=== Dada_01_1917_djvu.txt === DA D'A 1: RECUEIL LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE JUILLET 1917 ° RM « 4 1 ” L ARPE BRODERIE H NOTE 18 SUR L'ART à l’occasion de l’expositon de gravures, broderies et reliefs dans la Galerie Dada (4 —29 Mai 1917) L'art ect à présent la seule chose construite, accomplie en soi, dont on ne peut plus rien dire, tellement richesse vitalité sens sagesse: comprendre voir. Décrire une fleur — rélative poésie plus ou moins fleur de papier. Voir. Jusqu'à ce qu’on ne découvrira les vibrations intimes de la dernière cellule dans un cerveaudieumathématique et l’explication des astronomies primaires: l'essence, on décrira toujours l'impossibilité avec des éléments logiques de la continuelle con- tradiction marécage d'étoiles et de sonneries inutiles. Crapauds des.lampions froids aplatis sur l'intelligence déscriptive du ventrerouge. Ce qu'on écrit sur l’art est œuvre d'éducation et dans ce sens elle peut exister. Nous voulons rendre les hommes meilleurs, qu'ils comprennent que la seule fraternité est dans un moment d'intensité où le beau est la vie concentrée sur la hauteur d’un fil-de- fer montant vers l'éclat, tremblement bleu lié à la terre par nos regards aimants qui couvrent de neige le pic. Le miracle. J'ouvre mon cœur que les hommes soient meilleurs. Nombre d'artistes ne cherchent plus les solutions dans l’objet et dans les relations de l'extérieur, ils sont cosmiques ou primaires décidés simples sages sérieux. La diversité des artistes d'aujourd'hui serre le jet-d’eau dans une grande liberté- cristal, Et leurs efforts créent de nouveaux organismes clairs. Dans le monde pureté avec les transparences et matérialités de la construction cachée d’une simple image qui se forme. Ils continuent la tradition le passé et leur évo- lution pousse, lente comme un serpent vers les conséquences intérieures, directes, au delà des surfaces et des réalités. TRISTAN TZARA WALK tirati in là Leopardi ti puzza il fiato estratto di pomodoro concentrato nel vuoto l'infinito esplode come un razzo di sagra metempsicosi dei fulmini e dei ranocchi colori tramontati iride disincantata sorriso putrefatto aholaholaholahola Cecco Becco muore tutte le sere con goîfe convulsioni umoristiche Dada ultima rivista dell’universo TNAUE=NULLAR UE A sum VE = si À î " 4 il! 2 11: * #7 LENS Et ; = Kia us a EL = FR ne | u| É M. JANCO: BOIS contiamoci quanti Siamo a voi buona sera Mr, Janco a voi Mr. Tzara uno due quattro dieci cinquanta mille veramente Marinetti parieremo alle stelle dove le corazzate non Scoppiano come trottole gigantesche transalantico aeroceleste l'infinito è nostro Leopardi tirati in là ti puzzano i piedi. FRANCESCO MERIANO UN VOMISSEMENT MUSICAL Bien qu'éduqué dans la galanterie, »Signor jocundo, € sempre de le donne . . . perfecto amicho savio e cortese più che bella dama. je n'ai pas encore réussi à retenir les hoquets de la plus impérieuse nausée, toutes les fois que je me trouve en tête-à-tête avec Euterpe. Mcn estomac est encore récalcitrant à la compagnie de cette représentante figurative de l’art des sons dont la seule présence provoque dans mes viscères les mêmes effets et conséquences que le tangage le plus chaloupé de l’escarpolette-vertige de notre enfance. Souvent on s’est trompé au sujet de la peinture et de la poésie: on s'est toujours trompé au sujet de la musique. Son développement tardif s’opéra postérieurement à celui de deux autres. Malgré ce généreux handicap elle dépassa ses devancières et arriva, comme dans un fauteuil, au poteau de la bêtise complète et du gros malentendu. Parmi les pratiquants-musique on n’a jamais signalé un seul esprit clairvoyant, Senza il menomo madore d'’affettazione je confesse une avversion naturelle pour tout ce qui touche au monde chromatique. Grâce à un entraînement intense, je résiste facilement désormais à toute titillation qui ait pour origine un accord ou une mélodie. EE D EE tes omeee ne AE . EE e-tn æ * . sp. = LÜTHY MADONNA O Tout se qui a trait à cet art décrépit et malfaisant me plonge dans la plus mes- quine des tristesses. Je prends du gout à toute sorte de lectures: une , Histoire de la Musique“ m'ob- lise à un pénible effort. Je rougis de me voir placé dans le louche tableau- vivant des faiseurs de bémol. Un soir, avant mon coucher, ayant ouvert imprudemment un livre de musique, ce.a dérangea une sorte d'humeur sereine qui m'est indispensable à cette heure solitaire et précieuse entre toutes, ei me procura, pendant le sommeil succédant, une enfilé de rêves obscènes et d’une misère angoissante, Aussi je retins l'ex- périence, et depuis lors, si j'ai à m'occuper de dièses, j'y sacrifie les heures mé- dianes de la journée: il me reste ainsi le temps de me refaire la bouche, par quelque occupati:n distrayante et des pensées réparatrices. Telle qu'elle est, la musique est un art insensé et immoral; exemple de ::erver- sité bourgeoise: art à la disposition de tous Îles vices. Plus odieuse et plus engluante que la pitié, elle accueille dans ses bras non seul®ment la veuve et l’'orphelin, mais des foules entières de rénégats et de gens maudits, Consolation sournoise à l'usage des hommes tarés, de tous ceux qui portent un poids sur la conscience, qui ont un cancer dans l'âme, de tous les misérables, des soumis, des condamnés-nés. Art qui flatte et encourage les pires instincts de la foule: miroir impudique de toute l’obscénité d'un monde sans lois ni morale. Je souligne les deux épisodes de ma vie qui provoquèrent en moi le plus intense et le plus inexprimable dégout: le premier se rattache à mon enfance un jour que sous l'instigation d'un marmiton sanguinaire et facétieux j'eus scié le cou à un jeune oison, le second se rapporte à mon adolescence, un soir que sous la poussée d'un allemand mélomane jassistai à une sorte d’orgie théâtrale où les turpitudes sonores de M. Richard Strauss tenaient lieu de débauche. Au point surtout où elle en est présentement, la musique est une insulte à la dignité de nimporte quel citoyen, aristocrate, bourgeois ou prolétaire, tant soit peu honnête et propre dans son linge et dans ses affaires. Le charme de l'harmonie est la plus grave atteinte à l'honneur de l’homme libre. Parmi les principales causes de criminalité par dégénérescenc il faut placer — en premier lieu — la musique: bien avant l'alcoolisme! Des populations denses de gens idiots, ignorants, sales, malades, dégénérés. en- trent dans le Temple de la Musique comme chez eux. Ils s'y trouvent — en effet — parfaitement chez eux, car on y célèbre un culte à la portée de toutes les plus répugnantes misères de l'esprit: c'est l’Assistance Publique pour tout H.. ARP : BOIS le réjet de l'humanité. Au temps où, sans prévention, je m'abbandonnais imprudement aux enlacements de cette luxure populacière — hélas, trop peu d'années me séparent de cet âge tristissime! — j'éprouvais infailliblement des réactions pénibles. Le remords m'accablaient — et je n'avais même pas couché avec Aspasie! — Je m'en voulais, je me sentais coupable, je fléchissais sous le poids de mon pêché. Le rictus de la bestialité libidineuse éffacé de mon visage, je m abimais dans la tristesse, je courbais la tête et pliais les reins, comme la brute qui vient de jouir. Post coïtum animal triste est! ALBERTO SAVINIO CHANSON DU CACADOU de la tribu Aranda extrait du volume de poèmes nègres traduits par Tr Tzara (en préparation) ici pointes de branches certainement ici des grains mélées à la balle certainement sur la place creusée les poser des amas des amas y poser beaucoup d’amas poser des amas des amas poser des amas des amas poser de grands amas poser profonds amas poser grands amas poser sur un amas verser des noyaux germis des noyaux germés des noyaux germés couchés brunir des noyaux germés couchés brunir des noyaux germés veulent frotter des noyaux germés veulent lêcher ronde celle sur les collines de sable ronde celle sur le sable des cosses sont là avec des cicatrices fouetées il y a beaucoup qui dorment là dans les gousses sont là rangées avec des cicatrices piquées couchées en orde en file »mMmords, vraiment, 00 blanc cacadou he M. JANCO: RELIEF A7 beaucoup beaucoup mange, vraîment, 00 blanc cacadou,. PAYS VOIR BLANC à maya chrusecz les ors des 10 heures ont brisé la mor: brûlé la fenêtre en argile et or séparer le bon de l’eau dans des carrés de cuir et le poisson alerte fixé avec une épingle cuire des yeux d'or d’insecte je suis la mauvaise vibration de la chaleur dans les battements du cœur strié les os sont aussi des cuillères pour ton âme mais nous voulons reconstruire vert Sonore sous porcelaine dort dans le crâne et poursuis les petits hommes dans leur voyelle coupe - les par le train le long de la sonnerie et poursuis les petits hommes dans leur voyelle le petit feu dans le calice et poursuis les petits hommes dans leur voyelle poursuis les petits les petits hommes dans leur voyeile SAUT BLANC CRISTAL à marcel janco sur un clou machine à coudre décomposée en hauteur déranger les morceaux du noir voir jaune couler ton cœur est un œil dans la boîte de caoutchouc coller à un collier d’yeux coller des timbres postes sur tes yeux partir chevaux norvège serrer bijoux vers tourner sèche veux-tu? pleure ? lèche le chemin qui monte vers la voix ww $ \ Sa[a3u9p ap 21nojua ossed e 2J11IN0S un = Pa > 7 A 2 31 29H 90H 9NH 90 2IY 29Y EH 2 HS + IUT A LP } 109uasedjuosouimbsesoyosapoj:iiqiesodorqumopoey d L © r 3 ÉiRE , ET re ( T Jiod 21j9-jn9d 91 9:09U9 Sawmuos snou JjQju9lq y A PHPNE OR, * SE eunnb © ua Au I Sem Xnop juos solq È € < = FX PS 1S9 JI nO on t] 9p OU 2j !2PUBWeP IN] 2P 2jH}nu] Le = + PT uor29f0o1d JUN SUBP JUIISJU9 AWUOU UN }S2,9 a T PRE (auowSeiyJ) Me pan SHN41N09 LdAS S4q 410f v1 ",AUIN SNVS SIN 171111 VT 4Q SNISSAQ LA SIWNIOd' : aneued 2P JUOIA = S = An = Ÿ Q & + à © Z y © NN à y Q, D © © S- > © n © © 50 es) Ne 8 = S S 4 — = = eo — Le Q FR. ER FRS 2, j = Ne M Se RES SE: © : © . S EN S'S QE ST m7. S ENSE id Q= = = } C1 SE 1 V'e EE & a À de LR ee Res © sf S ROC de ECO ARR © À S T eo S © 0. D à Q, ? +Èè S Los LSÈ LES S à = S à CUS RSS NLEIRS © Ç S © LQ So EE dE AS Te SRE à eu | LR = % POSE à S © — Œ D Lg. Asets 0e ] ù r S —s Let LL 0 e | 8 S © US ES 0 S À ui A Eur (re È © LS 9 LEE US : a Poe S à EP © S 4 A 3 S 5 À & à +“ D 0 D = y 4 © Ê"ES 0, | _ Ds D 's E € 00 n Fa = Ne Re DS FAR HR OE + SE AN NTSTDS SU LO SE @ À FEGIE Opernprobe. (Vor-Bürse; Schwellung.) Gold im Gebiss, Gold im Lächeln, der chef d'orchestre. Skandiert. Rhythme der Strasse, der Piazza. Ballet fällt nach links. Niedliche Disciplin. Flôten rühren die Probe auf. Um die Ecke zacken Blitze, lila; lila Zig-zags; happy zig-zags, vom Brandy-Mond; lila Kuben um die Ecke. Schwefelpfeile surren durchaus. Strahl in Bündeln, Licht in Schnitten. Gelbe Garben rasen. Gell hetzen die Hellen. Reflektoren zischen, in der Tat.Lichtgüsse knattern O Feststellungen klarer Augen! Ein Scheinwurf von Mädchenrücken, mäandrisch. Scheinwerfer im Galopp gebrochner Graden. Netter Fall nach links, gebräunt. Diese Oper concipiert Gott als Drogue. Da: Telegramme, réponse payée -: spitzere Reisen! gehetztere Bahn! frechere Cascaden! plärrenderes Rot! Geplärr und Knall in Rot! Ein Zirpen der Elektro-Miücken, bei Seite, für die Rasta-Rastas. TK -wird eingeschaltet Quecksilber, phtisisches Lila, Motor-keuchen, fliehende Wellen aus Honig | und Duft. Exakt rast diese Oper. Sie spurtet, wie sie will. Auf dieser Scene, knisternd, schneiden sich die Einsamkeiten. Neuro-Katarakte. Präcisions-Inferno. Sehr dosierter Wahnsinn. — RAT Blüte der Sessel: ,Tausend Aufführungen garantiert!“ Kapellmeister’s Stirn beperit Notie:ungen. Durch mehrere Hirne kribbelt eine Serie triumphierender Ziffern. Ferdinand HARDEKOPF H. RICHTER: Gesicht 1 u, 2. ie CRAYON BLEU Poèmeàtrois voix simultanées il fait beau dans mon cœur pan - pan - pan pan - pan - pan - par cinémademapenséequejetourneenpleinair krii … krrii merci bonsoir des forêts des forêts des forêts Atchou je lui dirai des monts des mers des villes pron - pron - pron. drrrrr Jean viens ici allons va va mais va donc TOHOHOUOUOUOHOU des monstres va vendredi des mondes va tot-toc toc-toc tu dors des soleils va LRLLLLLLLIZ o diaphanes réalités ——. à se ts ets de l’autre côté luminosités _——- —— — a — si tu veux des étés _ clac clac tt ten et mm où avez-vous été vrrrron — Vrrrrrrron — Vrrrrrrofi nn ut st en un = te nm donnez-moi de la matière — — as ——— — — —— an ——— — veux-tu te taire que je chante à pleine pâte Edgar que mon poème ait une âmé | * houi — houi — houi és ét mm = mt …—… ——… = et des tripés — — —— ns offensive Je pars et je suis revenu ah ma pauv’ dame c'est un ballon captif whou — whou -——— whou — whou que ne puis-je aboyer un poème les à vois |whou — whou — whou l'unisson whou — whou — whou (imitatif whou —- whou — whou Pierre Albert-BI1ROT GUILLAUME APOLLINAIRE est mort — descendit comme cette ,plui:“ fiévreuse qu'il avait composée avec tant de soins pour une revue parisienne ;|; vont les trains, les dréagtnoughts, les variétés et les usines hisser le vent du deuil pour le plus vivace le plus alerte le plus enthousiaste poète français ?-?- la brume ne suffit,. ni la clameur majeure ;-; sa saison aurait du être la joie de la victoire, de la nôtre. celle des nouveaux travailleurs de l'obscur, du verbe, de l'essence : - : il con- naissait le moteur de l'étoile, la dose exacte du tumulte et du discret, et avait compris qu'elle doit venir. — Son esprit était galop de clarté et la grêle des paroles fraîches l'escortent de leurs noyaux hyalins (ls anses). IL rencontrera Henri Rousseau - Apollinaire est mort ? tzara A paraître prochainement (Éditions ,SIC“) .- P. A. BIROT: Larountala (polydrame) ; Poëmes”cotidiensi La joie des sept couleurs (poèmé) Matoum & Tévibar (drame pour marionettes) Derniers livres parus de VINCENTE HUIDOBRO : Poemas articos (en langue”espanole) Tour Eiffel (avec peintures par R. Delaunay) Hallali BOIS de H, RICHTER Bois gravé par ARTHUR SE'GAL, Bâton : Aile droite au chapeau bâton fleuri la Pentecôte Et la lumière des averses Sous un auvènt siffle indolence L'été a la trogne vineuse Nos têtes dans l'ombre se cherchent Maraudeur râlant sur l'éteule ta saison féconde s'achève Langue rose aux fleurs de sainfoin Coq d'acier fais vibrér ta crête Voici les œufs sur 1e chemin La carriolle court à la fête Mémoirë Toutes les mouches du matin Se sont abattues sur mes mains Ai-je vécu déjà d’autres instants pareils Un coup de vent Eh la mariée La gaisôn des roses est passée PAUL DERMÉE "eZ FT | ve À Pet À + æ, »: So . ‘ < # 2 "+ Le PSE A LL) ST Zerknautschte Jungfrau mit den Hängebrüsten, Gedenkst du noch? 1ch traf dich in der Tram. Und wie wir uns am Lützowplatze küssten? Ein Schutzmann schob sich drohend übern Damm. ,Natur: Natur!