; Tt//.») xai 7rpoTxùv»!5t5 vuv xai àîi xai îtî toÙj atûvas twv xiùvoiv à/A/jv explicit B -|- xai /jv 'IwîÀy wj nxTvjp aÙTOÛ èv Ar/ÛTTTW, x«i Stî's-Wïîv auTÔv ô ôsô; cx viapâj ÂAixta; fJ-éxpt zi).o\>i rrjç ÇciJïjs oîÙtoD, Siôti mzépfjLX riv sxJ.îxTOv àvSp&iv Sixat'wv tou 'A&pxxy. xai 'laaxx xai 'laxciê, xai aé toût&jv £Ù;{ai TrpoavsStêaîrav aÙTOv SanAsa, xai ô 17^(05 aùv TOts àsTpots TTpoiîxûv/jîav T6J 'Iw(7y)» xai êadt^.ï'a TzposfiiqvvijXv, tw 3à 6sû ^//.wv oj /j ôo|a cïj TOUS atwyag T&iv aewvoiv à//./jv explicit D. — xai »)V sxots...] Et Joseph sicut paler pueri in Aejrypto onmes dies vitae suae fuit. Explicit fabula Josephi et Asenethae uxoris Josephi quae e sermoae graeco in sermonem syriacurn translata est. explicit Syr. — 86 — ■/.al aîvôjv TGV Oîsv. TptV/js y£Vâ«s /.aï ot ut'ot Ma;(/ip tow utoO Mav5«57»j ÈtîÙjjOïjîxv etti /j.ripùv 'loiario. Kat ct:T4V 'IwffÀj) TOi; à5î).'jJ0tî «Ùtou " 'Eyw àTtoôv/jîzw, è;rt(yz07r;ï ôé i-Kii/.i'^noii ù/jLXi 6 Osai, xxi àvjtÇît u/^âj 6 fieés, zat àvstÇet iifiXi èx t^j y;^; raûr»]? £15 t»j« y:^v ^v W/X07SV 6 6zbi TOts ■nxrpiavj ri/Ji.û'j zû 'A6pa«/i xai 'Iffaàz xat 'laxûë. Rai Sipxiavj '\ui. Z,, 22-26). ADDENDA ET CORRIGENDA 39, 1 roi-j'rj absque 7incis \\ 5 sirov || 7 ^arpaTiôiv — 40, 3 iroiv || 4 i/j' || 5 air/-; || Tcôv TtapSï'vwv îinci.i inchide \\ 10 as'.TpafTtwv || 14 Tzizip \\ 16 s/â/tirov || 18 xarsy- yuârat sot conicio (conf. pag. 71 lin. 9) [\ 19 /aSj || 22 llîvrî'vp^ — 43, 3 zo'r/oi (conf. 53, 9) Il 4 ôpo-^/j || 10 £xît || 15 ûij.O.n || 19 i'îraTO — 42, 4 ù/.oooiJ.fifj.i-jo^j \\ 9 u-îio/.iro) conic. (conf. 53, 1) || 10 ôôîv jj 11 i/û-j-fn. \\ 12 etwv || 13 opta t| 14 îîtov |/ 16 Ttpds 5£ jj 22 kroifj.x'jev — 43, 22 npài as — 44, 3 et 15 ni-np || 5 oijTo? iaziv || 16 ài^.o- y£v£ë — 47. 1 /) II55T&J fj.î 6 TtaTujp //ou conic. (conf. 50, 13), || 13 lazpxnûv — 48, 6 kazû'sx-j 11 £5Ttv II 9 àà£>^ïj çoû iazi || 13 ào£i'j/(7 yùtoû iszt |l 19 t^ — 49, 2 Éïtûtss || 7 àyx6v»j5 — 50, 7 (opws —51,13 6-pi/j.tOi || 22 Sv — 52, 6 'péXia (conf. 43, 5 et 67, 23) 12 (US iîTTTâ conic. — 54, 8 xvOpûno-j jj T«Tr£evoû zai sine interpunctione || 11 âfAxpzix? Il Hop'^avi'ay [conf.ôl, \) \\ 18 àvojpôwOïj — 55, 11 rifi.xpzo'i vj sine interpunctione || àyvoia, ï;5£6/;Ta l| 18 >»)-^^oj || 22 iyBpoïj — 56, 4 zppipx || 13 G-rjzpïfxi || 18 '^ù/aCov conicio — 57, 7 ippipx jj 10 /.xziizpc>i/j.ivov conic. || 11 /.xzxppxvjofxvjo-j || 12 za- zxppxivizxi II 17 y/wffsà || 25 aùy/vudt — 58, 5 îj (16 >) il 7 Ttâ/xaAo; — 59, 2 >î/x£pas — 87 — sine interpunctione \\ 12 nTpxrictî || 23 nzTidii — 60, 3 p'i'^o'j \\ ostfùoi \\ 13 oacfùv Il 14 arôOii II 17 r,).0-. || -23 idipu/z — 61, 5 ^xy/j || 14 xùrh [\ 16 aux/? sîtj [| 23 àya^à — 62, 1 yupn'jiz'xi II 2: sV/) || 6 ârot///) || 10 toï? |1 13 ôvo/xx |) 15 Tîiïur/je^vzi || 18 /) Il 19 yâysjat I) 22 a(7oy II 19 ôr^xat || 20 sivîvEyzs — 68, 4 ot//.oi (conf. 46, 9) || 10 Tpix-i II 12 na/xTtoi/.iloî conic. — 69, 22 îva rt — 70, 5 rtroifJMi^u. \\ 11 ïva rt || 23 A;^ip/j — 71, 4 DsvTî'jJp-^ || 7 npw. \\ 9 tôoù || 14 oixfJLsiu/i \\ 16 «(«ôvo; Il 20 nizvj — 72, 16 < aï > fp'X^S — ''^^j ^ tî'vovtsî || 6 \ri vùfi^v) uo\j\ || 7 /jùAoy/jcîv II 12 Bx/;.a5 xai Zsiya^ || 24 sxâAcSS — 74, 20 nxi>aasea.i \\ 21 ïvx zi — 75, 2 îW Tt II 4 sVrt — 76, 4 BâAAa,- Il Z s'/j^aî — 77, I ùvct/juvù || 8 zat || 20 Tipos-ci- Tx^^i conic. — 78, 5 7rpojTSTa;^a; similiter || 6 ytiiJ.oLppo-j |j 10 yîûlîrat || 12 'A^îWi'O II 17 x^iy-ippoD — 79, 12 tva rt || 18 ùpyiid/jsoi.i/ — 80, 3 £5T£ || 6 AiyÛTTTW 11 7 xii/j.ûppO'j II 10 /.ocTi/.opx-j II 14 xùzo'J \\ 17 zai v' â'vop:; Iterum : 39, 1 :Tî'//.-7rT/j — 40, 6 AtyuTTTt'wv — 42, 7 zapTroO — 43, 3 vj/iûv ». [otÔTt wpa -^-j 5spt(7//oD.] Il 10 Ttâpav || 14 ■yxpv.-j || 18 oitûpce. — 45, 1 Ar/UTrTi'uu || 20 «xTJvîj II 21 y.xpTzox) Il 22 AzizQit.'jSi-i — 46, 5 t^ 1| 9 Ot/;tot || 20 sAâAvjTa || rfitvi — 47, 1 TTota II 10 ïi-zd'jx il 16 -xpiiZtiç, {et in notis etiam). — 48, 7 et 12 isrt || 14 fjLYIzop II 15 "A<;:iX5at 'Il 19 t/j — 50, 20 pa0u,aou53t || 22 (in notis) ypviyopoïiax — 51, 12 et 13 £STt II 15 û'jQï^xi — 52, 5 ziipccj \\ 9 et 16 Soppx'j || 22 vûxTa — 53, 6 xûvsj II 7 xîziïixuïa II 10 ei 20 f/./)rop — 56, 12 y.yi'^r,p \\ 14 zI/jli \\ 21 izpôsxxipx slai \\ 22 ôifdxprx ti-ji — 57, 7 nilx-'^o'j \\ 18 o'^Bxlp.oi — 58, 1 /i'âîtv || 4 isAâivjxa || 5 stS-jîa — 59, 5 âxTtvaç || 7 eiTty || 8 xpv. [| 11 'Eycô £[',al — 65, 14 [j.iliaixi — 66, 8 /j-ix — 67, 2 vj'Sstv || 3 lAswî — 68, 2 ôau- /tasTû II 6 aÙT^î — 69, 6 zx/ioii \\ 'Eyoi £t//t — 70, 10 «A£r || 14 'Opûç — 76 17 £(7Ts — 77, 1 éxTprbu II 3 ïtTtv — 78, 19 «ùrot — 79, 6 vûxtsc || 7 ectîv — 80, 5 Stocjjôapjï II 8 et 9 àvopôiv (Je dois la meilleure part de ce correctoriuni à la science et à ramitié de M. Mas Bonnet, professeur à la faculté des lettres de Montpellier). ERNF.ST LEROUX, ÉDITEUR, RUE BONAPARTE, 28 I». R/IlXIFFOI. /a:s Manusciùs grecs de lierai d'Albanie et le Codex J'io ijureits <1>. 48S6, in-8 \ Ir. liosaano, essai sur les librairies de la Grande Grèce byzantine, in-8 (sous presse). SfAidia Patristica, Études d'ancienne littérature chrétienne, 1889, in-8 30 fr. Fascicule I'', Le Livre de la Prière d'Aseneth, étude sur l'ori- gine de ce livre apocryphe do l'Ancien Testament, texte grec inédit et version latine inédite du xiii*^ siècle. Fascicule II, Le Syntagma doclrinae de S. Athanase, texte critique et commentaire. La Vaticane, de Paul III à Paul V, d'après des documents nouveaux, in-i8 3 50 H. HYVERJVAX Les Actes des Martyrs de l'Egypte, tirés des manuscrits coptes de la Bibliothèque Vaticane et du Musée Borgia. Texte copte et traduction française avec introduction et commentaires. Tome I", 4 fascicules parus, in-4° 25 fr. Album de Paléographie Copte, pour servir à l'introduction paléo- graphique des Actes des Alartyrs de l'Egypte. 1888, in-folio, 1 planche en chromophototypie et 56 planches en photo- lypie ' 400 fr. L. CLÉOAX Le Nouveau Testament, traduit au XJIP siècle en langue provençale, suivi d'un rituel cathare, publié en fac-similé, in-8. ... 30 fr. Homélie sur saint Marc, apôtre et évangéliste, par Anba Sévère, évègue de Nesterarweh, texte arabe et traduction française, in-8 12 fr. Le I». XAILHAIV Chronique rimée des derniers rois de Tolède et de la conquête de l'Espagne par les Arabes, par l'anonyme de Cordoue, in-fol. avec planches en héliogravure 50 fr. Le P. PIERLIiXG JJathory et Possevino, documents inédits sur les rapports du Saint- Siège avec les Slaves, in-8 10 fr. _ ^ -_ Le Puy. — Imprimerie Marchkssou fils, boulevard Saint-Laurent. 23. STUDÏA PATRISTICA ÉTUDES D'ANCIENNE LITTÉRATURE CHRÉTIENNE PUBLIEES PAR L'Abbi^. p. BATIFFOL ANCIIÎN ÈLkVK DE L'iicOLlî DES lIAUTRS-lfTnDFS LA.URKAT DE l'iNSTITUT 2'" FASCICULE PARIS ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 28, RUE BONAPARTE, 28 1890 LIBER DE ASENETII CoSS. MSS. .4 = Cantabrigien. Corp. Christ. 424. B = Cantabrigien. Corp. Christ. 288. Incipit de Aseneth filia Putipharis sacerdotis et quo or- dine accepit eam loseph in nxorem. [I.] Et factum est in primo anno septem annorum ubertatis, in mense secundo, qiiinta die mensis, transmisit Pliarao lo- seph, et in quarto niense primi anni, octodecimo die mensis, s venit in fines Heliupoleos, et erat congregans frumenta re- gionis illius sicut arenam maris. Et erat vir in illa civitate satrapa Pharaonis, et iste erat princeps omnium satrapa- rum et maioi'um Pharaonis, et erat vir dives valde et pru- dens et mitis, eratque consiliarius Pharaonis, quoniam erat lo super omnes maiores Pharaonis intelligens, et nomen viro illi Putiphar sacerdos Heliupoleos. Erat illi filia nomine Aseneth virgo deeem et octo annorum, magna et speciosa et pulchra valde super omnes virgines terre. Et ipsa nihil habebat simile fiiiabus Egyptiorum, sed erat per omnia si- 15 milis fiiiabus Flebreorum : eratque magna ut Sarra, speciosa 1-2 Liber de Aseneth et quo modo loseph duxit eam in uxorem b [Omnis interpunctio, quoad virgidas, nostra est.) — 9 ualde] uale b — 12 Putifar b passim — 13Asenech a passim Aseneth b rectius — 14 j)ulcra è H nichil ab — Ij siniihe è — lo lileabus b. — 9() — ut lU'Lei'ca, et roiiiiosa ul llaclicl. \i\ al>iit l'aiiia [nilciiliuli- nis eius in omnem terram Egypti et usque ad termines eius. Et laudaverunt eaai omnes filii maioriim ot filii omnium sa- trapanim et filii omnium regum et iuvenes omnes forlissimi. :- Eratque contentio multa in eis de Aseneth et arripueiunt bellum ad invicem pro oa. l'^t audivit do ca fdius Pharaonis primogenitus. et rogavit pati-em suum ut dai'ct eam sibi in uxorem. Dixitquo Pliaraoni fdiu.s suus primogenitus : « Da milii Aseneth liliam Putiiaris sacordolis Hol\ upoleos in uxorem. » lu Et dixit ei Pharao pater suus : « Quare queris uxorem te in- feriorem. cum tu sis rex omnis terre? Numquid non ecce filia res'is Moab seeundum cor tuum est. et ipsa rogina et pulcra valde? » [IL] Et erat Aseneth despiciens omneni viium. elata et 15 superba ad omnem hominem. et nullus vir intuitus est eam aiiquando. Siquidem turris erat Putiiaris coniunota domui eius magna et excelsa valde. et desursum turris illius erat cenaculum habens decem thalamos. Eratque primus thala- mus magnus et decorus. lapidibus porfireticis constratus, et •.>o parietes eius lapidibus preciosis polimitis induti, et laquea- ria thalami illius aurea, et erant intus thalami illius infixi in parietibus dii Egyptiorum multi aurei et argentei, et omnes illoscolebat Aseneth et timebat, et sacrificium eis co- tidie offerebat. Et erat secundus thalamus habens ornatum 25 Aseneth, eratque plurimum auri et argent! in eo, et vesti- menta auro texta, et lapides electi multimodi, et linteamina preciosissima, et omnis ornatus virginitatis eius. Et eratter- cius thalamus promptuarium eius, et in hoc cuucta boua terre. Et reliques septem thalamos septem virgines habe- 30 bant, erantque septem virgines iste ministrantes Aseneth, unius etatis universe et in una nocte cum Aseneth genite, et erant pulcre nimis sicut astra celi, et vir non collocutus est cum eis neque puer masculus. Et erant fenestre magno 7 suum oin b — 8 dixitque Pharaoni-in uxorem om b — 9 Putifafaris a. — 22 Egipliorum b — 2& lintheamina b — 32 coUocatus a. — !M — thulaino Asenetli ubi virginit.is illiiis iiulriebalur. L'na l'cnes- tra que prima magna valde prospiciens ad orientem, et secunda prospiciens ad meridiem, et tercia prospiciens ad aquilonem in plateam dcanil)iilantiiim. Eratqiie lectum aureum stratumpeplis purpureis auro textis et ex iacincto et ^ bisso et purpura contexlis. In isto loco dormiebat Asenelb sola, et vir iiunquam sedit super illum. Et erat atrium mag- num in circuitu domus. Eratque paries atrii excelsus valde lapidibus qnadratis magnis edificatus. Et erant porte IIII atrii ierrate. eosque ciislodiebant simul decem et octo viri lo fortissimi iuvcnes arniati. Et erant plantate intus atrii juxta parietem arbores speciose diverse fructifère omnes. eratque fructus suavis omnis quando messium tempus erat. Et erat in atrio in dextris fons aque divitis et viventis, et deorsum fontis illius erat cisterna suscipiens aquam fontis unde pro- lo cedebat vivus per médium atrii, et irrigabat omnes que ibi erant arbores. [III. 1 Et factum est in primo anno septem annorum pleni- tudinis, in quarto mense, octavo decimo die mensis, venit losopli in fines Ileliupoleos, et erat congregans trilicum 20 ubertatis illius. Et misit ante se XII uiros ad Putifarem sacer- dotem dicens : « Ad te diverlam, quoniam liora meridiei est et prandii et est ardor magnus solis, et ut réfrigérer sub umbra domus tne ». Et audivit Pulifar et dixit : « Benedictus dominus deus loseph, quoniam dignum estimavit dominus 25 meus losepb ». Et vocavit Pnlifar eum qui erat super domum suam, et ait ei : « Festina et prépara domum meam et pré- para cenam magnam, quoniam loseph fortis dei veniet ad nos hodie ». Et audivit Asenetli quoniam venit de agro here- ditatis eorum pater et mater eius, et gavisa est, et ait : 30 K Procedam et videbo patrem meum et matrem meam, quo- 4 plaîea a — ô lectum stratum aureum b — 6 contexis « || isto] illo 6 — 9 quaddratis a — 10 ferreate a ferate b \\ simul om 6 — 11 planctate a — 13 tempus messium 6—14 divitis] dulcis b — 19 decimo o»i 6 — 22 dicens bis b H devertam b — 23 est 2" om b — 2ù eum orn b — 25 dieiium ins. me b. — v»-> -- „i^,„. ,,„i,H,l ae auio ubi ei-unt, propler quud lioi-a erat messis ... Et feslinavit Aseneth et induta est stola l>issina ex iacincto auro texta, et accincta est zona aurea et armille cii-ca manus eius et pedes, et femoraUa aarea pedibus eius, . et circa collum eius circumpositus est ornatus multum pre- ciosus, et lapides multimodi qui erant conditi und.que, et erant nomina deonmi Kgyptioram sculpta in eis ubique m armiUis et in lapidibus. et vultus omnium idoloium ei-ant formati in eis, et ci.cumpositum est super caput euis dia- lodema quod consUinxit cerebrum eius, et theristro cooperuit caput suum, et iestinavit et descendit per grradus de cena- culo et venit ad palrem suum et matrem, et salutavit eos et deosculata est eos. [IV 1 Et gavisi sunt Putifar et uxor eius supei- filiam suam .5 ^audio magno, propter quod videbant eam exornatam sicut snonsam dei. Et extrahunt omnia bona quae deportaverunt de Lo hereditatis sue, et dederunt fifie sue. Et gavisa est super universis bonis Asenelb, super uvis et malogranatis et dac- tilis et ficis et reliquis frugibus. necnon et columbis, propter «0 quod erant omnia bona. Et ait Putifar filie Aseneth : « F.lia ... nia vero ait : « Ecce ego. domine ... Et ait illi : « Claude hos- tium nunc inmedio nostrum, et loquar ad te verba mea. .. Et clau^it Vseneth, et tenuit Putifar pater eius manu sua dex- teram filie sue, et deosculatus est manum eius et ait : « Filia, 25audi. .. Illa vero dixit : « Loquatur nunc dominus meus et pater meus ... Et dixit Putipbar : . losepb fortis dei vemet ad nos hodie, et ipse est sup-r universam terram Lgypti.Et rex Pharao constituit eum regem ..mnis terre, et ipse irumenta dabit universe terre et salvabit eam a ventura famé. Et est 30 loseph vir deum colens. et sapiens et virgo sicut tu hodie, lorum b - 10 constnaxu] const. uU b " 1^ Et i «"^ ^ ^^^^ ^^„.,^^, pater meus _ 27-28 et rex Pharao coasUiuU eum omnis terre b m ,na,gc omiss regins - 28 dabit frnmenta b - 29 est in margine b. — 93 — et est virfortis in sapientia et disciplina, et spiritus Dei cum eo. Accède ergo, filia. tradam te illi in uxorem et eris sponsa, et ille erit tibi sponsus in eterna saecula ». Cnmqae audisset Aseneth verba patris sui. circumfusus est rubor mnltus circa faciem eius et inspieiens patrem suum obliquis ociilis ait : ■' « Ut quid loquitur dominiis meus et pater verba ista, tradere me ut captivam viro alieno alterius gentis et fugitivo et emp- ticio? ?s^onne iste filins pastoris de terra Chanaan, et ipse est tentus concumbens cum domina sua?Etdominus eius immisit in custodia tenebrosa, et Pharao extraxit eum de custodia lo quoniam qnidem interpretatus est somnium eius, quemad- modum interprelate sunt mulieres senes Egypliorum? iNullo modo. Verum trade me filio régis primogenito quoniam ipse est rex omnis terre. » [V.JEtstabat Putifar loculurus fdie sue de loseph quoniam is audacter et cum elatione'responsum fuerat patri suo, cura subito irruit adolescentulus ex famulatu Putifaris, et ait : « Ecce losepb ad atrii nostri portas stat ». Et fugit Aseneth a facie patris et matris sue mox ut audivit verba ista dicentia de loseph. Et ascendit super cenaculum et stabatad magnam 20 fenestram que prospicit in orientem ut videret loseph venien- tem in domum patris sui. Et exierunt in obvium loseph Putifar et uxor eius et omnis cognatio eius. Et aperta sunt hostia porte atrii que prospiciebant versus orientem, et intravit loseph stans super currum secundum Pharaonis, et S5 erant subiugati IIII" equi albi sicut nix, frenis deauratis, et currus totus compositus de auro. et erat loseph indutus tunica candida splendidissima, et palhum cooperture eius purpura ex bisso auro textum. Et corona aerea super caput eius. Et in circuitu corone erant lapides duodecim electi, et 30 desuper duodecim lapidum astra aurea, et virga regia in 2 sponsa et ille erif tibi sponsus in in marrjine b — 5 inspicians] insipiens b Il eius] sua 6—8 iste] + est 6—9 iramisit] + eum 6—11 sonium a sompnium b — 29 caput nm a — 31 lapidum] + erant xirim 6 - .31 regia] + et h. — 9î - manu eius et ramus olive, et erat plenitiulo fnictus in eo, et in fructii erat pinguedo olive multum. Et intravit loseph iii atrium, et claiisa siml lioslia atrii, et omnis vir et mulicr alienigine maiiserunt extra atrium, propter quocl custodes 5 portarum clauserunt et forinaverunt eas et exclusi sunt omnes alieiii. Et veneruiit Putil'ar et uxor eius et universa cognatio eorum excepta filia eorum Asenetli, et adoraverunt loseph super faciem in terra. Et descendit losepli de curru suo^ et suscepit eos in dextera sua. 10 [VI.] Et vidit Asenetli loseph et compuncta est l'ortiter, et defecit anima eius et remissa sunt g-enua eius, et contre- nuiit tuto corpore suo, et di\it in corde suo : « Quomodo nune ego videor miserrima? Nonne locuta sum dicens : venit loseph filius pastoris de terra Chanaan? Et ecce nunc sol venit de 15 eelo ad nos in curru suo et intravit in domum nostram et fulget in ea super terram. Ego autem insipiens et impudens despexi eum et locuta sum verba maligna contra eum, et nesciebam quoniam losepli fdius dei erat. Quis enim homi- num g-enerat tantum pulcritndiuis?Qui venter mulieris pe- 20 périt tantum lumen? Miserrima ego, quoniam locuta sum patri moo verba pessima. Et nunc pergam etabscondam me a t'acie eius ut non videat me loseph filius dei, propter quod pessima dixi de eo, et iste onine occultum videt et nihil occultorum latet eum propter lumen magnum quod •25 est in eo. Et nunc propicius esto milii, domine deus loseph. propter quod locuta sum verba in ig-norancia. Et nunc det me pater meus loseph in anoillnm masis et in servam. et serviam ei in eternum seculi. [VIL] Et intravit loseph in domum IVitifaris et sedit super :.,o thronum, et laverunt pedes eius et posuerunt mensam sepa- ralini, propter quod loseph non communical)at eum Egyptiis. 