-für fünf Mark Siebzig ! . Das Männchen schenkt... das Weibchen winkt ... Man träumt-nicht erst und stellt verliebt sich ... ,Tja! Wir sind ehrlich zum Instinkt” Doch ach! Sie fand, es sei zu billig, Das hat sie vor thr selbst geniert. Er - hat in ihres Hemdes Drillich Von Seidenhôüschen phantasiert. Darauf, obzwar auf der Treppe vor einem Tripper noch düstere Angst ihn durchfuhr, Schwor er ohne Reue Treue Dennoch nochmals trotzig seinem Losungswort Natur! Natur! Jakob van Hoddis DIE ARBEITEN VON HANS ARP. Man setzt die Kenntnis des neuen Standpunktes u. ausgedehntes Verständnis für modernste Entwickelungen in der bildenden Kunst voraus. Mit Picasso und den Kubisten lôst sich die alte Perspektive auf, die Modelle fliehen, die schünsten Staffeleien und Cylinderhtite gehen aus dieser Welt. Das Bild, welches seine illusionistischen Moralwerte verloren hat, versucht eine vielfache Bedeutung zu haben, es sucht sich ein neues Publikum, eine Gesellschaft von begeisterten und sehr frommen Menschen. Dazu greift es mit allen Farben und Formen aus seinem Keil- rahmen heraus. Es bekommt Arme und Hände, es wünscht sich eine offene Brust um den buddhistischen Gütterbildern zu gleichen, unter denen man die grossen wohiriechenden Feuer anztüindete. Es will Menschenseelen fressen, wie jene die Leiber der Kindlein frassen. Von RICHARD HUELSENBECXK sind 1916 in der Collection DADA erschienen : » Phantastische Gebete“ (3 Frs.) und » Schalaben,Schalabai,Schalamezomai 1Fr. 9 Das Thema verliert jede philo- sophische Realität, sodass mit diesen Bildern nicht der Versuch gemacht wird, die Welt zu erklären oder ein für oder wider an Ansichten jeder Art durch Kunst zu vertreten, Die Abstraktion ist so feierlich und bäuerlich bedachtsam, dass am Ende der Entschlüsse die Senkrechte wichtig wird. Die Kunst Hans Arps ist die erste, die nach der Wertänderung der Kubisten ein Dogma gefunden hat, in welchem alle Schwierigkeiten gelüst sind, sowie Krämpfe und Spasmen gelôst sind. DieWelt ist gross und voller Wunder. Die Wunder sind die seltsamsten Ab- straktionen und geistigen Willenswesen weit hinter den Dingen. Gott sprach, da ward aus Abend und Morgen der erste Tag. Ein neuer Wille zur Geistigkeit ist wiedergekommen auf uns Propheten, er ist fanatisch, brennend, hallend in seinem Eïifer. Es künnte sich um die Affichen von Inquisitoren handeln, die zeitweilig mit dem Tode und harten Ôffentlichen Exkommunikationen drohen. Jemand künnte sich vor diese Bilder hinstellen und folgende phantastische Litanei herbeten: Die Gütterbilder sind rotglühende Bratpfannen auf den Quadern, die den ach so streng rythmisierten Tanz beginnen. Das Sphärische ist so kompakt wie die Villas der gut gescheitelten Grundbesitzer — Mirabile dictu — und wer wollte daran zweïfeln, dass die Elephanten auf diesen Kurven mit inniger Freude gleiten. Grosse Zuckerdtiten haben sie auf den Kôüpfen, Kaleidoskope und Drehorgeln. Die Bauern schiessen Kobolz von der Hôühe ihrer Ziegeldächer (Zinnober, - tausend mal Zinnober und dann beim Schlag der Pauke die Güte eines gut preussisch blauen Himmels) — o die Bauern, die ihreCelluloidgesässe zwischen den Tulpenbeeten aufspannen, © furor rusticus und o Cottillon der Krokodile. Ueber den Flüssen aber siehst du, be- rauschter Zuschauer, eine Felswand, aus zylindrisch gestaffeltem Papiermaché, zusammengesetzt aus der Schünheit des Berliner Tageblatts Postzetteln und Cigarettenpapier. Die zweidimensionalen Witwen sind schon auf die Wäscheleinen gespannt - welche Kirche hat hier keinen Schornstein - und welcher Schornstein wäre nicht (gegebenenfalls) Sprachrohr für den Brunstschrei herrlicher Neger! Langsam und sehr schnell haben die Philosophieen ein tiefes, seliges Ende gefunden. Für den ganz Raffinierten, der dem ganz Primitiven der Verwandteste ist, bleiben die Fresken dicht vor den Augen. Wer bezweifelt:nun noch der Geometrie irrwitzige Ueberlegenheit. Die Music-hall starb und das Auto lôschte sich aus. Die grosse Senkrechte kam mit dem Pomp des besiegten Jahrhunderts. Sie ist das Gesetz der Schwere, sie ist das Gesetz der Statik, und von ihr aus rasen die geteilten Flächen, von ihr aus schwirren die Parabeln und Ellipsen (Bumerang! Bumerang |) Wir halten die Schweinsblase in der Hand und fangen das brennende Werg mit den Ohren auf. Wir sind feierlich und so melancholisch, wir alten Priester. Im Tale schlägt man die grossen Kessel- pauken, es steigt die Zinnoberflut, die Porzellansterne fallen herab - eioéh eioéh - wir sind So feierlich und ernsthaft um diese Stunde. Wir haben die kleinen Dinge verlernt, wir rissen die Hyazinthen von unserm Kopf, wir klappten die Erde aus unserm Bauch. Das bedeutet, dass wir sehr feierlich sind. Haben wir jemals mehr Grund gehabt. uns toller, schôner, wahnwitziger, feierlicher zu gebärden ? - jemals mehr Grund gehabt, den glühenden Rauch aus unserer Nase zu blasen und stolzer zu sein? Wir schlugen ein Viertel- jahrhundert tot, wir schlugen einige Jahr- hunderte tot zu Gunsten dessen, was durch uns kommt. Ihr künnt es nennen wie ihr wollt: Chirurgie, Kleptomanie, Kallographie; denn es heisst immer nur: Wir sind, wir haben etwas gearbeitet — Revolution, Reaktion, Extrablatt : wir sind - wir sind - am ehesten noch Dada - am ehesten noch ein Wort, dessen Phantastik unerfindlich ist. (1916) RICHARD HUELSENBECK 3 gravures sur bois par H.-ARP pour le ,Cinéma synthétique du cœur abstrait“ de Tzara. TL D Es GUILLAUME APOLLINAIRE Sa mort me semble encore impossible. Guillaume Apollinaire est un des rares qui ont suivi toute l’évolution de l'art moderne et l’ont complètement comprise, il l’a dé- fendue vaïllament et honnêtement parce qu'il l’amnait, comime il aimait la vie, et toutes les formes nouvelles d'activité. Son esprit était riche, somptueux même, sotiple, sensible, orgucilleux et enfantin. Son œuvre est pieine de variété, d'esprit et d'invention. Francis Picabia. Bois de H. Arp. circuit total par la lune et par la couleur à marcel janco l'œil de fer en or changera les boussoles ont fleuri nos tympans regardez monsieur janco pour la prière fabuleuse tropical sur le violon de la tour eiïffel et sonneries d'étoiles les olives gonfient pac pac et se cristalliseront symétriquement partout citron la pièce de dix sous | les dimanches ont caressé lumineusement dieu dada danse partageant les céréales la pluie journal vers le nord lentement lentement les papillons de 5 mètres de longuer se cassent comme les miroirs comme le vol des fleuves nocturnes grimpent avec le feu vers la voie lactée les routes de lumière la chevelure les pluies irrégulières et les kiosques artificiels qui volent veillent dans ton cœur quand tu penses je vois matinal qui crie les cellules se dilatent les ponts S’allongent et se lèvent en air pour crier autour des pôles magnétiques les rayons se rangent comme les plumes des paons boréal | et les cascades voyez-vous? se rangent dans leur propre lumière au pôle nord un paon énorme déploiera lentement le soleil à l’autre pôle on aura la nuit des couleurs qui mangent les serpents. glisse jaune les cloches nerveux pour l’éclaircir les rouges marcheront quand je demande comment les fosses hurlent seigneur, ma géométrie tristan tzara ‘DPD(T; JU2W2QN0)//; ND 2jU8Q UC) ‘If 0C'E X7S (ow907; / Sasqourf sedu0 5 SP 99]Y)0, F* DIGDITS I PE Pam HS. \1 Demi TEL LEO Le dust + a ualillity nue 08 oashqen-s rater santsce # LS PR lé inale de MARCEL JANCO. 8 . $ Gravure or: à Kisling Etoile qui brille Regard humide Fil de la vierge Pitié flotte au vent Cette compresse sur mon cœur Trop vite trop vite et quel délire Quelque chose vient de se casser dans la MÉCANIQUE DE MA VIE Paul Dermée T R | ST A N T Z A Fr A à Francis Picabia qui saute avec ; de grandes et de petites idées de New-York à Bex A. B. — spectacle 7" POUR L’ANÉANTISSEMENT DE L'ANCIENNE BEAUTÉ & Co. sur le sommet de cet irradiateur inévitable La Nuit Est Amère — 32 HP de sentiments isomères Sons aigus à Montevidéo âme dégonflée dans les annonces offerte Le vent parmi les téléscopes a remplacé les arbres des boulevards nuit étiquetée à travers les gradations du vitriol à l’odeur de cendre froide vanille sueur ménagerie craquement des arcs on tapisse les parcs avec des cartes géographiques l’étendard cravatte perce les vallées de gutta-percha 24 65 14:4 formule la réflexion renferme le pouls laboratoire du courage à toute heure santé stilisée au!sang Inanimé de cigarette éteinte cavalcade de miracles à surpasser tout langage de Bornéo on communique le bilan des étoiles = S- - BPEP U0198/09 S S ur” Ss d} € sIoq Ans SeunAesB Oj - due y ®D @: Q. 0 O O 3 3 On = £ c = es ca — D: à EE: D: ® © = OO h +2 SeW90d GZ - BJPZ} UeJSH} «“ S à ton proÿit morne cortège o mécanique du calendrier où tombent les photos synthétique des journées »La poupée dans le le tombeau“ (Jon Vinea œil de chlorophylle) 5°" crime à l’horizon 2 accidents chanson pour violon le viol sous leau et les traits de la dernière création de l'être fouettent le cri Bois, M. Janco chancreux EGG-NOGG TRISTAN TZARA æ o Q = uv _ © .— E- 15 frs. BOUM BOUM Antipyrine* (1916) Prix : 2 frs Edition de luxe sur Hollande: de Mr. vés et coloriés par M. Janco aventare céleste n Es T © D © 20 s = © E _ a œ s T ee ü 3 = D Le . = T 3 22 La première Tzara bois gra Coltectioa Dada par Tr. avec des » tu Préstidigitateur moulin à vent coiffures tous les Pygargues sont LE MARIN enfonce les doigts dans les orbites que la lumière crève granates où attends je vais premièrement arranger mes iapressions l'Urubu nous regarde Il fait l'amour avec une femme qui n’a qu'une jambe les excursionnistes assis dentelle au bord de l'eau l'étroitesse d'un anneau Pondichery Manhattan il y a des baquets d'excrément devaat toi mbaze mbaze bazebaze mleganga garroo Dans ton intérieur il y a des lampes furmantes Tu circules rapidement en moi le marrais de miel bleu chat accroupi dans l'or d'une taverne flamande On a ouvert son ventre qui grince GRigri d'où sortent les bas et les animaux oblongs beaucoup de sable bicycliste jaune Kangourous dans les entrailles du bateau l'Urubu s’enracine dans le ciel en uicère orange Château Neuf Des Papes 8161 V'AVZLINVES PEL 919 }9 91An0,S Imb An@2 uow 2p 2j9SNU 3j RJIOA sonoi Sp }IqNS JU2L9ANOU NE JUPHIUPII9P 98 999PI3 UOISII9P 9P 9WJO} Un SNOS 2PNMMIAOUL] JS2,9 Ja sed juanbe1s ou an$eA ej Jed sajn2soq SsJaijid saj juop npu9} juod un alto) 10} SIA 9qino9 sins au of sjenboy sop autues e| 1HJOu nj-xnod 21N}RIAPID PJ INS JUPUINPAOUD SJ8I0P S9] à 4 210194 2p inons 391qJe S2P }2 SUOHUIQIA S2P AULOJNE,] 2P SAIPUQOUL SA] SNO} SUBP Sayjaune S2p 90) S1989j SuIewny sdio9 sa] juayjadde JIOA9IUO9 E SN99A JassedIns B JIU9A ke souiqe Sa] jUoxI mb spie39l Saj Suep sarls404 sap onbsniq jnes a[ ja Xnea S2p 2}n42 EI a1dw9} 2]9dW9} SIUWOSUIP 210OU0S 2ALI JIS9P JU9A € 910} osesud ej juodno> sÂvMWEI] S2P S9JJOUUOS SA ouoduwsa sa ans ej pi s940[dua S3] JuUauy2812 suIZe8e Sa] 91n}I2ANO0D 2] SN0OS E[ nj-}S2 Jo119$ Jnod aypodde sue ef xnod so awwoslssuereoueg ja jueo8uoye,s sadsria S]810p 82} 2848 T afI222 ne26çe 2psnæ np }9 SUP, 2P JJOJUO291 ajsid ej ms 1889 Jej-8-Jn0} 352,9 no jueiopo asjideys 9j mod 292; E[ 2P }9 An2/N09 E[2P uop xnaip sjnad sap ayoad tj & adwoxs sed neoinq 9p sosloss229e sa] aupe.f rudes jou uow 9p a9une 215n0q E] R J]NOSSIP 98 MONUIONQWE 2JUNULP [81JSE JUAWPIIPAU JIPUOQG J9HPU9IE2 UOU no ua 28101 9112 2p SaIIE Xne uO2eH *# dAIAQGNATVO = COW-BOY Sur le Far West | où il y a une seule lune Le Cok Boy chante à rompre la nuit Et son cigare est une étoile filante SON POULAIN FERRÉ D'AILES N’A JAMAIS EU DE PANNE Et lui la tête contre les genoux danse un Cake Walk New York à quelques kilomitères ‘ss Dans les gratte-ciels es T. Les ascenseurs montent comme des thermomètres Et près du Niagara qui a éteint ma pipe Je regarde les étoiles éclaboussées à Jacques Lipschitz Le Cow Boy Sur une corde à violon Traverse l'Ohio Vincente HUIDOBRO M. JANCO | DADA Sommaire : H. Arp — Broderie, bois 1 et 2. Tzara — Note sur l’art, Poèmes nègres, Vers. O. Luthy — Madonna. F. Meriano — Walk. N. Moscardelli — Piume. M. Janco — Relief, Construction, Bois. A. Savinio — Un vomissement musical. Notes: Laban, La poésie simultanée, H. Guilbeaux, etc. Éditon ordinaire . . épuisée Édition de luxe, numérotée et contenant un bois de Janco . . & Frs. DADA 2 Sommaire: O. van Rees — Intérieur. Tzara — Note sur l’art, 2 poèmes nègres, Vers. M. d’Arezzo — Strade. R. Delaunay — La fenêtre sur la ville. P. A. Birot — Rasoir mécanique, Pour Dada. E. Prampolini — Bois. G. Cantarelli — Costellazione. W. Kandinsky — Aquarelle. S. de Vaulchier — Sentiments dans les palaces. W. Helbig — Peinture. M. Janco — Relief. B. San Miniatelli — Concime. G. de Chirico — Le mauvais génie d’un roi. Notes: Apollinaire, Pierre Reverdy, P. A. Birot, Expositions, livres, _ etc. : x 2" Fr: Édition de luxe, numérotée, et contenant un bois de Arp 8 Fr. DADA 3 (Décembre 1918) Prix Fr. 1.50 Édition de luxe tirée à part. numérotée de 1 à 30, cartennée, et contenant 2 gravures originales par M.Janco et un bois grävé par H. Arp Fr. 20.— RÉDACTION: ADMINISTRATION: > Tr. Tzara Mouvement Dada Zurich, Seehof, Schifflande 23 Zurich, Zeltweg 83. Imprimerie Jul. Heuberger, Zurich === Dada_04-05_1919_djvu.txt === “ arait sous la direction de TRISTAN TZARA . MOUVEMENT DADA Zurich Seehof Schifflande 28 “2 2 | Prix: 4 Frs | x. FSC O ITS 8 + Le : 4, : > S. * a La es 2. REVEIL MATIN Étang m'a emporté au Chili SEindcrssisE & . . , : o 4 ® Ke . Œ@ » a 4 jamais l'as-tu remarqué EtEs É ÉPERE E ; É LESnMm..vL£s* + par intervalles SRE AU 2 2 DÉS MESSE 2 r ! > > («B] e 5 — penchés d'un ton sec LÉET FDP 2 & 2 LE | em + n =. : ARS STORE qui vous apporte le soleil où E = . [qe .. D] . A . 1 Dnti | sÉrv as STE, à de prédilection du jour sage homme DSSSLÈESSS LD À © O ca SH U : = ÆE d'anges au Purgatoire D n LENS À .s > ; | | Re PETER. LES miracle du mariage des yeux cernés SJ J:: SUN OSS ER |: 5860 :25640 2 d'adoration belle sœur les mains pleines É Sem 9 CRE AN ss TEE de sottises du malheur ETES je Lee on A Ë ) N … D +3 | S © >0 H SAT plus loin l'as-tu remarqué EU gr .