4 manseruntj reman&erunl à — 4 propter quod quia à — 6 alieni aliemgene b — 9 dextera] dextra b jH'.sshn — 13 videor] video b — 20 tantam pulcriiudi- nem b — 23 pessima dixi de eo] locuta sum pessima de eo 6 — 24 nichil o. b — 26 propter quod^ quia è — 28 in eternum^ in erosvs b. — 95 — quoniam abhominatio est ei istud. Et ait loseph Putifari et omnicognationi eius : «< Que est mulier illa que erat in cena- culo ad fenestram? Al)eat nunc de domo ista ». Propter (juod timuerat loseph dicens ne quando sit mihi et ista importuna, Frant vero illi importune universe femine et filie maiorum et "> satraparum omnis terre Egypti ut dormirent cum eo. Et omnes mulieres etfilie Egyptiorum statim ut videbant loseph, maie paciebantur super pulcritudinem eius, et loseph despi- ciebat eos, et intercessores quos mittebant ad eum cum auro et argento et donis multis diversi generis proiciebat cum in- lo dignatione et iniuria. Et dicebat : « ?S'on peccabo in conspectu dei patris mei Israël, neque iniquitatem faciam ante iaciem dei patris mei lacob ». Et memoratus est mandatorum patris sui, et ante oculos liabuit ea, propter quod dixerat lacob loseph et universis filiis suis : « Custodite filii fortiter a mu- ^^ liere alienigena ut non communicetis ei. Etenim communio tius perditio est et coi'ruptio ». Propter hoc dixit loseph : « Abealmulier illa de domo ista », Et ait ei Pulifar : « Domine, illa quam vidisti stantem in cenaculo non est mulier alieni- gena sed filia nostra virgo, odio habens omnem virum, et non 21' est vir alius qui vidisset eam unquam nisi tu hodie. Et si vis, veniat et salutet te, quia fîlia nostra et soror tua est. » Et ga- visus est loseph gaudio magno propter quod dixit Putit'ar : " virgo est odiens omnem virum ». Et dixit in mente sua, « Si virgo est odiens omnem virum, nunquam importuna -^ mihi erit ipsa ». Et dixit loseph Putifari et omni cognationi eius dicens : « Si virgo est et filia vestra, assit, quoniam soror mea est, et diligo eam sicut sororem meam ». f VIII.l Et ascendit mater Aseneth in cenaculo. et introduxit eam, et stabat in conspectu loseph. Et aiteipater suus : «Saluta :io fratrem tuum, quoniam et ipse est virgo sicut et tu hodie. et odit universas alienigenas mulieres, sicut et tu omnes viros alieni- 3 habeat b — 14 lachob b — 16 ei] cum eis b — 5?3 gaudio magno om b propter quod] quia b — 2H sororem] sorem b. — 96 - genos oflis hodie ». Et dixil Asonctli loscpli : " Avf. domine benedicte a domino deo excelso «. Et ait loseph : « Benedi- cat te dominus qui vivificat omnia )>. Et dixit Putifar fdie sue : « Adveni et osculare iratiem tnum ». VA cum advenisset 5 Asenetli osculari loseph, extendit loseph ni.inum suam dex- terani, et apposait ad pectus eius medio duarum mamillarura, et mamille eius prominebant foras, et ait : « Non decet viro colenli Deum ])oncdicere in ore suo deum viventem, et man- ducare panem benedictum vite, et bibere calicem benedictum 10 incorruplionis, osculari mulieieni alienigenam que benedicit ore suo idola surda et mortua, et manducat a mensa eorum panes anchonis, et bibit de spondis eorum calicem anedras, calicem ocultum, et unguitur oleo inscrutabili. Sed vir colens deum osculatur matrem suam, et sororem de tribu et 15 de cognatione sua, et uxorem que cubât cum eo, quales be- nedicunt in ore suo deum viventem. Similiter vero mulieri colenti deum non est tas osculari virum alienigenam, quia abominatio est hoc in consjx'ctu doniini dei ». Et post([nam audisset Asen<4h vcrba loseph, conpuncta est 20 fortiter et contristata est valde. et suspiravit, et erat intenta in eum aperlis oculis, et repleti sunt oculi eius lacrimis. Viditque eam loseph, et miseratus est eius valde, et conpunctus est et ipse, quia erat initis et misericors ac timens deum, et extendit manum suam dexteram supra caput eius, et ait : « Domine 2.T deus patris mei Israël excelsus et fortis, qui vivificas omnia et vocasti de tenebris in luccm, ab errore in veritatem, de morte in vilam. tu domine. ben(Mlic vii-^inem istam et re- nova eam spiritu tuo, et replasma manu tua occulta, et revi- vifica vita tua. et manducet panem vite tue, et bibat calicem 30 benedictionis tue, et connumera eam populo tuo quem pree- legisti antequam fièrent omnia, et intret in requiem quam preparasti electis tuis. et vivat in vita tua per eterna secula ». 4 oscula b — 'i &n\ + lUi b — 8 colendi a — 10 adde et ante osculari — H mortua] muta b — 12 panes] pênes b — 13 occultum b — 17 cocolen'li « — 19 audissetj audhit b — 2-2 et ipse] 07>i et 6 — 28 tuo] sancto b. — 97 — IX. I Et gavisa est Aseneth in IxMiedictiono lospph caiidio magno, et festinavit, et abiit incenaculo suo, etmisit se supra lectum suum, infirmata propter quod gaudium in illa erat et tristicia, timor niultus et tremor, et sudor nimius, cpioniam au- divit oninia verba loseph. quecumque locutus est ei in nomine :■> Dei excelsi. Et planxit planctu magno et amaro, et egit pe- nitentiani a diis suis quoscolebat, et abrenunciavit omni idolo, et expectavit vesperam fieri. Et loseph manducavit et bibit et ait pueris suis : « Coniungite equos sub quadriga sua ». Dixit enim : « Recedam et circuniibo terram ». Et ait Puti- lo far ad loseph : « Maiieat Dominus meus hodie, et cras pro- sequatur viam suam ». Dixitque loseph : « Verum ut quid non egrediar hodie, quia ista est dies in qua incepit dominus creare omnem creaturam suam, et octavo die, quando rever- tetur dies ista, revertar et ego ad vos et manebo hic ». Et is Putifar et cognatio eius abierunt in domum suam, loseph vero abiit in viam suam. [X.] Et remansit sola Aseneth cum septem virginibus, et gravabatur, et plorabat usque dum occumberet sol, et pa- nem non comedit et aquam non bibit. Et cum advenisset 20 nox. dormierunt omnes qui erant in domo, praeter Aseneth, que erat vigilans sola et in desideriis erat, et lacrimabatur, et tenebat manu sua pectus suum assidue, et timebat ti- moré magno, et tremebat tremore gravi. Et surrexit de lecto suo, et descendit pedetentim gradus de cenaculo, et ve- 25 nit ad portam. Et porlarius dormiebat cum pueris suis. Et festinavit Aseneth et extraxit a fenestra pellem quae operie- bat eam, et implevit eam cinere, et ascendit in cenaculo, et posuit eam super pavimentum, et clausit portam diligenler, et vectem subposuit ex latere. Et suspiravit suspirio magno 30 cum planctu. Et audivit virgo consodalis eius, quam dilige- bat supra omnes virgines Aseneth, et excitavit sexvirgines 1 gaudio magno om b II benedictionibus è — 3 propier quod^ quia b in illajll nulla b II etj sed b — 4 multus"' mtiltuo a — 7 ydolo b — 14 creaturam] creatio- nem b — 31 sex ont a. — 08 — reliqnas. Etveneriint adporlam Asonetli. invfnornntque eam firmatam. atulivei'uiitque suspiria lacrimariim Asenoth. Dixe- iiintqiic ci : « Qiiid tibi est, domina? Et qnid tilji facit impor- tunitatem? aperi nobis et videbimus qnid tibi est ». Dixitqiie "' eis Asenelh deintus, et non aperuil poiiam : « ('.apiti nieo est doloi' çravis, et requiesco in cubili meo, surgere vero et vobis aperire nequeo, proptei- (juod infirmata sum ab omnibus membiis meis. Ite, sedete in thalamis vesti'is, et re(jiiiescite, et dimiltile me ». Aljierunt virgines sedere '" in thalamis suis. Et surrexit Aseneth et aperuit silenter hostia, et i\it in thalamo suo secundo ul)i erant repositure ornatus eius, et aperuit archam, et extraxit tunicam ni- gi'am et obscuram, eratque istud indumentum tristicie eius quum mortuus est frater eius iunior, et istud erat induta la- is crimans iratrem suum. Et accepil tunicam nigram, et inimi- sit illam in thalamo suo, et clausit itei'um firmiter hostium, et vectem emisit de transverso. Et festinavit Aseneth, depo- suitque stolam suam regiam bissinam et aui'o textam, et zonam auream, et induit se tunica nigra tristicie, deposuitque cida- -0 rim a capite suo et armillas a manibus et pedibus suis, et posuit omnia in pa\imento et diadema, et eiecit cunctaprope fpnestram respicientem ad aquilonem. Et accepit Aseneth vestimenta sua, et zonam auream, etthiaram. festinavitque et accepit deos suos universos aureos et argenteos in thalamo 25 suo, quoinim non erat numerus, et proiecit omnia idola Egyp- tiorum pei- fenestram prospicientem ad aquilonem. Et acce- pit cenam suam regiam, altilia et pisces, et carnes vitulorum et omnem sacrificium deorum suorum. et vasa vini sacrificii eius, et proiecit cuncta per fenestram, et dédit omnia cani- •^0 bus alienigenarum. Dixit enim : a Quomodo edent canes mei de cena sacrificii idolorum? Verum manducent illi canes alienigenarum ». Et postea accepit Aseneth corium cineris. 3 Et quid + est a 6 — 4 apen audi. « — 5 apent b — T piopter quod] quoniam h — \0 surrexit] surgit b - 14 Quum om a |] induta] indumentum a — 19 cidraim b — 2ô ydola b fere possim — ^8 vini) vivi « — 2P ciincta-canibus in tnargine b. — 99 — et circumfudit cinerem super pavimentum, et accepit pellem sacciim, et circumcinxit circa liimbos eius, eteircumposuit ci- licium tristicie, et tutudit utraque manu sua peclus, et plora- vit amare, et cecidit super cinerem, et flevit planctu magno et amaro cum suspirio et stridore per totam noctem usque 5 mane. Postquam autem surrexit mane Asenetli vidit lutum multuni saper pavimentuni a lacrimis et cinere, cecidit iterum in faciem super cinerem usque post prandium et usquedum occumberet sol. Et sic fecit septem dieshumilitatissue. [XL] Et die octavo ecce diluculum erat, et galli cantahant, et lo caneslatrabant pertranseuntes. Elevavit paululum capud suum Aseneth, quoniam erat fatigata valde et defessa membris prop- ter inediam VII dierum. Et surrexit super genua, et posuit manuni super pavimentum^ et postquam elevavit paululum se a terra suspiravit. Et surgens sedit subter fenestram prospi- i5 cientem versus orientem, et aitin se ipsa : « Quidfaciam, aut ubipergum, ad quem confugiam, aut quid dicam, virgo dé- serta et destructa et odiosa? Omnes enim me odio habebunt, et pater meus et mater mea, propter quod et ego odio habui deos eorum, et disperdidi eos, et dedi illos ad conculcandum sub 20 pedibus hominum. Iccirco pater meus et mater mea derelin- quent me, et omnis cognatio mea, et dicent : <^ iVon est filia « nostra Aseneth, quoniam deos nostros disperdidit )),et om- nes homines odient me, quoniam et ego odivi omnem vi- rum, et omnes arrabantes me. Et nunc omnes gaudebunt 25 super humiliacione mea ista. Et dominus deus losepli altis- simus odit omnes colentes idola, quoniam deus zelotis est, et terribilis super omnes colentes deos alienos. Et me quidem odit quia ego colui idola vacua et mortua, et benedixiea, et comedi ex sacrificiis eorum, et os meum poUutum est de sacri- :^o ficiis idolorum. Sed surda dicuntur, quoniam deus Hebreo- 2 saccuiDj sacti 6 — 3 tutundit b — 6 Et postquam surrexit b — 7 et cediiiit b — 10 calli a — 11 Et elevavit b — 12 quoniam] quia b — 17 virgo om a — .19 propter quod et a quia b — 21 arahuntes b — 28 coUentes b \\ alienos] altérées b — 31 liens nm a. - 100 _ rnm dons verax est, et iniscricois. et inistîratoi'. et longammis. et mnitum misericors, et mansuetus^ et non cogitanspcccata hominis hiimiliati oÀ non arciiens aliquoni in tomporc peni- tencie eins. Icirco audol)o et convortar, et conliieiam ad euni '" et deferam omnia peccata mea, et effimdam oiationem mcam inconspectu eiiis. Quisscit si videbit medesolatam ita,etnii- serebiUir mei, aut videbit orphaniain meam et proteg^et me? Quia ipse est pater orphanorum, et iniuriam pacientium vin- dicat. protector etconsolator tril)nlanlinm, loquar etclamabo ^^ ad euni. )^ [XII.] Surrexit autem a loco ubi sedebat, et stetit ad fenes- tras prospicientes ad orientem et expandit manus suas in cehim, et dixit in corde suo, et non aperuit os suum : « Do- mine dens iustorum, qui creasti omnia, et vivificas omnem 1^ sensum, qui extraxisti invisibilia in lucem et apparentia ex non apparentibus et non existentibus, qui exaltasti celum et fîrmasti illud super ventos, qui fundasti terram super aquas. qui posuisti lapides magnos super aljyssum aque, et lapides non vadunt in profundum. sed sunt sicut folium quercus de- 20 super aquas. et sunt lapides vivi et tue voci obaudientes, et custodientes preceptatua que precepisti eis, et mandata tua non transgrediuntur sicut viventes. quoniam sermo tuus vita est omnium creaturarum tuarum, ad te confugio, domine, et ad te clamo. tibi effundo deprecationem meam, et tibi confi- 25 teor peccata mea. et revelo iniquitatem meam. Peccavi. do- mine, peccavi in conspectu tuo. multum contra legem feci et impie egi, quia colui idola vana et mortua.et non sum digna aperire os meum ad te. o deus. Ego regina aliquando tu- mens et superba. et ulîerrima in divitiis super omnes liomi- 30 nés, nunc vero orphana et desolata et destituta ab omnibus, ad te confugio, domine, sicut infans lactans qui timens con- l miseraior et misericors b. — 2 et multum misericors om b — 7 meam] islam b — \\ stetit] stabat a — 13 surr. autem] et surrexit b — 15 in] ad a — 19 vadunt] audunt 6 — ?3 confugio] fugio b —21 vana) vacua * — 28 e( tumens«. — .30 orphano b. — • • , IOHAEL'8 \'^^ ooLLEoe y c> - KM — fu^it atl patit'in siiuiii. Et tu domine, expande nianuin tuaiii et râpe me, et advoca me sicut pater iniantem suum lactan- tem. Ecce enim sicut leo silvestris diabolus rapit me, quoniam ipse est pater Egyptiornm omnium deorum, et ego eieci om- nes a me et disperdidi eos. Erue me, domine, de manibus ^ eius, et de oue eius extrahe me, nequando rapiai et trucidet mecetus magnus qui estab eterno, et peream in eternum se- cnli. Suscipe me, domine, quoniam pater meus et mater mea abnegaverunt me, et dixeiunt : « Non est filia nostra Ase- neth », quia deos eoram disperdidi et odivi, et dedi eos con- lo culcari ab huminibus, et arripuerunt eos transeuntes, quo- niam erant aurei et argentei. Quapropter ad te confugio, domine Deus meus, libéra me et parce mihi, quoniam in igno- rantia erravi etpeccavi in te et in puerum tuum loseph. Des- pexi eum, et dixi quoniam fîlius pastoris est de terra Cha- i5 naan. Iste vero est super omnes homines, quoniam te sem- per cognoscit vivum deum, et tu dedisti ei sapientiam et ingenium et virtutem. Tu domine, trade me illi in ancillam etservam, et ego lavabo pedes eius. etministrabo ei in eter- num, et discam ab eo tuam cognitionem veri et viventis dei. » sa [XIV.] Et postquam quievit Aseneth confiteri domino, ecce Stella lucifer ascendit versus orientem celi, et vidit eam et gavisa est et ait : « Putasne audivitdominusmeus deprecatio- nem meam, quoniam stella hec nuntius et preco lucis diei surrexit »? Et adhuc prospiciebat, et ecce prope luciferum 25 finditur celum, et apparuit lux magna et ineffabilis. Et vidit Aseneth et cecidit in faciem super cineres. Et ecce vir de celo descendens stetit super capud Aseneth, et vocavit eam ex nomine. lUa vero pre timoré non respondit. Et vocavit eam secundo dicens : « Aseneth, Aseneth ». lUaautem dixit : 3u « Ecce ego, domine, quis es? Annuntia mihi ». Et dixit : «Ego "sum princeps domus dei et omnis exercitus altissimi. Surge 2 rapej cape^ — 4 omnium Egypciorum b — 13 Quoniam] quia b — 14 Despexi b — 18 et virtutemj veritatem b — 20 tuam om b || cognilionemj cognationem b — 22 gavisus a —23 dominus meus] deus è — 24 lucis] om b — 26 finditur] funditur à — 32 sum om a. :*t> — 10-2 — et sta super pedcs tiios. et loquar ad te verba mea ». Et ele- vavit capiid suum Aseneth. Et ecce vir pcr oniiiia similis loscph. stala et corona et virga regia, verumptamen vultiis eius ut fulgur. et oculi eius ut radius solis, et capilli capitis "' eius ut ilammn ignis. Vidit Aseneth et cecidit in faciem ant*- pedcs eius, et tinuiit timoi-e macno. et contremucrunt omnia membra eius. Et ait illi angélus domini : « Confortare, Ase- neth. et ne timeas. sed elevare super pedes tuos, et loquar ad te verl>a iiiea ». Et surrexit Asenelh super pedes suos, et 10 angélus di.vit : « Depone cilicium isiud nigrum quod induta es. et cinetorium tristicie, et saccum de lunibis tuis. et excute de capite tuo cinerem istum. et lava faciem et manus tuas aqua vivent! . et indue stolam lineam intaetam novam et glo- riosam, et circumcinge te zona dupliei virginitatis tue, etac- 15 cède ad me. et loquar ad te sermonesmeos ». Festinavit Aseneth. et intravit in tlialamum suum secundum. ubi erant repositorie ornatus eius, et aperuit archam suam, et accepit stolam candidam. et cinxit se zona dupliei virginitatis sue. una zona super lumbos suos et una desursum mamillarum -'0 suarum, et excussit cinerem de capite suo, lavitque manus suas et faciem suam aqua viva, et accepit theristrum lineum novum intactum gloriosum, et coperuitcapud suum, et venit ad angelum in thalamo suo primo, et stetit in conspectu eius. [XV. 1 Dixit ei angélus : « Demitle theristrum a capite tuo. 25 Et quare tufecisti istud? quoniam tu virgo es, et capud tuum estsicut viri adolescentuli ». Etdcmisit Aseneth theristrum a capite suo. Dixitque angélus domini: « Confortare, Aseneth virgo. Exaudivit dominus confessionem tuam et deprecatio- nem tuam, quoniam rospexit huinilifatem luam et inediam 30 VII dierum, et iuliun a cincribus et lacrimis tuis. Gaude, Aseneth virgo. quia scriptum est nomen tiiuni in libio 4 ut fulgur om b \\ radius] radii. — 5 Et vidit b — 7 domini om b \\ Corfortare b — 10 et dixit ei angélus b — 11 cinthonium a cingitoriuni b — || novam om b — IG et festinavit b — 17 reposita h — 18 zona om b — 21 teristium a jiassim — 24 et dixit è — 25 quia 6—28 Ecce exaudivit 6—29 quoniam — tuam om b. — ]{):] _ viventiiuii, et non delebitur in eternum. Ecce ab hodieino die renovata es et vivificata es, et manducabis panem bene- dictionis, et bibes potum incorriiptionis, et img-ueris crismate sancto. Letare, Aseneth virgo. ecce dedi te hodie sponsam loseph. et ille tiius sponsus erit in secula.seculorum. Et no- ^ men tuiini non vocaJîitur ndhuc Aseneth, sed erit nomen tuiim Muitis refug-ii, quoniam in te confugient gentes super dominum deum altissimum. et snb alis tuis cooperientur multi confidentes in domino, et in miiro tuo conservabuntur attendentes altissimum. Penitencia enim tua exoravit altis- i'^ simum super te omni iiora. et super omnes pénitentes in no- mine dei altissimi. Et est penitencia filia altissimi, et inten- dens super virgines, et amat vos valde, et pro vobis rogat omni hora altissimum, et pro omnibus penitentibus in nomine dei excelsi patris eorum. Facit virgines, et requiescere eas i^ facit inloco quempreparavitin celis, et rénovât eas, et, minis. trat eis in eterna secula. Et est penitencia valde bona. virgo hilaris semper et modesta etmansueta, et iccirco altissimus diligit eam, et omnes angeli reverentur eam, et ego diligo eam valde. Et ecce pergam ad loseph, et loquar ei de te 20 omniaverba mea, et venietad te hodie, et videbit te, et gau- debit super te, et amabit te, eritque tibi sponsus et tu illi sponsa in secula seculorum. Ecce nunc audi me, Aseneth virgo, et indue stolam niiptialem iacentem adhuc in thalamo tuo, et omnia ornamenta nuptialia circumpone, et exorna te ipsam 25 ut sponsam, et procède in obviam loseph. Ecce enim ipse veniet ad te hodie, et videbit te et letabitur ». Et postquam consummavit angélus domini loquens verba ista, letata est Aseneth leticia magna super sermonibus eius, et adoravit eum super faciem in terra, et dixit : « Benedictus sa l adodierno « — 2 es i" om b\\ ei î" om è — 3 bibis b — \ letare A. viro-o om 6 — 12 dei] om 6—13 super] semper a — 15 facit virgines delenda videntur Il b babel facit virg. et facit requ. eas facit. 