-SS ASSSES “ devant lui Er =” CLR . D -, Fi ES Le = “5.:5.,°5 on D FRANCIS PICABIA mL LESÉALS2S PERS 27. Emi T ME £SER ÿ LL 9 N n sms © . & 5 ST Q $e 502 4 LS ste OC. ‘a 5 20 PC — te CD [as] 0 hs LS = £ es ‘&o = $ = a 3 = F. Jung, Richard Huelsenbeck: Verwandiungen (Roland Verlag München, Mk. 250, geb. Mk. 3.50) Cacadoufarbige Butzenscheibenohren rennen um Klumbumbus gelber Stern Bauch quer durch Hund zeilen platzen. Gut. Cacadou wird Butter Jamaika Cognac Stahl wird Tanz. Buitterweg ist Korkenzieher für infantile Oteros in Säcken Chinesen speien jahrelang nach Petrol. Einer aus Confidence mästet einen Strichpunkt rot. Apoplexie. Drachen- salat, telegraphisch, wie doch. Toréadore de la verte cravatte sous les yeux gâteaux em- paillés au bout des fils névralgiques pette ‘ pette dit le poète la tribune du cœur et de Genève par exellence pâques. Es ist nicht leicht, Geschwindigkeiten ein gutes Gewissen zu besorgen. Ueberhaupt heftige Seiten. H. RICHTER Ist zu kaufen. HA ES ET | SERVITUDES Il a fait nuit hier mais les affiches chantent les arbres s’étirent la statue de cire du coiffeur me sourit Défense de cracher Défense de fumer des rayons de soleil dans les mains tu m'as dit Il y a quatorze J'invente des rues inconnues de nouveaux continents fleurissent les journaux paraîtront demain Prenez garde à la peinture J'irai me promener nu et la canne à la main PCRE ES SOA ARREST Statue Volupté Déjeuner de soleil Je me meurs Salive Sommeil Sonnez Matines Masque à chloroforme Amour je roule de tout mon long Abîme Au fond La descente de lit n'est pas morte Elle bouge en chantant très bas Panthère Panthère Mon corps n'en finit plus sous les rides des draps Un homme à la mer Encre À la dérive Louis ARAGON A. van REES — Broderie en soie. POUR LAFCADIO L'avenue en même temps le Gulf Stream MAM VIVier Ma maîtresse prend en bonne part son diminutif Les amis sont à l'aise On s'entend Greffier parlez MA langue MAternelle quel ennui l'heure du cher corps corps accort Jamais je ne gagnerai tant de guerres Des combattants qui'importe mes vers le lent train l'entrain Mieux vaut laisser dire qu'André Breton receveur de Contributions Indirectes s’adonne au collage H, RICHTER: en attendant la retraite Portait macabre André BRETON Le délire du fantassin à G. de Chirico L'enfant fantôme fend de l’homme entre les piliers de pierre: 2 PR, son tour de tête. (La tour monte, attention au ciel) Comme il mue, avec sa voix de rogomme il effraye à tort ou raison l’orfraie empaillée qu'on ne voit pas à cause de la chaleur, cause de la couleur, cause de la douleur. Jamais la boule en buis na pourra retomber sur le bout de bois blanc du bilboquet Louis ARAGON Q- © d- W. Kandinsky: La Tache rouge CATASTROPHE La lumière était artificielle les deux sentiments se sont repr. avec perm. du ,Sturm“ - À plusieures voix : (fragment de Tohu) Pardon monsieur le monsieur c'est une dame tous ces gens réunis sur la plus grande place pleurent-1i1ls ah que je suis malheureux je n’ai qu'une bouche ne peux en baiser qu'une à la fois je suis avèugle pourquoi n’ai-je pas deux yeux comme mon père j ai deux yeux ils ne me servent qu’à pleurer je n'ai que deux yeux si j'en avais quatre peut- être verrais-je mieux être borgne je pleurerais deux fois moins la lumière ne parcourt que trois cent mille kilomètres à la seconde quand elle arrivera dans ce pays je serai mort depuis longtemps hélas je ne verrais pas clair la lumière sera pour mes enfants peut-être si je tue ma sœur j'aurais sa tranche de soleil S S S JA RRIVE ph ph brusque éclairage de phare puissant Ô ma femme si laide je la croyais belle elle s’est sauvée en me voyant vite des canons que la luimière fait mal aux yeux au ge secours il vient nous assassiner avec cela qu'il veut nous faire croire être de la lumière que vient-il faire ici il faut le tuer, il n'est pas de notre pays; Raymond RADIGUET. rencontrés comme deux trains Puis les soldats indiens sont passés par dessus Puis la terre a recommencé à rouer Puis le métro est reparti Pierre ALBERT-BIiROT DR dr aessv er pe RP PET ES CT Les ctrnein PPT 2.2. «—— — 222 00 nc M …DVTA SSP Pr Lutte ET Dh "LA ER a ue 1. d# Pr 2 7 CT . . PET LA Letzte Lockerung manifest Um einen Feuerball rast eine Kotkugel, auf der Damenseidenstrümpfe verkauft und Gauguins geschätzt werden. Ein fürwahr tiberaus betrüblicher Aspekt, der aber immer- hin ein wenig unterschiedlich ist: Seidenstrimpfe kônnen be—griffen werden, Gauguins nicht. (Bernheim als prestigieuser Biologe zu imaginieren.) Die tausend Kleingehirn- Rastas embêtantester Observanz, welche erigierten Bourgeois-Zeigefingern Feuilleton- spalten servieren (o pastoses Gepinkell), um Geldflüsse zu lockern, haben dieserhalb Verwahrlosungen angerichtet, die noch heute manche Dame zu kurz kommen lassen. Man reflektiere drei Minuten tiber die Psychose schlecht behandelter Optik; klinisches ymptom, primär : Unterschätzung der Seidenstrümpfe; sekundär: Verdauun gsbeschwerden.) 2. Was dürfte das erste Gehirn, das auf den Globus geriet, getan haben? Vermutlich erstaunte es über seine Anwesenheit und wusste mit sich und dem schmutzigen Vehikel unter seinen Füssen nichts anzufangen. Inzwischen hat man sich an das Gehirn ge- wôühnt, indem man es so unwichtig nimmt, dass man es nicht einmal ignoriert, aus sich einen Rasta gemacht (zu unterst: schwärzlicher Pole; zu oberst: etwa Senats- präsident) und aus der mit Unrecht so beliebten Natur eine Kulisse für ein wahrhaftig sehr starkes Stück. Dieser zweifellos nickt sonderlich heroische Ausweg aus einem immer noch nicht weidlich genug gewürdigten Dilemma ist zwar vollends reizlos ge- worden, seit er so vüllig absehbar ist (wie infantil ist eine Personenwagel), aber eben deshalb sehr geeignet, gewisse Prozeduren vorzunehmen. 3. Auch einem Lokomotivführer fällt es jährlich wenigstens einmal ein, dass seine Be- ziehungen zur Lokomotive durchaus nicht zwingend sind und dass er von seinem Ehgespons nicht viel mehr weiss als nach jener warmen Nacht im Bois. (Hätte ich La Villette genannt oder die Theresienwiese, so wären beide Beziehungen gänzlich illusorisch, Fingerzeig für Habilitantean: ,Ueber topographische Anatomie, psychischen Luftwechsel und Verwandtes“.) Im Hotel Ronceroy oder in Picadilly kommt es hin- gegen bereits vor, dass es verteufelt unklar wird, warum man jetzt gerade auf seine Hand glotzt und tiriliert, sich kratzen hôrt und seinen Speichel liebt, Diesem scheinbar so friedlichen Exempel ist die Môglichkeit, dass das penetrante Geftühl der Langeweile zu einem Gedanken über ihre Ursache sich emporturnt, am dicksten. Solch ein lieb- licher Moment arrangiert den Desperado (o was für ein Süsser l}, der als Prophet, Künstler, Anarchist, Staatsmann etc. kurz als Rasta Unfug treibt. 4. | Napoleon, ein doch wirklich tüchtiger Junge, behauptete unverantwortlicher Weise, der wahre Beruf des Menschen sei, den Acker zu bestellen. Wieso? Fiel ein Pflug vom Himmel? Aber etwas hat der homo doch mitbekommen, supponiere ich mir eine liebesunterernährte Damenstimme. Nun,. jedenfalls nicht das Ackern: und Kräuter und Früchte sind schliesslich auch schon damals dagewesen, (Bitte hier bei den deutschen Biogeneten nachzulesen, warum ich Unrecht habe. Es wird jedoch sehr langweilen. Deshalb habe ich recht.) Letzthin also: auch Napoleon, der ansonsten sehr erfreulich frische Hemmungslosigkeiten äusserte, war streckenweise Stimmungsathlet. Schade. Sehr schade. 5. Alles ist nämlich rastaquèresk, meine lieben Leute. Jeder ist (mehr oder weniger) ein überaus luftiges Gebilde, dieu merci. (Nur nebenbei: meine Gunst dem Tüchtigen, der mir nachweïst, dass etwas letztlich nicht willkürlioh als Norm herumspritzt |) Anders würde üibrigens ein epidemisches Krepieren anheben, Diagnose: rabiate Lange- weile; oder: panische Resignation; oder: transzendentales Ressentiment etc, (Kann, beliebig fortgesetzt, zum Register sämtlicher unbegabter Zustände erhoben werden !) Der jeweilige landläufige Etat der bewohnten Erdoberfläche ist deshalb lediglich das folgerichtige Resultat einer unerträglich gewordenen Langeweile. Langeweile: nur als harmlosestes Wort! Jeder suche sich die ihm schmackhafteste Vokabel für seine Minderwertigkeit! (Herziges Sujet für ein scharfes Pfänderspiel!!) 6. Es ist allgemein bekannt, dass ein Hund keine Hängematte ist; weniger, dass ohne diese zarte Hypothese Malern die Schmierfaust herunterfiele; und überhaupt nicht, dass Interjektionen am treffendsten sind : Weltanschauungen sind Vokabelmischungen ... Sapristi, hier muss die Prozedur ein wenig erweitert werden. (Kleines Bild: leichte Kraneotomiel) Nun: alle Stilisten sind nicht einmal Esel. Denn Stil ist nur eine Verlegenheitsgeste wildester Struktur. Und da Verlegenheit (nach kurzer Beschlafung) sich als perfekteste Reue über sich selber entschält, ist merkbar, dass die Stilisten aus Besorgnis, für Esel gehalten zu werden, sich um vieles schlechter als diese benehmen. ent haben nämlich zwei weitaus überragende Eigenschaften: sie sind stôrrisch und aul.) Der Unterschied zwischen Paul Oskar Hoeker, Dostojewskiy, Roda-Roda und Wedekind blaut daher lediglich in der Contenance innerhalb der besagten Verlegen- heitsgeste. Ob einer in richtig funktionierenden Trochäen oder sonstwie bilderstrotzend {alle Bilder sind plausibell) oder sozusagen naturalistisch mir vorsäuselt. dass ihm übel war, und, seit er es schwarz auf weiss hat, besser wurde, oder, dass ihm zwar wohl war (schau, schaul), aber tibel wurde, als er das nicht mehr begriff (teremtete |): es ist immer dieselbe untereselhafte Anstrengung, aus der Verlegenheit sich ziehen zu wollen, indem man sie (stilisierend, ogottogotto) — gestaltet. Grässliches Wort! Das heisst: aus dem Leben, das unwahrscheinlich ist bis in die Fingerspitzen, etwas Wahr- scheinliches machen! Ueber dieses Chaos von Dreck und Rätsel einen erlôsenden Himmel stülpeni Den Menschenmist ordnend durchduften! Ich danke! ... Gibtes ein idiotischeres Bild als einen (puhl) genial stilisierenden Kopf, der bei dieser Be- schäftigung mit sich selbst kokettiert? (Nur nebenbei: 10 centimes dem Kühnen, der mir nachweist, dass das Kokettieren bei Ethbolden nicht stattfindetl) O über die so überheïitere Verlegenheit, die mit einer Verbeugung vor sich selber endet! Deshalb dieser stilisierten Kriüïmmnng wegen) werden Philosophien und Romane erschwitzt, ilder geschmiert, Plastiken gebosselt, Symphonien hervorgeächzt und Religionen ge- startet. Welch ein erschütternder Ehrgeiz, zumal diese eitlen Eseleien durchwegs gründ- lich (sc. besonders in deutschen Gauen) missglückt sind. Alles Unfug! 7. Die schôünste Landschaft, die ich kenne, ist das Café Barratte bei den Pariser Hallen. Aus zwei Gründen. Ich machte daselbst die Bekanntschaft Germaines, die u. a, zischte: C'est possible que je serais bonne, si je saurais pourquoi*. Hämisch gestehe ich es ein: ich erblasste vor Freude. Und dann hat in diesem freundlichen Lokal Jean Kar- topaïtès, der sonst nur mit Herren ohne Stehkragen sich einliess, den Verkehr mit mir brüsk abgebrochen, weil ich so unvorsichtig war, den Namen Picasso fallen- zu lassen. 8. Ach die lieben weissen Porzellanteller! Denn , ., Nun denn: ehemals wollte man, was man nicht aussprechen zu kônnen vorgab, also gar nicht hatte, malerisch vermitteln (juchhu! Als ob man auch nur eine Vizekônigin fein säuberlich abkonterfeien kôünnte, wenn man nicht wüsste, dass sie kein Fauteuil ist. Siehe Hängemattel) Wohin diese Sudelburschen geraten würden, wenn sie aufhôrten, Oelphotos zu wichsen, war somit längst vorabzulächeln. (Hinter die Ohren: mehr Mädchen, bitte, mehr Mädchen!) Aber die Impressionen! Nun, was ist erreicht, wenn man nach heftigem Blinzeln sich zu- rechtbauen kann, dass jener Kartoffelvertilger auch nur eine Kuhe ersah, aber erst so sich vorzublähen vermochte, dass es seine Kuhe gewesen sei, eine ganz besondere Kuhe, kurz: die Kuh und erlüsend? (teremtete!) Aber die Expressionen! Haho: was ist erreicht, wenn man gefixt sieht, was ein Adjektiv leistet, und, da es auch diesem bisher missglückt ist, orientierend zu wirken, also noch ungemalt schon missgiückt wäre? Aber die Cubisten, die Futuristen! Hoppla: die Champions dieser geradezu ultraviolett missglückten Pinselritte liessen zwar ausblasen, sie würden die (puhl) — liberatio gleichsam von der hohen Stilschaukel herab landen (Trapezrittl Trapezritt! Etwa so: ,Wir werden diese Verlegenheit schon schaukelnl‘), erreichten aber nicht nur, dass nicht einmal ein Chignon ins Schaukeln geriet, sondern vielmehr gerade die wildesten Esel in geregeltem Trapp arrivierten (O0 wurfbesprungener Sagot! etc. pp. pp.) Unfug! Unfug! 0. Das unter 8 im Grunde bereits für schlecht Erwachsene geredet: Fibelhaîtes, ausser- ordentlich Fibelhaftes! Immerhin noch zur Vorsicht zu notieren, meine Kleinen: a. Plastik: sehr unhantliches Spielzeug, verschärft durch metaphysischen Augen- aufschlag. | b. Musike: Pantopon- oder Sexualersatz. (Längst unterfibelhaft!) Fe c. Lyrik: ein Knabe befindet sich in der Kiemme. Rezept: frage ihn, von welcher er träumt, und du kannst ihm sagen, mit welcher er nicht geschlafen hat. (Selbst- verständlich befindet man sich stets in der Klemme; in der c-Kilemme aber hat ._ man sich denn doch nicht mehr zu befinden!) d. Roman und so: die Herren reden wie am Spiess oder neuerdings überhaupt nicht mehr. Noch ein wenig Schweiss und die Sache glückt: Belletristik! (Am Spiess befindet man sich gar oft, Aber ein Samuel Fischer-Band ist ein zu zeit- raubendes Mittel, die Luftlinie Syrakus-Butterbrot-Zentralheizung herzustellen.) In summa, meine Kleinen: die Kunst war eine Kinderkrankheit, 10. hat man nie einen Gedanken. Bestenfalls tut der Gedanke so, als ob. (Immer aber sein Einherredner!) Jedes Wort ist eine Blamage, wohigemerkt. Man bläst immer nur Sätze zirkusähnlichsten Schwunges über eine Kettenbrücke (oder auch: Schlüchte, Pflanzen, Betten). Günstiger Vorschlag: man figuriere sich vor dem Einschlafen mit heftigster Deutlichkeit den psychischen Endzustand eines Selbsttôters, der durch eine Kugel sich endlich Selbstbewusstsein einloten will Es gelingt aber nur, wenn Man sich zuvor blamiert. Schwer blamiert. Entsetzlich blamiert. Ganz masslos blamiert. So grauenhaîft blamiert, dass alles mitblamiert ist. Dass jeder metaphorisch auf den Hintern fällt Und niest. | 11. Interjektionnen sind am treffendsten (Ach die lieben weissen Porzellanteller!).. Man muss diese Amphibien und Lurche, die sich für zu gut halten, Esel zu sein, zur Raison bringen, indem man sie ihnen austreibt ! Auspeitscht ! Man muss dieses schauderhaîte, überlebensgrosse Ansichtskartenblau, das diese trüben Rastas an den He- Ho- Hu- Ha- (wie bitte?) Himmel hinaufgelogen haben, herunterfetzen! Man muss sein Haupt zag, aber sicher an das des Nachbarn titschen wie an ein faules Ei (gut gut.) Man muss das gänzlich Unbeschreibliche, das durchaus Unaussprechbare so unerträglich nah heranbrüllen, dass kein Hund länger so gescheit daherleben -môchte, sondern viel dümmer! Dass alles den Verstand verlieren und ihren Kopf wiederbekommen! Man muss ihnen die Pfannkuchen, die Bibelsprüche, die Mädchen- busen, die Prozente, die Gauguins, die Rotztücher, die Strumpfbänder, die Schnäpse, die Abortdeckel, die Westen., die Wanzen, all das Zeugs, das sie gleichzeitig denken, tun und wälzen, so scharf hinter einander: vor den Kinnbogen schieben, dass ihnen endlich so wohl wird, wie ihnen bislang bloss schwappig war. Man muss. Man muss eben. Teremtete | | 12. Damenseidenstrümpfe sind unschätzbar. Eine Vizekônigin ist ein Fauteuil. Weltan- schauungen sind Vokabelmischungen. Ein Hund ist eine Hängematte. L'art est mort. Vive Dada! WALTER SERNER RIESENPROGRAMM SCHLAGER AUF SCHLAGER E:NZIG IN SE;NER ART. Seit der Paula Gogol eine Chaiselongue geschenkt wurde, hat sie sich selbständig gemacht, man kann also wieder bei ihr verkehren. Rilla-Rilla, dem diese Repetition legiert wird, hat für Quatrupet- hasen, Hoxschwipplinge und andere Geistportiers einen grün angestrichenen Stall errichtet, er soll inn doch nur halbjährig, es riecht und überhaupt schreibt man Meidner mit zwei q. Sich ein Per- petuum-mobile-Trumeau anschaffen, gut, über einen grüsseren Posten Waschblau verfügen, besser, aber Mme Ichak, weshalb tragen Sie die rote Fahne von Lugano nicht mehr, die Robe war so so, nun dieser Faltenwurf und jener Beistrich in der Via Nassa, am besten. (de) Fiori hat sich endgültig von der Rosa Bonheur befreit und er malt auch schon fast so wie Waldmäüller in seinen besten Jahren, In Mannheim tut Lederer Moritz Herr Schreibübungen, sicherlich das Antlitz gen Osten so gewendet. dass der Glawatsch an der blauen Donau sein eigenes Wort nicht versteht, der Abonnementspreis der ,Gartenlaube“ aber ist doch wieder der vor dem Krieg, man versteht also nicht, wieso. Hülsen- beck kann natürlich nicht so viel Stahllaute von sich geben, wie es im Sinne der Erhaltung:gewisser dünnster Erträglichkeiten in Berlin erforderlich wäre, es gibt jedoch Knallbonbons und den Inseraten- teil des ,Forum“ und ein Telefongespräch mit Gustl Pufke, Puttkammerstrasse 6/IIII ist auch etwas Warenhausaufträge übernimmt Golliwan, ein vornehmer Breslauer, der gegenwärtig in den wildzer- klifteten Bergen -des Tessin die Ansicht vertritt, dass ,Ave Liebknecht“ nicht so fesch sei wie Ave Liebesknecht*,. da schaugst, Piemiert, Sie sollten längst dem schmatzlauten Rubiner nicht alles geglaubt haben, Maccus + 31. Lesen Sie das Hirngeschwär (Verlag Mouvement Dada), der Friede ist aus. serner LE COQ FOU Un bienheureux flottant dans la mer des Sargasses Napoléon aux îles malaises Sémiramis au bal de l'Elysée Cuisinière amoureuse d'un poteau télégraphique Ne connait ni neuf heures ni minuit ni l'aurore Ignore le lieu précédent Cantharide Eléphant punique Moteur coccinelle Plésiosaure mitrailleuse nourrice Descente de lil pour pieds de jeune mariée Ses yeux sont montés sur tourniquet à courroie sympathie générale Estomac acide Moitié de vieille hottentote Sirius Froid du fond du ciel Eunuque à ratelier d'ébonite Ver luisant Kant ragoût niçois Girafe érudite Ile des Singes potiron Ramsès Ursule Asphodèle prépuce hibou chauffeur de taxi Astaroth Pou Sous l'aisselle qui le ramène à la basse cour Il découvre l'odeur de l'homme et l'univers sans changement Roulette 37 Amant d'une pintade Retour ivre Mais cog seule soumission fatale et symbolique Et tandis que les choisies ébrouent leur duvet Dieu à bicyclette G. RIBEMONT DESSAIGNES GAMBIE EENERTHEU NE Certains oiseaux atteignent une longévité remarquable; tels sont l'aigle, le corbeau, et surtout le cygne. Plus longue encore est la vie des animaux sauvages, surtout des espèces de grande taille. Les éléphants vivent plusieurs siècles. L'homme animal domestique atteint une moyenne de 35 à 40 ans. Quant à la vie des hommes illustres, empreinte au hasard des mots les plus beaux arithmétique des sommets seconde vue vulgaire capitonné après boire j'attends un frère pour l'espoir rebellion des étoïfes de bienséance l'essor est proche de la prison métal virage brillant comme les étoiles. Désarticulation sans aménité outil colorié du plaisir des muscles en fonction de sacerdoce des chimères proches des maisons à vocation louche. Impossible d'échapper au symbolisme H. ARP photographe démodé — hypnotisé par la douceur des bonbons à la saccarine. Parmi les espèces les plus répandues la locomotive prise en écharpe échange des propos fort vifs réputation vierge des chapeaux garnis qui mènent joyeuse vie sans vider la volaille le différent ou les étriers GABRIELLE BUFFET. Zurich - Février 1919 I les poésis de arp hurler la naissance, voilà 20 années que les mégaphones brûlent la veine poétique de arp, voilà oho! et voilà hihi: et voilà dada heureux de publier pour la première re fois ces caillous allumettesétoilesfilantes trompettes de sang glaces quenouille d'étoiles filantes du plus grand poète du plus extraordinaire animal pendant que le gulf stream prend une autre direction et les glaciers ont des accouchement de soleils par joie tr tz arp sankt ziegenzack springt aus dem ei rumsdiebums das gigerltum vergissmeinnicht rollt um den stuhl glocke schlägt nur eins und zwei abgrund ôffnet sich mit macht stern rollt an den schôünen mund tauiger hase hängt am berg in den steinen ist schôüne nacht sankt fassanbass springt aus dem ei rumsdiebums die liegenschaît vergissmeinnicht rollt um den stuhl glocke schlägt nur eins und zwei weh unser guter kaspar ist tot wer trägt nun die brennende fahne im zopf wer dreht die kaffeemühle wer lockt das idyllische reh auf dem meer verwirrte er die schiffe mit dem wôrtchen parapluie und die winde nannte er bienenvater weh weh weh unser guter kaspar ist tot heiliger bimbam kaspar ist tot die heufische klappern in den glocken wenn man Seinen vornamen aysspricht da- rum seufze ich weiter kaspar kaspar kaspar warum bist du ein stern geworden oder eine kette aus wasser an einem heissen wirbelwind oder ein euter aus schwarzem lichi oder ein durchsichtiger ziegel an der stühnenden trommel des felsigen wesens jetzt vertrocknen unsere scheitel und sohlen und die feen liegen halbverkohlt auf den scheiterhaufen jetzt donnert hinter der sonne die schwarze kegelbahn und keiner zieht mehr die kompasse und die räder der schieb- karren auf wer isst nun mit der ratte am einsamen tisch wer verjagt den teufel wenn aus «die wolkenpumpes er die pferde. verführen will wer erklärt uns die monogramme in den sternen seine büste wird die kamine aller wahrhafîft edlen men- schen zieren doch das ist kein trost und schnupftabak für einen totenkopf für gigimann das totem der hefenden tiere erfüllt sich und wird die bahn der automobilen vôgel gestôrt so verstummt das ländliche salem alaikum gummi arabikum und das schiff der wüste zerbricht demnach bebrüten meine augen meine augen im spiegel sattelt die orgel schraubt die todesseufzerschläuche an lasst die spaniolischen klapperbretter los schnallt die windzylinder an die wolken zieht die dampfsirenen und hammerwerke in euern sogenannten tiefen auf und werît die beschriebenen schiefertafeln in die singende flamme des nichts denn a denn o in euren zellen rufen schwärende vôgel an euren rinden äsen spitzfindige sterne und euere kinder verwandeln sich in schiffumklammernde medusen die grosse nymphe aber hat keinen sockel oder doppelten boden in einer eventuellen arche wird sie bestimmt mitgeführt werden sie heisst klumbumbus und kommt auf einem meervelo dahergefahren an jedem schwanz hai sie eine poltertreppe und an der rosigen mündung ihres darmes trillern kolibris ich aber kenne meine pappendeckeleimer und warne euch in euren herzen das uhrwerk der fische aufzuziehen auf euren singenden zungen schwalben zu nageln und särge und grabkammern wie eier auszublasen denn eure schwestern leben unter uns als _enten mägde bräute luftballons und schwen- ken in ihren zierlichen händen kleine gläser voll sonñen génie + cacadou = pyramide, les mégaphones s'élèvent pour | eolsharfe vor den kunkelstuben jagen die lowen spinnen und prinzen ungeheuer aus salz und blumen die-spinnen jagen die prinzen die prinzen gleiten “ jagenden lôwen in blumen:die spinnen jâgen die. spinnerinne ER behéne de SEfanén Sin aus salz die prinzen sind blumen TT ? +14 ‘ s Sr TES ty els: PORTER die edelfrau pumpt feierlich wolken in säcke aus leder und stein lautlos winden riesen- kräne trillernde lerchen in den himmel die sandtürme sind mit waftepuppen verstopit in den schleusen stauen sich ammonshôrner diskusse und mühisteine die schiffe heissen -hans und grete und fahren ahnungslos weiter der drachen trägt die inschrift kunigundula und wird an der eine geführt den städten sind die füsse abgésägt den Kirchtürmer nur volle bewegungsfreiheit if”den Kéllern gegeben darum sind wir auch üicht ver- pflichtet die krallen hôrher und wetterfahnen 2e Duizen nintt ri 2204 BALE € 720 D DE LE es sei hôüchste zeit augustinus sperr den riegel vor den springbrunnen dann das brennende dorf zuckt an der kette dann der bogenschütz trifft das herz der kukuksuhr dann, der reife.lüwe. springt mit rosen im me auf den. tisch hats geeichte vulkane so klafftern eremiten, darin hats fliéssénde vôgel so beginnf das _interregnum. zwär wächst der kukuk und füllt den wald aus und, aus dem kraal bricht es mit brennienden flammen viel rote zahn und laufhufen Sirigen innerlichst mit glocken stürzt nackt und wimmernd ohne windel auf den Sternigen boden mit weichen kugeligen kôpfen und wasserstecken welcher ist gestiegen wie der sonne aufgang in seinem Kieinen finger das nackte kürperlein in tauwannen spürt die kühlen schiéifen der brünnen in ihren grünen himmeln QT den hügelketten laut- los poltétn vôgel zu häuptén den grossen héimzug der stérñe in weiten schleiern wie RinEEERe bräute zuf tiefe spüren und spielen geweéïlie ‘’steigen tnit tätoWierten échiffsrümpfen äus inkuhabèln da ist ein egel eitte glockenspeis ‘mélké bienen se laSèn ufd Stlüirz aus den obengriünfrischen Weiden die Schwalbenschwänzé und heïd- niSchen Schreie HIS “ ÉP224 or sRag 16 . LEE und spitzen die flammen und den schu von déin vogel hats gérufen und tan auf glas- Séilén'nicht üfn die ründung der'erde muss _ augen anzünden mit schwarzen kübeln nasen drachen wegweisern stangen nebst leitern auf dem federbuckel voll klingei Klager klapperbrett da komm ba ingen RAR tr seraphinmanner riecht nach violet als hat er in eiñem fadendünnen dunkeln pump- brunnen gelegen und hat jedes haar durch ein kubismatisches .goldklôtzlein . gezogen dan triffl ‘er mit dem kopfbrust das spatz- brett dann fällt die nachtleiter um und sprizt grillenaugen lichtstôcke und ‘sonnen- kugeln nr aus karaffen bläst der schwarzgefärbte welt- geist gleicher windsbeinen ist ausgespanrt wie flosse und flügel in wasser und luft dass er sich vermaledeit verweser jongleurer seiner knochenstangen: wattebrücken der früchte der vügel über himmel rollt und steuersteine wie eine orgel drelit also steigen wir aus ihm Keïîn haschen ht uns mehr und messèn zwôlf scheffel schatten drei ellen eulen und sind fadentief rosengrass er hat den schwan verführt er hat die wasSserscheide umgestellt er macht kein blumen noch federlesens er . trâgt ein fässchen aus glas sein kinderhut tanzt um die sonne in seiner koje gurren tauben auf dem lichtstrah]l aus seiner nase steigen spielbälle und entkettete falken und mit vernehmbaren donnern rollt mutter natur aus dem tannenbaum wagiass aus dem atlas gelüscht mit verhirschtem ast und hüpft auf die schwebebahn der vügel und gurrt in dem hohlen stern gegen das pendei wanderungen und glockenspeiseiied- lein ankert mit luft und giocken am kühlen rand siner quellen hebts kelchlin hin und her und treuert und bekünnt sini wis und immer mehr zeit und hat doch keine zeiger auf viel zeit noch das ticken der tiere noch den wechsel der stunden und särge die kônige kämmen wälder zucken bezechte vôgel und reiten verschont auf eisernen spazierstücken in die thermen die wachsen- den tiere tanzen auf gläsernen koturnen die siämme messen sich ihre vôgel an die gegeisselten vügel verbluten im säulenhof die flüsse springen wie bôcke in ihr zelt peitschen knallen und aus den bergen kom- en die schwer gescheitelten schatten der hirten:!schwarze :eier und narrenschellen stürzen von den bäumen' gewitter pauken und trommeln bespringen :die ohren .des esels flügel streifen blumen quellen regen sich in:den äugen der :eber: ‘+ x} V1 tn ronde © STATS lLAG D9 eee Verre p er mr Sp e Ar ER ENV e mi et En NT RES CCE À A 9 à 0 DA AE M OT PAIE TR ON AR LEE RE TARN QE ANT OA TP van : 4 st gp” LT re "A + CPE ee ST és Pit RP: pa sy 7) GAS REA | PT Er ‘uuewSsneu ‘1 ‘OZIEMUISIOHONIC U9HONIU9S 91e ‘ZJNUUN [9}}ILUSU2q97T s! 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Le Paul Kiee — Ausblick aus einem Wald (mit Erlaubnis der Kunsthandiung H. Goltz, München) , Fit Let JE FT. . 7: e _=$ æ F, + < | ET = HT: ie Tr g F Re de re Le pet: si GT à Eu 4 2 bes "Z ET: ‘ ° SORT 7 CS : dc: Use À: 4 A 1E 1 cd à D Ron È PC Æ 7 ür À Sn 1 ER — j er Or 4 + F [1 D’! D - F EH ” ec Le 1 FIST a à: ’ + pe 2 . Cr L = L = _ À \ É. « - -! . É : LE £ be AR ATETSr TE We Z #7, À . L Le k N : . _ L , Le x 4 : ? Data fr — Raid gehôrt dazu | ? Er | Dés ss wir! doch dazu géhôren, Ve: 5 _. = Der: mañgelnde Glaube an jede -Zu- _ sainmengehôrigkeit, demr wir Ihrer : ,Gesell- . séañ foin {oh Staat) verdanken — ihrer ,Geméinschaft“; die uñs verpilichtet, sich ce jeder Form davon zu unterscheiden, war _ dàs Zwangsmiftel zur Ben dieses mond- _steinfarbenen Dada —. | Die Verpflichtung, die wir ihnen gegentüber _ damit übernahmen, das Bekenntnis ,Zu etwas Fr 4 gehôüren“, ist ein Irrtum, den Sie sich _ selbst zu verdanken haben. Unsere Geméinsamkeit, (die Gcéinedinkeit nebenbei derer, die sich sauber:achten) in einer Säure von léicht pathetischer oder grauer Verzweiflung . echter Haltung, _liegt ganz ausserhalb der Gruppe, des Mou- vément der Zeitschrift Dada. Auf der Nach- _ Stufe einer Weltanschauung ist das Jonglieren mit seinen eigenen Gébeinenunter Einschluss der Gedärme das geeignete Verständigungs- - mittel. REG Een PR PCT , Le “4 Die Herren da, sind im Schwung da Fe . Dada . Die seelische Verteidigungs- | formel auf Unvorhergesehenes. Wir reiten auf den Kurven einer Mélodie _ und schwingen wohl beim Uebertakt in es Mb tie breit, lang,» gereimt, bang, _ oder auch in Politik (oh schône Ernsthaîtigkeit - — unvergleichliche Bewundérung Deinem … Minenspiel). a _‘Umst, Umnst (?) ist nicht nur nicht dagewesen, es ist auch unmôglich, dass es da ist, Dada ist es. Das'ist Sterndeuterei und fällt mir _ ‘beim Einschlafen ein. — Oh kompromittiertes Dada. Während die Assoziationen durch _ die Gitterstäbe witschen, gelingt uns kein _ Geschäft. (Apotheose auf Dada) : F Nehmen wir-das Wungier ! Dada ? — — Dada! ... Versuchen wir’ über jede Um- " “kehrung hinweg einen Sprung in die Form, . komponieren: wir aus gut verdaulichem Salat Eïsenbahnfahrkarten: und dem allermomen- tansten Reflex eine: Mélodie mit dem ge- egentlichen Täkt aller ‘Zufalle der Seelen- ë | _kreuzungen. 7 * Bitte wollen Sie Glück ?° DRE © Voilà, diesmal aber wfrklich, ohne es ra zu Stehlen? Néhmen Sie diese à + | # À Aù Man macht mit Krieg, Kinder und Grausamkeit, was noch ? Tzara — —!Dada, dressiert das Wunder Mischung (Salat,: Hsentätio, Reflex — Sie wissen: ja ! !) Wenn Sie statt dessen das ML wollen — — sehen wollen? Wir vermieten das Wunder. Nur (Pardon) brauchen wir andere Voraussetzungen dazu als Jhre Ernsthaftigkeit“! (Applaus) Kein Versehen ! nErnst" gute Geschäfte, (keine Superiorität, wir auch); nicht, dass er es an der Leine hätte. —— Da würden Sich die Wunder wundern — aber er beschmeisst u n alles Un-Wunder mit soviel ,Dreckausehr- lichgekneteterüberzeugung",'dass'dem Wun- der ein gewisses persôünliches Verhälinis zu ihm nicht erspart bleibt (oh, cher Woiken- . pumper). Fluch auf Dada. (Wir übermitteln Ihnen diese Formel), dass es unserer direkten Berührung mit-dem Wunder im Wege steht. Einen Pfiff lang unglauben — des Kommen- den schon geborenen, Serners Kopf als Bliütenknolille in reifstem Gehirnschoss eines Luftballons -aus Eiter, den er sich selbst _aus Seiner postlagernd zu erhebenden Ver- zweiflung abgemolken hat. — Versichern Sie sich bei Ihrer Weltanschauungsversiche- . rungsgesellschaît. auf Ehrenwort gegen die Biague, gegen den Eiter. :Sonst wird alles aus lhnen herausbrechen, unmerkbar. Lassen Sie mich ir der Geste mit der Geste die Geste verunglücken, mit der ich mich von Ihnen loskribble. Kein Verdacht! es sollte etwas gelingen, was Zhnen entepräche und Ihnen Sfellung zu dem erleichterte, was Sie keineswegs billigen sollen. Billig! so billig hat uns das Schicksal gekauft, dass wir mit dem herrlichen Recht der Verzinsung rechnen dürfen. (Hollah!