16 rénovât] revocat a— 17 eis] conieci, eas a-b — 23 secula seculorum] eterna secula b || Ecce] Et è — ;;^9 Aseneth om b. — loi — tloiuimis chuis tiuis iillissimus, t|ui tiaiisniisit le, et liberavit me de lenebris, et subtraxit me de fundamento abyssi, et be- nedictum nomen eins in eterniim. Tibi vero quod est nomen? Animulia mihi, qiiatenus laudem et glorificem te in secuJa se- ^ culorum ». Dixilque ei angélus domini : « iNomen meum in celis est scriptum in libro altissimi digito dei in capite libri an!e omnes, quoniam princeps suni domus dei, et omnia des- cripta in libro ilio inelfabilia sunt, et non convenit hominibiis dicere ea vel audire, quoniam magna sunt et mira valde. » ^•^ Et dixit Aseneth : « Siinvenigratiam in conspeetu tuo, do- mine, et cognoscam quoniam faciès omnia verba quecunque locutus es ad me, loquarnunc ancilla tua in conspectu tuo. » Qui dixit : '< Loquere ». Et dixit Aseneth extensa manu sua ap- prehendenspallium eius : « Domine, precorte, sedenune pau- J5 lulum super lectum istud, quoniam mundum est et ineontami- natum, etvirautfemina non sedit aliquando supra illud, etpre- parabo tibimensam, et afferam tibi panem, et superpono supra eam et mandueabis, et afferam tibi ex cellario meo vinum vê- tus et suave olens, etbibes, et posteaprosequerisviam tuam. » -•^ Dixitque ei angélus : « Affer cito. » [XVI. J Et festinavit Aseneth, et apposuit eimensamnovam, et processit déferre ei panem. Et dixit ei angélus : « Fer mihi et favum mellis ». Et contristata est Aseneth, quia non erat in cellario favus mellis. Et stetit, dixitque ei ang^elus : « Quid 25 stas? ». Illa vero ait : « Mittam puerulum in agrum hereditatis nostre, quoniam prope est, et deferet cito favum mellis, et preparabo tibi. domine ». Qui dixit ei : « Intra in cellario tuo, et invenies favum mellis super mensam tuam, et toile illum et affer hue ». Et dixit Aseneth : « Domine, in cellario meo favus ^0 mellis non est ». Et dixit ei anselus : « Intra et invenies ». Et 4 quaiinus a || secula seculorumj eterna secula h. — tJ scriiUuin est ^ — 8 et non] neque h 1| neq dicere ea neq {corr. vel) audire a neque dicere ea neque audire b — 11 quecumque]que 6—12 loquar] loquetur a — 1.5 quoniam] quia h — 17 super- ponocum-eam om b — 17-18 efleram b — 14 olens suave b II bihis b — 20 alleriito 6—23 Aseijeth oru & — 26 nosfre] niee fc — 28 et 1" om b. — 105 — intravit Aseneth in cellario suo, et invenitsupermensamiacen- tem favum mellis magnuin et candidum sicut nix, et omnino mel mundum et odor eiusdiilcis. Etadmirata estx'Vsenelh, et ait in se ipsa : « Piitasne ex favo isto comedethomo iste?Quia odoreius sicut spiramentum oris hominis huius est », Accepit ^ autem Aseneth favum illum, et attulit, et apposait eum ang-elo dei, Dixitque ei angélus : « Ut quid dixisti : Non est in promp- tuai'io meo favns mellis, et ecce intulisti »? Et timuit Ase- neth et ait : « Domine, non haljui huiusmodi favum in cellario meo aliquando, sed tu dedisti ore tuo et factum est. Oilor 'o enim eius ut spiramentum oris tui est ». Et subrisit angélus super intelligentiam Aseneth vocavitque ipsam ad se, exten- ditquc manum suam dexteram et tetigit caput eius. Et exti- muit Aseneth, et intendit oculos suos in eum cum verecun- dia. Et ait ei angélus : « Beata es tu quoniam dimisisti vana i5 idola et credidisti in vivo deo. Et beati advenientes domino deo in penitencia, quoniam comedent de hoc favo quem fecerunt apes paradisi dei de rore rosarum in paradiso. Et ex hoc comedunt angeli dei, et omnis qui manducat ex isto non morietur in secula seculorum ». Et extendit manum 20 suam dexteram, et confregit de melle partem minimam, et comedit ipse ex eo, et reliquum posuit manu sua in os Ase- neth, dixitque ei : « Ecce comedisti panem vite, et uncta es crismate sancto, et ab hodierno die carnes tue renovabun- tur, et ossa tua sanabuntur, et virtus tua erit indefîciens, et 25 iuventus tua senectutem non videbit, et pulcritudo tua in eternum non deficiet. Eris sicut metropolis edificata omnium confugientium ad nomen domini dei régis seculorum. » Et tetigit manu sua favum quem fregerat, et extitit totum inte- grum sicut in principio. Et extendit manum suam dexteram, 30 et tetigit digito suo indice summitatem mellis prospicien- 5 ordor è — 5 Accepit autem] et accepit b — 6 illum] istum b. — 8 meo] tuo b — 9 celario a — 10 dedistij dixisti b — 13 et extendit mauum sliam dextram b — 16 deo vivo b — 17 deo] domiao a \\ quoniam] quia b — 19 omnes qui man- ducant b — 27 et eris b — 2*J tetigit] tegit b — 30 in] a 6. — 100 — tem versus orientem, letraxit dijiitum suum ad se ipsum et induxit super extremum favi quod prospicit ad occasum, et via digiti eius facla est in sanguinem. Exteiulit manum suam secundo,, et tetigit sunimitate digiti sui favum mellis iuxta par- 5 tem respicientem ad aquilonem, et immisit digitum suum su- per paitem mellis respieientem ad meridiem, et via digiti eius lacta est in sang uinem . Aseneth stans in sinistris eius cernebat omnia quecumque faciebat. Et ait angélus : « Inspice favum» . Kt exierunt apes de favo multe valde candide sicut nix, et aie 10 earum purpuree ut iacinctus. et cii'cumdederunt omnes Ase- neth, et operabantur in manibus eius favum mellis, et man- ducaveruntex eo. Etait angélus apibus : « Ite in locum ves- trum ». Et abierunt universe versus orientem in paradisum. [XYII.]Et dixit angélus Aseneth : « Vidisti hec omnia? ». 15 Illa dixit : « Utique, domine ». Et dixit : « Sic erunt omnia verba meaquecunque locutus sum ad te hodie ». Et extendit tertio manum suam ang-elus et tetigit favum mellis. Et ascendit ignis de mensa, et comedit favum, et mensam non tetigit, et fragratio incendii favi dulcis valde. 20 Et dixit Aseneth angelo : « Domine, sunt mihi septem vir- gines congregale mihi ab adolescentia, in una nocte mecum g"e- nite, et ego diligo eas ut sorores meas. Vocabo eas et bene- dices eas sicut et me. » Et ait angélus : « Voca ». Et vocavit eas Aseneth, et statuit VII virgines in conspectu angeli. Dixitque 25 illis angélus : « Benedicat vos dominus deus altissimus, et sitis sicut columbe civitatis refugii, et omnes inhabitantes in illa civitate super vos requiescant in secula seculorum ». Dixitque angélus Aseneth : a Leva mensam inde ». Et conversa est seponere illam. Et angélus ivit de oculis eius. Et reversa vidit 30 sicut currum quatuor equorum procedentem versus orientem in celum. Et currus erat sicut flamma ignis et equi sicut 1 et retraxit b — 2 prospicit] respiciebat b — 3 et extendit b — i inmisit a 5 respicientem] om a — 6 et Aseneth b. — 9 valde om b — 14 paradiso b \\ ad Aseneth b — 15 ubique è — 19 fragrancio b — 20 congregate] concrète b — 22 eas i» om b — columbe] columpue septem b — 29 angélus ont a. — I(»7 — fulgur, et angélus stetit super currum. Et nescivit usque tune quoniam angélus est. Divilque Asenelh : . lieu me quoniam ange 0 dei locuta sum. Verum propieius este mihi, domine. aneUle tue, quia audaeter loeuta sum in eonspectu tuo m igno- rancia omnia verba mea ». 5 [XVIII.] Et adhue loquerile Aseneth irruit adoleseentulus e.-. famul.sPntipharis etdi.vit : „ Ecee loseph fortis dei venit pi-ecursor enim eius est ad portas atrii nostri ». [XIX.] Festinavitque Aseneth, et advenit in obviam loseph e stetit m ypodromo domus. Et intravit loseph in atrium' ■« e elausa sunt hostia portarum, et extra olausi sunt omnes al.en,gene. Et Aseneth e.xivitex ypodromo in obviam loseph v.d.tque iUam loseph, et admiratus est super pulcritudinem eius, quia erat immutata ex collocutione ad angelum et gra- tia. Dixit loseph : >. Que es? annuntia mihi ». Dixitque : ,< Ego 15 sum ancilla tua Aseneth, et idola cuneta abieei a me, et per- d.ta sunt. Et angélus domini venit ut liomo ad me de eelo hodie, et cibavit me cibo eelesti, et ahenata sum, et dixit mih. : „ Dedi te hodie sponsam loseph, et ipse erit tibi spon- .. susmseculaseculorum. „ Et di.xit : « Non voeabitur adhue s» .< nomentuumAseneth,sederitnomen tuumCivitasrefugii,et .. dommusdeusrex ta«sineternum,quoniamperteeonfugient « S«nlesmulteaddominumdeumaltissimum, »Etdi.itmihi • « Pergam ad loseph et loquar in auribus eius de te verba mea .^Et nune cognoscis, domine mi, si venit angélus do- 25 ra.m ad te et loeutus est tibi de me »? Dixitque loseph Ase- neth : « Benedieta tu a deo altissimo, et benedietum nomen tuum in generacionesgeneraeionum, quoniam dominus deus celi di ex,t te, et misit angelum suum ad me, et dixit mihi de te seeundum verba hee. Et nune aeeede, appropinqua mihi, 30 vugo. Et quare tu slas procul a me ? » Et levavit manum suam loseph, et eomplexatus est Aseneth, et oseulati sunt se invicem. lîlfllT' T'n* ""m ""'""'"■ "■ - " «"■» «'«"=« « - « clausi h - — 108 — [XX. J Dixitcjiie Ascnelii losepli : « Accède, domine mi, in- tra in domum nostram ». Teniiitque maniim eius dexteram, et iiilroduxit eum in domum ubinon erant pater eius < et mater eius, et> intulit aquam ntlavaret pedes eius. Et dixit loseph : ^ « Estne hic aliqua virginum et lavabit mihi pedes? » Dixit au- tem ei :« Non, domine mi.Verum e^eo laval)0 eos, quoniam tu m«'us es dominus amodo et ego ancilla tua. Et quare tu ista dicis, alteram scilicct ancillam lavare pedes tuos? Pedes tui pedes mei sunt, et manustue manus mee, et anima tua anima ^^ mea ». Et coegit illum et lavit illi pedes. Et vidit loseph ma- nus eius quoniam non erat macula in illis, et tenuit manum eius dexteram, et deosculatus est eam, et consedere eamfe- cit in dexteram suam. Et vcnerunt pater et mater eius omnis- que cognatio eius de agro liereditalis eorum, et videruntAse- 1^' neth, et steterunt quoniam pulcritudo eius erat mirabilis et gloriosa, videruntque illam cum loseph sedentem indutam stola nupliali. Et admirati sunt, et manducaverunt etbiberunt. Dixitque Pulifar loseph : « (h'as ego convocabo omnes magis- tratus Pharaonis et satrapas omnis terre Egypti, faciamque 20 vobis nuplias, accipiesque fdiam meam Aseneth in uxorem. » Dixitque loseph :« Ego procedam cras ad Pharaonem reg-em Egypti, quoniam ipse est pater meus, et ipse statuit me prin- cipem omnis terre. Et locpiar de Aseneth in auribus eius, et ipsedabit mihi eam in uxorem «.Et ait Putifar : « Vade cum 25 pace ». Et mansit loseph apud Putifarem nocte illa, et non dormivit cum illa, quoniam quidem dixit : « Non est fas deum colenti ante nuptias iacere cum sponsa sua ». [XXL] Surrexitque mane et abiit ad Pharaonem, et dixit ei : " Da mihi Aseneth filiam Putifaris sacerdotis Heliupoleos in 3' uxorem. » Dixitque Pharao loseph : « Nonne ecce illa congruit tibi, cum sit virgo et speciosa sicut et tu? Accipe ergo illam, et sit 1 ad loseph ô — 4 ut om h — h michi b — \'j quoniam] quia 6 — 18 Putiphar h — 19 faciam quia b — 20 accipiesque] et accipies quia b \\ Aseneth om b — 23 terre Egipti 6 — 24 eam mihi b \\ cum] in ^» — 26 illa] Aseneth 6 — 27 coiendi a — 28 habiit a — 30 nonne] non b. \ — 100 — tibi sponsa in eternum. » Et misit Pharao vocavitque Putifarem, et induxit Aseneth, stetitqiie illa in conspectu Pharaonis. Et admiratus est Pharao super pulcritudincniillius, etdixit:<( Be- nedioat te dominas dcus, filia, et permaneat pulcritiido tua in eternum, quoniam iustus est dominus deus loseph qui ele.qit te ^ in sponsam eius. » Et accepit Pharao loseph et Aseneth, et supraposuit eis coronas aureas que erant meliores in domo Pharaonis, statuitque Pharao Aseneth a dextris loseph, et supraposuit manus suas super capita eorum, eratque dextera eius super caput Aseneth. Et dixit Pharao : « Benedicat vos ^o dominus deus excelsus, et repleat vos et g-lorificet in eter- num. » Et convertit eos Pharao ad invicem super faciès eo- rum, et induxit os ad os super hibia eorum, et oscuîati sunt ad invicem. Et postea fecit Pharao nuptias et cenam mag-- nam ultra septem dies, et convocavit omnes principes Egypti '5 et omnes reg-es gentium, et predicavit universe terre Egypti dicens : « Omnis homo qui faciet opus in diebus nuptiarum loseph et Aseneth morte morietur ». Et factum est postea intravit loseph ad Aseneth et concepit de laseph Aseneth et peperit Manasen et Effraim in domo loseph. 20 Postea dixit Aseneth : « Peccavi, domine, peccavi, in conspectu tuo, multum peccavi. Ego Aseneth filia Putifaris sacerdotis Helyupoleos, — peccavi, domine, peccavi in conspectu tuo, multum pec- caui, — ego eram vilissima in domopatris mei, eteram virgo 2^ elata et superba, — peccavi etc., — et colui deos quorum non est numerus, et comedi panem de sacrificiis eorum, — peccavi... — panem suffocantem comedi et calicem defectus potavi ex mensa pestiientie, — peccavi... — et nescivi domi- num deum celi, neque operavi in altissimo deo vite, — 30 peccavi... — quia speravi in divitiis glorie mee, et super 1 vocavitque] et vocavit b — 2 stetitque] stetitquia b — o putcritudine ejus b — 5 lososeph b — 7 superposuit b. — 8 statuitque] et statuit b — 15 ConvocauitJ cogrnovit è — 16 Egypti om b — Il facit è — 19 Aseneth om b \\ — 2\ Postea dixit om. b. et en qnœ sequuntur. — 110 — pull litiulino mon fui elata et superba, — peccavi... - ei oram (Icspicifiis omnem hominem terre, et non erat vir qui posset astare in conspectu meo, — peccavi... — omnes arrahuntes meos despexi, et dedignata suni, — peccavi... — et dicebam squoniam non est vir princeps terre qui dissolveret mihi cingulum virginitatis, - peccavi... - sed ero sponsa filii magni régis primogeniti, — peccavi... — usquedum veniret loseph fortis dei, qui comprehendit me sicut piscem per hamum pulcritudine sua, et sapientia sua, et virtute sua 10 extraxit me, et adduxit me deo viventi et altissimo, et dédit mihi calicem sapientie et facta sum ei sponsa in secula seculorum. « [XXII.] Et postquam transierunt VII anni ubertatis, cepe- runt venire VII anni famis. 15 Et audivit lacob de loseph filio suo, et venit Israël in Eg-yptum cum universa cognatione sua in secundo anno fa- mis, in mense secundo, vicesima prima mensis, et descendit in terra lessen. Dixitque Aseneth loseph : « Procedam et videbo patrem tuum, quia pater tuus Israël sicut deus mihi 20 est ». Et ait loseph : « Veni mecum et vide patrem meum. » Et venit loseph et Aseneth ad lacob in terra Gessen. Et obviaverunt eis fratres loseph, et adoraverunt eos super fa- ciem terre. . . , intraverunt. . . Et erat Israël sedens super lectum suum, erat enim senex valde in senectute. Viditque Aseneth ?5 et admirata est, quoniam erat lacob bonus visu et reveren- dus valde, et senectus eius quemadmodum iuventus spe- ciosa viri. Et erat caput eius candidissimum sicut nix, et barba eius candida sedens super pectus suum, et ocuH eius fulgurantes, et erant nervi eius et humeri eius et brachia 30 fîrma, et genua eius et crura etpedes ut gigantis. Et adoravit eum Aseneth super faciem in terra. Dixitque lacob loseph : 16 Egyptum f> — 17 in mense usque ad mensis om 6 — 19 deus] dominus b — 20 et vide patrem meum om b - 21 lessen 6-23 terre] in terram b || ia- traveruntque ad lacob b. In utroque codice jJhrasis est manca manifeste. — 24 m senectute om b \\ Aseneth om 6 — 29 brachia + eius 6. — 111 — « Istaest, fili, sponsatua? » Qui dixit : « Ita. «Et ait: « Bene- dicta tu, filia, in deo altissimo. » Et vocavitcam ad seipsum, et benedixit, et deosculatus est eam. Et manducaverunt, et biberunt, et abierunt loseph et Aseneth in domunisuam. Et premissi sunt ante fralres loseph, et erat Levi in dexteris s Aseneth et loseph a sinistris eius. Et dilexit Aseneth Levi quoniam erat vir intelligens. [XXIIl.] Et factum est cum deambularet Aseneth domum Pharaonis, et prospiceret desursum filius eius primogenitus, vidissetque illam, exarsit super pulcritudine eius, et maie pa- lo ciebatur, et nescivit quid faceret. Et mittens nuncios filius Pha- raonis primogenitus vocavitSymeon etLevi,fratres loseph, et ait eis : « Cognosco ego quoniam estis viri fortes, et per manus vestrasprostrati sunt multi Sichimorum, etgladios vestrosper- senserunt viri multi bellatores. Et nunc obsecro vos, adiuvate i5 me, et dabo vobis aurum et argentum etpueros et ancillas, asi- nos et camelos et sortem magnam. Verumtamen verbum hoc facite, quoniam invideo super fratre vestro loseph, propter quodaccepit Aseneth, que mihidebebaturaprincipio.Etnunc coniungimini mihi, et interficiam loseph in gladio, etaccipiam 20 Aseneth in coniugem, et vos eritis mihi in fratres et amicos fidèles. Si vero vos non facietis verbum istud, et despicietis consilium meum, ad vos preparabo gladium meum? » Dixit- que Levi filio Pharaonis hilari facie : « Ut quid loquitur domi- nas noster secundum verbahec? Et nos sumus viri deum colen- 25 tes, et pater noster puer dei altissimi, et frater noster timens deum. Et qualiter nos faciemus verbum istud pessimum, et peccabimus in conspeetu dei, et in conspectu patris nostri Is- raël, et in conspectu fratris nostri loseph? Et nunc audi verba mea, et ne facias secundum verba ista quicquam.Non enimac- 30 cepit eam frater noster a se ipso, sed per legem patris tui Pha- 1 ita] ista « — 7 quoniam] quia b \\ cum] dura i — 8 Aseneth + per 6 — 10 vidisset quia è — 12 Simeon b — 14 Sicimorura a — 17 fortem b y veruniptamen a II hoc verbum b — 18 propterquod] quia b — 19 principio] patricipio b — 5^0 in gladio loseph è — 22 vos om 6 || despicities a — -24 facie] vultu b. — 112 — raonis. Siautem tupermanseris in consilio pessimo isto, occe gladii nostri in manibus nostris in conspectii tuo, et cumfratre nostro moi'iemur. » Et cum audisset hoc, filins Pharaonis per- timuit valdcet exioruntafacie filii Pharaonis Symeon etLevi. 5 [XXl\ . I Et erat HHus Pharaonis roplntus timoré et tristicia, quia timebat loseph iniuriare, et nimium ardebat super pnlcritudine Aseneth. Et locuti sunt ei pueri eius dicentes : tt Ecce filii Raie et filii Zelphe, ancillaruni Lie et Rachelis uxorum iacob, inimici sunt loseph et invident ei, et erunt tibi 10 obaudientes secundum voluntatem tuam. » Et misit Pharao- nis filins, et vocavit eos ad se, et dicit eis : « Ecce benedictio et mors ante faciem vestram, accipite magis benedictionem et non mortem. Audivi enim fratrem vestrum loseph dicentem ad patreni menra Pharaonem de vobis,qnoniam « Filii ancillaruni 15 (( sunt, et non sunt fratres mei. Et expecto mortem patris mei « etdestruam eos etomnem generationem eornm, ne quando « simul hereditentur nobis,propter qnod filii ancillarum sunt, « et isti me vendiderunt Ismahelitis, et eg-o retribuam eis « secundum maliciam eorum, quia malignati sunt in me. » 20 Et laudavit verba eius Pharao pater meus, et dixit ei quo- niam et me habebis in hoc cooperatorem. » Et postquam audiverunt viri verba ista fihi Pharaonis, conturbati sunt valde, et dixerunt ei : « Et quid faciemus, domine noster? » nie vero dixit : « Ego interficiam patrem meum nocte ista, 25 quoniam Pharao sicut pater est loseph et amat eum valde, et vos interficite loseph, et accipiam mihimetipsi Aseneth in uxorem, et eritis mihi fratres, et simul mecum heredila- bitis omnia. » Et dixerunt ei Dan et Tiad : « Pueri tui sumus, domine, et faciemus omnia que precepisti nobis. Et nunc 30 nos audivimus hodie loseph dicentem ad Aseneth : « Perge « crasin agro hereditatis nostre, quoniam tempus messisest. » 4 exierunt filii Iacob Symeon et Leni a facie filii Ph- 6 — 7 eius; sui b \\ ancil- larum oni rt — 9 uxoris a — 11 seipsum 6—15 sunl 2° om b — 16-17 nequando — nobis om b || propterquod] quia 6 — 21 cooperatorem] coruptionem 6—26 metipsi o») b — 30 auJivimus nos b. — 113 — Et precepit VI centos viros fortes procedere cum ea. Preci- piat ergo dominus noster venire nobiscum viros bellatores plures illis, et procedamus nocte, et ponamus insidias in tor- rente, et abscondamur in condensis calami, et tu accipe te- cum quinqiiaginta équités sagittarios, et antecedite nos de ^ longe. Et veniet Aseneth, et irruet in insidiis nostris, et nos interficiemus viros qui sunt cum ea, et fugiet Aseneth ante te super currum suum, et incidet in manus tuas, et faciès ei secundum desiderium anime tue, et postea interficiemus lo- seph et filios eius. » Etpostquam audivit filius Pharaonis ser- "^ mones istos, gavisus est valde, et transmisit eis duo milia virorum armatorum cum eis. Et abierunt in torrente, et absconditi sunt in condensis calami bine et inde. [XXV.] Et surrexit filius Pharaonis nocte illa, et custodes patris eius prohibuerunt eum intrare ad patrem suum, dicen- '^ tes : « Pater tuus caput doluit, et vigilavit tota nocte, et nunc quievitpaululum,et dixitnobis quod nullus intret ad me, neque iilius meus primogenitus. » Et cum audisset ista, discessit et assumpsit secumquinquaginta équités sagittarios, etabiitante insidias, iuxta quod locuti fuerant ad eum Gad et Dan. ^o [XXVI.] Et surrexit Aseneth mane et ait loseph : « Ibo que- madmodum dixisti in agrum hereditatis nostre, sed anima mea in dolore est quoniam separabor a te. » Dixitque ei loseph : « Confide et ne timeas, quia dominus tecum est et conservabit te ut pupillam oculi ab omni malo opère, sed et ego pergam 25 ad dispensationem meam, et dabo panem omni terre ne defîciat a conspectu famis. » Et abierunt utrique viam suam. Et venit Aseneth super torrentem, et sescenti viri cum ea, et surrexerunt insidie, et interfecerunt eos in ore gladii. Et fugit Aseneth etBeniamin cum ea super currum. Et evasit so unus de viris qui erant cum Asenelh, et cucurrit et annuntiavit 0 veniet om b — 8 iueidit b — 10 ante oculos eius b — 12 habierunt a — 13 chalami 6 — 16 capud a — 18 audivit... dicessit 6—19 habiit a — 20 Dan et Gad 6—23 in dolore estj tiraet 6 — 23 separabor] separo 6 — 25 pergam] va- dam 6 — 28 sexcenti 6 — 30 currum suum b. — 114 — qiiod factum est Levi et IVatribus eiiis. llli vero assnmentes omnesqiii erant secum armatos et circnmcincti gladiis suis, perseciiti sunt super equos relro Aseneth et rétro fratres suos et viros in insidiispositos. Et iriuerunt in eis subito et 5 trucidaverunt plurimos in ore gladii, et reliqui dispersi sunt et fugerunt a iacie eoruni. Fratres vero illorum filii ancilla- rum intraverunt in densitatem calami et absconsi sunt ineo. [XXVII.] Beniamin vero sicut erat super currum Aseneth cum ea, videns filium Pharaonis venientem super Aseneth ut 10 teneret eam, lapidem de torrente arripiens et iactans in eo, [et] percussit eum in sinistris cervicem, et addiLxit eum de equo super terram quasi mortuum. Videntes vero filium Pha- raonis cadentem, qui erant cum eo équités sagittarii dispersi sunt sub densitate calami, et absconsi sunt in eo. Videns 15 vero Beniamin Symeon et Levi venientes ad se, confortatus est et consolatus est Aseneth verbis consolationis. Postquam vero appropiaverunt Aseneth et Beniamin, interrogaverunt eos si vidissent tratres suos filios ancillarum, volentes occi- dere eos. Aseneth vero intelligens quoniam fratres suos 20 querunt interficere, furorem eoruni mitigavit verbis pacifi- cis, dicens : « Nefaciatis hanc rem, o viri, quia fratres vestri et de génère patris vestri sunt. Et si interficitis fratres vestros, et patrem vestrum contristabitis, et obprobrium omnibus ho- minibus eritis. » Sicdicens Aseneth mitigavit furorem eorum. 