} Wir werden Ihnen teuer zu stehen kommen. HAN SRE CET ETR (Diese Mitteilungen wurden dem Publikum der 8. Dada-Soirée bereits mündlich gemacht.) livres notes revues diversités divertissantes Francis Picabia: Exposition au Kunsthaus (Zurich). »L'Athlète des Pompes funèbres“ Fr. 2.50 »Rateliers Platoniques“ Fr. 4 en vente au Mouvement Dada. Pour détruire, le sang créateur prend force du geyser, et la vitalité collective, non zoologique, s'annonce, sténographiée sur le piano des isthmes anti-arti- stiques. En peinture Picabia a détruit la ,beauté“ et construit avec les restes — carton — argent — l'oiseau du mécanisme éternel cerveau en étroits rapports avec les qualités des machines. Fonctions. Pas seulement fabrique ou expression du temps — la naturelle simplicité d’une notation immédiate avec les moyens personnels — ici la pureté de ses œuvres. Romantisme est l’exaspération descriptive du ruisseau, plante, auto, ou la tendresse de regarder; — le dégoût des systèmes vus mène Picabia aux claires réalités de la sobriété (il trouve ses organes dans le règne des machines, et reste tranquilité) — l’ex- tériorisation immédiate est le moindre effort ou la naïveté des moyens. La pierre s'exprime par la forme, et parfois la lu- minosité des facettes, — vibration de l’air parcouru. Je hais le nature. Picabia n'aime pas le métier. Ses poèmes n’ont pas de fin, ses proses ne com- mencent jamais. Il écrit sans fravailler, présente sa personnalité, ne contrôle pas ses sensations. Pousse dans le chair des organismes. Ni la stabilité du mot ni la musique ne prédomine et je glisse sur ses phrases en harmonie souterraine. Picabia éclaircit la rotation des réalités et du mistère et réduit les importances ou les prétentions à l'égalité relative de la formation cosmique — tue la décla- mation le pathos hystériques sur les petits chemins qu’on trouve encore partout. H. Arp: Exposition au Kunsthaus (Zurich). Ayant abouti à serrer l'infini des lignes parallèles et la sobriété des superpositions savantes, bouscula son art comme une explosion à mille branches dont la richesse de formes et d’allusions se groupe mer- veilleusement en une simple unité végétale. Pierre Reverdy: ,Les ardoises du toit“ Fr. 6 avec dessins de Braque ,Les jockeys camouflés“ Fr. 10 avec dessins de Matisse. Nous avons dit (Dada 2) dans quelle mesure l’art psychologique anestésie le mouvement qui est par- fois littéraire, et la balance que le Voleur de Talan établit vers l’esprit cosmique. Les ardoises du Toit, marquent encore un état d'équilibre, sensibilité spécialisée sur les athmosphères douces chaudes (à travers l'élégance, la fin inattendue, qualités soig- nées el appréciables) et ce sont décidément Les Jockeys Camouflés où Reverdy réalise l’état per- sonnel maximum de liberté: s'arrêter brusquement et denouer le roulement d’un autre bout, entasser les images, dissiper la brume inconstante, travailler la matière sousmarine du lecteur, secousses à tout degré dimension niveau et prix, la poésie n’est certainement pas sérum névrosthénique. Reverdy se penche de plus en plus attentivement vers LA CERTITUDE PRÉCISE LIBRE COSMIQUE (il n'ya pas de lois tout acte nous est permis, employons tous les moyens, chaque élément nous appelle post coï- tum exacte fleur de soleil) Mais je regrette beaucoup de constater que les dessins de ce livre, d’un métier brillant, sont trop commodes à l’appréciation des masses, se dévelop- pent dans les cadres clichés Atelier, n’ont aucun désir d’être remués par les recherches, ce qui n’au- rait pas d'importance s'ils étaient plus amusants, mais peut-être ne suis-je qu’un éléphant. C’est vraiment très difficile de comprendre toutes ces sen- sibilités, et quel artiste peintre serait content de lui dire que la ligne est agréable et que la propor- tion est une qualité. PROTESTATION Le directeur de l’école Pestalozzi de Zurich, laissa éffacer les 2 grandes peintures murales de Van Rees et Arp, premières œuvres modernes, abstraites, sur les murs d’un grand édifice. Les peintures dataient de 1915. Cet acte de barbarie ne fut que très vaguement condamné par la presse. Nous protestons contre la destruction des œuvres d’art et blâmons la brutalité de ce monsieur appellé à en- seigner la morale aux nouvelles générations. R. Huelsenbeck: Phantastische Gebete (Zurich). 3 Fr. Energie et vitesse lancées audessus du glacier — courants vertigineux bondissant avec plus de fureur après les obstacles invisibles, effervescence stag- nante s'épanouissant énormément en haut, descen- dant dans les mines, poussant de tous les côtés, combattant toujours et appellant tous les objets, les couleurs, les sentiments, les races, les usines, les animaux, les langues différentes à son aide, — ses compagnons ses témoins. Il jette sa vision du paradis en enfer et réciproquement; il n’y a rien de saint, tout est essence divine; de cette souf- france-gymnastique en mouvement de pendule ir- régulière (ironie voix profonde fleur sacrilège) qui se ralentit graduellement vers la fin du livre, ré- sonne calme et sérieuse, claire sage passion, la prière finale. La représentation du bruit devient parfois réele- ment, objectivement, bruit — et le grotesque prend les proportions des phrases vites entrecoupées chaotiques. L'esprit bourgeois qui rend les idées appliquables et utiles, veut donner à la poésie le rôle invisible et principal moteur de la machine universelle: l’âme pratique. Avec ct aide on rendra le christ aux hommes: l’expressionnisme. De cette manière tout se laisse organiser et fabri- quer. On produit liberté fraternité égalité expres- sionnisme. Huelsenbeck est un des rares qui ont crié et proteisté, resta inaccessible aux chemins des pleurnichards en papillons. Futurisme. — Ou apprend dans un prospectus que le Futurisme fut né à Milan, il y a 11 ans. Cette nouvelle école organise 3 expositions qui auront lieu en Italie et la revue Dinamo cherche des abonnés. H. Richter: Exposition à la Galerie Wolfsberg (Zurich.) Spontanéité. Vent furieux ardent. Saison passionnée des entrelacements sonores et des chutes d'oiseaux puissants dans la chaleur motrice de toutes les vibrations. Echelle mystique de toute transformation de l’esprit: de la folie déchirante au rêve d’un monde en évell. Musique de la vigueur. Complainte d’insomnie et de douleurs vives. ER +7 Revues Les jeunes Lettres trop jolie pour être timide | ,» Charmante pour sentir ,jeune“. L'Evantail. L'importance de cette revue est grande: La bonne volonté de la rédaction, touchante. Atys, revue anglaise paraissant à Rome. Les Lettres Parisiennes. Des écrivains sérieux. D'’avant-hier. L'Evantail chatouille à Genève les joues roses d’une muse par de légers courants d’air la rédaction pense renouveler l’athmosphère artistique et les pages sont blanches et bleues comme les yeux de toutes nos cousines, l'attitude ni froide ni chaude s’appelle capricieuse aventure. À Genève: ; fi 2’ anvier: Exposition au Kansthaus (Zurich) de: Arp, umann, Giacometti Janco, Picabia, Bailly, Lüthy, Morach, etc. Nombril astral, pince-nez des nuages. Amoroso. Conférences de Flake, Tzara, Janco. Février: Exposition Arthur Segal (Wolfsberg, Zurich) Mars: Exposilion Viking Eggeling F , Avril: Exposition Alice Bailly (Kunsthaus, Zurich). Les fourrures du cubisme, une fantaisie se décidant de se transformer se vaporise en 1000 petits che- vaux, des talons pleins de talent, neige à brise- brise, paysage en écaille blanche, liberté liberté et la liberté de la liberté, nous attendons encore le détrônement du Lord Byron, et l’autre liberté, celle du sans-thème du sans sujet, qui feraient avec la joie des couleurs et les vagues de broderie: 50 HP — Acide Alcide acétylène d’Alcibiade. 31 Mars: Mary Wigman — danses (Pfauentheater) Chabotte dans le salon fleuve de paille et la grande boule de sang roule, maboul, la foule dans la fiole qui file dans le coul — oir espoir, voir cette dame dans les vents balan- çoires. Avec exactitude, ici, les oiseaux se saoûlent. 9 Avril: &Sème soirée Dada (Kaufleuten, Zurich). Date à retenir, car on apprit que la vérité ne plait pas aux spectateurs. La salle était pleine (1000 personnes) et le tumulte commença au manifeste du Dr. Serner, se transforma en psychose qui ex- plique guerres et épidémies. D'autant plus coura- geux l’acte de Augusto Giacometti et Alice Bailly qui apportèrent à Tzara après le poème simultané à 20 voix, un hommage de 7 mètres de longueur VIVE DADA*. Eggeling parla sur ,L'art Abstrait“, Richter ,Pour sans et contre Dada“ Arp et Huelsen- beck lurent des poèmes, Tzara fut empêché de lire les siens; à la place reservée aux poèmes de Serner, celui-ci se contenta de déposer un bouquet de fleurs aux pieds d’un mannequin planté sur la scène. Les masques des auteurs étaient de Arp. La danse Noir cacadou“ (5 personnes) avec Mile Wulff, fut le rythme nouveau des fourneaux dans un marécage. Mme Suzanne Perrottet interpréta la musique nou- velle; — mais Zurich n’a pas encore vécu une im- pression si forte, la vitalité de la salle bondit des frontières de Ia famille et de la convention; mise à nu devant sa conscience, le désespoir de devoir rejetter ce qu’elle a appris à l’école la fit fouiller les poches pour jeter sur la scène ce qu’elle y trou- vait, et la misérable doublure âme. tzara LES LIVRES Vient de paraître: Guillaume Apollinaire. Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée — illustré par Raoul Dufy — Edition de la Sirène (Réedition) — Sourires — Guillaume Apollinaire lit assis et parle — Il n’est pas mort: Incertitude, Ô mes délices Vous et moi nous nous en allons Comme s’en vont les écrevisses À reculons, à reculons Divertissement du poète Nos délices Ph. Soupault Jean Cocteau : Le Cap de Bonne espérance. Editions de la Sirène (1919) — Blaise Cendrars: Les aventures de mes 7 oncles. (Ed. Sirène) Prochainement : Andrè Breton: Mont de piété (Paris) Tr. Tzara: le titre n’est pas encore fixé (Paris) Fr. Picabia: le titre n’est pas encore drouvé (Gstaad) W. C. Arensberg: Caca and the Calculation of to be (New-York) Edg. Varèse: Le Robinet Froid (New-York) Joaquimo Folguera: Lestendances modernes (Barcelona) Jon Vinea: Papusa din sicriu (Bucarest) Viking Eggeling: Base de l’art (Stokholm) Dr. W. Serner: Le hyperdadaïsme attention aux pick-pockets (Rapperswyl) H. Arp: L’ancre de neige (Collection Gaga) CALENDRIER 11 vent pour l'escargot il vend des plumes d’autruches vend des sensations d'avalanche l'auto-flagellation travaille sous mer et des deserts évanouis en plein air à décoration vases la roue de transmission apporte une femme trop grasse champs de parchemin troués par les pastilles qui a compris l'utilité des évantails pour intestins légère circulation d'argent dans les veines de l'horloge présente la précision du désir de partir 12 picotements dans la quelques gouttes de orge de petits lettres en flamme mière échec dans le miroir suffisent et le meilleur cinéma est le miroir du diaphragme télégramme d’arrivée de chaque degré de froid sec télégraphie-moi la densité de l’amour pour gx ‘al la chanson du rebec d’encre de chine signe de croix et salut fonction gymnastique mémoire se dégage automate respiratoire inévitable politesse l'heure avance dans l'os et marque des traces de silence pensement soigné des machines défectueuses casernes machoires sel acier plâtre tabac antracite menthe m'ont prouvé les nouveaux règlements du cœur abstrait fiacre fiévreux et 4 craquements âcres et macabres dans la baraque »SOus les ponts de paris“ ne. TRISTAN TZARA LE POÈTE NE METTRA PAS D'OBJETS DANS SON POËME PUIS QUE TOUT DISPARAIT QUAND PARAIT LE TRIANGLE NOIR LE TRIANGLE LYRIQUE LE TRIANGLE CENTRAL CHA NTE ÉPERDUMENT LA PRESSÉE DU MALE ET LE T RIANGLE NOIR AVEUGLE LE DÉSIR QUI LE RE GARDE LE DÉSIR CENTRIPÈTE AUX MAINS SOUPLES MAIS LE TRIANGLE NOIR EST U N DÉSIR SANS MAIN ET LE MALE AS SERVIT CE DIEU FRISÉ ET LE T RIANGLE NOIR EST DANS LA MAIN DE L'HOMME ET: CESTAAT-.CHAQU E INSTANT LA F IN D'UN MONDE EXPLOSANT DANS LES ESPACES Pierre ALBERT-BIROT Extrait de ,, Poèmes à la Chair" (à paraître). », | NS Ÿ revul hausmann lo la Francis Picabia: »L'Athlète des Pompes funèbres“ Fr. 2.50 nRateliers Platoniques“ Fr. 4.— réimpression d’après En vente au AGGrOG MOUVEMENT DADA le larynxe homme seul Zurich, Seehof, Schifflande 28 au regard fixe mets sur la fleur RRRRRRER EE EN l’accentcirconflexe carnet carambole manivelle feu dans la fiole cœur de ficelles nerfs perpendiculaires au centre d'une lampe incandescente et d’un liquide amer tristan tzara On sait maintenant que Lautréamont sera le Rimbaud de la poésie d'aujourd'hui. La Dictature de l'Esprit, presentation sans soucis d'amélioration et de ménagement, est l'affirmation de l'intensité, dirige toutes les préoccupations vers la force noble, précise, fastueuse, seule digne d'intérêt: déstruction. > LITTERATURE parait une fois par mois. Les cahiers 2 et 3 contiennent les Poésies du comte Lautréamont (Isidore Ducasse), première Charlot Chaplin nous a annoncé son adhésion au Mouvement Dada sez le Manifeste D AD A 1918 Directeurs: Louis Aragon, André Breton, Philippe Soupault. l'édition de 1870, dont on ne connaissait que le seul exemplaire Paris, 9 Place du Panthéon de la Bibl. Nationale. E Tristan Tzara: 25 Poèmes L Arp : 10 gravures sur bois. Prix 3-FF. Edition numérotée 15 Fr. Edition de luxe 60 Fr. COLLECTION DADA COURRIER PRESSE ] N T BUREAU de COUPURES de JOURNAUX revue EIF TOUT” mr JOURNAUX, REVUES & PUBLICATIONS DE TOUTE NATURE Paraissant en France et à l'Etranger Ch. DEMOGEOT, Directeur 21, Boulevard Montmartre PARIS 2e BOIS DE R. HAUSMANN BILAN virement, crustacée long bleu règlement soigne la parodie et touche À D A S | mu pu À BAS Cataphalque étalon sur les rails à travers hypocrisie ressorts ressemblants sur mes dents sur fes dents j'écoute sentis dans {es 05 qui baille extasié extraction de hameçons ou corridor tricolore hamac perforé ef les insectes du vide (soude) des nombres o7 réveille le nombril (sonde) fini le paragraphe ef Za seringue pour phosphore UoiS$inage du fer bravoure gymnastique balustrade es chiffres astronomiques acclimatisées SUR. BILEA RD. À TOUS-LES- VENTES gratuitement drogue halucination transcaspienne sacristie AVANCE LA COULEUR EN LANGUE DIFFÉRENTE vivisection EX-CATAPLASME PLAIT AUX AMOUREUX à 3 fr. 50 ou 3 h. 20 invincible martyrologiste ton cible et tes cils rappellent la naissance du scorpion en cire syphilis blanchissant sur les bancs des glaciers joli TAMBOUR crépuscule auto gris autopsie cataracte ô nécrologues prophylactiques des entr'actes antarctiques régions tistn T'ah Achevé d'imprimer le 15 Mai 1919 chez J. Heuberger Zurich . Il a été tiré de cet ouvrage 38 exemplaires à part numérotés de 1 à 38 et contenant 2 bois originaux de H ARP et de R HAUSMANN Prix de l'édition de luxe: 20 Fr. Rédaction et Administration: Zurich, Seehof, Schifflande Dépositaire pour la France: EUGÈNE FIGUIÈRE, Paris, 7 rue Corneille Dépositaire pour l'Amérique: MODERN GAERIE, New-York, 500 Fifth Dépositaire pour l'Espagne: _ [Avenue GALERIES DALMAU, Barcelona, Puerta- ferrissa 18 Dépositaire pour la Belgique: GEORGES GIROUX, Bruxelles, 26 rue Royale Dépositairé pour les pays Scandinaves : NORDISKA BOKHANDELN, Stockholm Dépositaire pour le Danemark: LIBRAIRIE HASSING, Copenhague, Raadhuspladsen L' : a , N V === Dada_06_1920_djvu.txt === SALON DES EINDEPE NDAN TS CRAND PAPAIS I)ES OR À MPS_FEMSÉES CAVenuet d'A ti Jeudi F 5 FRE à 4 [2 [> Matiuncc MOUVEMENT :DADA FRANCIS PICABIA manifeste lu par 10 personnes GEORGES RIBEMONT-DESSAIGNES Manileshs par 9, personnes ANDRÉ BRETON HÉUTEStE lu par à personnes PAUL DERMÉE wmileste F par 4 PETSen nes PAUL ELUAKD manifesge IN par 6 personnes LOUIS -ARAGON ma@leste ki par 5 personnes TRISTAN TZARA manifeste lu par 4 personnes et un journaliste Manifeste du Mouvement DADA Francis PICABIA à priori c'est-à-dire les yeux fermés, DADA place avant l’action et au-dessus de tout : LE DOUTE. Dada doute de tout. Dada est tatou. Tout est DADA. Méfiez-vous de DADA. Aa l'antiphilosophe. VOUS NE COMPRENEZ PAS EST-CE PAS CE QUE NOUS FAISONS. ER BIEN CHERS AMIS NOUS LE COMPRENONS ENCORE MOINS. QUEL BONHEUR HEIN VOUS NET RAISON. J'AIMERAIS COUCHER ENCORE UNE FOIS AEC LE PAPE, VOUS NE COMPRENEZ PAS? MOI NON PLUS COMME C'EST TRISTE. Vivent les concubines et les coneubistes. Tous les membres du Mouvement DADA sont RS | Re mt | Quelques Présidents et Présidentes : D' Aisen, Louis Aragon, Alexandre Archipenko, W.-C. Arensberg, Maria d'Arezzo, Céline Arnauld, Arp, Cansino d'Assens, Baader, Alice Bailly, Pierre-Albert Birot, André Breton, Georges Buchet, Gabrielle Buffet, Marguerite Buffet, Gino Cantarelli, Carefoot, Maja Chruseez, Arthur Cravan, Crotti, Dalmau, Paul Dermée, Mabel Dodge, Marcel Duchamp, Suzanne Duchamp, Jacques Edwards, Carl Einstein, Paul Eluard, Max. Ernst, Germaine Everling, J. Evola, O. Flake, Théodore Fraenkel, Augusto Giacometti, Georges Grosz, Augusto Guallart, Hapgood, Raoul Hausmann, F. Hardekopf, W. Heart- field, Hilsum, R. Huelsen- beck, Vincente Huidobro, F, Jung, J.-M. Junoy, Mina Lloyd, Lloyd, Marin, Walter Mehring, Francesco Meriano, Miss Norton. Edith Olivié, Pack, Pharamousse, VValter Clément Pansaers, Francis Picabia, Katherine N. Rhoades, Ribemont - Dessaignes, H. Richter, Sardar, Chris- tian Schad, Schwitters , Arthur £Segal, D' V. Ser- ner, Georges Philippe Soupault, Alfred Stieglitz, Igor Stra- vinski, Sophie Tæuber, Trislan Tzara, Guillermo de Torre, Alfred Vagits, Edgar Varèse, Lasso de la Vega, a . Wigman. Georges Verly, Wolkowitz, Mary La mort occasion unique des.splendeurs invisibles comme un pote impair je suis l'suteur de la mauvaise tenue Francis Picabia : Francis Picabia déclare qu'un homme intelligent ne q 8 doit avoir qu'une spécia'ité, c'est d'être intelligent, x Tristan Tzara vient d'accepter de faire partie du mouvement DADA,. * Ceorges de Zayas n’est pas encore certain que la peinture moderne soit faite par des hommes sérieux, il n'aime pas les gens qui se fichent du publie, « Metzinger déclare qu'il a te miné l'évolution du Cubisme, il compte faire autre chose. enfin. Ab, la vie est terne comme une visille dent. Georges Ribemont-Dessaignes Les chefs d'œuvre ressemblent aux perruques : pas un cheveu ne dépasse, Paul Dermée à paraitre : bulletin de versement tout mon sang et l'intellizence gratis je ne veux rien je ne veux rien fichez moi la paix ni crier ni me taire ni désespéré ni chimique chacun 20 sous vulgarité de l'absolu et je vous donne par dessus à Tristan Tzara Nous adhérons à une sorte de Touring-Club senti- mental, André Breton RRTRERES Marcel Duchamp ne fait plus d'art ayant découvert un nouveau mat à Ja reine, mat fait avec des ficelles et un bonnet de bain en caoutchouc. Louise Marguerille et puis et puts * Walter Conrad Arensberg n'a pas encore découvert ce mat il se contente pour le moment de faire mat le roi, Marcel Duchamp CS SE Les prisonniers ont-ils le droit de résoudre des problèmes d'ordre général ? = En matière de sentiment, il n'y a pas là de quoi rire, nous nous servons des pelits bâtons à manger le riz. " Louis Aragon Librairie | AU SANS PARELL | 37, Avenue Kléber: | PARIS ; | On a les yeux comme des estomaes Et les oreilles comme des ventres G. Ribemont-Dessaignes COLLECTION DADA | Calendrier cinéma du cœur abstrait cirque maisons poèmes par tristan tzara Bois par ARP PRIX : 25 Frs Philippe Soupault vient de se suicider à Genève. mb vient de paraitre : 391, numéro spécial des loustics. CR LS Le salon Néri, à Genève, rue du Mont-Blanc vient d'ouvrir la Galerie DADA. La direction | confiée au philosophe dada V, Serner. Peint: :» exposants : Picabia, Arp, Giacometti, Ribemc Dessaignes, Schad, Buchet, ESS. -7 Arp fut appellé à Londres pour installer le + darium de racines d'arbres de Venisé vivantes. place du vieus aquarium royal. \: «anie, l'état normal de l'homme est DADA. PRIX : 150 Frs L'orphelin, Le sein qui le nourrit enveloppé de noir Ne le lavera pas Sale Comme une forêt de nuit d'hiver Mort Les belles dents, mais les beaux yeux immobiles Fixes Quelle mouche de sa vie :t la mère des mouches de sa mort ? Paul Eluiard .='anti-dadaïsme est une maladie : la self-clepto- : es brais dadas ss à paraître : L'Unique Eunuque Préfaces par Tzara et Paskal Prix : 6 Fra. AU SANS PAREIL Le poëte doit rebu’er la raïson Paul Dermée God save la filé D'ÉD AS DE major. L'arc-en-ciel pousse les gens à toutes les comédies, tu me sembles bien fier Picabia, ta peau devient suspecte, où flotte un lion. Francis Picabia . * . - . p L Crotti dit l'amour mecanique en mouvement s em- bête beaucoup à Paris, il aimerait mieux être au Brévoort, Ribemont-Dessaignes vient d'être carencé par Louis Gros Sel ou Cros Con comme Mayer voudra. ISF @ Louis Vauxglles déclare qu'il vient de comprendre la peinture de Braque, Metzinger et Gleizes il y a des peintres qui n'ont pas de veine, o Nous conseillons à Frantz Jourdain de poser sa candidature comme conservateur du Musée Grévin. Arthur Cravan Les accidents de travail, nul ne me contredira, sont plus beaux que les mariages de raison. André Breton haute couleur des désirs maritimes froide projection en diagonale céleste noble et corrigée sur ton corps gravé de croix blessures jetés dans le panier de la rédaction mesure la finesse calculée en dollars grosse fumée arraïgnée métal phœutus Tristan Tzara LITTÉRATURE Revue Mensuelle 9, PLACE DU PANTHÉON PARIS IU 7P SUIS IOA 9p SnI4 sauu3 Î sp40mp4 senboof | 2 A JoU2S SOIpy public. Breton et Soupaull Homme bouilli par tristan tzara à versailles en flacons salutations distinguées. Alfred Stieglitz retour d'un voyage en France compte reprendré la publication de sa revue “# Camera Work ”. Marius de Zayas L M. de-Zayas # New-York est de plus en plus Louis XIV genre Dufayel. Rosemberg INONSIA 9pP SnI4 j SOUSOJAI P SnId * Edestd Varèse dit l'ange de à te. ermine la danse du “ Robinet Froid ”. Andrè Roosvelt _ SOIIPUIIN S9 SSISPUJOuUU9SIq Sp SnId | : d'or Sin LL jie,p SanbH}L SP 9)9120S 87 “SHOW Juaquioy Saddojaaus So JUBJANO Lo DADA à “110 2p OWJOJIND ‘O1opinp} ed YAVA 2nbHÂT UOHNjOAÏ BJ 9p JUEAMO) NE SINS 9[ , ‘(HAUYW SSUOUrUE JUAWDANOU 93 8 Jo & }od juiuf os ID NP J9 PHPEW 9P 2JnP ITU Persies J04b eiop onbiewos où Jo LGE spuaid 9 … . dde S2j SUPD SONO} SOJUIAINP 9P SNOS JU9 JUPAU Je]? 2j ,nb 29 nUATPOI JS9 SIPEJEU 9p UNS EP] E 290) OUAJIOd BU JuBuaIÉANS JUAUBIA J8JJN SOUISUE -16 un uot exposecra D L : P Achetez tos litres au écolte des Re ne | un directeur. p':uTr la première fois des Les ‘pharmaciens psychologues sont un danger Je n'ai jamais pu. que mettre de l'eau dans mon eat Francis Picabia Laissez-nous la paix avec ces petits lics nerveux, ces taches de son dont les romanciers feront grand cas ans Pareil | 37, Avenue Kléber PARIS cisTPicR bia ge ar OR AE 2 e stupide, Louis Aragon 7. 2 _ . 9 ‘ le] promenade inutile par les congrès des perfections ee — S FFE — H A sont-ils les bons pères des constantes affirmations & » . © . s n + A 9 5 Le) dâps leur main collective je mettrai la lourdeur de 4 "5 5 -_ | : me clichés pour allumer la superfluité des jambes _ y © = A 0 et dÀs bras, : Fr O ps, Tzara : a L = = + Au L'ART A BESOIN D'UNE PROVERRBE Lj | £bonnements : 5 Frs sont pourris icabia Paul Eluard, directeur 3, Rue Ordener | L PARIS (XVII!) arp l'arc et la barque à barbe d'arbre \ croque-chronometre G. Ribemont-Dessaignes Tristan Tzara / Tout le monde est directeur du MOUVEMENT Vos doigts fermés hélas ne s'ouvrent plus à M. Chruseez ed CS À = L'oiseau naval a pondu l'œuf de vos désirs Les mächoires des phrases bib cdhstruites bon sens.de tout regard stop - s à er $ : d FRA 2 > æ = 1 va E En silhouette pointent les roseaux-cils la couleur élastiqÿ ou je ndduif pas libre donc je suis le problème stop . és RP ; s uw < @ se Encore l'injure de l'aveugle en colère si je suis simple BI n'y a plus He probléme donc stop donc je recommence Le 5 . 4 + » — Ah que n'aimai-je encore votre sein bistellaire i cela m'amuse 3 'aime le chodolat Tzara cs 77 ec (I . ” a Fr «+ l De 4 ' , \ = Lu > = pee) _ +, : Pau das d4 Les plus mienifques porles sont celles Merriere L ense sourire de toute la terre ne nous a pas « \ _ ps tentmisenmimntptsntente / Hs .. Le f Re": « L ‘ te = = E- = — o————— lesquelles onfdit | Ouvrez, fau nom de la I@. sufñf: il nous faut de plus grands déserts, ces villes nn _ 2 = © n = | 155 rs É | à AE.A LR, *_ sanÿ faubourgs et ces mers mortes. n = çe ex R : L'éternité, l'éternité, laissez-moi compter jusqu'à 10. L'éau de J (1 et les lignes de nos mains dMjzeront ni a L Q cu st ARR 7 AUS A er A. Breton ct Ph, Soupaull LS ss + a . l $ + P > & A di —_ D Le doigt sur la tempe n'est pas lg canon d'un . s ve pe ., OCCASION l r' olver à ee _. é , : ® = |— : SENSATION! André Breton @ =. M. _ HALLUCINATION !!! È = = 7 | s 4 — £ RS L] œ " N « n * PF . < = = Antholo je a lerre pêi escalier mére à la cuisine, L'argen- we : oui Le _ : . « £ F2 œ Ls terie latigue là domestiques. A — = - #£ Te Francis Picabia = 3 Le) | | KE 2 E HART MAison | @) 2 =, À SAgYE 2 _ à pour Aragon Las) sets o: ' à RE «l' a bi ce = __ Il est dificile/ de s'évader d'une prison qui n'a pas arpet/l'arf à. barbe œ Lu MARS 1920 de mur. r ressuscij#nt dans la nuit libre r — " s à don NE: n —< G à s ) . * dapeT édition spéciale austra- = | S é ran e aison Un ange, un chauffeur, un serpent du Nicaragua, lienne pour les poches du kangourou es + LL A de ’ une vieille catin, un aviateur et tant d'autres, voilà atp et la barque à l'arc - ‘ fants. | SRE ne 4 ES + Lo OR PRES k s'encadrent pour sémiramis (7 © a [= Le chef de gare n'est pas un grand docteur mais = = és An s— © Lun = — CCR Lt Len ! #2] Lœ] —— œ = — A. Nous cherchons des amis et d’autres choses si reprochées aux vocations grammaticales des équilibristes en flacons, TRISTAN TZARA, sinistre farceur; à la Galerie La Boétie Rue La Boëtie le 2 mars 1920, 2° manifestation de la Section d'or. Anti-littérature DADA -- Anti-musique DADA -- Anti-peinture DADA. Paris. tablesux DADA à s L . : : === Dada_07_1920_djvu.txt === TRISTAN TZARA Nt 7 32, Avenue Charles Floquet PRIX : Administration :* AU;SANS PAREIL, 37, Avenue Kléber | 1 FR. 50 PARIS D'ARTS MARS 1920 ? UJ e. Re Th te RATE. Z& z FRANCIS PICABIA LE ë Ÿ'& _e = VÉLODROME aux oienons le mariage 1/3 est aussi un résultat de la vie maritime comme la fin de phrase voilà et mat le fleur remue la queue on lui met des ventouses de lampes électriques il croit à l'inviolabilité des négations valables pour un mois il est donc très gentil et extrêmement sympathique le téléphone nous reste fidèle comme un chien nickel dit le dadaïste il baille baille les rideaux avalent la lumière des rues Aa envoie express tout cela rs l'exposition des colonies le monde normal le mien phosphate le tribunal est un raid conjugal entre la poudrière la manivelle la manifestation et les bagages des grains de migraine savon lunaire et hors-d'œuvre avantage ont adopté un fils nouveau vierge et l'ont caché dans le piano garage Il y a encore le cancer de la lampe rouge du corridor et la mâchoire enguirlandée d'ongles attend le nain le train et le lapin monsieur Aa attend le courrier l’applaudissement civil de l’attentat criminel et perpétuel Tristan TZARA La queue du diable est une bicyclette la morsure équatoriale dans le roc bleui accable la nuit senteur intime de berceaux ammoniaque la fleur est un réverbère poupée écoute le mercure qui monte qui montre le moulin à vent accroché au viaduc avant-hier n'est pas la céramique des chrysanthèmes qui tourne la tête et le froid l'heure a sonné dans ta bouche encore un ange brisé qui tombe comme un excrément de vautour étend l’accolade sur le désert fané lambeaux d'oreilles rongées lèpre fer Tristan TZARA ARTICHAUTS Dada n'ayant plus que quelques années ou quelques mois ou quelques jours à vivre, cherche un notaire pour lui confer ses dernières volontés. Les mathématiques Dada n'ont pas encore été cultivées. Jusqu'à présent | l'étude du nombre a rendu complète- ment idiot. L'idiotie est le seturnisme ! du mathématicien. Il y a aussi quelque chose qu'on ne connait pas : c'est le dadaisme dada. Mais Dada a des mamelles jusqu'aux orteils. Dada doute de tout. On dit : cela aussi est un principe. Non, le doute n'est pas in principio. Mais quand cela serait | si Dada croit au doute, cela prouverait | qu'il n'a pas de principe. Quand Dada verra que les cochons | chatrés commencent à avoir la voix du jaguar, il fera comme l'iode, 1l se subli- mera. Et il revivra dans l'air respiré par les cochons châtrés et dans leur bauge. Et les cervelas que l’on servira au repas familial seront malgré tout possédés par Dada . Dada, o Dada, quelle figure ? Sitriste 2 Si gaie? Regarde-toi dans la glace. Non non, ne te regarde pas. Qu'est-ce que c'est beau 2? Qu'est-ce que c'est laid > Qu'est-ce que c'est grand, fort, faible ? Qu'est-ce que c'est : Carpentier, Renan, Foch ? Connais pas. L , . . Qu'est-ce que c'est moi ? Connais pas. Connais pas, connais pas, connais pas. Regarder les astres ou l'intérieur de l’es- tomac avec une demie-jumelle de théatre c'est une occupation artistique. Enfin la seule occupation des hommes. Et ils pleurent, ils pleurent comme si l'oignon entrait dans la composition du verre. Il est intéressant de noter à quels partis appartiennent les sourires d’alliances of- ferts à