25 [XXIX.] llli vero élevantes filium Pharaonis a terra, et lavantes eum a sanguine plage, iniposuerunt eum super equum et colligaverunt eum, et alligaverunt ligatura vulnus eius, et deduxerunt eum patri suo Pharaoni, et narraverunt ei omnia verba ista. Pharao vero gracias egit eis quia non 30 interfecerunt eum. Et factum est tercia die mortuus est filius Pharaonis vul- nere lapidis Beniamin, et doluit filium suum valde Pharao 1 factum om b. — 1 densitate a \\ in eo] abejs è — 10 et - eo] iactavit h — 11 adduxit] deduxit b. — 14 densitate « — 17 appropaverunt et salutaverunt b — 20 interficere] occidere b \\ mitigavit] migravit b — fl equm b \\ ligaverunt b. — 115 — et ex dolore infirmatus est. Et mortuus est Pharao anno- riim nonaginta novem, et reliquit regnum suura loseph. Et regnavit loseph annis quadraginta octo in Egypto, et post hec dédit diadema fdio Pharaonis qui erat ad ubera quando mortuus est Pharao, et loseph nuncupatus est pater eius s in terra Egypti. 1 Pharao valde b. — 1 infirmitatus b. CORRIGENDA Pag. 89, in titulo : Codd. Paff. 91, lin. 21 : viros. Paff. 92, var. 27-28 : et rex Pharao constituit eum regem omnis terre, et dele omiss reglus quodper erroreni typographi irrepsit in notulam. Pag. 93, lin. 1 : dei. Item p. 96, lin. 8; p. 97, l. 6; p. 101, l. 13. Pag. 93, lin. 4 lege : « ne quando sit mihi et ista importuna ». Pag. 94, var. 28 dele in eternum]. Pag. 97, lin. 11 : dominus. lin, 27 : que. LE SYNTAGMA DOCTRINAE DIT DE S. ATHANASE LE SYNTAGMA DOCTRINAE DIT DE SAINT ATHANASE A M. Henri HYVERNAT, D.D. Professeur ci Vwiiversité de Washington. Voici un petit traité grec qui est resté jusqu'ici comme perdu dans la littérature touffue des spiiria de S. Athanase, et que je voudrais remettre en lumière. L'histoire littéraire des spiiria^ quand elle est faisable, est sûrement une des plus intéressantes qui se puisse faire, et les résultats en sont quel- quefois riches en surprises : celle du Syntagma doctrinae est faisable, et elle n'est peut-être pas sans quelque nou- veauté de résultats. LES TEXTES Le Syntagma doctrinae a été publié pour la première fois en 1685, à Paris, par André Arnold, théologien inponnu d'ail- leurs ^ Arnold le publia sous le nom de S. Athanase, sur la 1. s AtHANASII I ARCHIEP. AlEX. | SyNTAGMA doctrinae I AD CLERICOS ET LAicos. ( ..., utraque lingua primum prodeunt cum notis, edente Andréa Arnoldo, C. F. Norimbergense. Lutetiae Parisiorum, apud viduam Edmundi Martini, et Joannem Boudot, via Jacobaea, sub aureo sole. M. DC. LXXXV. Cum privilegio RKGis. Un volume, petit in-S", de xxu-150 pages. En tête une lettre-dédicace à Guillaume, archevêque de Cantorbéry, puis la préface au lecteur. — 120 — loi du titre qu'il poitait clans le nianusciit : « Quitl sit f[uai'e syutagma nostrum S. Athanasii esse nequeat nontlum peispi- cio», disait-il ^ Moulfaucon, dans son édition de S. Athanase, reproduisit le texte, la préface et (en partie) les notes d'Ar- nold - : mais il n'eut pas de peine ;\ montrer que la langue de S. Athanase était sensiblement différente de celle du Syn- ttigma: « Nobis omnino spurium videtur », concluait-il. Et il avait incontestablement raison contre Arnold. Ce serait là toute l'histoire moderne de notre petit traité, si récemment il n'avait pas été signalé comme renfermant une citation de la Aioayy;. Arnold avait trouvé le texte du Stjntagma dans un ma- nuscrit appartenant à Vossius, « ex ms. Vossiano », devenu aujourd'hui la propriété de la bibliothèque de l'université de Leyde, LeydensU Vussiaiius (jraec. in-fol. n. 46. Je l'ai sous les yeux. C'est un volume de parchemin, grand format (307 mill. sur 212), de 172 feuillets. L'écriture est du commence- ment du \f siècle, de caHigraphie syrienne plutôt que l)yzan- tine (autant que, dans l'état actuel de la paléographie grec- que, on en peut décider). Les pièces contenues dans le volume sont : 1° l'histoire lausiaque (fol. 1-H5) ; 2'* la vie de S. Paul ermite traduite du latin de S. Jérôme (fol. 115'-119'); 3° l'histoire du taxéote de Carthage [inc. : 'Ev tcT; y.pivsi; Nt- •A-^-à -zyj zaTp'.y.tO'j h> KacOa^éw/) ty;; 'Açp'.v.r/;... fol. 119' -121'); 4*> l'histoire d'Olympius de Constantia [inc. : 'EttI toj h aYi'ot; 'Ap/aobu àpxi£7:iT/,o7:ou ^(v(C'/h -rt; ©tXévTOAoc h -:r, KwvsTavxia. . . fol. 121'-! 22') ; 5° le petit traité intitulé ^'.■r,x'rt\}.x-x xai vouOsctat zx-i- pwv osiwv X£pi y.axav'jÇEa); (^i)ic. : A'.r,-;r,7avT0 r([j.tv t'.vî^ àîs/.çol r,3.pa- êâ/vAouav?)[jLÏv £iç 'PaïOoo... fol. 123-J61); 6° noire Syutagma doc- l/'ùufc (fol. IGl'-lôâ'); 7" la notice intitulée Ta -wv 7:pcç;r,-:wv 1. Ajoutons que Nicon (xi"= siècle), moine de Raithù, auteur d'un Uujoi/.rr,; rit'j ïpixr,'Jii€i'j zù-j 6ii'ji-j ivTo).ôiv zoïi xupio\i (voy. Fabricius-Harless, XF, 276), a connu notre Syntagma doctrinae, et qu'il le cite en l'attribuant à S. Athanase. Les fragments donnés par Nicon ont été publiés par M. le cardinal Pitra, Spici~ legium solesmense, IV, 456. 2. S. Athanasii opéra omnia (1698), III, 360-364. — 121 — GvôiJi.aTa Y.cà zcÔîv eh\ xat czwç [.s/c] aTîéOavov y.x>. ttou y.îTv-at (fol. 165- 170'); 8° enfin le ^iÙYYpajxixa èx-/.Xr((3iaa-abv Tcspi twv o' i^-aOr^xiov tou xuptou de Dorothée, évêque de Tyr (fol. 170'-172') ^ Le ma- nuscrit est intact. — Arnold publia le texte tel qu'il l'avait trouvé dans le Vossianiis : son édition est suffisamment exacte et correcte, sans l'être complètement. Arnold assure qu'il n'avait pas pu trouver d'autre manus- crit du Sijntafjma : « PraeterVossianum nullum adliuc inveni, neque in Christianissimi Régis bibliotheca, vel alibi quoque. » Je n'ai guère été plus heureux que lui, car je n'ai trouvé qu'un simple extrait du Syntagma, lequel est ainsi abrégé et diversifié qu'il ne saurait être considéré que comme une recension très libre de notre texte, ou, si Ton préfère, d'un texte analogue à celui du Vossianus. Cet extrait appartient à un manuscrit de miscellanées ( Admonitiones 'sorum Patrum et alla, dit un titre latin du temps de Léon X), le Vaticanus graec. 733, manuscrit de papier (210 X 140 mill.), de la fin du xv' siècle et d'une graphie orientale plutôt qu'italienne. Je donne ce texte au dessous du texte du Vossianus ~, et les voici tous deux. Toy h à^fio'.ç -^taxpbç r^]i.m 'AGavaaiou àp/tsztay.iTcou 'AXs^avBpeîaç cuv- la-Yt^a BiBaaxaXtaç Tcpoç ixoviCcvTa? /.al ■ïcav-a; xpiaxiavoùç xXr^ptxoûç T£ xal Xaïxo'j;. 1.1. "EsT'.v h êioq xwv uîwv r?;; y.aOvX'.v.Y;; è'^yAr^aïaç y.ai [j.iX'.G'zx twv 'Ex TOÙ arjvrûy/ÂXTOi toû ayt'ou 'Adxvxnioo it.py^iz.Tziii/.ozzox) 'A/îlxvopît'a;, o Ttpbi fj.o-ji.- Çovraç xai j^ptcTiavoùî irâvraj xi-/;|5txoûî Tî xat Ixïy.ohi cjvsriOri. $uA«XT£Ov /jLVj oi'/o'/ov stvat, /;iï7 oi^oyvdi/jiovx, /lii i^âûuT'/jv, yu/j owêoAou, fit) xvxLa-/^>jv- 1. Voy. Fabricius-Harless, VII, 452, 2. J'ai gardé la division des paragraphes d'Arnold,. mais la division en versets et leur numérotation est de mon fait. J'ai reproduit fidèlement le teste du Vos- sianus, n'j' introduisant que les corrections indispensables et renvoyant aux notes critiques qui suivent pour les variantes et pour rexplication sommaire de quelques difficultés qu'il présente. — 122 - a/X r, yip'.c, ajôaipÉTOu; èoitXtx'X'. ehv. -coùç eTj-f,(; zatcaç xx\ costa; uÎGÛ;, %at ■TTirr;; zpiEsw; àYaOr^; coy.'.iJ.x::av-E; ts y.a/.cv !^r//>oOv:£ç xal O'JTWç zpi-.-v.w. ;{. T-?;; cOv isOr,; -.xj-.r^z tJ.z-ilo: àçicv sîxj-rbv sÙTpé- îTits, 7:po5£6Xr,[Aévc;, àYX-r,Té, TajTa çuAi-TS'.v. 4. 'Aviovî^cvra'. [/e-à Toîi Kûp'.ov T3V Oecv Gou àva-rjCi'.; è; 'ékTt^ -/.apota; cou xai è^ cX*/;; tï;? «iiiX^? <^^Ui v-^t'i '-■' T/.-^sîsv cou wç zixj-iv. 5. Oj oovîjsîic, où [Aor/sùseiç, oà TTopvsÛGîiç, cj -a'.osoOoprjCc'.c , oj oap[j.a/.£'js£'.ç , où cixocxaTifjCc'.ç. 6. 'Azé/su TTv'.y.TOJ y.a\ îiooAoOJ-cj y.a\ a!:;j.aTo;. T. Kx' -rajTX ;;iv loti Tx -posxv?^ àiJ.xpTY;'t;.x-:a • aï ce w; iXa/zo-ôtepai 5aiv5[ji.îvai èvToXai', wv y.al ajTôJv Ac^ov àzoowoo[j.îv, ehh aj-at. 8. Téwg [;.£v toùç [^.ovâçovTâç Tî y.al è^y^paTstç SsT àvay.e'/wp'.!:jjivo'jç cTva'. àzo Yuva'.y.GJv, y.al [;.r,T£ etç cy.'.A(av aj-wv IpyEoôa'., si o'jvxtôv, [j.TjTE opxv xjtx; ç'./,o-:i[j.sTcOa'., îva [>.•/( T'.; i^'fiV-'-^ "^irri-ot.'. èàv {jlo'.Xc'joyj y.apoi'a oià t?;? twv O90aXiJ.wv cpaaeœç. 9. <^uAi--eoOxf Tî p-y; îTvat oiAo^ov, [).r, oi'vvwi^-ov, p/î; 4/£'jo-r,v, ;rr, y.aiâ- XaAov, [J.7; ày.a'.po::£p(o::ao-:ov, [;.t, àvaio/^uvrov, [rr, péjjLêov, |j.y) àva(oOr,-:ov, p.Y; aOOxOY;, [j.r, ox-pbv Ao^^'' ^y- '/J-Oàut) -pooépovTx, jj.-/;t£ cpy.ov cAio; xb xapizav • à/.Ax vxi va(, où oj • y.al èiv tcou àvâYxr; Ysvr,-ai, AÉYetv èv éjjL'.Ài'a Fi'vcooy.ô, y; 'AAï;f)£'.av A£Y(o, •?, Où 'iy£'joo[j.a'.. 10. Te C£ c£6aajj.'.ov cvo'f>.x £-1 opy.ov jj-r, /.x;j.cavî, '^.r^zt î'tzi'i -'.va cp/,ov, y.aOà)c £T-£v to £l.aY- Y^X'.ov. 11. TxjTx Y^p TTxv-x OJ r.poz'çAz'. ojoè àp(/.OTT£'. T:o'.£tv, aAAà xai à-b èy.y.ATjCi'a; èxêiAAî'. Tbv |j.y; T:xpx5J/,aTTo;;.svov, T'.và ok xjtwv y.xl àzoy.- T£V£Ï. II. 1. "E-i -£ [AT^ Y'Jf'-vojv éau-bv èvw-'.ôv tivo;;, àXA^ r, àvr/y.Y; èv Xou- TpÇ) c'.x TriOoç èv ào6£V£(x zoAAf, Y'''c;x£vov. :2. My; /.£Y£'.v ào£A9bv paxâ, y.ft't \)Mpi. 3. 'EopTxI; è^vwv jr}; ojyv.O'.vo)V£Ïv, oiooxTx \j.r, ouXâ-r-î'.v. 4. Mt, [;.aYî'J£'.v, [j.r, çap[j.ay.£j£'.v, [;.'r;T£ àcAAOv co'. xajTa 7:pâTT£'.v è-l vccu) r, ::xOo'j; àAYr,;j.x-:'.. o. Mr, à7:£p7£oOa'. Trpb; èzxo'.oôv, [xy;t£ çuAxy.-Yjp'.ov TOv, //•/! aKÔâèv;, //li cîuëitivjO'J, ///j x/.ai^ot; yo'Iiavjoj ~ipi~xroiç, saTiiv j.v/om ii.fi Tzpo-jipoyzct zôt'j y-ùioiv, ixr,-:z iJ.r,>i rb -rzxpi-x-j ôp/.ov, à//' àp/.o'jfivjov r&i vat xat tw ou • y.x-j Ttoj àvây>t-/j yî'vvîTat, 7rpojTi9£VTa to yivwTzs, tô ài/jôciav /£yu[v], to où liew- èo/iat • TO oè (TîSâï/iitov ô'vo/;i« s'-t ôpzw //^ 7r^oj/v;(rr£OK, à//' où5' inpot/ -l'jx tûv opxuv, xxrù TÔ ôîîov ^auÉv iiiay/é'j.iov • oùoiv yàp toûtojv -pO':r,xsi ypfjTixvoîç, à//à xai T>îi e/.x'j.rjiixi ezSâ/./ît tov /t^ TrîsuAay,uî'v4)5 —sôj aura £;{Ovt«. M^ yufjLvoîJ'j iauTÔv evûttcôv Ttvoj, ôrt y^ zarà à'jà-/y.r,'j r, àiôivîtav ev /o'jtsô» yî- 1/ou.vjQ'j. Tov àoî/sov yni^ p''"^} A''! t>-<^po'j li-jzvj, 'Eoszxïi iOvûv y/j 5uyzoivwvî!v. Fo»;- TStaj [■/o,7//zuxi ms.] r, rà xxJ.Oj(/.vjx -rttpix-xzx zi xat fv).xy.rr,pix y.nzt opi'j, /Jr,Tt kzipwj -scîïv jioj)oui-j(,}j si; «Jriv ù.ji-/_î70iLi. To îw/z.a -âi/;; aîî'xp*''';"''; ç;u).xrTîtv — 123 — èauTw repiTtOévat, {jl-tj-cî irepaaôaîpsiv, [i/r;xs [j-y^v xauxâ coi xoieiv, (j.yjx£ uzb àXXou GOi Y^''''T^'^'* ^- To (jâ)[j.x çuXixxîiv àzo -nrac^ç aîc/poxr,xoç %ai aa{h{îiixq- 7. M-)^ lye'.v Yuvaiy.a cuv&icay.xov, -/.aOaTîcp xivèç àYairYjxàç £t:£- Osvxo oLÙiaXc, ovo[xa[^xa], xâ/a ok èvavxûo;; [j/r^xai aùxsTç sOpsOïjcovxat. 8. My) l/siv y.axa'l^u/YjV 7:p6; xtva, 6 ^àp •/.x-x'h\jyr;t l/.wv r, eu/;!] auxoO xw /.upfw où TCpoaoéo£/,xac. 9. Myj auveû^ecôai aîp£xi/,û, i;,r)X£ t>.£xà £Ôvty.ô)v. iO. My] ':îapa6a(v£tv vr^cxEiav, xouxiaxiv xexpiSa v.ol\ TCapacitsu-riv, £? [).ri xt èzi vôau) 6£5âp-r(!ja'., "/.wpi; x-^; ■7:£vxrf/.0fjxr,; jJ-ôvr,? y.at xwv èx'.çrn'wv. H. Tr,v X£(J- aapaxocxYjv xfj; àytaç £y,/.Xr(3(aç y.ai xr^v £5co[jaoa xou à^tou tAt/% r.t.^%- x£XY;pY]{/,£V(j)ç cp6Xaxx£. 12. Aûî xy)v vr^cxeiav è^àv àSsXçb; xpoç c£ £~£Sy)- t/.Y3ff£V, vY](jX£(av o£ où XY)v xîxayy.évrjV (x£xpaoa y.ai ■(rapaaxcUYjv, y,al x"r)v X£saapa/,oaxr)v /.ai xoîj xâOou;), àXXà xy;v à-b îoi'a; Kpoaipéc£W<;, xo'jxécxiv SEUxépa;; -/ai xpixr;; y.at 7:£iJ.7:xr,^. 13. ^lâocaxcv y,al y,upiaxY;v [;.r, vr,cx£Ù- ,£T:£ [j,Y) tpuatwOfiç • •?] "^àp çuciwciç 'Trafic èsxiv xoD 8iaê6Xotj, Si'f,ç dÎT:' oùpavoîj 'K£Tîxa)/,£v, bi^.oiwç SI Xoi-bv oi' ayxfjÇ xoùç àvôpwzou? 7îaYiO£6a)v •Aaxa6(XAX£i. 17. M'ô x(ç (j£ xXavr,s-f) èv y.upiay.ïi v^(jX£6£iv xb Trapâxav, (;,yjx£ YOvuz£X£Îv xb '::apa7:av, [jLYiX£ èv 'KcvxrjT.oaxYj • où f^'p ^^"^''^ 6£5[J-bç £/,y.Arjc(a; 18, Kai [x-î] dcvéyo'j tva Tlav/jawaiv aé xiv£ç MapxiwviGxai y) Ixépa aip£ciç VY)cx£6£iv xb aâôêaxov toi'wç x,ai /,upia/.'^ç. 19. Tôv Bè cuva^£wv [xy) àjxéXEi. 20. Twv [^.uGXTjpiwv à^iov G£auxbv eùxp£ziî^£, ]}:'r-Mq £i; y.pîiJ.a cuvéXO-j}?. xat àTî/yît'a;, xat //.»îos yuvatza svvîi'jot./.zo'j, w; Ttvî^ iyaTr/îTàj Èxâ/siav, s;^e!y. M/j s'x''"-' zarx Tt'JO; sïj i|'u;(ïÎv, toutou yàp ;ï sù;^'! T&i ôîôi lt.7tpÔ7SaxT0i, AtoîTtxot; ?i eôvtxotj //./j ffuycij;(îî9«t, /;t-/iOï -rtapaêatvîty v/jjTîtscv TïTpâûoj rj TrapasxîUïj;, èxTÔ; t:^î 7rîVT>7xoaT'^? Tî zai TWV ETTtyavt'jJV, £t //.li j3ap£ta Tt? WÔ505 xaTavayzâÇât • Aûîtv ûà t-^v vvjo-Tîtav stuo/;- /Ai'a Ttvoî àoï/yoû, où T/jv TîTayasv/jy TaÛTvjv, TOUTî'ffTt TSTpâSa xai Tiapairxâuijî xai t/jv ToD ffWTvjpiou TtâÔous TïTsapaxoiTÂv, à/Aà ttjv s? stxît'ou Bt'krjfxa.TOi «ipsOsïaccv, ritv iv SôUTâ'pa SïjioyOTt xat Tpi'rv! xaî itifATZTç • axSêxzox» xat xuptaxvjj //yîSa/toJ; wj^tsutecv, OTt ^ô TOÛ fj.tyiloij /jLÔvow xx).ou/ji.évoi> axêSirov • ri êk Tf,i mpàSoç xaî Ttapaaxîu^? wpa f^é/pti ivirrii [èwaT»)? COr. 5^ manw ] Tzapxrsivsadxi rÉTxxrxi • o Se 7r>=ov aÙTÔ; ttoîvî- ffît; xai inspOéistsiv rifitpûv Suyïjôvîî ;{pv75ît5Ôat, Trapà t/j (t-^ toûto itpoxipisit xst'o-Ôw. 'Ev xuptaxï) fxév-zoï vj xxrx tÔv xxipbv t»j5 îtîVTvjxotrr^î /Jivîts vvjîtîuts'ov, ^/jts ^vjv tô yô'j'j /J.tréo'j, où -/xp Inirpi-^zi roïtTO Oiaij.bi l/.y.)-^<3ixi . x).Ax fjLyjSk oLviny^fn fJ.-r,Si ■KuaBru oi&jç MapxiwvtffTstts ri ï-zipoii Ttui tûv at'pîTtxwv iraêêâTOu ») xuotaxvjj v/jsTsOffat. Twy cuviçîwv /*)i x/j-iXii xat twv «yt'cuv ij.Mrjx-npiufj x^iov czxvt'o-j ■kxox^xsùx^;, hx wti si; xpt//.â COI TO ^.>îoejy «wTi x-jlx'jij.oXi yévr,TXt. IIoSks «Sî^ijjwv TÛy 7r«pa6s6>yîxÔTW« cot — 124 — 21 . Mr, à[jiA£i zXùvs'.v r.iZ7.q àcîA^ÔJV èp/oi/iviov r,ç,iq es • i;r('rr(OY;c£Tat ^àp y; TO'.ajT-/) èvTOA-/) zepl -cwv uTrîpr^çaveuaâvxwv aÙTifjv, xav èxtcxorot wctv • h ■j'àp r;[AWV xûpioç aùxoç Tîpwtoç êiîXuvsv, Trapa^Y^î^aç ajxoïr o'Jxwç ttcisïv. m. 1. My) y(vou ^iXâp-j-upoç, [XY] atcypoxspOYjç, |j.y) çtAoy.xrdxwv, [xy; (piXd- zAouToç • oî Yàp TOioJTCi 6îw àpéca'. où cùvavTai. 2. Kai oXo; [xt) 7:paYiJ.a- Tsûou. 3. rioXXat y.wpai eiai [j-y) axspousat, y.ai ot oÎxouvts; èàv xé/va; irr/ £/o)j'.v hx^r/A'Co-/-!Xi 7:paYl^.ax£6$a0a'., y.Sv [rr,v loc. [xovâi^ovxîç, y.al 7:paY- [Aaxîyovxa'. y-axwç [j.£v, ■;:}vY]v àvâYXYj xotsT. 4. T6y.ov [j,y) Xâ[j.6av£. 5. Myj TpcaY^paué x'. rjccovoç xy^ç zoAixîuopivY); xt^-Y^ç. 6. 'AYocua Tcàvxa àvOpw- T.o'f y.al £?pr,v£'Jî [Xcxà xavxcov, /.al [j-sO' wv oùy. suy^Yj, £t Buvaxbv xb èx gou, •/loplç aipÉGEioç. 7. "E/wv oï (j-£xâ§iS£ xw |j.-}j r/ovxi, [xy) ë/wv 0£ ci/. èY'''>^^''î" ÔYjSYj. 8. 'Eàv aixY)GY] xtç Tiapà ccù, £?ç '/pYJciv otâou, xai Xâ[jL6av£ xap' aùxoû xb xs^aXa'.ov, oxav I/y), àvcu xcy.ou. 9. Mr, ooXi£6ol» £va)'::tov y.uptou. 10. Eàv Yàp l'/Yjç YîvvYJiJ.axa r, àpY^p'-Ov, y.al î^-r;xrj xiç cavîi'caîOat -apà aou, £tC'.à - [jiY) )va[x6àv£'.v et xiy.ov 7:(i)A£i; xty-'.wxipa); tva aYOpàaYjç £Ùa)- vwç xio y.a'.pû, [xouxécxiv oAtYox([xa)ç,] Spâccexat ô Qebç xoùç ocoohq èv xy) zavo'jpYÎa • av.iàx'. '(y.p y.al îpa cxi àvO' Évbçxôy.ou xpîtç yJ xécaapaç xsy.ou; eOpr^sî'.; Aa[j.6âvwv. IV^ 1. rîvo'j xa7:£'.vc; y.al rjSJX'.oç, xp£[xiov otà '::avxbç xà ACY^a "/•'-»- p(ou. 2. Mr, Y'-'-'J l-'-àxt'jj.oç, [rCf xûttxî àv6pio-ov, y) [j.cv;v Traioîsv cou [j.t- y.pbv Tcpbç 7:a'.0£(av, y,al aùxb 'âapax£xr(pr,i;.évcoç, cy.O'îtwv \j:q TMq oià aou ;zÔTWv zâv iitiijXOTzoï ùiv, ETiîtTTîp 6 ziipto; fi/j.'jiv auTO, Trp&JTO; ■/pYi'jy/Jivoç y.'xi TOV tÙttov ooÙ; iJ.ijxlï<:OaLi nxpr,-/-/iùvj. My; «50 ^ùipyupo:^ yu/j ahypoxîpoviç, jx-f) QÙ.o/.-:rtpM''J^ /ay) fiXônJ.ouzOi, xpéaxi yàp TOÙ; TOioÙTOu; 6s&l àoùvarov. 'A>.>.à /t'ioj 7rpay//.aTcta£j ôAw; T:poaxiiy.ivo?, xxizoï ys y/^po-i olSi Ttvxî, at Otà t6 /ivÎTî ancipziii, fir/iTS. rtvàs twv TSp^vûv /jurtévoci, upay^arîtatç avayzàÇovraj yp/jsdcii, [j.t,o' û fxovxyoi luv «ùr^; àTzîyofjLcVot, notoïiai Sk toûto xaz&i; /ièv 7r/;^v £? u'jiyxrii. Ilpô; Toûrotâ M»;ôè toxov Avjtttéov, /ji/,rc /xèv TrpowvjjTSoy tt/si'ovoî oj; ■//TTOvoj iruivJffovTa. 'E;rt ;^pï-,5ct ètèoùj /âyuêavs tô xscjâiatov /jlôvov, tôxou yupii. Mig ooiisiiff/) e'vwTtJoy tûv àiKÔvîTWv oy6a//A(ûv toD ÔîoD, si yàp zà> roxov Srjôïv s\j).aêzi rà toû Ôsoû i.ôyix. M/jOîva T&iv à'jÛp'Jin'j>v //uzT/îpiî/îç, ///lôè /xzxyvôiç rtvo; cx roO r:yJiaxTO:, Tzxpxzir/j- - 125 — !"/£ TTjV èaO-^xa, \j:r,xz (jLaXaxoiç xpw[j.î70ç [[j.axîo'.;, iJ,r;-:£ iaOï]"'. çaivojjivY) S'./.aia)v èvBua[;,£v{a TOUTec-iv pu-apoT; ■ûpoîpxoixôvoç. 6. Sâv.xov ok èàv eX^]? iva tuîvByjç xàç aixapTÎa; gcu, t/.oxî'. ijlt) çavîj aou ô aâxxoç, àXA'I^TO) X£xpu[X[X£vo; EGO). 7. Kai [Jl-^ts âépixata àjA^tai^ou, [ay] tuwç Bo^av zapà àvOpo)* îzcov Aïi'i/Y). 8. "OXw; xpi/^aç [j.y] Tpi^s • l^éy.S'^iv ^àp tc tcsIItov c/r^i^-a o àroîTOAcç. 9. M-fj çûpa -b ^évEiov, y.at p.