Dada. Politique et mariage. Dada a une grosse dot à manger. Mais Dada est difhcile à déflorer: la vierge est étroite. Georges RIBEMONT-DESSAIGNES Philippe SOUPAULT 5 à 1 S t » / MANIFESTE CANNIBALE DADA Vous êtes tous accusés ; levez-vous. L'orateur ne peut vous parler que si vous êtes debout. Debout comme pour la Marseillaise, debout comme pour l'hymne russe, debout comme pour le God save the king, debout comme devant le drapeau. Enfin debout devant D'ADA qui représente la vie et qui vous accuse de tout aimer par snobisme. du moment que cela coûte cher. Vous vous êtes tous rassis ? Tant mieux, comme cela vous allez m'écouter avec plus d'attention. . Que faites vous ici, parqués comme des huitres sérieuses — car vous êtes sérieux n'est-ce pas ? Sérieux, sérieux, sérieux jusqu à la mort. La mort est une chose sérieuse, hein ? On meurt en héros, ou en idiot ce qui est la même chose, Le seul mot qui ne soit pas éphémère c'est le mot mort. Vous aimez la mort pour les autres. À mort, à mort, à mort. Il n'y a que l'argent qui ne meurt pas, il part seulement en voyage. C'est le Dieu, celui que l’on respecte, le personnage sérieux — argent respect des familles. Honneur, honneur à l'argent : l’homme qui a de l'argent est un homme hono- rable. L'honneur s'achète et se vend comme le cul, Le cul, le cul représente la vie comme les pommes frites, et vous tous qui êtes sérieux, vons sentirez plus mauvais que la merde de vache. DADA lui ne sent rien, il n'est rien, rien, rien. Il est comme vos espoirs : rien. comme vos paradis : rien comme vos idoles : rien comme vos hommes politiques : rien comme vos héros : rien comme vos artistes ‘ rien comme vos religions : rien Sifflez, criez, cassez-moi la gueule et puis, et puis ? Je vous dirai encore que vous êtes tous des poires. Dans trois mois nous vous vendrons, mes amis et moi, nos tableaux pour quelques francs. Francis PICABIA. UN MOT DUR - N° 58 Les petites rues sont Tous les poëtes des couteaux. savent dessiner. (« Le bureau de poste est en face. — Que voulez-vous que çà me fasse ? — Pardon je vous voyais une lettre à la main. Je croyais. — Il ne s’agit pas de croire, mais de savoir. Le plancher des S'asseoir à l'aube, poissons. coucher ailleurs. Paul ELUARD. TRISTAN TZARA PIÈCE FAUSSE Du vase en cristal de Bohème Du vase en cris Du vase en cris Du vase en En cristal Du vase en cristal de Bohème Bohème Bohème En cristal de Bohème Bohème Bohème Bohème Héme hème oui Bohème Du vase en cristal de Bo Bo Du vase en cristal de Bohème Aux bulles qu'enfant tu soufflais Tu soufflais Tu soufflais Flais Flais Tu soufflais Qu'enfant tu soufflais Du vase en cristal de Bohème Aux bulles qu'enfant tu soufflais Tu soufflais Tu soufflais Oui qu’enfant tu soufflais C'est la, c'est là tout le poème Aube éphé Aube éphé Aube éphémère des reflets Aube éphe Aube éphé Aube éphémère de reflets ANDRE BRETON. Nous avons fait le sacrifice de l'œil droit à DADA: Etl'insigne DADA se porte sur l'œil gauche.Entendu- Dada ;'est assuré la collaboration régulière des plus notoires traducteurs et plagiaires de la langue fran- çaise. PROVERBE n'existe que pour justifier les mot: DADA dito que d to l'Emprunt. Paul Eluard à Tristan Tzara : « Les femmes grosses ne sont pas seulement cellet que vous imaginez fragiles, t ut objet fragile ess automatique et maigre Maigre et gros se prononce bien, une femme malheureuse pour finir une seule femme sans suite une femme heureuse » PAUL DERMÉE . Ô - Îl posa son chapeau sur le sol, et le remplit de terre Et y sema du doigt une larme. Un grand géranium y poussa, si grand. Dans le feuillage mûrirent un nombre indéfini de potirons Il ouvrit une bouche aux dents couronnées d’or, et dit : [ grec ! Il secoua les branches du saule de Babylone qui rafraîchissait l’air Et sa femme enceinte, à travers la peau de son ventre Montrait à l'enfant le croissant d’une lune mort-née Lui mit sur sa tête le chapeau importé d'Allemagne. La femme avorta de Mozart, Tandis que passait dans une automobile blindée Un harpiste, Et qu'au milieu du ciel, des colombes, De tendres colombes mexicaines, mangeaient des cantharides. Georges RIBEMONT-DESSAIGNES BARRIÈRE (On ma parlé d'un restaurant luxueux où les mets les plus divers sont apportés Il y a des dessous de plats à musique, des carafes à deux becs, des verres à pied et une magnifique porte d'entrée. — Les plus magnifiques portes sont celles derrière lesquelles on dit : « Ouvrez, au nom de la loi ». — Je préfère à ces drames le vol silencieux des outardes et la tragédie familiale ; le fils part pour les colonies, la mère pleure et la petite sœur pense au collier que son frère lui rapportera. Et le père se réjouit intérieurement parce qu'il pense que son fils vient de trouver une situation. — J'ai été recommandé dès mon jeune âge à un animal domestique et pourtant j'ai toujours préféré à la chaleur de sa langue sur ma joue une petite histoire des temps passés. — Du bout des lèvres on peut boire cette liqueur verte, mais il est de meilleur ton de commander un tonique. — Les forçats se donnent une peine immense pour garder leur sérieux. Ne leur parlez pas de ces enlèvements surnaturels ; la jeune fille a encore les cheveux dans le dos. — Îl ny a donc que ces voitures brunes pour favoriser les évasions Tous les jours, à midi, quelqu'un se sauve. — Qu'il prenne garde à ces échelles qu'on jette horizontalement sur les avenues et qui sont faites de tous les ( Arrêtez-là ». — Îl s'en moque. Regardez, voici un individu qui s'approche de nous en courant à toutes jambes. Pas un cri ne s'envolera de nos lèvres. Il va plus vite que les mots les plus brefs. Je sais que derrière nous on ne peut que pälir de frayeur ». André BRETON et Philippe SOUPAULT. Je suis dada, a-dada, anada, anana, Amanda n'avait qu'un défaut. Les gens qui veulent qu’on les respecte sont des imbéciles ou des malfaisants, Mon dada-irrespect irrespect même de DADA. Il y a un rat crevé sous le plancher Voulez-vous vous raser matin et soir au théâtre, au bal, au cinéma, en famille achetez un GILLETTE de Narbonne Paul DERMÉE Paul ELUARD Le ciel est un énorme crucifix, le fond du ciel est la terre, le fond de la terre Rosemberg, la cathédrale des poires. Erik Satie a trouvé la musique d'ameublement: façon de s'introduire dans le monde. (Location pour soirées). Archipenko est un homme aussi fermé qu'une maison close. Favory avec quelques photographies de musées un métier appris à Facadémie Julian, arrive comme Lhote à émouvoir Roger Allard et Louis Vauxcelles. Les scandinaves prennent plaisir aux promena- des du soir, lorsqu'ils peuvent contempler la lune. Et par temps brumeux, les tableaux ‘‘ comme la lune ” de Matisse, la remplace en appartement. Marcel Duchamp continue à donner des leçons d'amour. Les sens sentent l'oignon dans l'après-midi. DADA est contre la vie chère. Francis PICABIA. FICHE Le paquet de tabac du peintre c’est la bûche Je vais élire un vase à lire Je serre la main de Tristan Tzara et je passe. Le principal pour ne pas se perdre : fixer la boîte aux lettres ou l’avertisseur d'incendie. Comme la prunelle de mes yeux, le soleil sur fond noir des assurances est une hantise acceptable. On sent plus ou moins le besoin de croire en son étoile. Louis ARAGON. G. RIBEMONT-DESSAIGNES LOUANGE DE L'OLIVIER Ton haleine un jour de Janvier Ou, tirant de grosses bouffées de ta pipe charmant fumeur Est-ce le train ? Sont-ce les fées ? La cendre du jour qui se meurt ? Soyons tristes, c'est l'olivier Jean COCTEAU Les 23 Manifestes du MOUVEMENT DADA paraïîtront dans la revue mensuelle LITTÉRATURE 9, Place du Panthéon Abonnement ; 15 francs par an Les amateurs de ténèbres textiles trouveront dans chaque numéro le portrait d'un dada fait par un dada. DADA est un microbe vierge Dada est contre la vie chère Dada société anonyme pour l'exploitation des idées Dada a 591 attitudes et couleurs différentes, suivant le sexe du président Il se fransforme - affirme - dif en même temps le ZUT oi, ba da boum soyons oracles Il est un nez aillette tube de Crooks PAT autel éclair tartines nègres Eds sur le ventre en fleurs LE * toutes crues sauve la Cérta FE, carrousel muet honore Dieu le Père Disss cachotterie . . à 4 FE sourcils faits à l'encre soufre ) D la vergue ventriloque À andré Gide a la pituite Paul DERMÉE la libre s'enflamme et les pyramides (très vite) s'éclairent les digues verticales lédah éga acaeacaeaea eda les torpilleurs aux fontaines ne touchez pas sous l'orage extrarose mourir mourir les ancres les sœurs grises et les philosophes sur l'ultratlantique les coupoles oegooraaa crépuscule derrière le pastel les perforatrices les perforatrices hhhaa bregan il a signé le quadruple aeaeaeaeaeaaaa J. EVOLA TERRITOIRES 5 Lt sms c——— — ——— + Céline ARNAULD contraire - sans importance - crie - pêche à la ligne Dada est le caméléon du changement rapide ef interessé Dada est contre le futur, Dada est mort, Dada est idiot Vive Dada, Dada nest pas une école lifféraire hurle Tristan TZARA Monsieur Aa soumis à la taxe car elle est parallèle et tourne dit le photographe aussitôt que les promesses botaniques aient supporté les je me tue et infâme tu m'a trahi car il a toujours réglé pour mon compte et mon cerveau le repas humide et l'heure inodore du départ mais nous n'étions qu'un organe étrange appelé bleubleu et la tour d’afhches blanche comme l’autruche s'enveloppait de coussins aériens ce n'était plus un secret qu’elle couchait avec une femme grasse à double caisse avec inscription verreries et deux minarets dit-il comme la pendule et le règlement à double caisse dit-il avalant la dou- blure de ce grand oiseau comment s’appelle-t-il dit-il hôpital de nos nuits mais voilà au bout des couleurs il a vu notre seigneur et tout d’un coup le jardin zoologique s'introduisit par contre bande dans le bulletin de la bourse sans payer les contributions au consolateur Galerie DADA Salons Néri Rue du Mont-Blanc, GENEVE Exposition de Picabia Francis et G. Ribemont-Dessaignes Le bal Dada organisé par le D" Serner, à Genève, le 5 Mars, à eu un succès énorme. Der Zeltweg vient de paraître avec la collaboration de Arp, Giacometti, Flake, Schad, Serner, Tzara L'exposition Dada aura lieu au mois de Juin, à la Galerie La Boëtie. Sur la démission des dadaïstes de la Section d’or, consulter 391 n° 12. Vient de paraître : Feu de Joie, Poèmes de Louis Aragon . Vient de paraître : Les animaux et leurs Bommes, poèmes de Paul Eluard Édition : Au Sans Pareil DADA N’EST PAS UNE MALADIE Tristan TZARA Un chien n’est pas un hamac. La philosophie est un mélange de voca- bles. Chaos fait de boue et d’énigme. Je n'ai qu'une seule certitude: que je suis mon propre passe-lemps, et un homme assez poli. VAL SERNER l'art était une maladie. Depuis que j'ai gagné 100.000 fr., l'art n’est plus une maladie ». « En Suisse, Un Cubiste de la Section d’or Il reste très peu d'exemplaires de « La première aventure céleste de M. Antipyrine », de Tristan Tzara. (Zurich 1916). Prix actuel: 7 fr. 50 - Au Sans Pareil La 4e manifestation du mouvement DADA aura lieu le 27 Mars, à 8 h. 15, à la Maison de l'Œuvre. Grand spectacle, théâtre, musique, tableau animé, attractions, etc. André BRETON ST TE RTS re ue | Les sulfates inattendus dont on s’est servi pour faire le bleu des mers tropi- cales me rappellent au respect qu'on doit aux productions du génie humain. J'ai connu un jeune chien qui ne savait pas distribuer son sang dans ses mem- bres : adressez-vous au chef de gare. Les souffles roses de l'enfant qui vient de naître font lever des fleurs dans les chambres noires des appareils photo- graphiques. Fleurs de papier des victoires senti- mentales. Les yeux noirs ne permettent aucune équivoque. SALLE DE SPECTACLES : Paris - Electric-Palace Nous fumons un film en salle éclairée : c’est l’Electric-Palace, de- mandez ces éventails d'écume, je veux dire ces pipes ou ces ventilateurs. Quel tremblement si tu descends l’es- calier au milieu de l’inattention géné- rale. Les ouvreuses bleues dansent au-devant des visiteurs. Je leur jette à manger mon ticket rouge. Qu’on me donne un fauteuil à roulettes. Louis ARAGON PAPIER La OS TT TDR PRE SE 2 US BUSH EL VON RE SERRE Déconcertons troublons énervons Charlot partout guerre à l’amidon Jacques EDWARDS Louis ARAGON FA Christian SCHAD (Genève) ARP et VAL SERNER dans le crocrodrarium royal de Londres LES TITRES DE MES AMIS & LES MIENS BRETON — Mont de Piétè — Montagnes russes ARAGON — leu de joie —- Une vieille coutume PICABIA — Pensées sans langage — Le médecin des folles SOUPAULT — Rose des vents — Sans odeur RIBEMONT-DESSAIGNES — L'empereur de Chine — Voie sacrée d'aluminium TZARA — 25 poèmes — La terre se dégonfle DERMÉE — Films — Au bout d'un fil PAULHAN — La guérison sévère — La robe des trous ELUARD — Les animaux et leurs hommes -- Par la queue VACHE — Lettres de guerre — DADA la Mort F On trouve tous ces livres au Sans SE EP TV NE PR Pareil SERRURE DE SURETÉ Paul DRAULE. PLIS Ma parole Régulier comme . - Mon plaisir La main prise dans la porte Comme un gourmand ' y , Mon plaisir Trop engagé mon ami trop engagé Le train mince 2 : Mon plaisir Pour ainsi dire Te Mon plaisir ou Homme ou femme = Mon plaisir Passez 91 le mot Les lois les lois s Mon plaisir Merci Ou d’autres lois Je tiens la clef Mon plaisir Ou la poudre Le verrou se remet à tourner comme une langue Mon plaisir Légères sans limites D Mon plaisir onc Tout m'est égal. Louis ARAGON. Paul ELUARD. DADA N° 1. Quelques jeunes hommes intelligents stranded in Zurich desire corres- ponce with other unfortunates similary situated in other godforsaken corners of the earth, DADA : Bulletin 5 feb. Ils ont échappé. They have got to Paris. La bombe !! La ZUT -excelsior !! London. EZRA POUND. Le sentier est assez large pour dé- graver une planche de cuivre ou de nitrique diptyque natures mortes. Re >] Louis Aragon est l’amant de cœur du Dadaïsme. TE TATENC L'hypertrophie du bien que j'ai perdu bifurque dans un taillis à gauche. Ribemont-Dessaignes a un juge- gement régulier ; il est le magnéti- seur de Zizi de Dada. Le tableau le plus savant et le plus complet broute l'herbe de mon jardin. CR ARRETE Tnistan Tzara adore ses amis. Les journaux sont les panoramas de sa vie. Li +. D Francis Picabia s'attaque toujours à lui-même. Lo. Le bordel est l'endroit où l’on est le plus chez soi. RATES Je ne désespére pas de voir Marius de Zayas devenir l’amant de M" Wilson. Braque ne demande qu'à oublier Picasso. Vive la France ! Le Edgar Varèse continue à prendre des glaces pour soigner sa blennor- ragie. Le robinet froid vient d'être acheté pour le jardin des Plantes. Francis PICABIA, Du : : FRANCIS PICABIA ÉNIGME-PERSONNAGES Pas assez mystérieux au volant de ta voiture Tu ne trouveras jamais la clé de D à l'envers énigme en autobus M Raccrochée par une étoile l'échelle renversée Bicyclette en divagation lunettes noblement remontées Assurément pas assez Dada ça viendra Assis au bord des routes feu follet Sur le rire du délire enfantin Et le chemin de fer railleur montre ses dents neuves au dernier train Céline ARNAULD. TRAINS Les talus se fendillent sous la chaleur des wagons rapides et des escarbilles rouges de toute la vapeur qui coule loin sur les arbres. On ne sait quelle est cette odeur des loups morts de faim qui vous prend à la gorge dans les wagons des classes inférieures. Courage pour ces cris de locomotives hystériques et pour ces gémissements des roues suppliciées. Au dehors les arbres enivrés de tous ces. cris et de tous ces regards ont le vertige monstrueux des foules au départ d’un avion pour un voyage éternel. A tous les signaux une énorme bête se tient cachée et regarde d’un seul œil ce grand lézard bruyant qui glisse sur des ruisseaux de diamants et sur les cailloux des mines aériennes. Philippe SOUPAULT. Gérant : Georges RIBEMONT-DESSAIGNES S. P, 1. Passy-Paris 391 N°12 2 FR. contient le manifeste DADA de Francis Picabia La section dorée, de Georges Ribemont-Dessaignes Monsieur Aa, de Tristan Tzara, La Joconde LA OO: de Marcel Duchamp La Sainte-Vierge, dessinée par Francis Picabia des poêmes, de André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault, Tristan Tzara, G. Ribemont-Dessaignes Céline Arnauld, Marguerite Buffet, Paul Dermée, etc., etc. 37, Av. L'INSIGNE DADA COUTE 5 FR. Ecrivez à G. Ribemont-Dessaignes 18, Rue Fourcroy, Paris (17°) Kléber Au Sans Pareil, Viennent de paraître : ‘Do H2 04” ‘ PROVERBE ‘* LITTÉRATURE ” ‘ M'AMENEZ'Y ” Revues DADA Vient de paraître : L'Unique Ennuque Poëme de Francis Picabia avec une préface de Tristan Tzara Collection DADA AU SANS PAREIL des 37, Av. Kléber, Paris »0 Prix : + fr. Au Sans Pareil : 25 POÈMES de Tristan Tzara avec bois de Arp (Collection Dada) 3 fr. 50 ER" ANTHOLOGIE DADA : 4 fr. Edition de luxe : 29 fr. DADA 2... 