ï) TcspaoupEioiç xpô) xetpcfj.svoç. V. i. Et Sûvaaat xal lêâoixàBa vrjaTsûeiv, [jLYjâîvi oôî/.vu£. 2. Kpewv àTré- Xou, oj'/ (iç êâsXuGŒÔjxsvoç àXX' wç àvaxiz-wv -b aâ);j.a x'^; "?'J?"0? '/-ai àvi^iov eauTOV f,YO'J[JL£vo; y.al àvxl twv è-rfEioiv twv cùpavîwv cp£YOf.£voç ; Tzxç Y*P l^-STpiâi^wv oa'i;iX£(a xpoçôiv êot^OeÎ tw ctbjxaxi aùxcli Trpbç è^xpâxEiav. 3. Ol'vou cXwç [xy) XâiJ.6av£, tq [/.cvov YsystiOai v.at z\>\o^(zvf xbv xxtdavxa. 'Eàv Bè xal cù (î)c~tp T'.ixé^eoq S'.à xy)v 7:oAXr;v 7:oXtx£{av vôsoiç ■(Tcp'.TréaYjç, oAiyw oivw /pw • xb y«P oAi'vov 9ap[j,ay.6v èaxiv tâcîEtoç, zoXXw Se aùxw xpu)[ji.£voç à[;.50X£pa; àsOEVEt'aç Gcauxbv -Epiêa^ETç • £? Bé, iw; £vb? 7ïOXï)p(ou Y) âûo, -cpiîabv ok [j-y;. 4. Et Buvaxcv aoi àvuTiéBrjXOv cSeûeiv, ^sv- vai'ioç èvaxÔYjCYj • £t cl avaYV-iQ £3xlv ■::âvxco^ uzoBéEGÔai, 6iXà £sovxa( cou xà uTTcBYjiJiaxa. 5. Kal [ay) ôéXe 7,x-XY.v/,oc'^:r,[KV/o'.q 'j-oB-ZiiJLac'.v, £xa'.pia[xoj axYji^-actv, È'^ratpioeaBat. 6. Tcïç ■iiapoijctv àpxou. Kai sàv ::£picaox£pav y,p£wv xal ol'vou Ixy;; 'KoXtxEÎav, xal à-éXOYjç £7:1 ^£v/;ç, [^-yj 6£A-r;cY)ç kauxbv y.oiJ.7:âC-^''5 *'^^^^' 'i^cç YÎvou xoïç dcBcXçotç, oiov [èàv èv] Xaxàvctç '/^pù[).vnq y,al £(|iYj[;,asi. 7. Kal £i à.'fi^(y.-q Y*p2v è'O'U'.v ïq xat ix^uoç [;-£xaXa[;-6iv£'.v, èàv 6£Xy;<;, £wç xo'jxo'j jj-ovou, y,ai TràX'.v àvxAasî xy;v r.pùvr,') aT/.-^civ. 8. IlâX'.v èàv àppwcxYjaYjç y.at AàoY)ç woîi, à[j.apx(a oùy, scxiv. 9. Ei Bà yjxxt^OtjÇ èv x'^ vocw xat XàêYj? ttexeivou xat xp£wv, fjXXY](xa [xév coi ècx'., [xyj Xoyi'<îy] Bk aùxb à[xapxi'av, Xuzou ok oxt àvcXOT:-/;; cou xr^ç zoXixîiaç y.at uTî£XaXàcOY;; xou CX£p£OU XoY'.c[/,ou. pri/j.i'joji iyi mpi zr,'J i^^yJTX, w; //>5Tâ /jiaAaxorî ;^p-Â59ai, firjr'' èv pu7rapo?5 Tzpoïévxi • Tpiyxi zb -ïzv.oina.'i ou dipxmvriov, ixxéxonrxi yxp zb zoioûzov a-)(rti/.x Tzxpx zoo a.Tco'7- zô).o\J • xXy oùêk ^Dpxudoci zb yi-jno'j où, oùSk TzzpixODpsiotç y^pyjddxi xstpofioMO-j. Kpîùv aTtcjjou [Tzayro'j ms. super rasurani] où-^ 6>i /?5î).ujto/aîvov àA/' w; rà? t»îî (Siâêï); Tzîpi/.ànz(ù'j zxî '^opfix^, xxi wj àîôïv^' xxl xvxiiov kxjzbv ).oyiZôfJ.VJO'J. Oï'joxi //ig y.iOzXzio'J ri /jlovO'j zb yîùiiSxi xxi sùioyîtv tôv TiîTTOf/j/.OTa ■ =£ oè zac ffoi xxzx tôv Tiixà- Bio'j oix zrfj TzoA)./i-j zoïi jiiou xxpiètix'j -joioii xxziipyxaO/] zb aôifjix, xi-yp-nio ôit'y&j, tô jj-i-j ykp ^xpixx/.O'j tâsîoj;, zb oè nolb xxi 'jc!i/j.xzoç xxi 'pvyiji j3/â6>j . Et ôuvarov yu/j.\iOTto- OÔJV l'jO, Et Oà ^OÙJ.il XXt ÛîT0àv7(/.«ît '/pri'jBxi fÔX é'sTWTaV, zai ^ÙOXOT/J.X iJ.r,oi ■KlplZZX. "Av v.p'pw7z€fj /j.îzx/xêvii ôioû, oùx éizxi aot zoïizo et's x/j.c.pzix'j, xx'j xvxyxrj noi yivn- zxi Ttzr,-jQ'u xpi'jfj jj.izx'syiï'j, Xjj.xpzî.x p.'vj zo\izo fj-h 'JOyA^ésdùi, Xvnoû 3t ftô^jov xxQ'' o "TSzpli/.iTZYl '701 ZX ZOi XXplZiixç^ X.'J.i Ô Z/Ji XIXYi'HCiii è'jÔîOWZ; 70V0;. — 1-20 — VI. 1. El 0£ Iz'. vôsti) œ/x■'{y,%a^r^q, AouTpo) y^pf^zx'. ëwç azxÇ v.x>. Z'.q • uY^afvwv C£ 6aAavî(ou où y^pticu'i eyv.q. 2. Zù 6 [J.ovâi^(j>v /.ai Upîu;, '/.«[xsu- vîîv BcXe, èàv f,; JY'.r,; 3. ïlpb zmcç ce ziyyr^v irrr/eipiïv. 4, 'Ev àYp^ï* Ip^âî^cj, tva \}:ri èsOiY;; àp-rov àp^sv. a. MaX/.ov 0£ h, xwv ytipGyf cou e/e Tpbç TO àva-xjE'.v âoî/v5S'j; v,x' çévs'j; y.xl [î? o'jvaTiv] //(pa: y.al opçiavo'j; y,al tJ.îTp(c;'j!;. G. Kai ei [xàv [j.£Tâ;u tîov àvOpwzwv cîy.îïç y.a't e'/îi? xwpt'ov zaïp'.- /,bv YiToi YîwpYiov èpvâ'ilEîBa'., C'.y.alw; auvi^wv y.ap-cuç xat [j.r, £-/_u)v t'. ào'.- Kia;, ::pu)TOv |j,kv -:à; ir.xpyxz toTç ispEys- TTpîsosps, ezs'.ta OéAî y.a- yripa; àva-aûî'.v y.al /^o'.ttojc àzz o'.y.aî(ov ttîvwv, [xr, àzb -ciy.wv r, z'AîOva^iJ.ÔJv •?, xpaYlJ.aT£iwv 'Tj S'.a!7£i(;[j.âTa)v. 7. Ei ok dç \i.y/r,'/ y.aOé'wY), [j,r, îiêpi^E tyjv àsy.rj7'.v Tr,; ;j.svr,;. 8. 'Eàv "/lopîov y.éy.TTjSa'. èv [;,sva7-:r,p((.) œ/xyMZby^, oùy. œnyùprt::^ so'., à/,/.' £[j.7:a(^£'.ç y.a'i èi/7:a(uY]. D. KaO£'^c[j,£vsco£ âv iJ.ovaîrr<- pi'o) [J.T, Oé)v££Tva'. àp^bç y.ai uzb àXXwv TpéocsOa'. • àX/.à §£1 ceauTbv vj liyrr,") lOctv y; £pYax£'j£(;Bai, ïva 7:0); -r,v èçi-rji^.epov 7:pos-opY;aY;; TposYjv, 10. NcW- •rlpo'j; 0£ èàv I/y;; 7:£pt sîau-cv, zpw-ov [xèv ':a7:£'.vû5p5V£'. /,a\ (xy) ôéXs eîvai cioisy.aXcç. 11 . Ei 0£ ïcyjç '>J"/à; cwÇoixéva; o-.à -zf^q cy); àvaaxpooïjç, 'r£A£icosa'. 6oua6[j.£vo; tîov ';;£v-£ -aXâvtwv xà ot.-\âzix wv îïX-^jsaç, iJ.£p([j.va Ta; T.tz\ GÏ '!j'jy,i~- 12 Kal irJ.zrjzt -zyjq vîoj'épcj; io'.âL£'.v ïv.xz-'yi aù-wv £v Te TYJ ci;.'.)aa xat èv Tf, àvasTpo^r,, /wpiç iJ.ôvr,ç rr^ç xpaûé'^^r,; y.a't auvâ- ^£(1); y,al 'ia/v'tJ.ioc(aç. 13. 'Ev c£ to) 'j-v£Ïv, iy-a^iov ïo'.a ::£p'.6âAA£!;0a'., y.ai £y.a7T0v ib GT'./âp'.ov aùiou £X£iv t,to'. cay.y.(ov it£y.puix[j.£vov, iva av •::o'j EU/Y] v'jy.Tb; ë-5'.tj.o'. îOpîBws'.v. 14. 0£A£ àYpy7:v£Ïv cu[X[;iTp(j)(; èv '^aA[j.oTç y.al £Ùxaîç, y.al Yiixépa; [;.£V £U"/£aôai 7:uy.vw;. 13. My) xpov(i^£tv Zï èv £0/?) y; -/.pitiv) y.al 6a--:oAOY£Tv, cji;.;j.£-:p(j); 0£ 'Wa)v£'.v, Tva [j,y) r.ep'.v.xvMZ'.'f ai xxi zwi rotovrcov. Et 5î èv ,uov^ ■npozz.hpt'jtii, /^■i TÂî fJ-O'jfii zft'J x's/.Yjiij xxduèpizr,i ■ il yxp yvpio'j xixzrinxi //.o'jxzzfjpioy x.xzovxwj, oùx 'éazi zoùzo x'jxy'Jàp/i^ij x).'/'x v/îv/j. Et Ttvaj tûv véwv Tiïpt îsavrov îyttï, Tzpùzx /ivj zxTZît'jOjipo'JÛ'j /J./1 6i).i iJvxi oioxzxx/.Oi, ti 0£ to-/j5 ôià TÂs àvîtîTpo-^Â; t'^; s'âs 'puyxi aoi^o/jLVjxç, xxi (3où>.y) Ta ôoôsyra soi TrÉvTî oiTriaïtysat Tâiavra, î;^; oiic //cpt'/ivjjs rà; toûtwj ■^'jyxi, xxi vioji ovT«; êm'uTu'jiï • nxpxaxîùx^i zz iotx^etv ixxizov xùzù'j ixzàî — 127 — Xpsi'av s/eiç iM(S[Lot.-oq^^ ttoxou, àzos-stXaç àYopaaov,7.at èv èy.y.XTjîi'a çjcy- y,at TCi's, èv totcw aÙTTiÇ àvay.îX(i)p-/][jivo). 18. 'Eàv oï [j-r, f^ £/,y,Xr,7(a èv tw TÔTuo) [j.YjSe oîxia opôooo^wv, -/.al àvâ^y.-^ cot Y^v'/)Tat y.a\ cIgéXOyjç sic 7:av- oo/,ciov, OéXe [).htvi iv -avos^sio) ottou où/, ctalv ^uvaiv^îç outô xa~/]Xsrov, xal TOÎJTO (Xcià )v6~r,ç VIL 1. 'Eàv ouv Tàç Trpoîipr^xévaç èvToXàç çuXâ^aç xat -rôiv zpoe'.py;- [jivwv c9aA[j,âT(i)v ea'jxbv T-r;pf,caç xov Spo[J.ov TcActwcr,? èv 'iziazti t£ xal aYvoT'fjT'. xal roXi^eia, y.axà xb £'!pY)[xévov, 6aO[j.cv atauxGi [jiYav y.at aY^cObv •JcepiTCOtrjaY). 2. Auxa( eî^iv at xyjç 7:po£ipY)[xévY)ç zt'axcw; èvxoXal y.at 7:apa- (puXaYl^.a'îa, â; èàv ttoiyjuy)!; xal x-î)v tji'cxiv xY;pr,!;Y];, £7?) [j-xO-^xr^ç xoii y,'jpîou YjiJ.wv 'Ir^jou Xp'.^xoj. 3, Ei Se xtç àvxiAéYîi xoTç TxpoîiordJLévoiç, 6£to £5x"iv àvx'.X£Yo)v " '^tTtXa'fi'jzt. Y^p xà; 9£(aç yP*?^Ç '^•'^^ y.axavoY;!7£c xY]v 7:apâ5oatv xy;? £y./,XY)a(aç, y.ai è'/si auviévai oxi 7;£pi xoûxwv cXwv £vxéXX£xai ô y.ûpioq. 4. 'H[j.£tç SI ïva [j/rj ixay.poXoYYlcw[j.£v xàç [j.apxup(aç où/, £^£6£[j.£Ba. o. Kal aûxa'. [j.£v ai èvxoAal [xovâi^ous'. y.al Xo'.';:oT; /p'.ax'.a- votç £ÙXa6£Civ. VIII. 1. Et Bé xiç Σp£'j; à/ptêwç ôéX?) Σpax£6£iv, [j.sxà xôv xposip'/jjji- voiv èvxoXwv, rjxw v/jç-iXioç, cTxouoaîoç, àvî^i'y.ay.oç, xpYjjxo;, atXôpcpavoç, çtXÔTCxwxoç, çiX6^£voç, ç'.XâYaOoç, ■Ift'juyoq, aitpzoq zia-ti xal ff6)\).-fi xal XcYw, â~£XC[j.ïvoç ^[owiXf.v.6c, [rr) à[X£Xwv xou Trotpio'j, [j.T) 6B£Xuffa6[A£v6ç x'.va. Mrj TrpocœTroXrjTTXsîv, èXÉYXOVxa £7x1 Txâvxwv. 2. My] èav d^wpiav ^pô- êaxov èv xyj 7:oq;.VY), àX).à y.aOa(p£tv Tcpôxov [j,£xà [j.sxavoiaç, xat x6x£ auvi- Yciv £V xfj [j.âvopa. 3. Etoèvai £/,aaTOV wç '!ûOt[/.a(v£tv o£r, x( oï xaTç /^Yjpatç ';:apaYY£^^^^=^''» '^'- I-'-^va/oîç, x( Xaïxoîç, xî xaxTj/ouijivoiç. 4. Fuvaiçl Bè •icapaYYèXXeiv èv è//X-r;!;(a [j,ïî XaX£Tv oXwç, àXX' èv zact ctYav /al z'j'/j.'j- 6ai, y.at [ay; XatJ,7:p6v£tv lauxiç èv XpuffÛ) r, èjôfjxt, xà Bk ■TrpcawTua aùxûv xat £u;f«£s • zaj riiJ.ip'Xi jj.'vj îu-^od TruzvÔTîpoy fixi.).ov vj •/poviÛTZpov, [tri xpxÇuv /ivjSà ^a.zTolo-jw . "EïTW oÈ xat TTîpt TÔ '/lâiAstv ri Q^jfj.ii.npia.^ S)(jzt ft-ij ■Kipua.y.ii-j rà, '/'VX^î» //•/jèâ cf!z«.-/ops.xiifj. SttîûÔî 5â TOÙ5 Tratoa^ 7t6J7ry;AoÙ5 îfvat TUTroûîôat. Aurai «î £VTo).ai [j.O'JxÇoxj'^i tî zat îùAaêîst ;fptîT£avo(;, tscîs diixiç ypa-jat» niTXt éy/.îi/j.ivc/.i xaî ri) Trapadsïct T/js sz/.AvjTi'a;, îî xat Toîi /nyj fjLX/.poXoyô'^cci -/ipiv txç /J-xp- z'jpixi oùx s\tOiij.-.Q'/.. 'OtfiV/.ti fiivTot y.xl Tiîpi rà ■:zpo7-fipo/j.ivx, fj.x).).0'j 5k rs-jj TrpoTjJîpovTaj àxptSî'.av sx-'" ô ûpsiis • £t yàp Ttapà tcvoj t&jv 'iTpxTîuop.ivuv J.â6/j tûu alyua ex^eavros, îj Sjao-ît'uav- Toç, ■/) x/ê'^a-JTOç, ■//' Ttvo; TÛv Tzpxy/jLXTîJTÙ'j, /) imopy.oyj, f, îîioyst'jjy à7:0îTîp/;T6iv, rj — 128 — |XY) ça^,»saOa^, xetpaç àvBpwv [).ri xaTaçiXsïv . 5. KaTY)Xo6[X£VOi ce ?Sîa eù- XéaOtocav i^ s^toOsv toj 6rj).oij. 6, '0 oà T:â; 7.a5ç èv ç65o) xat cuor.^ àjcouéxo) TGV Xô^ov Tou x'jp(s'j. 7. Oj [jivov ok oi à[j.ap-cavovTEç 5(-/,r,7 àzo- Tiso'Jî'.v, a/'Kx -m'. 01 /ai'povTc; â-t toÎç àjxapTâvcjaiv. 8. Ihpi oe twv TTpoaçopôiv oçeîXei vtjçs'.v o îîpsjç • iàv Yàp /.âcYj zapà s-paT£Uoii.évou èy-xéavTo; aTixa, 9) oiasîtsavTo;, r, -/.Xâ-Wv-coç, '?j TpaY[j.aT£i»-roî>, -?, £7îicp/.ou, '■^^ Trapà 7:Aou!:(ou à-ccTepr^-cou, r, ■;:apà teAwvcu âziTrpaTxovTOç, ïi toxo^aû- çou, y; TijxtouXxou è-i gitoj, yJ 7:apà zavib; à[xapTwXou, é lotcuxoç i£p£Ù; àzô TO'.S'Jtwv Èàv XâSr,, /(oXsv y.al xusXcv TTpOTsépîi è^ ajTÔiv tÔ) Ôîw. 9. 'ZzX 0£ Tw XatxÙ) cùy. I^eg-i y.pïvai tov upéa, 3? [xr, èàv t'ûrjç 7:apa- 6atY)v ç£JYs à-' aù-oO. 10. 'Eàv TauTa çuXà^rj;, o Σp£'jç, 6a6i/cv àyaObv eauTW T:£pi':î0'.7i xai 7roXX-})v Tapp-r)j(av ty;v èv Xpicio) 'Iy]gou y.up(o) ï;[xwv, l-isO c'j To> T.y.~^\ G'jv à^t'o) 7ïVî6[j.aTt •?) ooça £t; xcu; aiwvaç xwv atwvwv àiJ.-r,v. îj a-i&i, Tïapà TOÛTcov â.iJ.oLpz(a'/.Ctv , b -zoioû-oç -/^'jtlb'j y.v.1 t'jjï/ov C)7râp;^£[ rôt 6iC> Tipos- fépuv • aoi ok roi ).xïy.ù xprjor.i /xè-j tov upéx oJ/. ï^tariv ■ iv oi -izapxSûrriV ïo-/;ij roùr ye fjL/i (su-Jccvccsrpi/' î? « excepté ». — 5. iniotôov ms. Aucune ponctuation après yvj-nrxi dans le ras. — 6. h-zùr/iv-ç, ms. — 8. xaru-pv^^i tyav ms. et Arnold. || 17 ^ùyri\ ri 'puyô Arnold. — 11 Tzxpxnrripvi/Jié'joi ms. || rr,v ts atxpx- y.Qirri'j ms. — 17. -Kvjn/.oar-^ ms. et Arnold. — 18. iôiui\ « à part ». — 19. à//.£>/j ms. — 21. y.ùpioi rty-ôiv Arnold. || é'tt/uvsv] suppléez : Tzôoxi tûv ixoS-rirCt-j . III, 3. a-Kipo\jia.i ms. cTtipx'jy.t Arnold. Je ne reconnais pas cette forme. Com- parez le texte du Vaticanus. [) /.xv f/.Yi ms. et Arnold. |I izoïù est bien bizarre. — 5. ■Kpo7xy6px^s ms. Il ■r,'7'70'J0i, « ne pas acheter au-dessous du prix courant. » Le ms. donne ï^o^j wj, qu'Arnold transcrit par à peu près : « alio qoam vulgari — 129 — Tel est le texte du Vossianus. Il est indubitable, je l'ai dit déjà, qu'on ne saurait penser à attribuer pareille prose à saint Athanase, et Montfaucon, dans son préambule, a cent fois raison, quand il affirme que la lang-ue en est absolument différente de celle de saint Athanase : « Ab Athanasii èvspYsta mirum quam remotum sit ! » Mais là où Montfaucon se trompe (« pace viri doctissimi »), c'est quand il avance qu'en plusieurs endroits le lexique de notre texte est de basse époque : il renferme, dit-il, « multas voculas quae sequioris aevi notam praeferunt, ut est illud àvvSpo-epîaTCaaTov seu àv.atpo'KEptj-a^Tov, illud etiam -/.aTadiuy;/) sùnulias, item eTiaiptCccOa-., nisi sit men- dum, £pYaT£U£(j6at, zepaaxwatv pro aegre feront, et similia bene multa pro brevitate opusculi, » Je ne vois que -/.aTatLuxY) que l'on puisse tenir pour un a-a; Xsyôixîvov. 'ETra'.pîoeaGat, qui n'a pretio. » — 7. iyxXnjôiiTn ms. — 10. yîvri/jLxrx ms, || Ç/)Tît ras. H d] où ras. où Arnold. \\ rt/j-iûrspoi; ms. || sûo-^nsiç] sùjsîô/jîry) ? J'expliquerai tout ce n° plus loin. IV, ]. ri '/ôyicc xopiou Arnold. — 2. [j.ûy^opoi ms. — 4. ^oîAAùtsou ms. — 5. TicipxrsT/ipyif^i^oii s/s t/jv i^driTx ms. || vjSo'j/j.ivix ms. Suidas connaît le mot £v5uo//ïvta au sens de ÏTimÀx. Cette phrase paraît avoir beaucoup souffert : je n'ai pas osé mettre entre crochets [izô/jn <^xvjo[j.i\iri SixxImv è-jovzp.vjix toutc'jt£v]. — 9. Tzipiy.o'jpioiî ms. V, 2. Qx^ùix ms. — 3. xùt'o xpf^H-i'JOi ras. — 4. hjv/^dii<:ri ms. Ij bnoùi^i'jdoii ms. |{ àvurroouTov ms — 5. iitxipLôîijdxi] Je corrigerais en -nipioégrjdxi. — 6. TrspiTJOTÉooJv ms. Il oio'j au sens de exempli gratia, mais alors sàv iv n'a plus aucun sens, — 7. yxpoi ms. — 8. Ix^ni m-ni-'joïi zat xpî&iv ms. in rasura. — 9. aùrôi ms. VI, 1. jSaAavt'ou ms. — 2. ;^a/isuytay ms. — 5. et owjxzbv n'a pas de sens. — 6. è'XOVTt ms. Il x^^P"? ™S. Il xMXTzéîVj ras. || Tipay/^artûv ras. — 8. oùz xvixûpvttjtj aoi sic. Je ne comprends pas. || è[inxiK,ni ms. — 9. Su az uîscutôu ms. || vj zéx'Jnv iSuv vj est la leçon du ms. Arnold corrige slSsïv, qui ne vaut pas mieux. Il faudrait : /j réX'J^'j /j (su xypù) ipyxxvjizQxi et mieux ioyiC^i'jQxi. — 10 i'x;7 ras. — 13 ÙTTvotv ms. Il îuxyî] Arnold traduit : « Si fuerit noctu orandum. » — 14 imij.- //sTpwi] c'est xdi. — 16. at&jTr/jTizoùç npooioxCicj : il faudrait dire TtoiTr/jr^oJ^ ùjui no. — 17. xx:r/j/tov ras. || sTrt ?î'v/;; yi'jo'jLVJOi : l'ana- coluthe est un procédé habituel ici. — 18. drsiï.Qiii ras. || xaTi/jAiov ms. VII, 1. [j.iyx ms. — 3. nxpxo'jizi'j ms. — 5. lùi.xZi'jfj : ajoutez xp/jLo^^o'j'si qui est évidemment tombé. VIII, 1. îtT&) ras. Il 'jrf^'j.l'j.ioi ms. || 6oîi)'j7j6//.îvo5 rus. — 5. ^ù.ou ras. — 7. à7toTtijoj5tv ms. — 9. d /i/j] Emploi pareil de nisi très fréquent; on peut traduire par mais [observ. de M. Max Bonnet]. — 130 — à peu près pas de sens, est sûrement une corruption, peut- être de Tsptoéîuôa'. (nous avons deux lignes plus haut ÙTTscéecôat) , peut-être de lT.zpv.otzf)y.'.. Wzz'.v.xv.iM [i??i Ungltick sein, traduit Pape) est déjà dans Polybe,"mais peut-être faut-il lire avec le Vaticanus~tp<.-/.T/MZ'M Tic-yj/â;; èp^aTsûe^Oa'. se rencontre dans Diodore de Sicile ^ 'A/.a'.poz£p(':7:asTcv [easily distracted, traduit Sophocles) serait un mot aussi bien formé que ày.a'.poX6Yoç de Pliilon. à/.a'.sosca; de Clément d'Alexandrie, ou h.v.r,o^T.iT.r^^c, des (constitutions Apostoliques ~. Mais je tiens à/.a'.pozEp(7-aî-:cv pour une corruption de ày.a'.poz£p(7:a-:ov : le Vaticanus 733 ne nous donne-t-il pas ày,a(po'.; y^ùrj.vizt r.i^'.r.i-y.c'] Je corrige donc sans hésiter ci:/,T.zz-iz[z-%z-'y) en à-AT.por.tzir.x-.o'/ . Quant au mot ày.a'.po- rEpfzaTov, il ne mérite pas d'être traité de (( vocula sequioris aetatis », car il se rencontre deux fois dans les Constitutions Apostoliques ^. Les raisons philologiques, mises en avant par Montfaucon pour abaisser la date du Syntarjina doctrinae, doivent donc être écartées. Mais nous n'avons pas épuisé encore les questions de texte. A ma connaissance, la Syntagma doctrinae n'a passé ni en latin, ni en syriaque, c'est-à-dire dans l'usage des deux grandes églises non grecques de l'antiquité. Mais nous en possédons deux remaniements, le premier en copte, le se- cond en grec. Le texte grec remanié a été découvert par Mingarelli dans un manuscrit de la collection Nani, et publié par lui en 1784 ^ : j'en ai publié naguère une nouvelle édi- tion d'après trois manuscrits différents de celui de Minga- relli, dans vm Festschrift tiré à petit nombre ^. Une édition définitive manque. Le texte copte a été publié par M. Eug. Revillout en 1881 d'après deux manuscrits, l'un du x"'-xi^ siè- 1. W. Pape, Handwôrterbiich (1888), s. v. 2. Sophocles, Greek lexicon nf the Roman and Byzantine periods (1888), s, V. 3. Constit. Apostol., I, 4 et IV, l-l (éd. Lagarde, p. 6 et 123 . 4. Mingarelli, Graeci codices manvscripti apvd Nanios (1784), p. 107. Reproduit par Migne, P. G., XXVIII. 1638 et suiv. 5. P. B., Didascalia CCCXVIII Patrum pscudcjngrapha (1887). — 131 — cle appartenant au musée Borgia du collèg'e de la Propa- gande à Rome, l'autre, un papyrus du x^ siècle, appartenant à la bibliothèque de l'Université de Turin ^ Ce dernier a été étudié à nouveau par M. le professeur Rossi ^. Si je rapproche ainsi ces deux remaniements, c'est qu'en réalité ils sont très étroitement apparentés : il y a plus de points de contact entre eux deux qu'entre l'un quelconque d'entre eux et le texte du Syntagma doctrinae d'Arnold. Nos deux remaniements, en effet, sont précédés en guise d'introduction d'une même extra-canonique IxOeciç tîctswç : or pour qui sait combien sont nombreux les symboles de ce genre et le peu qui suffit à les différencier, le fait de l'identité de riy-Oeci; copte et de l'e'AOefftç grecque constitue à lui seul une très étroite relation. Dans nos deux remanie- ments, toute attribution à saint xAthanase a disparu : ce sont les trois cent dix-huit pères du concile de Nicée qui sont censés (voyez la finale du grec et celle du copte) avoir édicté ce petit manuel de morale chrétienne. Enfin entre nos deux remaniements il y a des rencontres d'ordre purement textuel qui rendent plus étroite encore la relation des deux textes : ainsi dans le remaniement copte et dans le remaniement grec, le texte du symbole de Nicée, par où débute rixOcatç Tît'cTswç, a la finale que voici (je traduis le copte en grec et je marque d'un astérisque les mots grecs que le texte copte a incorporés) : Reman. copte Reman. grec (Papyrus de Turin). (Didascalia). ... àva6£[ji.aT(!^£t * y] y,aOoA'.y,Y] * ... àva8ctJi.ax(^ct yj <àv(a )^al> <àTcoaToXi/,'}] *> ï-k/Xti^kx * <.à7:o xaOoXtxY; - èx- TaÛTYjç xviç 7c(ij-:îo)ç * à^ta; èxTe- x/vT^cix aTub vqç à^taç xaû-CYjç 1. E. ReviUout, Le concile de Nicée d'après les textes coptes (1881). 2. Memorie délia Accademia délie Scienze di Torino, ser. II, tome XXXV, p. 89 et suiv. — 13-2 — Oî(3r,ç èv Niy.ai'a * zsXi'. * Orb twv ■::(st£w; rqç âv Nty.at'a u-b xûv ■Kaiépwv r^iJ-iov, o'i ajTY;v âçÉOr,y.av aYitov TraTsowv è/.T£Oî(aY)ç , r.poq •zpoq * çw:'.7[xbv Twv ày.Epaîiov, * si; 9a)-:'.7[j.bv tûv -rrtcTcov , y.ai itç 10 Tb Yvwva'. aÙTC'j? "bv Ac^sv ôv -^'fé'fxt. tiç •?) ai-ta Éy.âsTr,; pr,3£oj; (ji)[Ao"ACYTisav * 01 ir.izY.ozz'. * èv a'jxYj twv èv aÙTY) cixo"/wYr,7âvTtov è-'.^- uzipxovTSç àpiO^'-C'' t^a^îcvî; y; t'.t/ y.c-wv àp'.0[j.bv t'.y; ' |j.âAAOv oîy.ou[X£- {AÔcXXov * 2£ * cûvoûo; * ty;; cty.ou- vt/,'^ç ouvéBou ourr,;. [AévY); •. Dirons-nous que le remaniement copte dépend du rema- niement grec^? Dirons-nous que l'un et l'autre remanie- ment dépendent du texte grec publié par Arnold (Vossia- nus)? La comparaison entre eux de plusieurs passages significatifs des trois textes en question va nous permettre de répondre. Syntagma docùnnae Rem an. copte Rem an. grec (Ms. Vossianus). (Papyrus de Turin). (Didascalia). Mï) £X£iv Yuvaî'Âa su- Mr/ G£X£ Yuvatvtx d- Mr, £/£ ^uvaivca cu- v£((jay,-ov, y.a0â7:£p tivI; c£p-/£-Gxi r^pôç, s£, y.a- v£(Gay.TOv, ■/,aOaz£p "rtvsç a.-^Cf.TOiib.z, £7:é6£VTO au- Oi-sp v.'kç, àVhy. ci àYaz'^Tàç è'iîéOîvxo aù- -atç cvô[j.a-a , ~i'/x os bvs;j.a è-£9£v-o à-'^azT^- -aï; ov^j-axa, xi/a ;;.'.- 1. J'avais pensé un instant que le remaniement grec pouvait être une traduc- tion du remaniement copte, mais je ne le pense plus. Je crois devoir remarquer cependant que, si c'est un phénomène rare que de voir un teste copte traduit en grec, il n'est du moins pas singulier. Je citei'ai en exemple les lettres grecques attribuées à saint Antoine (Hieron., De vir. ill., 88), les écrits attribués à saint Pacôme (Hieron., Regvl. S. Pach., praef.), etc. Je ne veux pas omettre le Récit (grec) du niassacre des moines du Sinat et de Raïthii d'Ammonius, écrit en copte, puis traduit du copte eu grec par un prêtre grec du nom de Jean de Naucratis. On n'a pas remarqué, je crois, la clausule finale de ce récit, telle que je la lis dans le Vaticanus gr. 1638 (fol. 226) : TuxjTO. vjpO'j iy'j) "Iwâvv>jç cùv d-û Tzpiioùzîpoi Tiapx rtvt x'jx-^upri-yj /xî'vovTf ^îAvjffiov NajzpaTiWs yv/pa/J.fié'Jsc. ypifif/.xirj a.iyuTZTtouoî:, iri'JX zat //.