3 FR. DADA 3... { FR. 50 DADA 6... 2 FR. DOT N° 8:09 10 (Ts 1h N° 12, 2 francs Littérature, revue mensuelle Abonnement : 195 Francs etc., etc. DIE SCHAMMADE (Cologne) parait sous la direction de Max ERNST et BAARGELD REVUE DADA!! REVUE DADA!! === Dada_08_1921_djvu.txt === Monsieur Aa l’antiphilosophe — Cher Monsieur La lâcheté connaît son ordre, c’est le poids de la peur que nous portons tous dans les noyaux des os. Les nerfs de l’océan sont les rails du vent et de la chaleur. Leurs luttes font les empreintes digitales des îles et les dents solitaires des rochers. Autour de la maison de foin, des gouttes d’ insectes tombent à la clarté de soie et la phosphorescence des fruits attire les grains de nuages. Les nuages apportent les oise- aux robinets. — Cher Monsieur Ce n’était point sans intentions que Monsieur Aa avait découvert la joyeuse complicité de l'estomac. L'inventaire de son dépôt cérébral dure depuis son adolescence, le résultat est nul — sans alliage. Il est mat par jeu d’éclairs. Il ouvre maintenant sa tente — un parapluie audessus du poumon et la chevelure abondante de l’air qu'il aspire. — Cher Monsieur Les montagnes reçoivent un paquet de chocolat. Les montagnes sont derrière les jeunes filles qui sont groupées sur l'escalier. Les fenêtres sont encore ouvertes. A leurs pieds on voit des corbeilles de fleurs et un chien de garde. Ce chien n’aboie pas, il est pensif. La jeune fille au milieu debout sur un‘ tabouret tient une lettre cachetée dans la main droite. La main gauche s'appuie sur l’ épaule d’une de ses sœurs. Elles sont sages. — Cher Monsieur A l'approche de la dernière heure de vie cotidienne — j'ai senti — longtemps — le malaise fixé par la collectivité anonyme en un mot — et la signification sentimentale qu’il cache — terre et odeurs sous le nid et | œuf. — Des mots deviennent des conclusions ennemies — aussitôt prononcés — prennent une existence qui agit directement sur la cellule et la spéculation du sang. En dehors de leur sonorité inéffaçable établie comme base d’une logique de marché et de compromis, rien ne peut garantir de leur vertu réelle, que la jouissance que j'aie à les faire manœuvrer. Et encore; — la réalité n’est qu’une conclusion explicite. Rien ne peut être efficace. IL faut toujours s’ écarter. En nouant des paroles en une phrase, j’ arrive fa- cilement au point. J'y trouve toujours un résultat. Après n'importe quelle phrase. Le résultat et la phrase sont emportés par la moindre objection ani- male. Leur donner une valeur est un signe de vulgarité — il faudrait donc amortir le résultat avant de finir la phrase et ne pas mettre les points d’après les nécessités grammaticales. La syntaxe est algébrique et nous nous servons de logarythmes pour les calculs de finesse. — Cher Monsieur A l'invasion liquide — un jour d’été virulent — à sa clarté — le gazon couleur de momie ouvre son mal. J'ai rencontré en Italie un chanteur célèbre qui faisait bouillir le sang de sa voix en d’innom- brables capitulations. Je n'ai jamais pu connaître le but de cette étrange occupation. TRISTAN TZARA Die shwalbenhode ” 4. ” Tapa tapa tapa Pata pata Maurulam katapultilem i lamm Haba habs tapa Mesopotaminem masculini Bosco & belachini Haba habs tapa Woge du welle Haha haha ARP vient de paraître: * 7 manifestes dada par tristan tzara (La Sirène, 7 rue Pasquier, Paris.) Der anfang des fadens bei diesem knäuel ist zwischen L und E, von hier geht der faden auf O (unten rechts), von hier auf das D links etc.; folgt man nun den windungen des fadens bis zum ende desselben, so geben die gefundenen und aneinander gereihten buch- staben die worte: ,O du goldene jugendzeit!“. Auf- lôsung des fadenlabyrinthrätsels S 500. Die alpensure. Die notdurft der vulkane. Die honorare der okkulten kurse. Die bisse in die trebertürme. Die geschälten monde. Die leydernen hasen. ie emaïllierten keime. engelstränke. Die rebusglocke. Der flügge gewordene sprechsaal, Einzahl mehrzahl rübezahl. Die das monogramm bildenden buchstaben sind mit sternchen geziert, und zWar in verschiedener anzahl. Ordnet man die buchstaben arithmetisch nach der zahl dieser sterne, so ergibt sich der name: Newton. Auf- lôsung des magischen monogramms S. 501. Die glyzeringetränkten leitern lehnen gegen die papierdolmen. Die grimassen der sterne sind auf die flügel gepaust. Die kopierrädchen laufen über die schnittmuster der tiere. ARP nl ARP Entrez Voir Les Danses Orientales par les Jolies Orientales Zora, dans sa Danse du Foulard Sultana, danses des Caïds. Ziska, danses de Contorsions. Zannina, danses Tunisiennes. Saïda, danses du Ventre. Aïcha, Nouvelles danses du Pélikan. On entre sans attendre, c’est permanent et continuel THÉODORE FRAENKEL Il est blanc et beau cet excrément car nous sommes tous des anges les pierres le certifient notre encre est blanche et nous écrivons sur le papier blanc nos maladies sont celles des animaux aquatiques et nos costumes sont faits en amérique. Pour les indications supplémentaires lisez le vogelselbdritt par arp qui vient de paraître. Arp est le chapeau haut de forme du mont blanc. TRTZ. ARP Paris + Sport et leurs jumelles sont des signes de détresse Les présidents de nos républiques pour les meilleurs citoyens sur nos boulevards Quant aux autres meilleurs encore sur nos oiseaux ils regardent les avenues nous font savoir le temps qu’il fait : et les rues Leurs drapeaux gris PHILIPPE SOUPAULT. Cor mio Se rétracte vers le moindre à percevoir en propor- tions astrales Le problème recommence et la foi C'est une amoureuse Baiser de concevoir un milliardième Pauvre cœur déçu après s'être assis en son conten- tement Gamma boudoir Nage dans la lucidité électrique comme réelle Jusqu'à unir télescope et microscope Il y a aussi des occupations lucratives Regarder par la prunelle de sa maîtresse afin de voir à l’intérieur Aimer Dieu afin d'y croire A part la jonction dans un but ignoré qu'y a-t-il Il y a tout Et se taire Cette affreuse boule qui perd son phosphore aussi par le sexe persiste à surnager Je suis un clown et un menteur L' indifférence ne succombe qu'aux dés G. RIBEMONT-DESSAIGNES Die ungeschlagene fustanella Wunschgemäss gestatte ich ihnen hiermit, die 56 ver- witterungsstufen vom frischen gestein zum sechs- blättrigen reliefrôslein mit goethes mineralishem nadh- lass aufzufüllen. Die quer- und längslinien ihrer pa- rallelogramme laufen sodann gleich. Häkeln sie einen ringmeter luft einmal als ersatz eines stäbchens ein- mal als aufschlitz ihres porphyr lapislazuli und sie werden sidh allen anordnungen ihres p. t. herrn di- rektors ungebrochenen herzens fügen kônnen. Die dritte und vierte reihe wiederholt man noch zweimal, damit die blätthen sich hübsch wundern. Die meister- werke ihrer konditorei müssen recht-scharf gepolstert werden. Sodann spriten sie ruhig weiïter mit gneis, glimmerschiefer und grauwacke und vergessen sie ja nicht, ihre sechs wôlbungen mit stalaktit als blätter- teig zu steppen. MAX ERNST Déclaration Je déclare que Tristan Tzara a trouvé le mot DADA le 8 février 1916 à 6h. du soir; j'étais présent avec mes 12 enfants lorsque Tzara a prononcé pour la première fois ce mot qui a déchaîné en nous un enthousiasme légitime. Cela se passait au Café Terrasse à Zurich et je portais une brioche dans la narine gauche. Je suis persuadé que ce mot n’a aucune importance, et qu'il n’y a que des imbéciles et des professeurs espagnols qui puissent, s'intéresser aux dates. Ce qui nous intéresse est l'esprit dada et nous étions tous dada avant l'existence de dada. : Les premières Saintes Vierges que j'ai peintes datent depuis 1886 lorsque j'avais quelques mois et m'amusais à pisser des impressions graphiques. La morale des idiots et leur croyance dans les génies me font chier. Tarrenz b. Imst 6 Août-1921 AT ARP Lorsque le chasseur d'esclaves traversa le désert pour la dernière fois et l’éclair poussa sa fleur dans la pierre, G. Ribemont-Dessaignes fit paraître son Empereur de Chine Au Sans Pareil nous voulons retourner à la nature notre grand’'mère étant donné que le Tyrol est si beau sous la neige qui n’est que l’excrément des dadaïstes. : ST MAT TRTZ. Das ding an sich und das ding an ihr Der mensch ist der beste freund des weibes. Die liebe auf dem zweirad ist die wahre nächstenliebe. Die axt im haus erspart den bräutigam. Wer gegen den wind spuckt, mathilde. Nieder mit der kompakten majorität der damenschneider. BAARGELD besudelt die eigene a Poesie ist ein modus, minderwertige gedanken doc noch an den mann zu bringen. es Je suis bien le frère de Charles, la preuve: Où nous croyons-nous donc ? J'ai la beauté facile et c’est heureux glisse sur le toit des vents e glisse sur le toit des mers suis devenue sentimentale ne connais plus le conducteur ne bouge plus soie sur les glaces suis malade fleurs et cailloux L2 J'aime le plus chinois aux nues . J'aime la plus nue aux écarts d'oiseau Je suis vieille mais ici je suis belle Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes Epargne chaque soir le cœur noir de mes yeux PAUL ELUARD Fatagagalied Erblikest Erna du darin, Man's nur am stiere findet; Verstehn muf es die stikerin, Wenn- Erna-draus-verschwind ARP und MAX ERNST (FATAGAGA) Die wasserprobe Hierbei wird die Faust geballt Daf der frosch zu boden knallt Hier die magd die motten putzt Daf der wind die dämpfe stutzt Hierbei wird ein dampf verschluckt Daf der greise bammel zuckt Dafñ der warmen fische ei Knall und fall ins einerlei MAX ERNST Der alte vivisektor Dort auf jenem hügel, dichte schützenlinien. gemeldet ? Es sind puppenräuber und blütenstände, wandte der adjutant ein. Und jene artilleriebeobachtungsstände da drüben ? Das sind die brutknospen auf ihren leitern. Halblinks ist eine starke batterie von anscheinend groffem kaliber, fragte der führer nochmals; -solche führen wir doch nicht. Ew. Exzellenz haben ganz recht; es sind die bauch- teile der eizellen, die spitzengänger der zukunft, die gliedmafen der im schnee begrabenen. Sie über- treffen die sporen an schônheit und klarheït. Sie sind mit wurzelhaaren dicht besetzt. Ihre halskanäle tragen feine wimpern. Die giftzähne verbergen sie in den weichteilen ihrer frauen. Atemôffung und assimilations- fäden tausendfach. Auf dem grunde des bechers der sonnentau. Vorwärts, antwortete dieser. Die schrumpiung der wandzelle, Das ausKeimen der sporen.. Die unver- besserliche trinkerin. + : MAX ERNST. so rief der. general, sehe ich Warum werdeñ sie mir nicht D AD A TO4lI LNI AUGRANDAIR 91IHHUHIOIONVS HG TARRENZ B. IMST 16 SEPTEMBRE 1886—1921 1 FR. 2MK. EN DEPOT AU SANS PAREIL 37 AVENUE KLÉBER PARIS . o est MAX ERNST: Die Leimbereitung aus Knochen La préparation de la colle d’os CR es. its: là: NET Un ami de New-York nous dit qu'il connait un pickpocket littéraire; son nom est Funiguy, célèbre moraliste, dit bouillabaisse musicale avec impressions de voyage. Tzara envoie à Breton: une boîte de souvenirs con- servés dans du lait d’autruche et une larme batavique munie d’indications pour sa transformation en poudre d’abeilles. Il est attendu à Tarrenz b. Imst par le rire morganatique des plaines et des cascades. Le titre de ce journal appartient à Maya Chrusecz. Wir kochen geneigte Herrschaften in Parafin: und hobeln sie auf. Arp visse S. G. H. Taeuber sur le tronc d’une fleur. Dans le catalogue du salon Dada il se trouve une erreur que nous tenons à corriger. Le tableau méca- nique de Marcel Duchamp ,Mariée“ n’est pas daté de 1914, comme on voulait nous faire croire, mais de 1912. Ce premier tableau mécanique a été peint à Munich. La baronne Armada de Duldgedalzen, connue dans l’histoire sous le nom La Cruelle, a organisé devant des invités, sur ses domaines à Tarrenz, un massacre parmi les paysans des environs. Maintenant que nous sommes mariés, mon cher Cocteau, vous me trouverez moins sympathique. En Espagne on ne couche pas avec les membres de sa famille, dirait Marie Laurenein. Tzara envoie à Soupault: 4 baleines en éponge molle, 2 agiuilles pour l’empoisonnement des arbres, un peigne perfectionné à 12 dents, un lama vivant et agité et une pomme cuite au jambon de cadavre. A Mic les salutations de son cœurouvert. Arp envoie à Eluard: un turban d’entrailles et d'amour à 4 cambress A Benjamin Péret: des minéraux bouillis des drapeaux de fourmillières et des postiches sur l'impériale couronnée par les putains des souris. Funiguy a inventé le dadaïsme en 1899, le cubisme en 1870, le futurisme en 1867 et l'impressionisme en 1856. En 1867 il a rencontré Nietzsche, en 1902 il remarqua qu'il n’était que le pseudonyme de Confu- cius. En 1910 on lui érigea un monument sur la place de la Concorde tchéco-slovaque, car il croyait fermement dans l'existence des génies et dans les bienfaits du bonheur. Tzara envoie à Marcel Duchamp: des bonbons d'amour trempés dans du whisky nègre et un nouveau divan turc muni de cuisses vivantes de pucelle. A Man Ray: Une carte postale transparente avec les montagnes et le reste, et un frigorifère qui parle français à l'approche d’un magnéto. A Marguerite Buffet: un paquet de chocolat à la boutonnière ainsi que 3 notes musicales d’une qualité tout-à-fait exceptionnelle. Paris (16), 12 rue de Boulainvilliers. TRISTAN TZARA