îTî'êa/ov ot' î).).Yi'jixâv scoù; zrfj Twv AîyuTiTi'wv yA&itrîay àxatêw;, £15 oôÇav y.xl â'îraivov zûv âyi&jv /j-xprùpca-j ■zt y.vX oixdioi'j xr).. Voy. cependant le travail de M. Guidi, Le traduzioni dal copto dans les Nachrichten von der K. Gesellschaft der Wissenschaften de Gœttin- gue, 1889, p. 49 et suiv. 8T. MICHAEL'a 'S'^ \ OOLLEQE y ê^ / — 133 — èvavTiwç jj/CYjxai aÙToTç xiç, xoc'/a * oï * èvavxiov <îï)xai èvavriov aÙToTç supeÔ-fjGOVTai (II, 7). t-''»"^^^^^'' supeGïiaovTai [;/- eOpsOYjcovxai . aù'roîç£i(;<îy.avâaXov*> . * ♦ [Xï) vYiCTeûcr^ç, zXyjv tou èTriouétw 6 y^Aioç £-1 cou 6 r^Xioç iv ty) vr.sTsi'a H.sTâXou aaSSiTOu toî) ^v ty] a9^ v^axeia ^ èv xû ,,3 ^a66âTOu èzi^avoû- àvi'ouiracxafll, 13). <^*^^^^^ * èi:i9avo6a-oç ^^ç xupiax^ç, ttX-ov tou ♦ * Kaist-i'HspiaaoTépwç Kai eï xt 'lîspicaov I^^' sï . xt TOpiccbv xorôcst;, toOto xapà ty;v TOiïicsiç, tcDto èx. xf,; TOiriaeiç, xouxo Trspl xTjV csauxou zpoaîpsaiv * el eauxoû -Kpoaipéccwç * éa'jxou TCpoaipsaiv ep- Sexalu'TuspOéasiçBuvaaai èaxi • xai et oùvacai vr^a- Y^^Tl * ^^ °'^ uTrépOsaiv Tcoieïv, YEVvaiwç àoy-siç • xsùwv UTrepxiOévai xy)v oùvaaai TOi'^fJa'» '^^^tova VYjaxsuwv Bè xai iroXt- vuy.xa, àa/.r,i7£iç * -fsv- [j.ic0bv£^£iç"vr,(7xs6{i)vo£ TcUÔtiEVOç 6)v£'k£ [Kri îfu- vaiwç * • vrj(jX£6wv * 0£ * xat àYwviî^c[j.£VO(; ouxo) CttoOîl^, ï] ^àp «fUGtWJ'.Ç Y^*i:o}vlX£u6lA£VOÇ*êX£Tï£ 6X£'X£ [J.Y) OUSlloOf^Ç, Y) Tta-^îç èaxi xo5 BtaêôXou [j.y) (fuaiwÔYjç, yj v^p * "ifàp «puaîwctç.'jraYiç £axt (II, 10-16). cpuaitOGiç -j^afiç èaxi xou xou âta66Xou. oiaéôXou.* * * + ITapax£XY)pr,[jL£V(j)Ç£y^£ Sxôusi wç 9opYj5£'.(; * napax£XY)pr,[X£voç xyjv XYjv èaSr^xa, ix-/jx£ [xaXa- xy)v ffï)v ècÔYÎxa • [/.yj ©o- eaOï^xa, [J-y] [AaXaxoîç xoïç xp'*^F'-'°? '[■''^■^■^î^'Çî pYjCYjç* i[;.ixtaçatv5[j.£va Iji-axioii; xpa)iJ.£voç, (xy) {jLTfjXc èaÔYJxi 9aivo[AévYj xal[JiaXaxa,àXXài[;.axta ècô^xi çatvoiAÉVY) Bixat'a, 8tîta(a)v £vBuc[A£v(a, xou- xwv âixat'wv, xouxéaxi [xy] xouxécxi [/.y) puTiapoïç xéffxiv puTïapoT; zpoaep- -/cpocepxou £V pu::apoïç. '::pOG£pXC[X£VO(;. XÔ[A£VOÇ (IV, 5). (1) L'expression 7r;.;iv toD svos désigne l'exception du samedi saint. On trouvera de même dans les Constit. apost. : llàv iJ.tjzoi ciooxzo-j â'vîu toû cvo; (V, 20, éd. Lagarde, p. 155). >y — 134 — * * * Et ce à^^i^'{y.T^ Izv.'i Et à^à'^x-q * èîtIv EtàvaYXYjèaxtTcavTWç ■KavxwçuTrocéîcOa'., -l/iXà uxoBïiaacOai, tJ/iXà Igov- uzoSYjca^Qat, (|;t}và laov- IcovTat so'j -rà yTroor,- Ta( aoi xà u7:oBrj;j.xTa • Tat cot xà uT:oBYj[j.aTa • |jLa-a • /.al [j/f, 6éXs y.at jjly] àvé/ou aùxà Etvat y.at [xr, OéAs y.aTaxcy.os- xaTay.£y.oc[rr,ijivotç Otto- est dq 'jyr,\).7. * èç-Bap- irr^i^évotç \jT.zor,\j.xz'.^ y) OT^lxaatv £-:a'.ptc;xoj r/;r,- [jivov y.at ÉTa'.ptsjj.cij, y.at [j.2t7;r;;j.a7t , £xatptG[j.oy [xaaiv £TïatptO£G6at. Toïç j^yj gosus èv cyr^\>.x-'. * r/;f,;j.a-:tz£ptceÏGOai,Kai -rrapsjstv àpy.ou • y.at èiv y.o3[j.r,sîo)ç * xoî) y.is- èàv r.tp'.ozozipx^i '/,pzG)'f r.ip'.zzz-.ipT) y.cîwv y.at ^yj *. Tôt; zapsjctv xat civou r/r^ç zoAt-stav ctvcj l/.rjC TTO/.txeîav, àpy.oj • à/./.' iàv ï'/r^q y.at àâéA6r,ç £7:1 ^évr^ç y.ai à::£AOf,ç èzi SÉvr,;; ■::oXt':£(av y.at àT.i).fir,q y.-X. •âtA (V, 4-6). ÈkI çévr,; y.TA. * * ¥ ♦ * » * * » ... XI 0£ xaî; 7.r,patç lJljJlHilll-^-^7yi9^^Z-> ••• '^i ^£ 'C^tiç y.Yjpaiç zapa-YY^W^etv, xi' ii.ova- xi xoTç iJ-ova/ot; Trapay- zapa7Y£)v).£tv , xt Sk /oTç, xî ).aty.oTç, xt y.a- YéAX£tv,xt xst? £v c£'(J.vo) /.aty.otç, x( y.axr,/,ouiJi- XT]XOUi;.évotç (VIII, 3). ■^i\j.iù *, r, ' y.ax-^ixou- vctç, xt [xovâl^ouGt, xi jjLévoiç *, O'j C£ * £v ota- xst; èv cei^vÇ 7a|j.u>, y,ai ©épo) v6lJ.O) */////////// XOJXO où"/ d)Ç £V ota^opo) vcjjiii) y.xX. jf * « ♦ * » ♦ » » Tuvai^l §£ zapa^véX- /////////[Yuvai^t] èv èy.- Tuvatçi 0£ xapa^f^èX- A£tv èv è/.7./,r,sîa ;r}; yj.r^z'.'j. [j.r,C£ 'fSt.v.'t èv A£c;Oat èv èy.y.Ar^Gta p.r) ÀaXciv oAio; , àX// èv '>.0'jpiîp.(o, (ji.r,c£ 6iX- Aa"A£Îv ij.r,cè èv 6t6u- zast ct^av y.at îJ/eGOat, À£tv *, aAXà ct^ôcv (756- p'-^jJ^w, IJ-r, cu[J.'MAX£tv, y.a"tiJ.r,Aa}ji.zp'jv£tv£a'jxâ; opa èv c£pfj TroXtxst'a • p-ï) Guvuzay.cjEtv, et \i:q èv Xpucw îj è(j6ï;xt, xà |j,y] sopETv * Aay-pàv [^.dvov ct^âv y.at £uX£c6at 8=. TjpoGWTîa aùxwv \i.r^ è^Or^xa, i^/r, y.os[j.£iaOat * 0£w et' èvxî'jçew; y.ai Gatvec6aty.xX{VIII, 4). èv y.iAAet •?( /.pusô), xà cepr,; 7:oAtxeta; • i;.-)) 7:pôsa)::a jj-y; oatves6at/// e/.etv Aajj.zpàv èîQfjxa, j/.r,0£ Xpu^S èvoji;.axa t^ v.i>z]).\'X, ;rr,oe xà 'i:p5Ga)7:a ajxôJv oaîvecOat y.xX. — 135 — A la question, que nous posions il n'y a qu'un instant, nous pouvons maintenant répondre, car de la confrontation des textes qui précèdent, il résulte nettement, je crois, que le remaniement copte n'a pas été directement calqué sur le remaniement grec, et réciproquement; que l'un et l'autre remaniement ne dépendent pas directement du texte grec ci-dessus publié du Syntagma doctrinae; mais que le remaniement copte dépend d'un texte grec (nous l'appelle- rons y), dont dépend aussi le remaniement grec, ce texte y ne dépendant pas du texte du Syntagma doctrinae ci-dessus, non plus que \edii Syntagma de lui. En termes plus clairs, le texte ci-dessus du Syntagma doctrinae et le texte y (proto- type du remaniement copte et du remaniement grec) dé- pendraient d'un même type premier que nous appellerons x. Soit le scheme suivant : Syntagma doctrinae (Ms, Vossianus). Remaniement copte Remaniement grec (Papyrus de Turin). (DidascaliaJ. Cela posé^ cherchons d'abord à déterminer l'époque où ont été élaborés et le remaniement copte et le remaniement grec, ou mieux le texte y. M. Revillout, qui le premier a abordé ce petit problème littéraire, a été très frappé de ce que notre remaniement copte faisait partie d'une sorte de collection canonique copte, et il a cru pouvoir donner à cette collection une date très précise. Cette prétendue collection, en effet, se compose de trois groupes de pièces : 1° un recueil contenant a) le symbole de ?s'icée, b) le catalogue des signatures des 318 pères de Ni- cée, c) les canons disciplinaires de Nicée ; 2° le remaniement copte du Sijntagma doctrinae; 3° trois lettres, une de Paulin d'Antioche, une de saint Epiphane, la troisième d'un arche- ~ 136 — vêque du nom de Rufin, enfin une glose où l'on raconte que les pères de Nicée étaient au nombre de 318 quand ils étaient assis, et de 319 quand ils étaient debout, le Saint Esprit faisant le 319* membre de l'assemblée. — M. Re- villout a voulu voir dans cette collection canonique les actes du concile tenu à Alexandrie par saint Athanase en 362 : cette vue est-elle admissible? Non. En effet, bien que les actes de ce synode n'existent plus, nous savons très exac- tement ce qui s'y est décidé, grâce à la lettre synodale rédigée par les évèques de l'assemblée : on y régla les conditions à imposer aux évèques faillis pendant la persécu- tion arienne, sous Constance ; on y condamna Eunomius et Macedonius ; on y admit l'équivalence du terme laim pei^sona et du terme grec uzéz-y.':'.: i. Or rien de tout cela dans la collection copte en question. Sans doute la lettre de Paulin d'Antioche figure dans les manuscrits à la fm de la lettre synodale de 362 : ce serait, dans ce cas, la seule pièce du recueil que l'on put rattacher au synode de 362 : et encore faut-il ne pas oublier qu'elle figure aussi dans le Co?it7'a hae- reses de saint Epiphane. — Je croirais donc plutôt que nous avons dans cette collection canonique un recueil analogue à celui dont les fameux canons de Laodicée sont le simple ré- sumé. On aura réuni une série de pièces dogmatiques et disciplinaires qui existaient toutes en grec : le symbole et les canons de >'icée ont, comme il convenait, fourni le noyau de cette collection, qui s'est accrue du remaniement du Sy?i- tagma, lequel aux yeux du compilateur pouvait passer pour une rédaction développée, un commentaire du symbole et des canons de Nicée. Quant aux trois lettres, il y a des chances pour qu'elles n'aient rien à voir avec ce qui précède -. 1. Mansi, III, 343. 2. Voy. la critique faite par M. Duchesne de la publication de M. Revillout, Bulletin critique, 1881, p. 330-335. M, Alb. Eiclihorn (Athanasii de vita ascetica testimonia. Halle, 1886; a accepté sans la contrôler l'opinion de M. Re- villout. Je regrette de n'avoir pas pu consulter le livre de M. Smirnow, Etude sur les sources de l'histoire du premier concile œcuménique (1888), dans le- — i;n — Et je conclus, contre M. Uevillout : la collection, si tant est qu'on puisse l'appeler une collection, n'a pas de date. La question reste donc entière. Mais, toute idée de collection écartée, si nous prenons à part, comme il convient, le remaniement, soit copte, soit grec, du Syntaj/ma, c'est-à-dire le texte y, nous pou- vons dire que riy.Oeaiç rÂz^ziaq qui le caractérise renferme tous les éléments de la solution du problème. — Cette sy.Oec'.; comprend le symbole de Nicée sans les retouches introduites par le concile de Constantinople ; à la suite, un développement original où est condamné d'abord Sabellius, puis Photin ; un court article sur le Saint Esprit; autant sur l'incarnation ; enfin un anathématisme contre les anthro- pomorphites ^ Si nous analysons la théologie de cette exOect; TîicTswç, nul doute c[ue nous n'ayons là un symbole antérieur au concile de Chalcédoine (451). Je dois dire que M. Caspari est d'avis qu'il a été rédigé entre 428 et 449-450, c'est-à-dire dans la période qui va des préliminaires du concile d'Ephèse (431) aux préliminaires du concile de Chalcédoine : mais il concède que ce symbole est l'abrégé d'un symbole plus ancien, qui ne serait pourtant ni le symbole qui figure à la fin de V Anco7'atm (Ilahn, § 68), ni le symbole pseudo- athanasien connu sous le titre de 'Epix-rjvsia sic xb aji^ic/xv (Ilahn, § 66), le premier datant comme VAncuratm de 374, le second étant une œuvre alexandrine contemporaine des deux pre- miers successeurs de saint Athanase. Telle est l'opinion du sa- vantthéologien de Christiania. Je ne crois cependant pas pou- voir m'y ranger. Nous avons vu, en effet, que dans notre exOsctç zi'cjTEoiç le texte du symbole de Nicée était indépendant de la rédaction consacrée par le concile de Constantinople quel quelques pages sont consacrées à la colleclion Revillout. Cependant d'après un résumé de la Theol: Literaturzeitung (1888, p. 645), il me semble que mes conclusions s'accordent avec celles du savant russe. 1. Caspari, Qnellen zvr Geschichte des Taufsymbols und des Glav.bensregela (1866-1875), II, p. 4 et suiv. Aug. }ldihn,Bibliothek der Symbole und Glaubensre- geln der alten Kirche (1877), p. 09 et 233. P. B., Didasculia CCCXVIII, p. 7-10. — 138 — (381). Ce serait peu dire. Mais, plus loin, il y a un article sur le Saint h^sprit : le Saint Esprit y est qualifié de xv£u|xa OsTov, 7:'n\i\).y. xy'-v, Tvîij[j.a TéXî'.ov zxpr/.V.rjTOv ày.T'.aTSv, 'K3.\f,acL'/ èv v5[j.f.> '/,%'. 7:poor,-x'.q y.at à-ocxiXoiç, y.at 7.aTa6àv i-l tbv Mcpcivrjv, rien de plus : ni consubstantialité, ni procession. Il serait bien surprenant (]ue cet article fût postérieur aux définitions de 381 : les orthodoxes n'abrègent pas les symboles, et surtout pas pour en retrancher des expressions comme iv. xou zaTpbç £XTop£u6iJ.svov, ou bien c[j.ooj7'.ov ~x-p\ v.xi uîoi (hi première ex- pression est dans le symbole de ÏÀJicuratiis, la seconde dans le symbole pseudo-athanasien). Ailleurs, il est briève- mentquestion des anthropomorphites : mais c'est là une don- née qui peut être contemporaine aussi bien de saint Epi- phane que de saint Cyrille d'Alexandrie, témoin le chapitre que saint Epiphane dans son Contra haereses consacre aux Audiens. Enfin l'article qui concerne l'incarnation (Ilîpt iTiC, ex zapOévou capy.ti)!7cioç toj uiouj et que voici in extenso : — àvéAaêsv àvOpwTzov xéXetov h. vr^ç, O^oxoy.C'j Mapiaç oià i:^tb]j.'xxoc, aYiou, oiii]j.(x it ■/,v. 'W/r;)^ àAr,0'.v(o; y.al oj îr/.Yjssi , ojtw 'p? "r)-^- xeXîi'w; cwgxi tiv àvOpw-ov, — cet article, dis-je, ne fait aucunement allusion à la théologie de Nestorius (la formule Osotcxo; étant incontes- tablement antérieure au v'^ siècle), mais il vise directement, je crois, la théologie d'Apollinaire de Laodicée (375) '. De ces diverses observations on peut conclure avec quelque certitude que notre hSifz'.z tAciuùz est antérieure à 381 et postérieure à 375. Cette conclusion a un corollaire : si la partie caractéristi- que du remaniement, soit copte, soit grec, du Syntcujma doctrinae àoii être rapportée aux années 375-381, c'est dire que ce remaniement est lui-même tout entier de cette épo- que. En d'autres termes, le texte, que dans notre scheme nous avons désigné par ?/, a été constitué vers 375-381. Poussons plus avant, et essayons de dater x lui-même. 1. Cf. Ad. Harnack, Doginengesckichte (2" éd.), II, 313 et suiv. — 139 — II Les institutions. Le Contra haereses se termine par une sorte d'épilogue intitulé Ospi 'kiœtsojç 7,a6o>vix7iç y.ai àr^OQioXvuqç, £x/,À'/)ci'aç. Cet épi- logue se divise en deux parties, l'une qui est la récapitula- tion oratoire de tout le traité (ch. i-xx), l'autre qui est une courte description de la vie chrétienne (ch. xxi-xxv). Cette description elle-même se ramène à deux points : — 1° l'énu- mération des divers ordres de la société chrétienne, c^est à savoir les vierges, les continents (è^y-paxeia) , les moines, les veuves, les gens mariés (o csp/oç Yâi^-oç) , au-dessus les lecteurs, les diaconesses, les exorcistes, les herméneiUes (£p[;//)Vcuxai YXd)(jC'r)ç eiç^Xwccav), les enterreurs (xoTCcaxai) et les portiers, au- dessus enfin les sous-diacres, les diacres, les prêtres, l'évê- que, qui constituent l'ordre sacerdotal (ispwcuvv]); cette énumé- ration est suivie immédiatement de l'énoncé des principaux devoirs du chrétien, c'est à dire l'observance des synaxes (lesquelles ont lieu le mercredi, le vendredi et le di- manche), des jeûnes du mercredi et du vendredi de toute l'année (les cinquante jours du temps pascal exceptés), etdes jeûnes du carême; enfin une allusion aux mystères du baptême, aux mystères plus secrets (xà evcoOsv iJ.utyxYjpia) et à la prière pour les morts; voilà pour le premier point ; — 2'» le second consiste en une courte description des vertus extraor- dinaires que l'église catholique produit. Ce développement (ch. xxi-xxv) n'est pas un développe- ment d'invention propre à saint Epiphane : ici, comme en bien d'autres endroits du Contra haereses, saint Epiphane compile. Pour la première partie du développement il a eu — l^iO — sous les yeux quelque texte comme celui des ^la-i^tiq xCiv à-fiov àzos-ôXwv r.ipl yv.p-z'nwi ^ : est-ce même la Flspl yas'.siJ.xTwv à7:o7-G>>'./.Y) -apiooîiç de saiut llippolyte? Ce point serait à exa- miner^. Pour la seconde partie du développement il a eu sous les yeux un texte substantiellement identique au S>/nt(i(jma. Voici tout le passage en question de saint Epiphane ^, et, en regard, les textes correspondants du Syntagma : de la confrontation, il résulte l'indubitable dépendance de saint Epiphane. Ttvèç ok Tôiv [j.ovaLCVTO)v a.\j-%ç, ... £i [j.s-raH'JTwvàvOpuTCwv otV.îîç [c'esl-à-dire de l'Église] y.a-:o'.- (vi, G),... tllï tlq i;.cvr,v y,a.¥JCr^ xouGi xàç ■kÔXeiç, Ttvsç C£ xai £v (vi, 7), ... èv [j.ovaff--/;p(a)àvaxtopwv [ACvatTir^piotç -/.xOé^ovTai y.at à-b (vi, 8). ;j.rj/,oO£v àva/wpojcT'.v. "Hpîcs ci -ici y.ai y.ô[j,a; i^eiv "p'-'/wv £V£y,Ev cy;0£v TCoXiTeîaç à::' loi'ou voc;;, cj xou £ÙaYY£Aîo'J •rrpos-cârav-o;, où Tôiv àrosTOAwv c£^aaÉvcov,(6 ^àp '6.-('.oc, "OXwç xp(/a; [j/r, Tp£9£, £Ç£-/.o4»£v àTiiaxoXoç IlauXoç aTzéy.oi^î touto tb "fàp xb toiojtov c/;^[Aa h àTriaxoXoç syraxa). Eisi o£ rSu-v,a.\ âlXv. (iv, 8). è^aipîTOi h -îf, ajtf,y.aOsAiy,r( i/:/.\r,- ci'a 9uXa"0[j.£vai • or^jjA C£ TSJ (%-£- ••• •/.p£0jv à-iyz'j (v, 2),... t:£- X£(;Oai y.p£Giv zâvTO)v T£Tpazcowv t£ivsj (v, 9),... r/Oûo; (v, 7),... -z ■/.%'. cpv£0)v y.xi i//Jjo)v, looj -:£ (ooij (v, 8). •/.ai -upoy ■ xal ëxîpai ciiçopoi tioai- T£iai, cTi sy.acxoç /.axà Tbv toiov /.âlJia-ov [j-isObv Ar/!;£xa' • y.ai oî [xkv àTCÉ/ovTai TrâvTtov toj-wv, ci ce 1. De Lagarde, Reliquiae iitris eccl. antiquissiinae (1856), p. 5-17. Pitra, luris eccl. gr. inonum. (1867), p. 50-72. 2. Voy. Caspari, Quellen, III, 388-391. Remarquez les espressions dont se sert saint Epiphane : ... t;'jvâ|-t5Ta;(0£t7a( à-à tûv à;ï9ïrô/{ov... -aiîO'jzzv 01 ÙTtoaroXoi,,, 3. p. G. XLII, «-29-831. 141 TETpaTTOOtov t'.ivcov, }.a[j.6àvouct oe opvcojv y,al ta [j.sTÉTîîixa • sispot 5è xal opvécov àr.i'/ovxoi:'., xupcj os Aa[j-- êâvouctv • àXXoi Sa îyJJûiov aTTs/ov- Tat, Tupou c£ Xa[jJâvoufftv. "Hor, oà xat àX).ot àpTOu àTziycvxai, £T£po'. 0£ y.al àxpoopuwv -/.at £(];Y][xâTo)v. IIo).Xol 8à î^at ya[X£uvouciv, àXXc. Se oùSà OzooÉvvuvTa'., àX}vOt oà Giv.- xov çopoîiat x£y.putx[A£vov, oi xaXôiç çopouvTcÇ 0'. ' àp£Tr,v y.al [j.£Tâvocav • ... £'y/i|xaai (V, 6). ... 7at».£uv£ïv 9£X£ (VI, 2). ... àvUTléûYJXOV ÔO£Û£W (v, A). Sdtxxov Bè èàv lyrjç tva tcîvOyjç xàç à[Aapxiaç gou, axÔTTSt [AY] çavYJ à7cp£7:£ç -{âphxi. âv xpoçavEt aây,/.o) aou ô aàxxoç, àXX' Icrxw x£xpuiJL[xé- Tupoïévai, wçxiV£çxo'Jxo7:pixxou!77t .. voç law (iv, 6). Ot 7i)v£iouç 0£ 6aXav£(ou àTuéycvxai. Ka( xtvcç à7:£xi^avxo xw 6((o, liyyaq ÀSTCxàç y.at à-pâYjJ.ovaç èauxotç iTzvfO-qaa.'nzç, hx [;.r, àp^cv Stov o'.a- XcXûat, [r(]0£ xbv àpxov 6£6ap"/][j.évov ÈcOîwG'.v. 'Ev 'iia>,[j.wo(aiç §£ oi xpéçeaOai (vi, 9). •rrXîiouç y.al £ÙXatç Sf^vsxéaiv, àvay- OéXs àYpuTCV£iv (cuvexôç) èv ij^aX- . . . 6aXav£bu où xp£(av eysiç (vi , 1 ). ... XÉ/VYJV £7ïty£ip£ÎV (vi, 3). ... [j,Y) £gO(y)ç àpxov àpYov (vi, 4). [j,Y5 6éX£ eiva'. àp^hq /al uxb àXXcov va)ij£ai X£ Ypaywv a^toiv xat aizoavq- 8i(j[/.oïç àay,ouvxat. ricpl 3s ^£VOOoyiaç y.al cpiXavOpw- Tuiaç £X£-r)[j.076vr]ç x£ dq Tïivxaç, Tcàaiv ô x'^ç àyiaç xa6x-/]ç y.aOoXixYiç xal aTuoGxoXiy.^ç èx/X'/jciaç y.ap7:bç x£X'/)puxxat. Tb §£ Xouxpbv £X£i àvxt x^ç 7:aXai(i)6ci(jY]ç T:epi.xo\).riq èv Xpiaxw . AtavaTiaûexai èv xw [xe^âXw Ga6êâx(i) àvxl xoD [j.apou Ga66âxou. 'ATC£y£xa[ xoivwvtaç aTuavxwv aîpè- a£0)v. 'AT:oy.r,p6xx£i 7:opv£(av, y.at l/,otX£{av, xal àcéX^siav, y.al £Îco)- XoXaxp£tav, y,al œôvov, xal itaaav •7uapavoiJ.(av, /.al [xa^stav, /al çap- [j.oXq /al £Ù/,aîç (vi, 14). . . . àvaTcaueiv àSeXçoùç /al ^évouç /xX. (vi, 5). Mr) cuveuXEGÔat aip£xt/u) (ii, 9) . . . eip"/jV£U£ [JLîxà TCavxwv ywplç aîpé- G£to<; (m, 2). ... où TCopvîÛGEiç, ... où (poveùaeiç, ... où çapjj.a/eÛGîti; (i, 5). — 142 — -aXjAwv -apaTYjprjSîiç, èzasioîa;, 7:£p(x--a, ~.x Oï] y.aXoùiJ.îva suXa/.- rr.p'.a. 'A-o/.r,pJ!;7îi Oiarpa, y,xl t::-ixo'j(;, xal xuvrjYia, ijlougixoûç t£ y.ai xâîav y.ay.oXrfîxv y.al y.xTaXa- X'.iv, y.al 7:asav |J.â"//,v, y.xl êXx7- çr,iJ.(av, ào'.y.i'av te y.xi -AESVîçîav, xai TOxoXYjd^îav. llpa^ji-aTcUxàç où/. à-ooéx^Ta'. , àXXà u-oBîî'j-épc'j; -ivTwv r,-i'£TTa'.. Hpos^opàç Xa[j.6âvs'. izapà Twv O'jy. às'.y,;'jvTcov, ojok za- pavoi^oûv-wv, aA/vi o'.y.aico; cicûv- ('", 4). ... èrao'.osv, ^uXr/.r/jp'.cv (ii, .^)j. [Uf. Didascalia CCCXVIIl , p. 17 : Metx twv cî^Béaxpov ^ \%t.\- 7.0-/ r, y.'jvr;"|".ov îjp'.îxoiJ-évtov xt'a.] ... y.x-âAaXov (i, 9),. . [Ai-/j.i;.0(; (IV, 2). ... TÔy.ov |x-r] Xa[J.6avs (m, 4). oXwç [j-r, zpxY!-'-«"iûou (m, 2). IIîpl TWV âpoaçopwv, ... èxv Xâêï) 7:xpà... KavTbçà[JLapTwAou (viii. S). 'H[j.épa; jXEv ô'JyssQa'. ztjy.vwç TWV. Ejxx; ok èvoîXsxw; -posTis- GîTai [;.£Tà -irriq Tuy.vsrr,To; y.xi (vi, H). £XT£Vî(a;, y.xl vsvuxXwi'a; iv Ta?; TîTaYixévx'.; r,;x£pa'.?. vjy.Twç y.xl [jieG' fdxÉpxv àvazéjj.ZEiv Oew... àXXà izctpx ToTç ày.pé[j.03'. çiuXâ'JceTX'. tq [).ri h\>.rj'fX'. gAo);, ;xt,oe AO'.ocp<|'xs- (i, 9) 6x'., ir/;o£ y.xTxpxsOxi èy, -piSTâv* lJL3tTOÇ auToO Toy cwTYÎpoç, [J-r/Te ijly;v ^cJsa^Oxi oaov xxtx to cuvaTov. Ot (i, 9). -Xeîo'j; o£ z'.Trpxr/.S'js' tx brApyo^na. y,xl c'.oôxs'. ■TTTwyotç. ...cuTOi cî Oîcij-S' èv ajTfi àvaçi- ... fhz[j.oq èy.y.Xr^aixç (ii, i7) povTat. \j:t) cpy.O'f s/aoç T2 T.ot.pa~a'j [J.Y) iI/î'jgTr/;... cù t{^E6Bo|/.at Voici done un nouveau point de repère : saint Epiphane, en 374-377, avait sous les yeux un texte substantiellement identique à celui du Sijntiujina doctrinae. Continuons. Qui sont ces spirituels dont saint Epiphane nous décrit la vie? Ce sont des moines, des ij.ovxCovtî;, dont les uns habitent les villes, xaTotxovia'. txç -itcXeiç, dont les autres vivent au con- traire loin des villes, à~v ;;.ï)/.iOîvàvaxwp3î>î'.v. C'était bien cela — 143 — que nous trouvions dans le Syntagma doctrinae : des [jLovâ^ovTsç ou l-f/tpaTstç, dont les uns vivaient au milieu des hommes, [^-îxa^ù twv àvOpwTrwv, dont les autres se retiraient dans des iJ-ovacrrripia. Or il y a là, juxtaposées, deux concep- tions très difierentes de la vie religieuse, et le fait est bien loin d'être sans valeur, car ces deux conceptions n'ont sub- sisté ainsi côte à côte qu'un très court espace de temps. La conception cénobitique est la conception qui a prévalu : elle a prévalu jusque dans la façon dont a été écrite l'histoire, la romanesque histoire des premiers moines, telle que Rufin, Palladius et Sozomène l'ont trouvée faite ^ Mais cette con- ception n'était pas ancienne. — La vie religieuse avait été conçue tout autrement avant cela. L'ascète était un simple fidèle, à peine séparé du reste des fidèles. Les ascètes ou continents formaient une catégorie comparable à celle des vierges consacrées, où l'on entrait en s'engageant, par une sorte de vœu public, à l'observance de jeûnes surérogatoires, à l'abstinence de viande et de vin, à la continence, et dans une certaine mesure à la pauvreté volontaire, mais sans se dégager pour cela des obligations de la vie ordinaire. Les ascètes nous apparaissent comme un collège sans hiérarchie, comme un tiers ordre [■z6.-^\j.a.) entre la lepwauvTj et le \a.àq ~. Point de prêtres parmi eux ni pour eux : ils sont membres de la communauté chrétienne; ils assistent aux catéchèses de saint Cyrille à Jérusalem (347); ils sont, avec les vierges, les premières victimes de l'intrusion de l'évêque arien à Alexandrie (339) ; en Egypte, en Libye, partout où les Ariens deviennent les maîtres, ils sont inquiétés par eux, pour ce qu'on pourrait appeler leur cléricalisme ^. — Eusèbe de Césarée, dans son Histoire ecclésiastique achevée en 324 ou 1. Lucius, Die Quellen der nlteren Geschichte des Ogyptischen Mônchtiims, dans la Zeitschfift filv Kirchengeschichte, t. VII (1884), p. 163 et suiv. 2. Constitue. apostoL, VIII, 12 (éd. Lagarde, p. 259). 3. Cyrili., Catech., IV, 24. et XII, 33 (P. G. XXXIII, 485 et 768). Athan., Encycl. ad episc, 3. Contra Arianos, 30. De fugo , 24 {P. G. XXV, 229, 300 et 676). — l'ii — l{2.">, coiinaissail hii'ii celle iiislildlioii des ascèlc^s. et elle lui était mi^mc si bien aiitéiiciire, (ju'il exprime l'opinion (jue Philon !;• du eonnaiti'e '. A rcmontei' pins liant encore, il semble que l'anditoire de l'école catéchétique d'Alexandrie ait été surtout composé d'asccMes, ïvXv/.tw/ ivXv/.-i-tpo'., si sou- vent Origène revient sur le sujet de la vertu des Coiithienlcs, et en termes où il est l)ien dilTicile de ne pas reconnaître moins une veitu (ju'uiie institution -'. Et quelle institution? Elle est à ce moment assez répandue en l']gypte pour y produire, à peu près û elle seule, un revival, doni un disciple cl'Ori- gène est l'inspirateur, lliéracas : A'j-(/.x rSùS: twv àr/.Y;-o)v twv Arfj-TÎojv aj-rô) sjvx-y;/_Oy;sxv, dit saint Epiphane. Et cette petite église hiéracite n'était pas la première qui prit ainsi nais- sance dans le tiers ordre ascétique. Qu'élaient-ce, en effet, que les Encratites, les Saccofores, les Renonçants de la fin du n'' siècle et du lu^ tous ces spirituels qui ont tant de traits communs avec certains des mendiants du xiu" siècle, sinon des ascètes qui avaient versé dans Thérésie, en telle sorte que l'époque de l'apparition des Encratites pourrait être considérée très justement comme la date de la formation de l'institution des ascètes dans le sein de l'église catholique ^. C'est là la formule ancienne selon laquelle avait été conçue la vie parfaite, c'est là l'origine et l'histoire des ascètes, vieille institution, qui, au moment où écrivait saint Epiphane, était à la veille de disparaître, amoindrie qu'elle était par le merveilleux succès du cénobitisme alors naissant, amoindrie non moins par le relâchement des membres qui lui demeu- raient. De ces membres, les uns cherchaient à s'émanciper 1. Euseb., i/.iï., II, 17. Md.vt. Pal , X. Rien à retenir de la thèse de M. Lucius sur le christianisme des Thérapeutes {Die Tkcrapenten and ikvc Slelhiag in der Ge-s-chichte der Ascèse. 1879). 2. Glera., Quis dites, 36 (P. G. IX, 641). Hierou., De vir. ilL, 76. Cf. Borae- iiiann, In iucesligaada monachatv^ origine quitus de causis ratio habenda sit Origenis {lS8i). 3. Ad. Harnack, Das Mônc/ilhion , seine Idéale und seine Geschichle (1882), p. \i et suiv. — lio — de l'auloi'ilé cléricalo, se singularisant par leur costume et leurs longs cheveux^ refusant de se mêler aux simples fidè- les, ambitionnant ou s'arrogeant même les pouvoirs propres aux prêtres et aux évêques; d'autres au contraire versaient dans une morale plus facile, saint Athanase l'ait allusion d'un mot à des scandales survenus au milieu d'eux, et une loi de Valentinien (370) nous montre l'autorité civile préoc- cupée du « zèle » des Continentes auprès des veuves et des orphelins ^ En 384, la ruine de l'institution était assez con- sommée, pour que nous rencontrions dans une lettre de saint Jérôme le très significatif « crayon » que voici ~ : « En Eg-ypte, dit-il, il y a trois sortes de moines, les cénobites, les anachorètes, et ceux que le peuple appelle Ranoboth : ... Teterrinmin [^em«] atqiie neglectiun... Hi bini vel terni ^ nec multo plures simul habitant, suo arbitratu ac ditione vi- ventes, et de eo quod laboraverint in médium partes conférant ut habeant alimenta communia. Habitant autem quampiuri- mum in urbibus et castellis : et quasi ars sit sancta, non vita, quidquid vendiderint maioris est pretii. Inter lios saepe simt iurgia, quia suo viventes cibo non patiuntur se aiicui esse subiectos. Rêvera soient certare ieiuniis; et rem secreti, victoriae faciunt. Apud eos affectata sunt omnia : laxae ma- nicae, caligae follicantes ., vestis crassior., crebra suspiria, visitatio vii^ginum, detractio clericorum ; et si qiiando dies f estas veiierit, saturant ar ad vomit um. » Il y a loin du sentiment de saint Jérôme à celui qu'expri- mait une dizaine d'années plus tôt, quoique avec déjà quel- ques réticences, saint Epiphane : et l'on voit si, à partir de 375 environ, le déclin de l'ancienne institution avait été ra- pide 2 ! Si nous savions la date de l'apparition du cénobi- 1. Epiph., Exposit. fia., 13 (P. G. XLII, 803). Athaa., Epist. ad Dracont., 9 (P. G. XXV, 533). Cad. T/ieodos., lib. XVI, tit. II (éd. Gothofred., VI, 53;. 2. Hieroa., Epist., XXII, 34 (P. L. XXII, 419). 3. A dater de la « persécution » de Valens (375-378). Voy. Baronius, Anna- les, ad ann. 375. — 146 — tisnie, nous serions en mesure de délimiter ;l quelques an- nées près la courte période où les deux institutions ont subsisté côte à côte, et cette période serait précisément celle qui explique le Syiitar/ma doctrinac ad nioiiachos. A pren- dre du moins le règ-ne de (lonslance seul empereur (3oO- 361) comme la date approximative de l'origine du cénobi- tisme ', on peut dire que le troisième quart du iv^ siècle est la période historique où le Syntagina doctrinae ad monachos a dû prendre forme. Je crois que cette vue va être très éclairée par les quelques observations qu'il me reste à pré- senter sur la discipline de notre petit traité. Les règles de discipline, en effet, que le Syntagina doc- trinae donne ;\ ses Continentes ou [xovâÇovTîç, répondent très exactement à la discipline ecclésiastique de l'époque immé- diatement post-constantiniemie. Les Continentes vivront sé- parés de toute femme : voilà une prescription qui ne saurait avoir de date. Mais plus loin il est dit qu'ils n'auront pas davantage auprès d'eux de rnulieres siihintroductae : c'est là une allusion à cette coutume des mariages « non consom- més, » comme on dit en droit canonique, des unions toute spirituelles d'hommes et de femmes gardant ensemble la continence, coutume que l'on avait vue se produire dans le clergé au m" siècle à Antioche et ailleurs, et qui au iv° ne fut pas sans vogue, témoin le De virginitate de Basile (d'An- cyre?) qui en parle avec tant d'indulgence, témoin mieux en- core l'opuscule célèbre de saint Jean Chrysostome qui la condamne si vigoureusement, témoin le troisième canon du concile de iNicée qui l'interdit expressément aux clercs. Le Syntagma étend aux Continentes la règle imposée par le concile de Nicée aux clercs ^. A la suite, on nous dit que 1. Cf. Weingarten, art. Mônchtam (très important) de YEncyclopaedie de Hertzog. 2, Euseb., H.E., vu, 30. Pseudo-Gypr., De singvlarit. cleric, 9etsuiv. (éd. Hartel, III, 183). Pseudo-Basil., De viryiait., 26 et 37 [P. G. XXX, 740 et suiv.). Chrysost., Adver. virg. subintrod. (P. G. XLVIII), p. 495 et suiv. Mansi, II, 10 et 670, — 147 — les Continentefi ont défense de s'occuper de négoce : c'est appliquer aux Continentes une règle portée par le concile d'Elvire conti-e les clercs : Episcopi, p?'esfrijteri et diacones de locis suis negotiandi causa non discedant, nec , ciratm- eiintes provincias, quaestuosas nundiiias seçtentiir '. Défendre aux Co7itinentes de prêter à usure de quelque façon que ce soit, c'est étendre aux Coiitinenles l'interdiction imposée aux clercs par le concile de iNicée et par les canons dits de Lao- dicée ~. « Abstiens-toi de manger de la viande, mais sans la déclarer matière de péché », dit le Syntagma, et il ajoute une série de règles que l'on croirait inspirées de celles du concile de Gangres, si bien elles appartiennent à une même discipline. Remarquez particulièrement la défense que fait le Syntagma de « porter des vêtements singuliers, comme si la vertu avait un uniforme, et de mépriser personne pour son extérieur. » N'est-ce pas ce que dit le concile de Gan- gres : « Si sous prétexte d'ascétisme un homme se revêt du TC£p[66Xa'.ov, et si se croyant juste pour cela il méprise ceux qui s'habillent comme tout le monde , nous le condam- nons » ^. « Que si, dit le Syntagma, toi qui fais profession de t'abstenir de viande, tu vas hors de chez toi, ne te distingue pas, fais comme les autres : mange des Xiy.ava, mange du Yocpov, mange du poisson sans scrupule. » Ecoutez maintenant le concile d'Ancyre : « Les clercs, qui s'abstien- nent de manger de la viande, doivent, quand ils assistent aux agapes, n'avoir point scrupule d'y toucher : s'ils la dé- daignaient {û éâsXûciaowTo) , s'ils ne mangeaient même pas des XdyoNa servis avec la viande, ils seront suspendus de leur office » ^. Un dernier trait : « Dans un %a7:Y]>vetûv [une auberge ou cabaret] tu ne mettras jamais les pieds, »dit le Syntagma ' ; 1. Mansi, II, 9. 2. Id., ibid., 565 et 076. 3. Id., ibid., 1012 et suiv. 4. Id.. ibid., 517. 5. Le xjtTî/jAîtov est la caupona des Latins. Ces établissements passaient pour — 148 — « mais que si, ne pouvant absolument pas faire autrement, tu dois demander l'hospitalité à un Tcavcoyctov [un kliau], tu t'y tiendras UV où il n'y a pas de femme, le plus loin possible (lu y.x-Y]Xsiov. » Voici maintenant le vingt-quatrième canon de Laodicée : Où otX îspa-1/.O'jç à-Ko zpe'iouTépwv sw; oiay.ovou y.ai ï^r^ç if,^ iv.Y.XflG'.a.zv.'ATiÇ, Ti^îw;... Yi Tou idcYl^-aTo; twv à!j*/.rjTwv, îtç y,3.rr^Kiiow îic'.évat 1. Dans tous ces divers préceptes, le Sfjutarjma appli- que aux Continentes la discipline que nous voyons les con- ciles des deux premiers tiers du iv" siècle (Elvire, Ancyre, Nicée, Laodicée) imposer aux clercs : en d'autres termes, la discipline du Syntarpna dans ses éléments les plus récents (nous allons voir bientôt pourquoi cette distinction) répond à la discipline ecclésiastique d'une époque qui concorde bien avec la période où nous nous étions fixé (330-370). Con- cluons. Le Syntaqma doctrinae ad monachos, s'il n'est point de saint Athanase non plus que de saint Epiphane, est du moins contemporain d'eux deux. C'est une façon de formula christianaevitae anonyme, à l'usag-e des Continentes d'Egypte au milieu desquels saint Epiphane avait passé sa jeunesse, et de Chypre, au milieu desquels s'exerçait son ministère épiscopal. Ce serait déjà un résultat nouveau que d'avoir replacé le Syntagma doctrinae ad monachos dans la littéra- ture contemporaine de saint Athanase : nous allons voir, en analysant les sources de notre petit texte, qu'il est une sim- ple adaptation d'un texte plus ancien encore. III Les sources. Je voudrais étabhr les deux propositions suivantes. — Pre- de parfaits mauvais lieux. Voir la plaisante iuscription d'iseriiia (Mommsen, Inscr. reg. Neap., H" 5078). 1. Mansi, II, 56T. — 149 — mièrement, le Syntagma doclruian rjue nous possédons et que S. Epiphanea connu est une manière d'édition à l'usage des Continentes à^\m écrit plus court, lequel était à l'usage de tous les chrétiens, les clercs et les laïques. — Secondement, cet écrit plus court avait pour noyau la Didaché XII Apos- tolorum. Des règles de vie qu'énonce notre Syntagma doctrinae, les unes s'adressent à tous les chrétiens, les clercs et les laïques, les autres, aux seuls Continentes : ce sont des règles de vie d'exception mises ensemble avec des règles générales de vie. Les maximes ascétiques ont une date historique, nous l'avons vu : mais ces maximes générales en ont-elles? Dans leur ensemble, elles n'ont sûrement pas été rédigées pour figurer dans notre recueil de maximes ascétiques : j'en ai la preuve dans ce fait que ces maximes générales sont en maint passage rédigées de telle sorte qu'elles ne paraissent pas prévoir le cas des ascètes : elles ordonneront de jeûner le mercredi et le vendredi et elles défendront de jeûner le samedi, mais à qui? à des ascètes qui font profession de jeûner toute la semaine? et elles parleront de l'éducation de leurs enfants à des ascètes qui vivent dans des mo- nastères ou du moins pas en famille? — Le style de la rédaction des maximes générales et des maximes ascétiques est aussi fort différent : pour les premières nous avons des formules brèv^es, fermes et sans justification, ce sont bien véritablement des Os^jj-ol l•/:/.\■^^dxq ayant toute leur au- torité en eux-mêmes ; pour les secondes nous avons des préceptes presque toujours conditionnés par un d ou un ââv, suivi d'une petite phrase justificative amorcée par un y^P, le tout rédigé en une langue indécise et anacoluthante. — Se- rait-ce donc que nous avons dans notre Syntagma doctrinae deux parts différant et d'adresse et de rédaction, et de fond et de forme ? C'est une supposition, rien de plus encore. Mais si, partant de cette supposition, on souligne dans le texte du Syntagma — 150 — doctrinae toutes les maximes ascétiques, on les verra toutes sans exception s'intercaler clans notre texte comme des dé- veloppements de seconde venue, on en verra plusieurs rom- pre violemment la trame du texte ', lequel, ces maximes ascétiques étant supprimées, restera non seulement un texte qui se suffit à lui-même, mais encore un texte plus homo- gène, un texte ne donnant plus que ces Oecp-oi èxy.Xr^iîaç dont la présence dans un Syntar/ma doctrinae ad monachos s'expli- quait si mal. Que si, par un procédé pareil à celui d'après lequel on a retrouvé dans la Didaché XII Apostolorum le texte juif des Duae viae, nous essayons de séparer de notre petit traité as- cétique le texte simplement chrétien qui en est le noyau, voici à peu près quel texte nous obtiendrons : [I, 2.] Xàp'.xt [j,£v è7[j.îv G(ù'Ç6\ivK'.^ à'ùJ f, /,âptç aiOaipéTOUç PoûXsTai sTvat TO'jç ca'JTYjç zaïoa; y.ai coçiaç ubù;... [3.] Tr^ç oOv cpôr,? i!xùxt,ç, TCidTSwç à^iov ceau-cbv sù-upéiîiî^s, zpoêî6Xr,ii.£vo<;, àYa^rjxé, iolO-x o'Ski-xtv). I. 2.] Cette première phrase pose le principe de l'éthique chrétienne : le salut par la grâce (Ephes. II, 5 : Xzpfrt iîrs !;57ojî//îvoi. Ihid., 8 : T^ yàp y^pi-'i îVtî c-'j'jiçy.vjoi SiU rrt'sTî&j;), laissant entier le libre arbitre (le mot a.j9xipi70i n'appartient pas à la langue du N.-T.); d'où nécessité d'examiner sa conduite (I Cor., xr, 28 : ào/.i/J.u'^ir'j> o's xvOpo)noi ïaJTÔ'j. Gai., VI, 4 : To oi ïoyo'j kxuroïi ooz(/y.5tÇ£TW EzaiTOâ.), et de s'attacher au bien (II Cor., xiii, 7 : To xolIov tzoiôtî, ri/jiîU oi ô>i koby.iij.oi cj/j.vj. Cf. I Thess., V, 21 : Ilâvra ôoxi/j.i^zTz, t'o xx).bv /.oL-ziyi-i). Le sens n'est pas dou- teux : mais j'ai cru devoir réserver la fin de la phrase (zai -rrâî/j; izax^ôtai xzX,), dont le texte me paraît trop difficile à restituer. — 3.] Le principe du salut par la grâce et de la nécessité des œuvres une fois posé, voyons quelles œuvres s'im- posent à nous : « Dispose-toi, cher frère, à te conduire conformément à cette doc- trine, prenant la résolution d'observer les préceptes que voici. »Le préambule est fini. Remarquez comme le Syntagma et aussi la Did. CCCXVIII intercalent dans cette parénèse toute à l'impératif le membre de phrase 'AyovtÇovrat //srà zoïi, lequel n'est lié à rien, sauf à la phrase du début "E-jzvj o ^to,-... L'intrusion est \. Je citerai en exemple tout le n» III de notre Sijntagma doctrinae. Je l'ai partagé en dix versets, et, si l'on veut bien s'y rapporter, on verra que la suite logique des idées enchaîne les versets 1, 4, 6, 9 d'une part, et les versets 2, 3, 5, 7, 8, 10 de l'autre. La trame du texte donnée par 1, 4, 6, 9 a été rompue par l'insertion inintelligente de 2, 3, 5, 7, 8, 10. De même le verset 8 dans le n» I; de même les versets 1, 7, 12 dans le n» II. — 151 — [4,] Kûpiov xbv ôsôv cou aYa-YjcîK; è^ oXtjÇ /.apSiaç gou vtai èç oXyjç ty^ç «j^u/^ç aou, y.al tov ■KXr,!7(ov ao-j w; asau-bv. [5.] Où çovsucîiç, où [xoixeû- G£iç, où Tcopveûceiç, où TratooçOop-^csiç, où (pap[j.a*A£Ùcsiç, où ci/ocraTYjcstç. [6.] ''Xizê.you Tcviy,TO!j y.ac sioo)Xo06tou y.ai aï^j-axoç. [7 ] Kal xauxa [jiv &3ti xà ■irpoçav?] à[j.apx'r;iJ.a-a • .aï os (oç àXa/tGx6x£pai 5 cpatvot'.evat èvxo7va(, wv xat aùxôv Xô^ov à7coBu)ao[X£V, eiaiv aOxat... [9.] OuXâxT£a9ai [xe] ij,y] etvai oiXo^ov, \rq oiyv(j)[;,ov, ;j/}] 'i^£uaxr,v, [xri -/.ct-iâXa.- Xov, [rfj àxaipoTTcpiTiaxov, [j-Tj àvair/uvxov, [r}^ p£[jl6ov, [j/r) àvaîaO'/jxov, [xy] aù9âo"^, |j.Y) caT^pcv Xc^ov è/, xstXéwv zpoçépovxa, [;/riX£ cp-^ov oXwç xo Trapâ^av • àXXà val va(, ou où • y.ai èâv zou àvâ'Yy;') Yev/jxai, Xs^tiv èv o[jm- i'^ A(a r(v(ocx£, Y] 'âXy;0£Ixv Xé^to, -q Où 4''ùoo[j.ai. [10.] Tb 0£ c£5aqj/ov ovo[j.a £7:1 opxov \):q Xâ[ji,6av£, [j/r^xî êxîpcv xiva opxcv, xaOwç eittôv xb £ÙaY- YÉXtov. [1 1 .] Tauxa ^àp ■Kavxa où 7:po!;r,-£i oùcà àp[ji6xx£i [xotcTv], àXXà xal aTCO £xy,Xr,Giaç èxêiXXei xbv ij,y) zapasuXaxxciJ.EVov, xivàâè aùxwvxal dcTuox- X£l'v£l... 15 [ir, 2.] My) XsY^iv àoîXçbv paxâ, [r/jx£ ^i-wpé. [3,] 'EopxaTç èOvGv p.Y] manifeste. — 4-6. J Tout ce passage dépend de la Bidaché. La Did. CCCXVJII a beaucoup plus altéré la citation, car elle donne : où '^oviùijojj.vj, où fj.oixiù<7o/jLBv, où Tropv£'J70//-:v, où izy.iZo-fOop-fino'j.vj , où 'jixp/j.a/.zùsofj.î'j .Mais avant où oiy^o^rxTYjaouvj, elle donne : où zAsi^o,u5v, où 'pci)oo/j.ciipzup-/]tjo/j.îv, que l'on retrouve dans la Bida- ché (II, 2 et 3) sous la forme où /Jijuti..., où ?î, sTiît Tza.piy.roi dio'ù az oiSi'jy.zi. Je voudrais que le Syntagma l'eût conser- vée, car cette phrase est textuellement empruntée à la Bidaché (VI, I) : "Opx fj.n Tt's 5ï TxlxvYjsri à-jib TV-ùrrii zrii ôooù Tvji ot^azyjî, iitzi Tzxpz/.zbî Ozob az oiSxnxzi. — 7-11.] Les commandements capitaux viennent d'être formulés, nous passons aux autres, « qui paraissent moindres, mais dont nous aurons également à rendre compte » (cf. I Pe., IV, 5 : 07. c/.noo'J)'jou7i ).oyo-j...) — Les termes oi).oyov, oi-fjo>ij.ov, ) çapixaxsôeiv, [j,YiT£ aAAov CCI Tau-îa Tipâ-risiv è^i vôco) r, ziOouç àX7-/i|j,aT'.. [5.] Mt) à-ép/scOai Tzpoç £T:aoioov, ij.yjtî î-u/.ay.Tripiov éauxo) TuepixiOévai, (r/j-s -nspi- y.aOaîpsiv, [j.y;-:: iJ.r,v -rau-câ gs'. tts'.sîv, [rf,T£ b-h a/J.cj cs'. 7£vr,Tat. [0,] 5 Tb co)ij,x o'jAâ-uxe'.v àzo Tri^-^q ais/pôr^xoç y.at à^EAYsia;. [îl.] M-/] cuvîû/ccOat aipsTixo), [j/^-îs [^.STà £Ovty.o)v... [10.] M-q Tapioaivs vr^c-îiav, TouxéaTiv Tsxpdcoa y.at zapaoy.îUYjv, si |j/rj xi £7:1 vôco) 6î6ip-^Ga'., /(>)plç xr,; 7:£vxr,y.S':xr,; [jivr;; y.al xôiv à-içavtwv. [H.] Ty)v xeGcapaxocxTjV xyjç aYta; èy.y.Xr^cîaç y.al xr,v £6oo[xâoa xou aYtou 7:dayx 10 7:apaxîxr,p-r;pivwç çùXaxxs... [13.J lâêSoLiO'f [y.at y.upiay.r,v] [j/}] vr,cxs6cYjç, tîXy;v xou [j-EvâXoD cac6axou [xou ôtYiou Trâr/a]. [l'i ] 'H ce xy;ç xexpaooç xai zapaavtsuYji; ewç wpaç èvvaxYjç rr,r:xzix x£xaYt>ivï) èaxiv... [17.] My] xt'ç as TwXavfjCr, âv y.upiay.f, [vrjsxî'js'.v xb zapaTrav, [rrjxs] YOvu-£X£tv xb Trapi- •::av, iJ.Yjxs âv ■::cVxr//.C7XYi • cù ^ip ècx'.v OaciJ.cç £y.y,AT,aia;. [18.] Kat [).y\ 15 àvé/cu iva izXar'r^'ZMzh ci x'.veç Mapy.'.o)V'.!:xal ïj éxépa aïpesi; vr,cx£Ù£iv xb crâéêaxov loi'wç [y.aiîy.upiay.f/ç] . [19.] Tuv Bà cjvâ^swv [j.y) àjxsAst. [20.] Twv {J.ucx"/)p(u)v a^icv csauxbv siixpÉTriçs [rf,-o)ç £iç y.pt[J.a cuvéXOvjç. [III, 1,]M-/)y(vcu o'.AipYupcç, [/•}] air/pcy.epcfiÇ;, [j.Ti orAcy.xr,iJ.o)v, p.-}) otXdTrXcuxoç... [4.] Tc/.ov [rr, Aay.6av£... [0.] 'AY3CT:a zâvxa àvOpto-cv y.at iOvû'j [\ fj.r,zi v.)).0'J-ù).yr,/j.y.ri\ jJ-r-l a/).w tkjtk i-ju.-p'j.zrivj é-KÏ viïw v) :râ9£( y) à/y/j- fj.y.Tiri ù/,y//aT£ || •^xtla.y.-rnpiO'j + //.v^Tî rà y.vloJiJ.vj'j. izipiccrtrcc. — paxâ-//'j)p£ dépend de Math,, V, 22; /j.uy-ùziv, ffxpu.v./.îûirj de Didaché II, 2; i-jxxotoôv, ■KipixaO'j.ipîvJ de Didaché III, 4. — «î^xp'^-'i-o;] cf. Ephes., V, 4. — àî-'i/na] cf. II Cor., XII, 21. Gai., V, 19. 10-20.] Nous passons aux commandements de l'Église. Et d'abord le jeûne du mercredi et du vendredi (cf. Didaché, VIII, 1), obligatoire toute l'année, sauf la pentecôte, c'est-à-dire les cinquante jours qui suivent Pâques, et les epi])ha/iies, c'est-à-dire la fête du 6 janvier. Puis le jeûne du carême et de la semaine de Pâ- ques ou semaine sainte. V'oy. le développement de ces maximes dans Constitut. apo.H., V, 13. — 13.] Défense déjeuner le samedi, sauf le samedi saint : je sup- prime /.'A /AjpMy.r,v dont le contexte ne comporte pas la présence, et toO «ytou Tzia^oi qui me paraît être une glose très inutile de //syx/ou caêSâTou. — 17.] Je supprime encore une fois la mention du v/;7T£tJ£tv ev zupiaz/î qui s'accorde si mal ici encore avec le contexte, pour ne garder que la prohibition de s'agenouiller le dimanche et durant le temps pascal. Cette prohibition, antérieure comme coutume au iv« siècle, est lormulée par le vingtième canon du concile de Nicée : mais ce n'est pas à ce canon célèbre que peut faire allusion l'expression Oi'ziJ.hç, iyylr,<;iv.i. Le mot O-zij.àç, n'appartient pas à la langue du N.-T. — 20.] di ypXp.v. sxi'jildr,^ dépend de I Cor., XI, 34. ni, 1-IV, 4. y.hyp'j/ipryr^ç dépend de Didaché, III, 3. — 'x-fxr.r/. de Didaché, II, — 153 — eip-^vcus [).eTà. ■ûâvTwv y.x\ [j-îO' lov cù*/, eu/.Y), Xwplç aipéaewç... (9 ] My) âoXieùou £vwk10v /.upiou... [IV, 1.] Tivoi) xa-civbç xai -fiGuyioç, Tpéi^wv 8tà TïavTOç xà Xé^ia "/.upi'ou. [^.] Mr\ yIvou [j-â/tfj.oç, [j/}) tû-xs àvOpoj'âOv Y^ [xovov -Jza'.GÎov ao'j [j.ty.pbv -irpb; -rrx'.osiav... [3.] M-^ ixuy.xr,p'.Lî 7:âvx7. àvôpwTTOv. [4.] Mr, coea'j-gou xivà à-b cy;/i[j.axoç... [Vl[. 2.] A'jxaî stciv ai XYJ; 7:potip-q\j.iYi]q tziîxswç ivxoXal [xal zapasu- Xâ^iraxa], âç iàv kOI"/;^-/); -/.al xr,v Trt'jxtv x'/jp-rjc-/);; Isy) [j.aO-r)xrjÇ xoO /.upi'ou Yj[j.ô5v 'Irj-joij Xpisxoû. [VllI, 1.] El os xtç îepî'J? àz.pi6ôj; OâXsi îepaxE'Jsiv, [xsxà xîov zposipY;- j;.évwv èvxoXwv, yjxo) v/]îpiXioç, G-ouSaToç, àvîHixaxoç, /p-^Gxoç, 9i7v6psavoç, lo cpi'Xi-xwxoç, çiXi^svo?, çiXaY^^oç, 'î^cuxoç, cxôpsoç zîaxsi y.al Yvd)[j.Y) xai X6y('>, à-sxô[;-svo; Yuvai/.o?, [j.y] à[j.sXo)v xoî3 '::oi[;,viou, ij/}) 6ojAujc5[A£v5? xiva. M'i^ TTpoaw-oAri-XEiv, èXéY/.cvxa è-i izœnhr/. [2.] My; èàv d/wpiav xpo- êaxov èv xy^ 'ttoi^y], àX/.à xaOai'psiv ::ptoxov [j.sxà [xsxavoiaç, xai x5x£ auvi- Vciv èv xYJ jjLavâpa. [3.]EiBévai exatjxov ù>ç.%oi\Ka.ivny ozX, xi oà xaïçy^rjpatç 15 TCapaYYÉXXsiv, [xi [xovayoTç, xi Xaï/.oTç,] xt xaxY]Xou[;.évoiç. [4.] Fuvai^i os 7 : Où fj.i'jfi'ztiç, rrâvra a.-jdpci-;zov. — £tpv7VcuîJ « Vis en paix avec tous, même avec ceux avec qui tu ne pries pas », les membres séparés pour un temps de la com- munion de l'Église. — A la place de atpsVîw,- la Did. CCCXVIII (ap. Mingarelli) met xat atpîTizcjv et ajoute : ô yxp at'pïTtzi; ÀÙxoi £7T£ 7Ôi Toii Xpi-jTO'ù noi/J.VY>i xal roïi 'AvTixpi^rou ■KpôSpoy.oi. — ri'^ùyjoi-y.upio'j dépend de Didaché,\\\, 8. — ^ilip- yupoj dell Tim.,III, 2. VII, 2.] Nous voici à la fin de l'énumération des préceptes de la vie chrétienne. Remarquez comme cette finale répond au début : T-^'; ttiVtïwî â'itov 5îxutov zùrpé- TTt^î, 7Tpoê£ê//)y.£'vOs rxZlTX ^uAâTTJtV (l, 3) : ... i).X)(^l'7TÔZipa.l XlVO/J.iVXl ivTOlcii £tT£U uuTxi... (I, 7). — Le Syntagma est ici très prolixe : j'ai supprimé VII, 1, 3, 4, 5, qui sont la paraphrase de VII, 3. Le lecteur jugera. — Pour svTo)/iv -ouvj, cf. Gai., V, 5, pour Trianv T/jp^iv, II Tim., IV, 7. VIII, 1-10.] Ici vont être énumérés les devoirs propres aux clercs. — La Did. CCCXVIII présente quelques variantes de valeur : 1 xTisyJ>y.ivoi uçi/j.vuy yu- vawwv -f- TTpcoTOTÛTTw; azouôâÇîty tç inAri'jia., zn (7uvâ?st f^s dix).fJMSixi... \\ fj.r, /3oî- Auudé/xsvos Ttva + f^■ô 7r>.yjzT»7V, /jlvi Tzipoivov^ //.i) t^ùxpyupov , 3 xuzYiyou/j.ivoti -f- Tt Tots èv atftvâ yv.u.u, zat toDto oùx èv oicc^ôpo) vô//.c.j, àAA' eT; /k^v vofi-Oi èffrt noiué'7i, 4 J.a).stv + lUvjSâ /.àv évà iôyov ev ■^idupujfj.âi, /avjts 5U//i|'âAAîiii, //vîtî suvuTtazoûîiy II tijyiijOxi -\- 6zù 01 ïVTSÛiî'jj; c(.ya6r,i y.'xl c!Sfj.v?Ji no^iTiiu-; || è'j6r,'rt -J- yi/-^ ^'x^'^ «Otscî Aa/A7rpov ès6/}Ta., //./jos ;^pu5« èvoù/xxrcc îj /.o'jfj.iu [| ^oùv-zOxi + ^.-^ts sv «-/opa //i/jtî £v Èxx^ïjfft'x II xa-rayt^.îîv + ^'V-'J ^''' ypaîi; vj y£povT£; /) ■n:pt'7êùz-ooi y.x'i TiicTÔrazoï. — I.] Upxzsù-iv expression rare dans le sens de « être prêtre » (cf. Le, I, 8). — N/!^k;,£o; est emprunté à I Tim., III, 2; àusitxazo; à II Tim., II, 24; îTrouôaîoj à Il Cor., VIII, 22; vpnnrbi à Le, VI, 35; yiAôisvoî, fùxyuOoi à Tit., I, 8; -^nuxoç dépend de I Tim., II, 2; nzspibi rn Tzhru de I Pe., V, 9; x/i-Xûv zoïi -rzoïy-vioo de I Pe., V, 2 et 3; rrpo7,/î7û-£tv de Jac, II, 9; ili/yovra. de I Tim., V, 20. — 4.] 10 — 154 — zïpx'CrihXtvf h lv.-/XT,Giot. [j.r, XxXsiv c'/mz, àX/J h t^ôlgi 'zk-^Sm ■m\ ey/sî- Oai, -/.ai [J.Ï] Xa|x-p6v£iv ÉauTa; èv /puco) •?, £sOf,Ti, -:à Z\ TzpiawTra aùiôiv [o-Y) 5a(vesOat, Xstpaç àvGpwv irr; -/.a-xstXîTv. [•').] KaTr^/^oûiAîvo'. ce ?5(a eù- '/iz-MZTir^ IçioO^v TOJ 6y;aoj. [6.] '0 es 7:5; /.abç èv çico) -/.xl s-.wzf, ^ àxouÉTd) TGV Xévov Tou -/.'jpîo'j. [7.] OÙ [xsvov 0£ 01 à[j,ap-xvovT£; o(/,-/;v à-o- Tt<70U7'v, àX'Xà y.ai oî xatpovtsç èzt toi; àjj.apTâvouc.v. [8.] FIspl ce twv zpccoopôiv csîDvEtvrjSîiv 5 tspîûç" èàv '/àp Xâo-/] zapà GxpaTîuo[Aévou s-A/éav- Tcç aï;j.a, r, cta-rsisav-cr, y; 7.A£'|/av-o;, y; zapà TpaY[j.aTcyTcij i-i6p/.0Lt, v^ r^apk ■::Xouctou à7:csT£p'/;':cij, v) zapa tsAwvo'j èTCtTîpâxxovxoç,-?) zapaioxo- 10 y)v1J50u,yj -t[j.isu)vXoy £7:1 cîtcu, y^ 7:apà 7:avTbç à[Aap-o)Aou, 6 to'.ojtoç Upeùç à7:b TOioitwv èàv XaêY) /(oVov y.al tusXov 7:pc7çép£i â^ ajxôiv xo) Oew. [9 ] ^ct 0£ xô) Aaïy,o) ojy. £Ç£cx'. y.pTvai xbv îîpéa, £i [j,r, iàv lor,; 7:apa6â- xr,v çi£ÛY£ à7:' aùxou. [10.] 'Eàv xauxa (tuAi^rjC, 6 Upeû;, êa6|j.bv à^aObv eauxw Z£pi7:oiY) y,ai 7:o7vXr,v 7:apprjSÎav xr,v èv Xpisxw 'Ir,îcj y.opi(.) r/ixôiv, 15 (xeO' oO xu) 7:xxp\ TJV à-j'iti) zv£'j[j.xx'. r, C3;a £iç xoùç aiwvxç xwv atu)vtov • à[}:'^^'^. (1.1) )a.).Eïj dépend de I Cor., XIV, 35. — 8.] Comparez Constitut . apost., IV, 6 (p. 117) : Ti-p^ ôk TÔv ETTt'îxoTTOv tlZi'jui Tt'vojv Jô-ji£t/î( oi-/t^Oa.i y.upizo'fopix^, /.ai Tt'v&JV oùz o^ctAct. Et après avoir éliminé les caupones, les lenones, les exploiteurs des veuves et des orphelins, il énumère les pxoioupyoiii xxl priropai aoixicc (juvaycjvtÇo- fiivoiii XKÎ ttow/OTîOioù; xat xy.yÎTtraj zat ■zi'j.'jtja.i àoi'zou;..., /at tnpoLTiÛTn'v cuxo»âu- Tvjv, yuvj àpxoù/xivov zoîi O'iwvi'otj «AAà TOUS TTc'vjjTas Stauît'ovra, oovsa ts xat Svj/jliov xai otzacT-^v TcapâvOMOV, Tzpxy/jLXTOiv àvarpo;rî'a..., Toxoy/ûj/ou.. , Ot yàp Tiapà TOtoJ- Twj of/6/j.vjot... iimùdu-joi tû toD ÔsoD /.pir-ipioi yîvvjçovrat. Il est difficile de ne pas voir ici, comme sur jilusieurs autres points signalés plus haut, combien par en- droits les six premiers livres des Constitutions apostoliques font écho à nos Fidei praecepta. — Sur G^pu-iJoui-jaM, comparez Le, III, 14. — IIsa/y.arîJT/j; iniop- xoi, l'expression n'est pas biblique. J'ai corrigé la leçon du Syntagma, laquelle est : r, ■Ttpxy.or.Te-jToï/ r, iniop/.oj. — Sur îcTOTrîs/jToD, comparez I Cor., VI, 8 et VII, 5. — 'E-t-pxTTovTo;, « qui exige plus qu'il n'a été convenu », est donné avec ce sens par Suidas. — J'ai inséré TîxpJ: devant to/o/^.Û'voj et devant 7iij.ioj).y.oïi. — So[)hocles donne ■zLfj.iojl/.ôi comme un apax : le sens est « qui fait monter le prix. » — L'expression yu'j'oj /.xi ruy/iv est une allusion à Malach,, I, 8. — 10.] ^aô/jibv à-yxdô\t dépend de 1 Tim., III, 13; T.9.ppf,nix'j de Philem., 8. Assurément le départ que nous venons de faire entre Té- lément simplement chrétien et l'élément ascétique du Syn- tfifjma doctrinae, est dans plus d'un détail de nature à pro- voquer quelques hésitations : mais la démarcation générale des deux textes me paraît on fiti de compte inrlubitahle. Ap- — 155 — pelons, pour la facilité de la discussion, Fidei praecepta le texte ainsi extrait du Syntagma doctrinae ad monachos. Ces Fidei praecepta seront-ils de beaucoup antérieurs au Syntagma doctrinae ad monachos? ie ne le croirai pas aisé- ment. Les détails liturgiques auxquels nos Fidei praecepta font allusion ne témoigneraient pas en effet d'une époque ancienne. Je ne parle pas du « jeûne du Seigneur », le jeûne du mer- credi et du vendredi de chaque semaine, car il n'a pas de date; je ne parle pas davantage de la a Pentecôte », enten- due de la période des cinquante jours qui suivent Pâques, pour la même raison. Mais on sait que la « semaine de la sainte Pâque », c'est-à-dire la semaine sainte, apparaît dans la littérature chrétienne pour la première fois au m" siècle ; que l'Epiphanie (ta èTrtsâvia) se trouve mentionnée, pour la pre- mière fois dans la passion de saint Philippe d'Héraclée à pro- pos d'un événement du temps de la persécution de Dio- clétien; que du carême enfin, entendu de la période des quarante jours déjeune qui précédent la semaine sainte, « il ne reste pas de traces antérieures au iv^ siècle ^ ». Ce n'est pas à dire que ce ne soient là des institutions antérieures à la date précise où l'on constate pour la première fois leur existence : mais il n'en serait pas moins aventureux de de- vancer ces dates. — Les détails historiques, si minimes soient- ils, y autoriseraient peut-être pourtant. Notre petit manuel de vie chrétienne aurait été rédigé pour une société qui pa- rait singulièrement composite : les juifs y sont nombreux, à voir comme le fidèle est mis en défiance de leurs pratiques ; les païens tout autant, puisque le fidèle est conjuré de ne participer point aux « fêtes et prières des Gentils » ; les hé- rétiques enfin, les hérétiques qui sont « le loup dans la ber- gerie du Seigneur et les précurseurs de l'Antéchrist », les hérétiques semblent pulluler. Or, remarquez bien que ce ne 1. L. Duchesne, Origines du culte c/ireUen (1889), p. 218 et suiv. — 156 — sont point des hérétiques de nuance théoiogique comme les Ariens : ce sont des hérétiques qui jeûnent le samedi, comme les Marcionites, Et les Marcionites sont cités nommément. Cela nous ramènerait à iine époque où les Marcionites, si oubliés au cours du iv" siècle, n'étaient pas encore une quan- tité négligeable dans la société chrétienne, et où la sévérité de leurs observances pouvait l'aire impression sur les fidèles, comme elle faisait sur Origène '. — Si donc, comme le lait de l'attribution à saint Athanase et mieux encore de la mise en copte du Syntatjma nous autorise à le croire, notre petit manuel de vie chrétienne est une œuvre alexandrine, ou tout au moins égyptienne, je dirais qu'elle est antérieure au schisme de Mélèce (306 environ) et aux troubles provoqués par Arius : j'y verrais volontiers une œuvre des dernières années du ui^ siècle. Il nous reste à voir avec quoi ces Fidci praecepta ont été formés eux-mêmes, et c'est ici que nous rencontrons la Dida- ché XI l Apostolormn. Le fait d'avoir le premier signalé des emprunts à la Dida- cAe dans le Sf/niagma doclrinae est dû à M. Rendel Harris, de Cambridge '■'. Mais le premier qui ait abordé l'étude des rapports de la Didaché et du Syntagma est M. Warfield, pro- fesseur au séminaire théologique d'Allegheny (Etats-Unis) ^. M. Warfield a montré comment notre tract était « une adap- tation de la morale de la Didaché à une époque et à des cir- constances nouvelles, exactement comme l'est le VIP livre des Constitutions apostoliques ». Si les vues que je viens de développer sur la distinction des Fidei praecepta et du 5'/;^- 1. Orig., /,* Ezech., VU. 3 (P. G. XIII, 12\). 2. J.-R. Harris. The Teaching oftlie Apostlcs and the Sibylline Books (1885), p. 15-16. Je regrette de n'avoir pas [)u lire la note de M. Orris, The j)seudo- Athanasius and the Teaching, parue dans le \^New-York] Independent du 15 avril 1888. Cl' Theologisclie Literaturzeitung, 1887, p. 32. 3. B.-B. Warfield, The pseudo-Athanasins and the Didaché, dans le Journal of Exegetical Society, 1886, p. 86-91, et The didaché and its kindred forms dans VAndover Review, 1886, juillet, p. 81-97. — 157 — tarjina doctrinae ad monachos sont toiidées, il sera plus juste de dire que nos Fidei praecepta sont une adaptation de la Didaché, exactement comme l'est cette célèbre Constitution apostolique égyptienne, que l'on est d'accord à attribuer, elle aussi, aux dernières années du iii^ sièck ou aux premières années du iv" '. Voici les passages de la Didaché adaptés par les Fidei praecepta : [I, 2]... TipwTov, àY(X7UY)(j£iç xov Oscv Tov izovr^'j^nô. Qi ■ osÛTôpov, xbv TîX'^ai'ov (jou wç csautcv... [II, 1.] Asuiépa oï èvToXrj x*^;; oioay/^ç • [2.] où ©ovcÛGiiç, où [lov/^zû- !j£'.ç, où 7uaiooçOop-r)v£0V£/,x"r]ç... oùo£ uTztp-'f]- çavoç... [7.] Où [j,tc-/)a£iç xâvxa àvOpwTcov... [III, 2.] My] Yivou opYtXoç... [3.] [j.-}) yivou èTri0ui;-"^XY]ç..., [j-y]§£ ata/po- Xo^oç, I-''"')5é ù'-|;v3X6!pOaX[j,Oi;...[4.] [rr] ^ivou oiojvoaxÔTîOç..., jj-y]§£ èTuatoooç, [j,Y30£ [AaO-/]|;.axr/,6!;, [r^oé 7ï£paaOa(p£tv, [j:qoïhi\z aùxà pX£TC£tv... [o.]Mrj Yt'vO'J <]^£llîX"^Ç..., [A"/]0£ Ç'.AipYUpOÇ, lJ//]0£ /.îvcoo^oç... [6.] Mr, ^ivou -{ô^f^u- aoq..., [j.-rpï aùOâorjç, ij.r^oe Trov/ipo^pcuv... [8.] Ftvo'j [xx/.poOu[j,oç y.at £X£'/i[;,(i)v xal àxaxoç /.at •Jjgû/io; y.al àyaOb; y.al xpé[J.wv xoùç Ao^ou^ otà Tiavxbç oûç Tjxoucaç. . . [IV, 3.] Où Tzovi]atiq G/Jci^a, £tp"/]V£6(j£tç 0£ [i.a/opivouç, xpiveiç oiy,a(oiç, où Xïj'iiY] TupofjwTTOv èXc^^*'- £7:1 •jrapa'!ix(t)(/.aGiv . [4.] Où oi'^uy;rj7£iç.. . [6,] 'Eàv eyriq otà xwv X£tpwv cou, 0(î)a£tç Xùxpwciv à[j.apx'.iov cou... [14.] où TipoccXcùarj Itzi TïpoffcUXïlv cou èv (juv£'.û"/jc£t 7:ov/;px. [VI, 1.] "Opa t>.ï] xiç Ce TzXavriCY] aTôb xauxr^ç x-^ç oâoù xyjç BiSax'^ç, 1. Je désigne sous le titre de ConstiCiition apostolique égyptienne (cf. Bulle- tin critique, 1886, j), 361), le petit traité anonyme que les Allemands appellent Apostolische Kirchenordnung , et les Anglais Apostolical Church Ordinances. Sur la date et les sources de ce traité voy. A. Harnack, Lehre der zwblf Apostel (1884), p. 193 et suiv., et Die Quellen der sog. Apostolischeti Kirchenordn. (1886), dans ses Texte und Untersiich., II, 2 et 5. — 158 — £U£t wapextbç Oeou gî otBâfjy.îi . . [3.] àizo oï toO sioioXoOûtou "Aîav ■::pôav/e . [Vin, I.] ... vYjTTEÛGaTE xt'pâoot. xal zapao/.suTjV. [X111,l5.] llàaav à~ap/rjv 7£vv/;iJ.âT(ov. . . Xaawv ciôîî'.; rr,7 àz^pyr,-) -oiç irpoç-TiTatç • aÙTOt y^î? îi^'-v oi àpyj-ôpeiç Ojawv. [i.] 'Eàv cï \):q iyr,-i T:pO!pYlXr^V, 00T£ TCÎÇ -Tco/ot;;. La dépendance des Fidei praecppla-X l'ég-ard de la Didaché est, on le voit, incontestable. J'ajoute, avec M. Warfield, que cette dépendance est directe, en ce sens que l'auteur des Praeceptad. puisé à même la DidacJié, et non à l'un quel- conque des remaniements connus de la Didaché, soit le VIP livre des Co7istitutions apostoliques, soit la Constitution apostolique égyjjtienne : la preuve en est dans ce fait que les Pmecepta, dans les passages qu'ils empruntent textuellement à la Didaché, nous donnent des leçons que nous ne rencon- trons point dans lesdits remaniements : je citerai en exem- ple, toujours avec M. Warfield, le c-.à zavxc? de Didaché III, 8 et Syntacjma IV, 1. Ce point est à tenir pour acquis. M. V^arfield va plus loin : il développe cette idée que le type textuel des emprunts faits par nos Praecepta à la Dida- ché esi « le type textuel égyptien deiA Didaché », c'est à savoir le type textuel que l'on retrouve dans la Constitution apost. égyptienne et dans le fragment de version latine retrouvé par M. von Gebhardt, et que l'on distingue du « type textuel syrien », celui que présente le VIP livre des Constitutions apostoliques et le manuscrit unique de la Didaché. C'est ainsi que dans le Syntagma nous ne trouvons pas trace des versets I, 3-11, 1 de la Didaché, lesquels sont considérés comme une addition propre au type textuel syrien. C'est ainsi encore que dans le verset II, 2 de la Didaché, l'ordre d'énumération des péchés capitaux étant différent dans le texte syrien de celui que présente le texte égyptien, c'est précisément ce dernier que suit le Syntagma : Où çovEÛai'.ç, o'j \}.y:/z-jzv.ç, où zopvejcEiç, sj -a'.ocç.OcpïiJî.iç, cù y.Xé'I/îiç, au lieu de Où ^svîùaciç, où \}.ov/ti> •H -P en •H u -p crf P-. ci •H ■r! ;3 +^ 1 HL INSTITUTE OF WEC \0 ELMStCY TORONTO 5, C MAFV PUA AL SI Ut lS Ce ^DA.